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La majesté du Christ
J. Reuben Clark, Jr
Membre de la Première
Présidence de 1933 à 1959
Qui est ce Jésus, que nous adorons ?
Qui est ce Sauveur, cet homme que nous
adorons ? Nous avons tendance à le minimiser et à considérer qu'il nous
appartient plus ou moins, qu'il est notre Sauveur et peut-être ne le
connaissons-nous pas très bien.
Je voudrais vous lire juste quelques
mots pour commencer. Je vais les prendre dans le livre de Moïse, au premier
chapitre, en commençant par le 3ème et le 32ème versets. Celui qui parle a
déclaré : « Je suis le Seigneur Dieu Tout-Puissant. Infini est mon
nom... Et je les ai créés par la parole de mon pouvoir... »
Il montrait à Moïse la création que le
Père avait faite et ils parlaient « face à face » (Moïse 1:2).
« Et je les ai créées par la parole de
mon pouvoir, qui est mon Fils unique, lequel est plein de grâce et de vérité.
« Et j'ai créé des mondes sans
nombre ; et je les ai également créés dans un dessein qui m'est propre, et
je les ai créés par le Fils, qui est mon Fils unique.
« ... Car voici, il y a beaucoup de mondes qui ont passé par la
parole de mon pouvoir (c'est-à-dire son Fils unique). Et il y en a beaucoup
qui existent maintenant, et ils sont innombrables pour l'homme, mais toutes
choses me sont comptées, car elles sont miennes et je les connais.
« ...Et
le Seigneur Dieu parla à Moïse, disant :
Les cieux sont nombreux, et l'homme ne peut les compter ; mais ils me sont
comptés, car ils sont miens.
« Et lorsqu'une terre et ses cieux
passeront, une autre viendra. Et il n'y a pas de fin à mes œuvres ni à mes
paroles » (Moïse 1:3,32,33,35,37,38).
Il
n'était pas un débutant à la Création
Ce n'était pas un débutant, un
amateur, un Être qui faisait son premier essai qui, au commencement,
descendit, après le grand conseil, avec d'autres dieux, chercher un endroit
où il y ait de l'espace (c'est ce que nous dit le récit fait dans Abraham).
Puis, prenant de la matière qu'ils avaient trouvée dans cet « espace », ils
firent le monde.
Je veux vous suggérer deux ou trois choses. J'espère que ce ne sera
pas trop déroutant. Nous, dans cette galaxie (les cieux que nous voyons sont
la galaxie à laquelle nous appartenons), nous pouvons voir à un milliard
d'années-lumière autour de nous. Une année-lumière est la distance que
parcourt la lumière (qui a une vitesse de 300 000 km/seconde) en un an. Les
astronomes nous disent que nous pouvons voir dans l'espace à un milliard
d'années-lumière.
Où nous nous trouvons, comment nous nous déplaçons, à quelle vitesse
nous allons, nous ne le savons pas. Quand vous regardez le ciel, vous ne le
voyez pas tel qu'il est aujourd'hui. Vous le voyez comme il était il y a un
certain nombre d'années-lumière au moment ou la lumière que vous voyez
maintenant a commencé à nous parvenir. Si ce que vous voyez est distant de
cent années-lumière, vous le voyez tel qu'il était il y a cent millions
d'années.
Notre galaxie : sa forme et ses dimensions
On nous dit qu'il y a un million et demi de galaxies dans ce rayon
qui sont les mêmes que la nôtre. On dit que cette galaxie dans laquelle nous
vivons, dans laquelle nous existons, a cent mille années-lumière de diamètre
[ndlr : depuis que le président Clark a écrit cet article, l'astronomie a
acquis beaucoup plus de connaissances. L'univers connu va jusqu'à au moins
deux milliards et demi d'années-lumière et les astronomes sont persuadés
qu'il y a au moins dix milliards de galaxies. Voir par exemple Kenneth F.
Weaver, « The Incredible Universe », National Geographic, mai 1974, pp.
589-625].
Les astronomes admettent maintenant ce
qu'ils n'admettaient pas autrefois, c'est qu'il y a peut-être eu (et c’est
probablement le cas) de nombreux mondes comme le nôtre. Certains disent
qu'il y a peut-être eu, dans notre galaxie, depuis le début de sa formation,
un million de mondes comme celui-ci.
« Et j'ai créé des
mondes sans nombre... par... mon Fils unique » (Moïse 1:33). Je le répète,
notre Seigneur n'est pas un débutant, pas un amateur. Il a travaillé et
toujours travaillé à cette réalisation.
Et si vous pensez que dans cette
galaxie qu'est la nôtre il y a eu depuis le début jusqu'à maintenant
peut-être un million de mondes, si vous multipliez cela par le nombre de
millions de galaxies, les cent millions de galaxies qui nous entourent, vous
aurez une petite idée de qui est cet Homme que nous adorons.
Le but de notre création
Il est membre de la Divinité qui se
compose du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Il participa au grand conseil
dans les cieux qui décida de construire un monde, un monde dans lequel nous
pourrions venir sous forme d'êtres mortels pour travailler à notre salut.
J'imagine que sans aucun doute c'est le même but qu'a eu notre Sauveur un
nombre incalculable de fois pour réaliser son œuvre de création de mondes
comme il l'a fait pour nous. « Et j'ai créé des mondes sans nombre... par...
mon Fils unique. »
Du trône à la crèche
Il y avait en Palestine un couple, Joseph et Marie. Ils vivaient
à Nazareth. On sait qu'ils avaient voyagé de Nazareth à Bethlehem pour se
faire recenser conformément à un décret de l'empereur romain. Cela, c'était
la raison apparente. Elle, enceinte, fit tout ce voyage à dos de mulet,
gardée et protégée comme celle qui devait donner naissance à une divinité.
Aucun autre homme dans l'histoire de ce monde n'a jamais eu de tels
parents : d'une part, Dieu le Père, d'autre part, la vierge Marie.
Quand ils furent arrivés à Bethlehem, ils ne trouvèrent pas de
place à l'hôtellerie, vous vous rappelez. Tout était pris. Ils furent
forcés d'aller dans une étable et le nouveau-né venant tout droit du trône
de Dieu dut être couché dans une crèche, « descendu au-dessous de tout »
(D&A 88:6), « lui qui est monté là-haut » (D&A 88:6). J'ai une grande
compassion pour ce pauvre Joseph. Marie était sa femme, mais il n'était pas
le père du Fils qu'elle portait. Des années plus tard, les Juifs le
tournèrent en ridicule à cause de cela...
Situation en Palestine
Il arriva dans une situation chaotique. La Palestine n'était pas un
lieu de paix, d'amour et de fraternité. C'était le théâtre des plus
terribles passions qui se déchaînaient dans le monde à ce moment-la. Elles
habitèrent constamment ceux qui entourèrent le Sauveur.
Vous vous souvenez de son voyage quand il
avait douze ans où il indiqua clairement pour la première fois qui il était
(au moins pour autant que Marie l'ait compris). C’est à cette occasion
qu'après trois jours de recherches, Joseph et Marie le retrouvèrent en train
de parler avec les docteurs des Juifs et que sa mère d'un ton de reproche,
lui dit : « Ton père et moi... » (elle parlait de Joseph, ce qui indique que
dans leur foyer, il obéissait à ses parents présumés, Joseph et Marie).
« Ton père et moi, nous te cherchions avec angoisse » (Luc 2:48). Et il
répondit, faisant cette grande révélation : « Ne saviez-vous pas qu'il faut
que je m'occupe des affaires de mon Père ? » (Luc 2:49)
Mais il revint à Nazareth, et vécut
avec eux. Il fut charpentier, fils d'un charpentier, jusqu'à ce qu'il
commence sa mission. Ensuite, lorsque les gens le virent faire des choses
prodigieuses, donner des enseignements étonnants et faire preuve d'une
grande connaissance, ils dirent : « N'est-ce pas le fils du charpentier ? »
(Matthieu 13:55) « N'est-ce pas le charpentier... ? » (Marc 6:3) Il vivait
dans un humble foyer, le seul homme sur terre qui était né de Dieu et d'une
femme mortelle. Il demeurait parmi les plus humbles, était instruit avec eux
et accomplissait sa tâche parmi eux.
Il continua sa vie, je le répète, suivi jour après jour par des
forces ennemies qui l'auraient exterminé, mais échappant à toutes à cause de
la grande mission qu'il devait accomplir.
Confusion chez les Juifs
Je comprends, dans un sens au moins, la difficulté qu'eurent les
Juifs. Ils virent dans ses miracles les mêmes que ceux qui avaient été faits
par leurs prophètes tout au long de leur histoire. Il avait violé les lois
de la pesanteur en marchant sur l'eau ; Élisée avait fait flotter une hache
de fer sur l'eau. Il avait ressuscité des morts ; Élisée avait fait de même
autrefois. Il multiplia les pains et les poissons et leur donna à manger ;
le prophète Élie avait nourri cent personnes de la même façon avec peu et
avait maintenu la provision d'huile de la veuve. Ils avaient vu manifestés
tous ces grands principes, ils les connaissaient, et ils avaient de la
difficulté à se rendre compte qu'il y avait en Jésus quelque chose qui
allait au-delà.
J'ai réfléchi à certains de ces miracles en les envisageant comme
des miracles de Créateur, des miracles qui sont la démonstration de son
pouvoir créateur, ceux que j'appellerai des miracles « créateurs ». Changer
de l'eau en vin, comme cela a dû être simple pour un Dieu qui avait créé des
univers ! Comme c'était simple de nourrir cinq mille personnes !
J'espère que personne d'entre vous n'est troublé par les petits
esprits qui disent que la multitude fut nourrie par des repas qu'elle avait
apportés. Ce Créateur de l'univers, avec cinq pains et deux poissons, créa
de la nourriture qui les rassasia tous. C’est peut-être pour faire taire la
critique que l'on aurait pu faire à ce sujet ou pour détruire l'explication
que l’on veut donner à ce miracle, à savoir qu'ils auraient été simplement
hypnotisés par lui, que le texte précise : « et l'on emporta douze paniers
pleins des morceaux qui restaient » (Matthieu 14:20). Quand il donna à
manger à quatre mille personnes un peu plus tard, ce fut un miracle de la
même importance.
D'autres miracles prouvent qu'il
maîtrisait les éléments : je pense à la nuit où il dormait à l'avant de la
barque et qu'une grande tempête s'éleva. Les apôtres étaient terrifiés. Ils
le réveillèrent et il calma la tempête. Et quand, après avoir donné à manger
à cinq mille personnes, il marcha sur l'eau pour rejoindre les apôtres, je
me rappelle combien ceux-ci furent effrayés, pensant que c'était un fantôme.
On l’entend
presque leur disant : « C'est moi, n'ayez pas peur ! » C'est là que Pierre
lui demanda : « Ordonne que j'aille vers toi sur les eaux. » Et Jésus
répondit : « Viens ! » Pierre sortit de la barque et commença à marcher sur
l'eau, mais le courage et la foi lui manquèrent à la vue des grosses vagues.
Il commença à s'enfoncer. Jésus étendit la main et le sauva, le réprimandant
ainsi : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » (Matthieu 14:27-31)
Le maître du règne animal
Jésus était maître aussi du règne
animal. Vous vous rappelez la pêche miraculeuse la première fois qu'il
appela Pierre, Jacques et Jean. Ils avaient pêché toute la nuit, mais ils
n'avaient rien attrapé. Il leur demanda de monter dans leur barque pour
pouvoir parler à la foule. Ils s'éloignèrent un peu du rivage pour que la
foule ne le presse pas trop.
Quand il eut fini de parler, il dit :
« Avance en pleine eau, et jetez vos filets pour pêcher » (Luc 5:4). Ils
répondirent qu'ils avaient pêché toute la nuit et qu'ils n'avaient rien
attrapé. Cependant, sur sa parole, ils jetèrent leur filet qui fut rempli
d'une telle quantité de poissons qu'il se rompit et qu'ils durent appeler
Jacques et Jean pour qu'ils viennent les aider avec l'autre barque. Pierre,
le grand Pierre, se jeta aux pieds du Sauveur et dit : « Seigneur,
retire-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur » (Luc 5:8).
Et cette expérience semblable, sur le
rivage de cette même Galilée, après la résurrection, quand Pierre et les
autres étaient allés pêcher, ne comprenant pas qu'ils avaient du travail à
faire pour le service du Seigneur : aux premières lueurs du matin, ils
virent un homme sur le rivage ; il y avait un petit feu. Une voix leur
parvint du rivage : « Jetez le filet du côté droit de la barque, et vous
trouverez. » Ils le firent et le filet fut rempli. Jean se rappelant
peut-être la première expérience dit : « C'est le Seigneur. » Pierre,
s'enveloppant de son manteau parce qu'il était nu (il ne voulait pas se
présenter nu devant le Seigneur) se jeta dans la mer et marcha ensuite dans
l'eau jusqu'au rivage. Et ils mangèrent. Selon toute apparence, le Sauveur
mangea avec eux. C'est là que Pierre reçut le commandement « Pais mes
brebis » (Jean 21:6-17).
L'humble Jésus était donc maître du règne
animal.
Le règne végétal
Et enfin, le règne végétal aussi se trouvait sous sa domination car
il maudit le figuier stérile en passant. Certains érudits ont de grandes
difficultés à comprendre ce miracle. Pour ma part, il me semble très simple,
trop simple peut-être. Mais je comprends, d'après ce miracle, que celui qui
ne fait pas ce que son Créateur lui a donné la possibilité de faire se met
en danger d'être réprimandé. Vous ne pouvez pas être stérile avec
l'intelligence, les talents que Dieu vous a donnés.
Combien ces miracles de Jésus semblent grands pour les mortels, mais combien c'est simple pour
Celui qui peut créer ou détruire les univers. Douterons-nous encore du pouvoir qu'avait Jésus d'accomplir ce qu'il a fait sur la terre
Il indique qui il est
Il commença très tôt pendant son
ministère à dire qui il était. Alors qu'il se rendait vers le nord, après la
première Pâque, il vit Nicodème à qui il indiqua qu'il était le Christ. Mais
Nicodème ne comprit pas.
Il voyagea vers le nord jusqu'à arriver en Samarie. Il s'arrêta au
puits de Jacob et vit une femme de Samarie. Il lui dit qui il était. Les
Samaritains étaient haïs des Juifs et les Juifs des Samaritains. C'est, je
pense, la première fois au cours de sa mission qu'il montra qu'il était venu
pour tous les hommes et pas seulement pour les tribus choisies. Par la
suite, il indiqua encore de temps en temps qu'il était le Messie.
Un jour qu'il assistait à la Fête des Tabernacles dans le temple de
Jérusalem, on lui posa des questions sarcastiques au sujet de son
ascendance. Les Juifs parlaient de leur ascendance : ils étaient fils
d'Abraham ! Il arriva un moment dans la discussion où Jésus dit qu'il
connaissait Abraham. Ils répondirent alors : « Tu n'as pas encore cinquante
ans, et tu as vu Abraham ! » Et il leur fit cette réponse : « Avant
qu'Abraham fut, je suis » (Jean 8:57,58). C'est ainsi qu'il déclara qu'il
était le Messie.
Il fit ainsi tout au long de sa vie.
Sa grande mission
Il eut une grande mission à accomplir. Il dut faire cesser,
« accomplir », comme il nous l'a dit, la loi de Moïse. Si vous voulez savoir
combien il dut s'éloigner des lois qui avaient été données à l'ancienne
Israël, lisez le sermon sur la montagne et ses autres sermons, et voyez
combien il dut travailler à expliquer la nouvelle loi.
En voici une illustration ; il dit :
« Vous avez, appris qu'il a été dit :
Tu ne commettras point d'adultère.
« Mais moi je vous dis que quiconque
regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans
son cœur » (Matthieu 5:27,28).
La nouvelle loi, c'était cela.
Et il en fut ainsi pour des milliers
d'autres choses. Ces documents auxquels je me réfère sont les plus grands
documents révolutionnaires de toute l'histoire du monde. Ils marquent
l'abandon, l'accomplissement de la loi mosaïque et l'introduction et la mise
en œuvre de la loi de l'Évangile qu'il avait rétablie.
De la croix au trône
Finalement, au dernier procès, ayant
été traduit devant Anne, il fut emmené ensuite devant Caïphe, le beau-fils
d'Anne. Caïphe était le grand-prêtre mis en place par le gouvernement
romain. Caïphe était l'homme qui, sous la loi mosaïque aurait été premier
grand-prêtre. Au procès qui eut lieu devant Caïphe et le Sanhédrin, Caïphe
demanda : « Je t'adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si tu es le
Christ, le Fils de Dieu » (Matthieu 26:63). Et Marc nous rapporte la réponse
de Jésus : « Je le suis » (Marc 14:62).
Mais ils l'emmenèrent le lendemain et
le livrèrent à Pilate. Ce pauvre Pilate était déchiré parce qu'il était
convaincu de l'innocence de cet homme et il chercha à le relâcher, mais sans
succès ! Ils voulaient absolument la mort du Christ. Finalement, il fut
condamné et livré aux Juifs.
Puis il fut emmené au Calvaire et lui,
un Dieu, membre de la Trinité, fut crucifié sur une fausse accusation de
trahison, entre deux brigands. Père lui aussi de la Création, appartenant à
la Divinité, venu sur la terre, né dans une crèche, venu tout droit du trône
de Dieu, il fut crucifié comme un vulgaire criminel entre deux voleurs !
Ressuscité au matin du troisième jour,
nombreux furent ceux qui le virent, qui le touchèrent ; et il vécut sur
terre encore pendant quarante jours, comme s'il répugnait à laisser ceux
avec qui il avait travaillé si longtemps. Ensuite - et même avant cela il
retourna à la Sainte Trinité, reprit sa place près du Père, sa place de
membre de la Divinité.
L'homme que nous adorons
Voilà l'homme que
nous adorons. Voilà l'homme qui nous a donné la loi qui nous permettra
d'accomplir notre destinée annoncée depuis le commencement. Voilà l'homme qui s'est sacrifié.
« Voici l'Agneau de Dieu » (Jean 1:29) « tué dès la fondation du monde »
(Moïse 7:47), nous a-t-on dit dès les temps les plus anciens. Il est mort
pour expier les péchés d'Adam.
Personne d'entre nous n'est né plus
humblement; personne d'entre nous n'est mort de façon plus ignominieuse que
lui. Mais il l'a fait pour vous et moi pour que, lorsque nous aurons terminé
notre séjour ici-bas, après être allés dans la tombe et avoir payé les
fautes que nous pourrions avoir à y payer, nous puissions, nous aussi, être
ressuscités et retourner dans la présence de Celui qui nous avait envoyés,
les bons comme les mauvais.
Voilà l'homme que nous adorons : ce
n'est pas un homme de haute classe ni un homme sage de la sagesse de ce
monde ; ce n'est pas un homme d'un grand pouvoir bien qu'il ait dit un
jour : « Penses-tu que je ne puisse pas invoquer mon Père, qui me donnerait
à l'instant plus de douze légions d'anges ? » (Matthieu 26:53). Il ne se
servait jamais de ses pouvoirs divins à des fins égoïstes, mais toujours
pour le bénéfice des autres, pour toute l'humanité. Il se sacrifiait
toujours, essayait toujours d'obéir à la volonté du Père. Il nous a dit et
répété de nombreuses fois qu'il ne faisait rien qu'il n'ait vu le Père faire
et n'enseignait rien qu'il n'ait entendu le Père enseigner.
Pourquoi cela, c'est un mystère qui me dépasse. Je ne peux
qu'accepter les faits comme ils sont exposés dans le récit. Et ce récit me
dit que si j'obéis à ses commandements, si je vis comme il veut que je vive,
je réussirai à accomplir la destinée qu'il m'a fixée, une destinée de
progression éternelle, une destinée qui consistera à vivre en sa présence
(pour autant que je l'aie mérité par mon travail), une destinée qui me
permettra d'obtenir un pouvoir sans limite que je recevrai si je cherche à
l'obtenir par la dignité de ma vie.
Puisse le Seigneur accorder que naisse en chacun de nous la
détermination de le servir et de garder ses commandements. Puisse le
Seigneur nous donner une vision un peu meilleure de lui, de qui il est, de
sa grande sagesse, de son expérience et de sa connaissance. Il a dit qu'il
était le chemin, la vie, la lumière et la vérité (Jean 8:12;14:6). Il l'a
dit et répété sans cesse. Ils ne l'ont pas cru à ce moment-là ; le monde, en
général, ne le croit pas maintenant. Mais c'est notre droit, notre devoir,
notre pouvoir de connaître ces vérités et de les intégrer à notre vie.
Sources :
• J. Reuben
Clark, Jr, Behold the Lamb of God, pp. 15-25,
Deseret Book Co., Salt Lake City, 1962
• Vie et
Enseignements de Jésus (Institut, Nouveau Testament,
Première partie, Manuel de l'étudiant), pp. 16-21
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