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- Brève histoire de l’Église
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Histoire récente
(1985-1996)
Ezra Taft Benson
Ezra Taft Benson devint président de l'Église après la mort de Spencer W.
Kimball. Au début de son ministère, il mit l'accent sur la grande importance
de la lecture et de l'étude du Livre de Mormon. Il témoigna que « le Livre
de Mormon conduit les hommes au Christ » et réaffirma la déclaration de
Joseph Smith selon laquelle ce livre constitue la clef de voûte de notre
religion, et qu'un homme se rapprocherait davantage de Dieu en en suivant
les préceptes que par n'importe quel autre livre (Ezra Taft Benson, A
Witness and a Warning, 1988, pp. 3, 21 : voir aussi History of the
Church, 4:461).
À la conférence
générale d'avril 1986, le président Benson déclara : « Le Seigneur a inspiré
à son serviteur, Lorenzo Snow, de remettre l'accent sur le principe de la
dîme pour racheter l'Église de l'esclavage financier... Maintenant, à notre
époque, le Seigneur a révélé la nécessité de remettre l'accent sur le Livre
de Mormon... Je vous promets que dorénavant, si nous nous abreuvons chaque
jour aux pages de ce livre et si nous suivons ses préceptes, Dieu voudra
déverser sur nous, chacun des enfants de Sion et l'Église, une bénédiction
inconnue jusqu'alors » (Conference Report, avril 1986, p. 100 ; voir aussi
« Une responsabilité sacrée », L'Étoile, juillet 1986, p. 80). Des
millions de personnes dans le monde entier ont accepté cette gageure et reçu
la bénédiction promise.
Un autre grand thème
fut l'importance d'éviter l'orgueil. À la conférence générale d'avril 1989,
il invita les membres de l'Église à purifier l'intérieur du vase en
surmontant leur orgueil qui fut, leur rappela-t-il, la cause de la
destruction de la nation néphite. Il dit que « le remède à l'orgueil est
l'humilité, la douceur, la soumission » (Conference Report, avril 1989, pp.
6-7 ; voir aussi « Prenez garde à l'orgueil », L'Étoile, juillet
1989, p. 5).
Tandis qu'il était
membre du Collège des Douze, Ezra Taft Benson eut une occasion toute
particulière de donner l'exemple de la mise en application de l'Évangile. En
1952, avec l'encouragement de David O. McKay, il accepta le poste de
ministre de l'Agriculture sous Dwight D. Eisenhower, président des
États-Unis. Ce fut la seule fois de l'histoire de l'Église qu'un membre du
Collège des Douze fit partie du gouvernement. Pendant ses huit années de
mandat, il s'acquit le respect de tout le monde, au pays et à l'étranger,
pour son intégrité et son aptitude à guider et à appliquer la politique
agricole du gouvernement. Il entra en contact avec les dirigeants des
nations et ouvrit des portes aux représentants de l'Église dans le monde
entier.
Sous la direction du
président Benson, l'Église fit des progrès importants partout dans le monde.
Le 28 août 1987, il consacra le temple de Francfort, ce qui le touchait
particulièrement, parce que, de 1964 à 1965, il avait été président de la
mission européenne dont le siège était à Francfort.
Le temple de Freiberg, dans l'ancienne République démocratique allemande,
fut consacré le 29 juin 1985. Cette consécration vint à la suite d'un
certain nombre de miracles qui en permirent la construction. Lors de sa
première visite en République démocratique allemande, en 1968, Thomas S.
Monson, du Collège des Douze, avait promis aux saints : « Si vous restez
fidèles aux commandements de Dieu, vous recevrez toutes les bénédictions
qu'ont les membres de l'Église des autres pays » (Conference Report, avril
1989, p. 66 ; voir aussi « Que Dieu en soit loué », L'Étoile, juillet
1989, p. 47). En 1975, tandis qu'il était chargé de mission dans le même
pays, frère Monson se sentit poussé par l'Esprit à consacrer le pays au
Seigneur, en disant : « Père, fais qu'aujourd'hui marque l'aube d'un jour
nouveau pour les membres de ton Église dans ce pays ». Il demanda que le
désir profond qu'avaient les saints « de recevoir les bénédictions du
temple » s'accomplisse. Sa promesse inspirée et sa prière de consécration
prophétique se réalisèrent (Conference Report, octobre 1985, p. 44 ; voir
aussi «Ceux qui aiment Jésus», L'Étoile, 1986, numéro 2, p. 29).
Le dernier jour de
mars 1989, les missionnaires de l'Église furent autorisés à entrer en
République démocratique allemande. Le 9 novembre 1989, la foi et les prières
de beaucoup de saints furent exaucées lorsque les barrières entre l'Europe
de l'Est et l'Europe de l'Ouest commencèrent à tomber, ce qui permit un
accroissement des baptêmes de convertis et de la construction de bâtiments
de l'Eglise. Un des convertis entendit parler pour la première fois de
l'Église lorsqu'il se rendit, le 1er mai 1990, à une journée portes ouvertes
dans la nouvelle église de Dresde. Moins d’une semaine plus tard, il était
baptisé après avoir suivi les leçons missionnaires, lu deux fois le Livre de
Mormon d'un bout à l'autre et acquis un témoignage fort de la véracité de
l'Évangile (Garold et Norma Davis, « The Wall Comes Down », Ensign,
juin 1991, p. 33).
Le 24 juin 1991, lors d'un
banquet donné après le concert du Chœur du Tabernacle mormon à Moscou, le
vice-président de l'U.R.S.S. annonça que l'Église était officiellement
reconnue dans son pays. Cela permit à l'Église de créer des assemblées dans
cette vaste république. Pendant les années 1990, un certain nombre
d'anciennes républiques soviétiques et de pays d'Europe centrale et de l'Est
furent consacrés à la prédication de l'Évangile, notamment l'Albanie,
l'Arménie, la Biélorussie, la Bulgarie, l'Estonie, la Hongrie, la Lettonie,
la Lituanie, la Roumanie, la Russie et l'Ukraine. Des bâtiments sont loués
ou construits pour l'Église dans chacun de ces pays, et beaucoup de gens
acquièrent le témoignage de la véracité de l'Évangile. Lors de la
consécration de la première église en Pologne depuis l'entre-deux guerres,
Russell M. Nelson, du Collège des Douze, pria pour qu'elle serve de « refuge
de paix pour les âmes troublées et de havre d'espérance pour ceux qui ont
faim et soif de justice » (Church News, 29 juin 1991, p. 12). Cette
bénédiction se réalise dans la vie des saints de beaucoup de pays, qui ont
trouvé la paix et la joie de l'Évangile.
Suite à la formidable
croissance de la population de l'Église et de l'accent mis par le président
Benson sur l'œuvre missionnaire, à la fin de son ministère près de
quarante-huit mille missionnaires servaient dans 295 missions de l'Église.
En outre, au cours de
son ministère, le programme d'entraide de l'Église commença à offrir une
aide humanitaire accrue aux membres d'autres confessions religieuses de par
le monde. L'aide est apportée pour soulager les souffrances et encourager
une autonomie de longue durée. De grandes quantités de nourriture, de
vêtements, de matériel médical, de couvertures, d'argent et d'autres choses
sont distribuées aux nécessiteux, et des projets à long terme apportent des
soins médicaux, l'alphabétisation et d'autres services. Ces services
compatissants touchent aujourd'hui des milliers de personnes dans beaucoup
de parties du monde. Affligé par les infirmités de la vieillesse et la perte
de Flora, son épouse bien-aimée, le président Benson décéda le 30 mai 1994,
à l'âge de 94 ans, ayant vaillamment rempli sa mission de prophète du
Seigneur. Il fut remplacé par Howard W. Hunter, qui était alors président du
Collège des Douze.
Howard W. Hunter
Le 6 juin 1994, lors
de sa première conférence de presse, Howard W. Hunter définit quelques-uns
des thèmes importants de son ministère. Il dit : « Je voudrais inviter tous
les membres de l'Église à accorder toujours plus d'attention à la vie et à
l'exemple du Seigneur Jésus-Christ, surtout à l'amour, à l'espérance et à la
compassion dont il a fait preuve.
« Je prie pour que
nous nous traitions les uns les autres avec plus de gentillesse, de
courtoisie, d'humilité, de patience, et que nous nous pardonnions
davantage ».
Il demanda aussi aux
membres de l'Église de faire du temple du Seigneur le grand symbole de leur
appartenance à l'Église et le cadre céleste de leurs alliances les plus
sacrées. Il ajouta : « Mon vœu le plus cher est que chaque membre de
l'Église soit digne d'aller au temple » (Church News, 11 juin 1994,
p. 14 ; voir aussi Howard W. Hunter, « Comme les Aigles », L'Étoile,
septembre 1994, p. 4). Des milliers de membres de l'Église ont intégré ce
message à leur vie et ont eu la bénédiction de voir leur spiritualité
s'approfondir.
Le président Hunter
avait une intelligence très vive qui a eu une grande valeur pour l'Église. À
la fin des années 1970, il reçut une tâche qui requit de lui tous ses
talents. Il joua un grand rôle dans l'acquisition d'un terrain et dans la
supervision de la construction du grand bâtiment de l'Église en Terre Sainte
qu'est le Centre d'Études du Proche-Orient de l'université Brigham Young, à
Jérusalem. Le centre est situé sur le mont Scopus, prolongement du mont des
Oliviers. Il abrite les logements et les salles de classe de personnes qui
étudient en profondeur cette terre de choix, son peuple (arabe aussi bien
que juif), et les lieux où Jésus et ses prophètes d'autrefois ont vécu. Ce
centre a été une bénédiction pour ceux qui y ont étudié, et sa beauté a
inspiré beaucoup de personnes qui l’ont visité.
Le président Hunter
joua également un rôle important dans la création du Centre culturel
polynésien situé à côté de l'université Brigham Young - Hawaii à Laie
(Hawaii). Il fut le président fondateur du bureau responsable de ce centre
d'accueil pour visiteurs de dix-sept hectares qui appartient à l'Église et
est géré par elle. Son but est de préserver la culture polynésienne et de
fournir un emploi aux étudiants. Construit en 1963, ce centre est maintenant
visité chaque année par près d'un million de personnes attirées par la
musique, la danse, les arts et l'artisanat des îles Polynésiennes.
Avant de devenir président
de l'Église, frère Hunter fut pendant huit ans président de la Société
généalogique d'Utah, précurseur du département généalogique actuel. Au cours
de cette période, la société patronna, en 1969, la première conférence
mondiale sur les annales qui, dit-il, « a suscité beaucoup de bonne volonté
envers l'Église et a ouvert dans le monde entier les portes à notre œuvre »
(Eleanor Knowles, Howard W Hunter, 1994, p. 193). II avait un grand
amour pour tous les hommes, vivants et défunts, et enseignait souvent que
nous faisons tous partie d'une seule grande famille. Il était connu pour
être un homme qui avait un amour semblable à celui du Christ.
De son vivant, il connut une grande adversité. Avec foi et force d'âme, il
affronta des problèmes de santé graves et douloureux, la longue maladie et
la mort de sa première épouse, ainsi que d'autres difficultés. En dépit de
ces obstacles, il servit activement le Seigneur, voyagea beaucoup et
travailla dur dans la gestion des affaires de l'Église. Son exemple était
conforme à son message : « Si vous avez des problèmes dans votre foyer, si
vos enfants s'égarent, si vous avez des revers financiers et des problèmes
émotionnels qui menacent votre foyer et votre bonheur, si vous devez
affronter la mort ou la maladie, que votre âme soit en paix. Nous ne serons
pas tentés au-delà de notre capacité de résister. Nos difficultés et nos
déceptions sont la voie droite et étroite qui conduit à Lui » (Conference
Report, octobre. 1987, p. 71 ; voir aussi « Les portes qui s'ouvrent et
celles qui se ferment », L'Étoile, janvier 1988, p. 55).
Le président Hunter
présida la création du 2000ème pieu de l’Église le 11 décembre
1994 à Mexico, étape importante dans l'histoire de l'Église. À cette
occasion, il dit à l'assemblée : « C'est le Seigneur qui, par ses
serviteurs, a réalisé ce miracle. Cette œuvre ira de l'avant avec force et
vitalité. Les promesses faites à Léhi et à ses enfants concernant leur
postérité se sont accomplies et continuent de l’être au Mexique » (Church
News, 17 déc. 1994, p. 3). Pendant qu'il était Autorité générale,
l'Église d'Amérique latine grandit de manière spectaculaire. Lorsqu'il
devint président de l'Église, il y avait plus d'un million et demi de saints
des derniers jours rien qu'au Mexique, au Brésil et au Chili, soit plus de
membres de l'Église qu'il n'en vivait à l'époque en Utah.
Le président Hunter ne
fut président de l'Église que neuf mois, mais il eut une grande influence
sur les saints, qui se souviennent de sa compassion, de sa longanimité et de
son bel exemple de vie chrétienne.
Gordon B. Hinckley
Lorsque après le décès
du président Hunter, Gordon B. Hinckley devint président de l'Église, on lui
demanda sur quoi se concentrerait sa présidence. Il répondit : « Continuer.
Oui, notre thème sera de continuer la grande œuvre qui a été promue par nos
prédécesseurs, qui ont servi d'une manière si admirable, si fidèle et si
excellente. Fortifier les valeurs familiales, oui. Favoriser l'instruction,
oui. Créer un esprit de tolérance et de patience entre les hommes de
partout, oui. Et proclamer l'Évangile de Jésus-Christ » (Church News,
18 mars 1995, p. 10).
La grande expérience
que le président Hinckley avait de la direction de l'Église l'avait bien
préparé à la présidence. Il fut soutenu au Collège des douze apôtres en
1961. À partir de 1981, il fut conseiller dans la Première Présidence sous
trois présidents de l'Église : Spencer W. Kimball, Ezra Taft Benson et
Howard W. Hunter. Au cours de certaines de ces années, il endossa des
responsabilités extrêmement lourdes lorsque les présidents de l'Église
souffraient des infirmités de la vieillesse.
Tandis qu'il faisait
sa mission en Angleterre, le jeune Gordon B. Hinckley reçut un conseil qui
lui fut bien utile au cours des années de lourdes responsabilités qui furent
les siennes. Un peu découragé, il écrivit une lettre à son père, disant :
« Je gaspille mon temps et ton argent. Je ne vois aucune raison de rester
ici ». Quelque temps plus tard, il recevait une lettre laconique de son
père, qui disait : « Cher Gordon. J'ai reçu ta lettre... Je n'ai qu'une
chose à dire : cesse de penser à toi-même et mets-toi au travail.
Affectueusement, ton père ».
Le président Hinckley
dit à ce propos : « J'ai médité sa réponse, puis, le lendemain matin, lors
de notre étude des Écritures, nous avons lu la belle déclaration du
Seigneur : « Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui
perdra sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera » (Marc
8:35). Cela m'a touché. Cette déclaration, cette promesse, en rapport avec
la lettre de mon père, m'a poussé à aller à l'étage... me mettre à genoux et
faire alliance avec le Seigneur d'essayer de ne plus penser à moi-même et de
me mettre au travail. Je considère cela comme la grande décision de ma vie.
Tout ce qui m'est arrivé de bon depuis lors, je peux le relier à la décision
que j'ai prise à ce moment-là » (Gordon B. Hinckley : Man of Integrity,
15th President of the Church, videocassette, 1994).
Le président Hinckley est
bien connu pour son optimisme que rien ne peut décourager, toujours plein de
foi en Dieu et en l'avenir. « Les choses finiront par s'arranger » : c'est
sans doute l'assurance que le président Hinckley répéta le plus souvent à sa
famille, à ses amis et à ses fréquentations. « Persévérez. Croyez. Soyez
heureux. Ne vous découragez pas. Les choses finiront par s'arranger »,
a-t-il l'habitude de dire (Jeffrey R. Holland, « President Gordon B.
Hinckley », Ensign, juin 1995, p. 5).
Quand un reporter lui
demanda quelle était la plus grande difficulté que l'Église devait
affronter, il répondit : « La difficulté la plus grave que nous ayons à
affronter et notre tâche la plus merveilleuse est celle qui découle de la
croissance ». Il expliqua qu'une croissance accrue représente la nécessité
de construire, entre autres choses, davantage de temples : « Cette époque
est la plus grande de l'histoire de l'Église en matière de construction de
temples. Jamais la construction de temples n'est allée de l'avant au rythme
actuel. Nous avons quarante-sept temples en activité. Il y en a encore
treize en cours de planification ou de construction. Nous continuerons à
construire des temples » (Church News, 18 mars 1995, p. 10). La
croissance accrue de l'Église a également rendu nécessaire la traduction du
Livre de Mormon dans beaucoup de langues.
Le président Hinckley
a une expérience personnelle de la croissance spectaculaire de l'Église. En
1967, tandis qu'il assistait à une conférence à Osaka, au Japon, il
parcourut des yeux l'assemblée, qui comprenait de nombreux jeunes, et
déclara : « Je vois en vous l'avenir de l'Église au Japon. Et je vois un bel
avenir. Nous venons à peine de commencer. Mais je me sens poussé à dire ce
que je ressens depuis longtemps, à savoir que le jour n'est pas éloigné où
il y aura des pieux de Sion dans ce grand pays » (« Adresses », AV 1801,
Archives de l'Église). Une génération plus tard, il y avait cent mille
saints des derniers jours au Japon, de nombreux pieux, missions et
districts, et un temple.
Le président Hinckley
s'intéresse aussi beaucoup à la croissance de l'Église aux Philippines, où
le premier pieu fut organisé en 1973, à Manille. Deux décennies plus tard,
au moment où il devint président de l'Église, plus de trois cent mille
philippins membres de l’Église recevaient les bénédictions de l'Évangile,
entre autres celles d'avoir un temple dans leur pays. Le président Hinckley
a également manifesté un grand intérêt pour la croissance de l'Église dans
d'autres parties de l'Asie, notamment la Corée, la Chine et le Sud-est
asiatique.
La spiritualité de
beaucoup de saints d'Asie ressort bien de l'expérience d'une Autorité
générale chargée d'appeler un nouveau président de pieu dans un pieu
philippin. Après avoir eu un entretien avec un certain nombre de détenteurs
de la prêtrise, il se sentit poussé à appeler comme président de pieu un
homme d'environ vingt-cinq ans. Il demanda au jeune frère d'aller dans une
salle voisine et de réfléchir au choix de ses conseillers. Le frère revint
trente secondes plus tard. L'Autorité générale crut qu'il avait mal compris,
mais le nouveau président de pieu dit : « Non. J'ai su, il y a un mois, par
l'Esprit du Seigneur, que j'allais être le président du pieu. J'ai déjà
choisi mes conseillers ».
Ce n'est que justice
que le président Hinckley, qui a tant fait pour aider à l'implantation de
l'Église dans le monde entier, ait pu annoncer pendant son ministère : « Nos
statisticiens me disent que si la tendance actuelle continue, en février
1996, dans quelques mois seulement, il y aura plus de membres de l'Église à
l'extérieur des États-Unis qu'à l'intérieur. Le franchissement de cette
étape revêt une signification magnifique. Il représente le fruit d'efforts
immenses pour se tourner vers les autres » (Conference Report,
octobre 1995, pp. 92-93 ; voir aussi « Tenez le cap, gardez la foi »,
L'Étoile, janvier 1996, p. 79).
Un des grands points
sur lesquels le ministère du président Hinckley a mis l'accent est
l'importance d'une bonne vie de famille, en particulier dans un monde qui
souvent ne soutient pas les valeurs familiales. Sous sa direction, la
Première Présidence et le Conseil des Douze ont publié une déclaration au
monde au sujet de la famille, qui dit, en partie :
« La famille est
ordonnée de Dieu. Le mariage entre l'homme et la femme est essentiel à son
plan éternel. Les enfants ont le droit de naître dans les liens du mariage
et d'être élevés par un père et une mère qui honorent leurs vœux de mariage
dans la fidélité totale. On a le plus de chances d'atteindre le bonheur en
famille lorsque celle-ci est fondée sur les enseignements du Seigneur
Jésus-Christ...
« Nous lançons une
mise en garde : les personnes qui enfreignent les alliances de la chasteté,
font subir des sévices à leur conjoint ou à leurs enfants, ou qui ne
s'acquittent pas de leurs responsabilités familiales devront un jour en
répondre devant Dieu. Nous faisons également cette mise en garde : la
désagrégation de la famille attirera sur les gens, les collectivités et les
nations les calamités prédites par les prophètes d'autrefois et
d'aujourd'hui » (« La Famille : Déclaration au monde », L'Étoile,
juin 1996, pp. 10-11).
À la conférence
générale d'avril 1995, le président Hinckley annonça que le 15 août 1995,
les représentants régionaux de l'Église, qui avaient si bien accompli leur
service, seraient relevés et qu'un nouveau poste, celui d'Autorité
interrégionale, serait créé. Les Autorités interrégionales président aux
conférences de pieu, réorganisent ou créent des pieux, forment les
présidents de pieu, de mission et de district et s'acquittent d'autres
tâches données par la Première Présidence et leur présidence interrégionale.
Ce nouveau poste permet aux dirigeants de l'Église de vivre et de travailler
plus près des gens qu'ils servent et favorise une progression accrue dans le
monde entier.
Jeffrey R. Holland, du Collège des Douze, a expliqué comment chaque saint
peut soutenir au mieux le président Hinckley : « Au moment où il prend en
charge le saint appel auquel il a été appelé, celui de Prophète, Voyant et
Révélateur, grand prêtre président et président de l'Église de Jésus-Christ
des Saints des Derniers Jours... la meilleure chose que nous puissions faire
pour le soutenir dans son office c'est : « continuer, continuer,
continuer ! » (Jeffrey R. Holland, President Gordon
B. Hinckley, p. 13).
L’œuvre de chacun
Chaque saint des
derniers jours a une place dans l'histoire de l'Église. Certains naissent
dans des familles qui, depuis des générations, ont adopté l'Évangile et
élevé leurs enfants dans les voies du Seigneur. D'autres entendent
l'Évangile pour la première fois et entrent dans les eaux du baptême, et
contractent par là l'alliance sacrée de participer à l'édification du
royaume de Dieu. Beaucoup de membres habitent dans des régions où ils
commencent seulement leur ère d'histoire de l'Église et constituent un
patrimoine de foi pour leurs enfants. Dans quelque situation qu’ils se
trouvent, ils sont des éléments essentiels de la cause de l'édification de
Sion et de la préparation de la seconde venue du Sauveur. Ils ne sont « plus
des étrangers, ni des gens du dehors ; mais... concitoyens des saints, gens
de la maison de Dieu » (Éphésiens 2:19).
Tous les saints des
derniers jours, nouveaux ou anciens dans l’Église, reçoivent un patrimoine
de foi et de sacrifice de la part de ceux qui les ont précédés. Ils sont
aussi des pionniers modernes pour leurs enfants et pour les millions
d'enfants de notre Père céleste qui entendront et accepteront l'Évangile de
Jésus-Christ. Ils apportent leur contribution de différentes manières dans
le monde entier en exécutant fidèlement l'œuvre du Seigneur.
Pères et mères
forment, en s'aidant de la prière, leurs enfants dans les principes de la
justice. Les instructeurs au foyer et les instructrices visiteuses
s'occupent de ceux qui sont dans le besoin. Des familles font leurs adieux à
des missionnaires qui ont décidé de consacrer des années de leur vie à
apporter le message de l'Évangile à d'autres. Des dirigeants de prêtrise et
d'auxiliaires désintéressés répondent à des appels au service. Des
bénédictions sont accordées aux vivants et aux morts grâce à d'innombrables
heures de service discret consacré à rechercher les noms des ancêtres et à
accomplir des ordonnances sacrées dans le temple.
Chacun participe à
accomplir la destinée de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers
Jours qui a été révélée à Joseph Smith, le prophète. En 1842, il
prophétisait :
« L'étendard de la
vérité a été dressé ; aucune main impie ne peut empêcher l'œuvre de
progresser ; les persécutions peuvent faire rage, les émeutiers peuvent
s'attrouper, les armées s'assembler, la calomnie peut diffamer, mais la
vérité de Dieu ira de l'avant hardiment, noblement et indépendante, jusqu'à
ce qu'elle ait pénétré tout continent, visité tous les climats, balayé tous
les pays et résonné à toutes les oreilles, jusqu'à ce que les desseins de
Dieu soient accomplis et que le grand Jéhovah dise que l'œuvre est
accomplie » (History
of the Church,
4:540).
Bien que l'Église soit
restée très petite de son vivant, Joseph Smith savait que c'était le royaume
de Dieu sur la terre, qui avait pour destinée de remplir la terre entière
des vérités de l'Évangile de Jésus-Christ. Ces dernières années, la
croissance de l’Église a été spectaculaire. L’époque actuelle offre à chacun
la bénédiction de pouvoir offrir sa foi et ses sacrifices pour aider à
établir le royaume de Dieu sur la terre, avec l’assurance que ce royaume
durera éternellement.
Source : Our Heritage : A Brief History of The Church of
Jesus Christ of Latter-day Saints, 1996, chapitre 11 et Conclusion
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