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La pureté
c'est la puissance
Hugh B. Brown (1883-1975)
Assistant des
Douze de 1953 à 1958
Membre du collège
des Douze de 1958 à 1961 et de 1970 à 1975
Membre de la
Première Présidence de 1961 à 1970
« Ton devoir, c'est d'édifier un monde
meilleur », dit Dieu ;
Je répondis « Comment ?
Ce monde est si vaste,
Si compliqué à présent,
Et moi je suis si petite, si frêle,
Je ne peux vraiment rien faire ».
Mais Dieu dans sa sagesse me dit,
« II suffit que toi tu deviennes
meilleure ».
Dorothy R. Jones (Sunshine Magazine)
Ce défi il le tend à chacun d'entre nous.
Chacun d'entre vous, garçon ou fille, a un espoir, une
ambition, un idéal qui l'emporte sur tout ce que vous attendez et désirez
de la vie. C'est le bien le plus précieux, le plus beau, le plus durable
que l'homme ait jamais imaginé ou poursuivi.
Je parle d'un foyer saint des derniers jours heureux
où l'amour, pur et sans tache, lie les parents et les enfants dans un lien
saint et éternel. Il est riche celui qui a un tel foyer, et celui qui peut
en avoir un et s'en prive lâchement est insensé. Le foyer, dans le plan
divin, est destiné à durer toute l'éternité. Protéger son fondement est une
obligation qui incombe à la fois à l'homme et à la femme.
À la base de tout foyer chrétien durable il doit y
avoir la pureté, la fidélité et l'intégrité. La pureté implique l'abnégation
et préserve le respect de soi-même. Une des attaques les plus directes, les
plus persistantes et les plus efficaces qui aient été lancées contre notre
civilisation aujourd'hui vise le foyer ; l'attaque vient de plusieurs
directions et de nombreuses sources. L'espoir de l'humanité en face de ses
difficultés actuelles est de conserver intacte l'unité familiale.
Si un
homme veut avoir la beauté complète d'un foyer chrétien il y a certaines
choses qu'il ne doit pas faire. Il ne peut pas y avoir de double mesure.
Mes jeunes amis, chacun d'entre vous peut être la
pierre d'angle de cette institution prescrite par Dieu qu'est le foyer, et
c'est à cette responsabilité que vous vous préparez maintenant.
Un amour profond et durable est la condition
nécessaire du mariage idéal et du foyer heureux. Pour que ces rapports
sacrés continuent, il faut de la pureté de pensée, de paroles et d'action.
Les piliers du foyer sont le dévouement, la loyauté, le sacrifice,
l'intégrité, la fidélité, l'honnêteté, et, encore une fois, la vertu sans
tache.
Après la fidélité et l'amour, le respect mutuel et les
égards sont les pierres les plus importantes dans le fondement d'un foyer
heureux ; le respect mutuel est impossible sans respect de soi-même.
Chacun doit révérer et honorer le caractère sacré de
la vie et vivre sur le haut plateau où le respect de soi-même est
souverain. C'est ce que l’on fera si on se rappelle que la vie vient de
Dieu. On sera alors loyal à ce qui est royal en sa personne. Aucun plaisir
fugitif ne peut compenser la perte du respect de soi-même. Nous, dont la
tâche veut que nous voyagions, nous rencontrons des centaines de milliers
de jeunes de l'Église et, dans l'ensemble, nous avons toutes raisons d'être
fiers d'eux. Nous vous faisons confiance ; nous vous aimons ;
nous comptons sur vous. Mais nous sommes soucieux pour vous parce que nous
connaissons par expérience quelque chose du pouvoir et de la tactique d'un
ennemi acharné. D’où ce mot d'avertissement.
Les jeunes gens et les jeunes filles qui envisagent le
mariage doivent garder leur vie belle et pure, saine et invincible, non
seulement pour avoir la grande satisfaction de conserver l'estime
d'eux-mêmes, mais aussi pour transmettre à ceux qui les suivent l'héritage
sans prix d'une pureté foncière.
Le respect, y compris le respect de soi-même, est le ciment
du fondement du foyer. Quand le ciment est parti, le caractère des
individus et le foyer lui-même commencent tous deux à se désintégrer.
L'homme dont le coeur est pur est invincible. Son
intégrité est son bouclier et la vertu son armure. La calomnie, l'envie, la
haine ou la malice ne l'atteindront pas et ceux qui cherchent à le blesser
entraîneront sur eux l'ignominie.
L'homme droit est un homme courageux parce qu'il n'a
rien à cacher. Il ne craint pas le soleil. Il ne vit pas dans la crainte
que la vérité apparaisse. Il n'a rien fait dont il puisse avoir
honte ; il est donc sans crainte. Tennyson a dit : « Ma force est
comme la force de dix parce que mon coeur est pur ».
La pureté est le diadème le plus magnifique du monde.
C'est un bijou sans prix, un don du ciel accordé à tous à la naissance.
Dieu veuille que vous, vous puissiez le porter. Bien qu'elle soit fragile,
il ne faut pas la conserver dans une chambre forte comme les bijoux de la
couronne. Sa valeur s'accroît lorsqu'on la porte. Aucun trésor en ce monde
n'est aussi riche que la conscience de la pureté et, afin de la conserver,
il faut éviter non seulement les actions impures mais aussi les pensées
impures.
Il y a une différence entre l'innocence et la pureté.
L'une est passive et l'autre active. Quelqu'un a parodié ainsi un des
poèmes de Ella Wheeler Wilcox :
C'est relativement facile d'être vertueux
Quand rien ne vous invite à vous égarer.
Quand dehors et en soi, aucune voix du péché
N'incite votre âme à s'écarter ;
Mais ce n'est qu'une vertu négative
Jusqu'à ce qu'elle soit éprouvée par le feu.
Et l'âme qui mérite les bénédictions de la terre
Est l'âme qui résiste au désir.
On raconte l'histoire de bergers qui, un jour, virent
un aigle s'envoler d'un rocher. Il s'éleva majestueusement très haut dans
le ciel, mais au bout d'un moment il se mit à vaciller et son vol devint
indécis. A la longue une aile retomba, puis l'autre, et le pauvre oiseau
tomba rapidement vers le sol. Les bergers allèrent chercher l'oiseau tombé ;
après l'avoir examiné ils découvrirent qu'un petit serpent s'était enroulé
autour de lui pendant qu'il était sur le rocher. L'aigle ne savait pas que
le serpent était là, mais il s'insinua dans les plumes pendant que le fier
monarque glissait dans l'air et il enfonça ses crochets dans la chair de
l'aigle. L'oiseau s'effondra dans la poussière en tournoyant.
Cela
peut être l'histoire d'une de ces vies dans lesquelles un péché secret
s'est frayé un chemin jusqu'au coeur. Finalement, une vie fière gît
souillée et déshonorée dans la poussière.
Quand de jeunes hommes virils et ambitieux - et nous
en rencontrons beaucoup - portent l'insigne de la pureté avec la grâce et
l'aspect charmant d'une vierge, nous voyons la condition foncièrement
divine de l'homme.
Nous ne pouvons établir une société vertueuse que
lorsque les hommes et les femmes se gardent moralement purs. Il ne peut y
avoir qu'une loi morale.
La vertu est protégée par la pudeur et doit orner les
pensées et la vie de notre peuple, jeunes et vieux, afin que nous soyons
connus pour notre honnêteté, notre bienséance, notre culture et notre
intégrité. Que nos pensées, nos paroles, nos vêtements et notre tenue
montrent que nous croyons au caractère sacré du corps, temple de Dieu,
selon la déclaration même de Paul : « ... car vous êtes le temple du
Dieu vivant ; comme Dieu l'a dit, j'habiterai et je marcherai au
milieu d'eux ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple » (2
Cor. 6:16). « Si quelqu'un détruit le temple de Dieu, Dieu le
détruira ; car le temple de Dieu est saint, et c'est ce que vous
êtes » (1 Corinthiens 3:17).
Vous, mesdemoiselles, étant des dames, vous devez
constamment porter le cachet de la pudeur. Un homme convenable n'admirera
jamais une femme impudique.
Il est très dangereux d’avancer qu'un acte que vous
avez commis ou que vous commettez est bien, simplement parce qu'il y en a
beaucoup qui font comme vous.
Selon l'avis du Dr Pitirim A. Sorokin (American Sex
Revolution, Porter Sargent éditeur, Boston, 1960), c'est à notre propre
conscience et à l'expérience de l'humanité qu'il appartient de décider du
caractère bon ou mauvais de la conduite sexuelle, comme de n'importe quelle
autre. Il trouve que vous ne pouvez pas dire qu'elle est bonne en prouvant
que cinquante pour cent de la population fait de même. Il croit aussi qu'il
y a un lien entre la situation chancelante de notre morale sexuelle et
l'augmentation du taux de la criminalité, des suicides, de la délinquance
juvénile et de la folie.
Un savant a fait remarquer que certains biologistes
passent leur vie à étudier les formes inférieures de la vie - animaux,
insectes et plantes - et ils observent que le cycle entier de la vie d'un
doryphore ou d'une mouche est consacré à assurer la survivance de l'espèce.
Mais nous ne sommes pas des doryphores et vous ne pouvez prendre des
théories qui sont bonnes pour un laboratoire de zoologie et les appliquer
sans les modifier à des êtres humains. Les humains, à la différence
d'autres formes de vie, se soucient non seulement de la survivance de
l'espèce mais aussi du genre de vie que nous allons mener pendant que nous
sommes ici et du genre d'hommes qui va survivre. Nous faisons l'expérience
de l'amour, de la spiritualité, de l'idéalisme, de l'esprit créateur. Nous
avons une intelligence, une conscience et de l'espoir. Ce sont des réalités
scientifiques qui ont une puissante influence sur notre mode de
reproduction.
Les grandes villes des temps anciens furent réduites
en monceaux de ruines et leurs civilisations détruites à cause de
l'importance excessive des perversions de l'instinct sexuel. Aujourd'hui,
le vice commercialisé et la promiscuité sexuelle sont des coups de marteau
qui sapent la base de nos foyers et de notre société.
Toute personne normale éprouve des pulsions sexuelles.
Quand elle s'en sert mal ou sans faire de distinction, elle s'attire le
chagrin, la souffrance, la maladie et même la mort ; si ces impulsions
ne sont pas contrôlées ou freinées, notre civilisation s'écroulera comme
les autres.
Des personnes qui ont la vue courte prétendent que ce
qu'elles se font ou ce qu'elles font entre elles ne regarde personne
d'autre qu'elles. C'est un raisonnement absurde et sans consistance.
Personne ne vit dans le vide et personne n'est une île.
Qui est-ce
que cela regarde rapidement si un étudiant s'abandonne à une conduite
immorale ? Est-ce que cela ne regarde personne d'autre que lui ?
Cela concerne sa famille ainsi que toute sa parenté, son école, la ville où
il habite, sa branche et son district. Cela concerne le Seigneur qui est
déçu. Oui, la façon dont nous nous conduisons intéresse quelqu'un.
Les jeunes gens qui pensent au mariage, ainsi que les
jeunes couples, doivent savoir qu'une mauvaise conduite sexuelle n'est pas
une affaire privée et que beaucoup de personnes innocentes peuvent en être
sérieusement affectées. Les jeunes couples mariés doivent veiller à ce que
les enfants qui viennent dans leur foyer aient des modes de comportement
émotionnel, des habitudes et une formation convenables pour les guider.
Une conduite sexuelle déraisonnable et sans frein peut
détruire l'amour qui, s'il est nourri, protégé et gardé dans sa douceur,
peut et doit révéler ses plus hautes possibilités de joie, de dignité et de
valeur morale dans l'état du mariage.
Le péché est furtif - habituellement il se jette secrètement
sur sa proie. Les jeunes devraient savoir que, d'une façon générale, on ne
perd pas sa vertu par un acte impulsif. Pour exprimer cela à ma façon, les
hommes ne vont pas en enfer d'un seul bond.
Je me rappelle avoir lu qu'un homme, au Canada, demandait
quelqu'un pour conduire les six chevaux d'une diligence sur un chemin de
montagne. Il y eut beaucoup de candidats mais nous ne parlerons que de
trois d'entre eux. L'un d'eux entra, et l'homme dit : « A quel
point pourriez-vous vous approcher d'un précipice, sur un chemin sinueux,
sans tomber dedans ? » « Oh, fit-il, je crois que je
pourrais m'en approcher à moins de quinze centimètres et être en
sécurité ».
Le suivant entendit le premier et pensa qu'il ferait mieux
que lui. Quand on lui posa la question, il dit : « Mais, je pourrais
soulever la terre sur le bord du précipice sans danger ». Quand le
troisième arriva et qu'on lui posa la même question, il dit :
« Monsieur, je ne sais pas à quel point je pourrais m'approcher sans
danger, mais ce que je sais, c'est que je vais rester aussi éloigné du bord
que je le pourrai ». Lequel d'entre eux croyez-vous qu'on
engagea ?
Ceux qui se rendent coupables d'impudicité, de baisers
déplacés, de caresses et d'attouchements osés ou d'autres pratiques
secrètes et pernicieuses sont à deux doigts du chagrin et de la honte.
Personne n'est à son avantage en se livrant à des caresses et à des
attouchements osés. Chacun découvre dans l'autre et révèle en lui-même des
traits dont il devrait avoir honte. Il se laisse volontairement conduire
sur le chemin du tourment et de la honte. Il y en a qui se vantent de ne
jamais aller plus loin que les attouchements osés. Ils ne se rendent pas
compte qu'ils sont déjà allés désastreusement loin.
Les attouchements osés sont inspirés par la volupté,
mais la volupté n'est pas calmée par les attouchements osés. Elle est
stimulée et c'est la porte ouverte au désastre. Explorer et caresser le corps
du sexe opposé est répréhensible et tragiquement dangereux. Si vous vous
tentez ou si vous tentez les autres avec la fausse idée que vous pouvez
jouer avec le feu sans vous brûler, je vous avertis, en tant que père, que
le feu ne fait point acception de personnes. Ni la
folie de l'ignorant ni celle de celui qui se dit blasé ne seront une excuse
pour violation de la loi. Les lois de Dieu sont immuables et inexorables.
S'il faut choisir entre être un pauvre type et un simple imbécile, ne soyez pas un imbécile. Jeunes gens, si vous ne pouvez
pas être bien élevés, ne soyez pas des goujats, je vous en prie.
Les hommes convenables qui cherchent une femme et
choisissent une mère pour leurs enfants ne veulent pas des jeunes filles
qui font publiquement étalage de leur corps, permettent des libertés
excessives ou racontent des histoires malpropres. Ils veulent des femmes
qui deviendront des modèles pour leurs propres filles. La pudeur révèle
l'intégrité morale qui est partout respectée par les gens convenable. Tout
homme digne de ce nom honore et respecte les vierges pudiques et les mères
saintes. Dieu lui-même a sanctifié et glorifié la virginité et la maternité
quand il en a fait le véhicule par lequel son Fils vint sur la terre.
Toute impudicité entraînant des pensées impures est
une profanation du corps, ce temple dans lequel peut demeurer le
Saint-Esprit. Jeunes gens, je vous en supplie, gardez l’air pur. Ne le
souillez pas en racontant des histoires malpropres. Ceux qui prennent
plaisir à les écouter aspirent un gaz empoisonné. Personnellement, je
m'insurgerais si quelqu'un essayait de maintenir ma tête sur l'orifice d'un
égout ; c'est, au figuré, ce qui se produit quand des hommes ou des
femmes racontent ou écoutent des histoires malpropres. Ceux qui se rendent
coupables de cette offense cherchent habituellement à attirer l'attention
en faisant rire les gens et en devenant ainsi l'âme du groupe. Ils semblent
oublier que rien de sale n'est amusant et que bien qu'ils aient la parole
pendant ce temps-Ià, beaucoup de leurs auditeurs forcés sont offensés et
dégoûtés et qu'eux-mêmes sont classés comme socialement répugnants. L'homme
ou la femme qui se rend coupable d'impiété, de jurons ou d'argot grossier
révèlent inconsciemment un esprit souillé et un vocabulaire limité ;
il est plaint et fui par tous les gens cultivés. Profaner le nom de Dieu
c'est lui faire un affront, ce qu'il a défendu.
Le péché d'impudicité qui, dans les dix commandements,
figure parmi les interdictions, est souvent composé de, ou appelle comme
allié, la plupart des fautes de conduite connues de l'homme. L'adversaire
veut que ce péché soit suivi par une réaction en chaîne pour le pécheur.
Satan n'est jamais satisfait d'une seule conquête, mais en lui promettant
fallacieusement qu'elle sera ainsi protégée, essaie de couper toute
retraite en tentant sa victime de suivre des détours par des chemins en
pente tels que le mensonge, la tromperie, et même en détruisant la preuve
de sa culpabilité en tuant la victime pas encore née de sa luxure.
Il y a différents types et degrés d'infidélité,
d'impudicité et de licence, différentes façons dont les hommes et les
femmes se tentent ou se laissent tenter de commettre l'adultère. Lucifer
les emploie tous, y compris les secrètes pensées de l'esprit et les conversations
malpropres, comme armes de son arsenal pour détruire l'humanité.
Ne laissez personne vous tenter de croire que ce que
vous faites est secret et ne sera pas connu. Le diable veillera à ce que ça
le soit. Lucifer et ses agents ont malheureusement imaginé des moyens par
lesquels les hommes peuvent partiellement se protéger des résultats
physiques naturels de leur indécence. Ils en ont par là incité beaucoup à
commettre des actions honteuses en leur murmurant les deux mensonges qui
vont ensemble : « Ce n'est plus dangereux » et
« Personne ne le saura ». Avec des fausses assurances, des
milliers de personnes qui auraient pu être retenues par la crainte des
conséquences ont été amenées par ces pièges à transgresser.
J'aimerais que vous, les jeunes filles, vous gardiez
dans votre coeur cette parole de Margaret C. Banning. Mettez-Ia sur votre
miroir pour la voir tous les jours. Écoutez Mme Banning :
« …La chasteté de chaque jeune fille est
l'entrelacement de son code moral, de son système nerveux, de sa personne
physique et de son esprit. Se rend-elle profondément compte à quel point ce
tissu entremêlé peut être modifié en quelques moments d'abandon ?
…Même sans un sentiment réel de péché contre la religion, le sentiment de
culpabilité persiste dans une grande majorité de cas ».
Une bonne part de respect de soi-même et de bonheur sont perdus à jamais. Le Dr Henry A. Bowman, expert
américain renommé sur la cour et le mariage, dit :
« Quand tout est dit et fait, on n'a rien gagné
d'une aventure prémaritale, sauf un plaisir immédiat et cela à un risque
énorme et à un coût exorbitant. Aucune personne vraiment intelligente ne
brûlera une cathédrale pour faire cuire un oeuf, même pour satisfaire un
appétit vorace ».
C'est, au figuré, ce que vous faites lorsque vous
abandonnez la chose la plus précieuse que Dieu ait confié à vos soins. La
chose remarquable c'est qu'il nous l'a confiée parce qu'il croit en nous,
et il nous a donné notre libre arbitre. Le Dr Bowman ajoute :
« Pendant l'excitation sexuelle, les
considérations morales et religieuses peuvent être temporairement
suspendues, mais c'est pour réapparaître et hanter l'individu après le
retour à un état normal un peu plus calme ».
Quelqu'un dont je ne connais pas le nom a écrit la
déclaration hardie suivante : « Si vous voulez faire partie des
nobles, vous devez être noble. Si vous voulez faire partie des sages, vous
devez être sage. Si vous voulez faire partie de ceux qui ont le coeur pur,
vous devez avoir le coeur pur ».
Vous vous demandez parfois pourquoi les dirigeants de
l'Église parlent si souvent et si franchement des maux de l'impudicité. Je
puis vous en donner une raison. Nous pensons que l'immoralité sexuelle est
un des péchés les plus graves parce qu’une personne se fait la guerre à elle-même
quand elle le commet. C'est ce qu'on peut appeler une guerre civile
individuelle, parce qu'aucun homme ne peut faire le mal et se sentir
satisfait. Il y a toujours en lui quelque chose qui proteste et il combat
contre lui-même. Nous ne voulons pas que nos jeunes gens, ni ceux qui sont
plus âgés, se rendent coupables de choses qu'ils ne peuvent eux-mêmes
approuver.
Si vous faites une bonne chose, une bonne action, un
noble exploit, chaque fibre de votre être approuve et se réjouit. Il n'y a
pas de remords ultérieurs, de crainte d'être découvert, de regret, de désir
d'évasion, on n'a pas à éviter les camarades d'autrefois. Mais si vous
faites ce qui est mal, ce qu'il y a de meilleur en vous résistera, vous
mettra en garde, vous avertira et essaiera de vous dissuader.
On n'atteint pas le ciel en un seul bond.
Mais nous construisons l'échelle sur laquelle nous
montons.
De l'humble terre à la voûte des cieux
Et nous montons au sommet par paliers.
(Gradatim, Josiah Gilbert Holland)
Il n'y a pas de plus grande tragédie que la perversion
et la dégradation de l'amour. La perversité n'a jamais été le bonheur.
Considérez les conséquences de l'immoralité :
a)
Mariages secrets - qui font parler.
b)
Mariages hâtés.
c)
Fiançailles rompues.
d) Recommandations
à l’usage du temple non délivrées.
e)
Mariages forcés à des compagnons qu'autrement, jamais vous n'auriez épousés
(des études objectives montrent que le taux de divorces chez ces mariages
forcés est extrêmement élevé)
f) Coeurs
brisés de vos parents et des parents de la personne que vous avez outragée.
Jeunes gens, restez près de votre Père céleste.
Parlez-lui chaque jour de votre vie. Parlez-lui le matin et dites-Iui où
vous allez et ce que vous allez faire. Puis, tout au long de la journée,
rappelez-vous que vous allez encore lui parler le soir et lui dire ce que
vous avez fait. Si, lorsque vous êtes tentés de faire le mal, vous vous
rappelez qu'il faut que vous en rendiez compte au Seigneur dans votre
prière du soir, vous recevrez la force de résister. Vous avez été fait à
son image, vous êtes son enfant bien-aimé ; il veut que vous puissiez
continuer à lui parler. Restez pratiquants. De nombreuses études sérieuses
ont montré qu'il y a moins de crimes, de délinquance, d'immoralité, d'infections
vénériennes, etc. chez ceux qui sont activement engagés dans une Église que
chez les non pratiquants, les négatifs et les autres.
Jeunes filles, ne suivez pas de trop près, s'il vous
plaît, les modes du jour. Je sais que je suis maintenant sur un terrain
explosif, mais si les jeunes femmes savaient comment les hommes bien,
jeunes et vieux, réagissent à l'exposition inconvenante du corps féminin,
je doute qu'elles seraient aussi insensées et aussi naïves.
Exposer le corps à la vue de tout le monde ou permettre
des familiarités, c’est comme une étiquette « en solde »
indiquant des marchandises bon marché, défraîchies ou au rabais. Dans un
établissement commercial, ces marchandises invitent généralement aux
manipulations, ce qui en fait baisser le prix et les salit.
Beaucoup de jeunes gens arrivent à l'autel du mariage presque illettrés en ce qui concerne la fonction
fondamentale de l’instinct sexuel. Cet instinct n'est pas quelque
chose qu'il faut craindre ou dont il faut avoir honte. Il vient de Dieu et a un but élevé et saint. Dieu a pourvu à la continuité
du genre humain par l'union des sexes. La reproduction est une loi régnant
partout dans la nature. Par l'opération de cette loi divine, l'oeuvre
créatrice de Dieu continue.
Les pulsions puissantes du sexe sont instinctives,
c'est-à-dire qu'elles viennent de Dieu et par conséquent elles ne sont pas
mauvaises en soi. Pour que ces instincts puissent être maîtrisés et dirigés
dans les voies qui conviennent, il ne faut s'y laisser aller que dans le
sacrement divinement institué du mariage.
La chasteté exige la maîtrise de soi, le respect de la
personnalité, le respect des droits des autres et des lois de Dieu. La loi
divine de la chasteté s'impose aussi bien aux hommes qu'aux femmes. Tous
ont le même besoin et la même responsabilité d'avoir le coeur pur.
Une des armes les plus fatales utilisée par Lucifer
contre celui qui pèche pour la première fois est l'implication désarmante
qu'ayant une fois péché, il n'y a pas d'espoir et que, par conséquent, il
pourrait tout aussi bien s'abandonner et faire l'essai de tous les autres
poisons parfumés préparés pour sa destruction totale.
Que tous les jeunes sachent que Dieu est un Père
aimant qui se tient prêt à les aider. Il comprend les faiblesses de ses
enfants et, s'ils tombent et désirent sincèrement se relever, ils peuvent
compter sur son amour et sa miséricorde et obtenir les bénédictions qui
suivent la vraie repentance. Mais rappelons-nous tous que, dans son
système, il y a une pénalité immuable pour toute loi violée.
Si nous voulons tenir haut le flambeau que nos pères
nous ont passé, il faut qu'il y ait de la pureté personnelle au foyer, à
l'université, à l'Église.
L'impudicité de pensée, de parole ou d'action, attaque
l'intégrité dans son fondement ; l'intégrité est un rempart de la vie.
Refusez de descendre de votre piédestal, refusez
d'être bon marché, de vous souiller ou d'être impurs. Refusez de vous
solder. Ayez de vous une haute opinion. Lincoln a dit, en parlant de son
foyer :
Voici mon coeur, mon bonheur, ma maison.
Ici derrière la fenêtre illuminée est mon amour, mon
espoir, ma vie.
La paix est ma compagne sur le chemin qui serpente
jusqu'au seuil.
Derrière ce portail réside une force nouvelle dans la
sécurité, la sérénité et le rayonnement de ceux que j'aime plus que
moi-même.
Ici on bâtira de nouveaux rêves à deux - des rêves qui
se réaliseront demain.
Dans le monde entier, ce sont les pensées du soir
lorsque les pas se dirigent vers le foyer.
Dans le havre de l'âtre se trouvent le repos, la paix,
le réconfort.
Chacun d'entre nous pourrait fort bien faire la prière
écrite par le poète :
Feu qui purifie, traverse mon coeur,
Illumine mon âme,
Répands ta lumière dans chaque partie,
Et sanctifie le tout.
Cela correspond
à la promesse du Seigneur lui-même :
« …Que la vertu orne sans cesse tes
pensées ; alors ton assurance deviendra grande en la présence de Dieu,
et la doctrine de la prêtrise se distillera sur ton âme comme la rosée des
cieux. Le Saint-Esprit sera ton compagnon constant et ton sceptre, un
sceptre immuable de justice et de vérité ; et ta domination sera une
domination éternelle et, sans moyens de contrainte, elle affluera vers toi
pour toujours et à jamais » (D&A 121:45-46).
Mes chers jeunes amis, un des devoirs qui font partie
de la charge incombant à chaque homme qui devient membre du collège des
douze apôtres est de témoigner de la divinité de Jésus le Christ.
Quand le Christ demanda : « Qui dis-tu que
je suis ? » Pierre répondit : « Tu es le Christ, le
Fils du Dieu vivant ». Jeunes gens, humblement, mais avec la même
autorité avec laquelle Pierre parla, je vous dis et je lui dis « Tu es
le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Je le sais comme Pierre le
savait, par les révélations du Saint-Esprit.
Une autre
obligation et un autre privilège qui nous sont donnés est
de bénir les gens et je prie humblement Dieu de vous bénir :
Père, bénis et protège ces jeunes hommes et ces jeunes
femmes. Protège-les contre les artifices de l'adversaire. Donne-leur le bon
sens, ô Dieu, d'être purs. Aide-les à être dignes des bénédictions qui leur
sont offertes.
Je demande cette bénédiction sur vous, mes jeunes
amis, et je vous dis que vous serez de force à affronter n'importe quelle
tentation qui peut vous arriver pourvu que vous y fassiez face avec fermeté
lorsqu'elle se présentera. Je le répète, personne ne va en enfer en un seul
bond. Méfiez-vous de la première apparition du mal.
Le péché est un monstre à l’air si effrayant
Que pour le haïr il suffit de le voir,
Cependant, à le voir trop souvent, son visage familier
Nous supportons tout d'abord,
Puis nous avons pitié, puis nous acceptons.
Pope
Je vous adresse les bénédictions de la paix, de la camaraderie,
de la joie et du bonheur et les bénédictions particulières que donne
l'instruction - l'instruction de l'esprit et du coeur. Je vous bénis pour
que vous deveniez dignes de vos parents qui prient pour vous et comptent
sur vous. Je vous bénis pour que vous soyez dignes du nom que vous portez
et pour que vous ayez un témoignage de l'Évangile du Christ. Je vous laisse
cette bénédiction et mon témoignage au nom de Jésus-Christ. Amen.
Extrait d’un discours donné le 30 septembre 1962 à
l’Université Brigham Young
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