L'art de diriger dans l’Église
Méthode
Joseph Smith (1805-1844) :
Je leur enseigne de bons principes et ils se gouvernent eux-mêmes. (cité par John Taylor, Journal of
Discourses, 10:58 ; voir également Millennial Star, 15 novembre 1851, p. 339)
Brigham Young
(1801-1877) :
Des personnes me demandent
comment je dirige et contrôle le peuple. Je le fais en leur disant la vérité et en les laissant faire ce qu’ils ont en tête.
(Journal of Discourses, volume
14, p. 162)
Harold B. Lee (1899-1973) :
Vous devez enseigner des principes corrects afin que les membres, les dirigeants et les instructeurs sachent se
gouverner eux-mêmes » (Conference Report, conférence interrégionale de Munich, 1973, p. 68 ; Enseignements des Présidents de l'Église, Harold B. Lee, 2001, p.
96)
Dallin H. Oaks, en 1999 :
Tous les
dirigeants sont des instructeurs…
Les instructeurs qui doivent enseigner « les principes de l’Évangile » et « la doctrine du royaume » (D&A 88:77), doivent généralement
éviter d’enseigner des règles ou des applications spécifiques. Par exemple, ils ne doivent pas enseigner de règles pour déterminer ce qu’est une dîme complète, ni fournir de
liste d’actions recommandées ou interdites pour sanctifier le jour du Sabbat. Lorsqu’un instructeur a enseigné, à partir des Écritures et de la parole des prophètes actuels,
la doctrine et les principes qui y sont associés, les applications ou les règles précises relèvent généralement de la responsabilité des individus et des familles.
La doctrine
et les principes, bien enseignés, ont une influence plus puissante sur la conduite que les règles. Lorsque nous enseignons la doctrine et les principes de l’Évangile, nous
pouvons avoir le témoignage et les directives de l’Esprit pour renforcer notre enseignement, et nous faisons appel à la foi de nos élèves pour chercher l’inspiration de ce
même Esprit pour appliquer ces enseignements dans leur vie personnelle. (Le
Liahona, janvier 2000, pp. 94, 96)
Manière
Brigham Young (1801-1877) :
Vous pouvez
gagner et diriger l'affection du peuple, mais vous n'arriverez pas à l'amener à faire le bien contre sa volonté. Apprenez donc à diriger convenablement ces volontés et vous
pourrez diriger l'influence et le pouvoir du peuple.
Que l'on
tempère comme il faut et dirige sagement cette propriété d'origine divine des êtres humains, au lieu de faire l'inverse, et elle vaincra dans la
cause de la justice. Ne brisez pas l'esprit de quelqu'un, mais guidez-le pour qu'il ait le sentiment que c'est sa plus grande joie et sa plus haute ambition que d'être
gouverné par les révélations de Jésus-Christ, et alors la volonté de l'homme deviendra semblable à celle de Dieu. (Enseignements des Présidents de l'Église, pp. 203-204)
John Taylor (1808-1887) :
Nous devons éprouver de la sympathie les uns pour les autres et de la bonté pour la plus petite des créations de Dieu, particulièrement pour les saints de Dieu, quel que
soit leur appel. S’il y en a qui sont dans l’erreur, essayez de les ramener avec bonté ; s’ils ont un mauvais esprit, montrez-leur en un meilleur ; si certains n’agissent
pas selon la justice, soyez justes vous-mêmes et dites : « venez et suivez-moi comme je m’efforce de suivre le Christ ». N’est-ce pas un bon chemin à suivre ? Je pense que
oui ; c’est de cette façon que je comprends l’Évangile. Aucun de nous n’a reçu la prêtrise pour devenir quelqu’un de plus grand ou pour l’utiliser pour opprimer autrui ou
profiter de lui ou bien pour utiliser un mauvais langage ; nous devons au contraire l’utiliser avec gentillesse, longanimité et par l’amour sincère…
Nous pensons parfois que nous sommes dans les lieux célestes, en Jésus-Christ et c’est vrai. Mais aucune prêtrise du Fils de Dieu n’autorise un homme à en opprimer un autre
ou à limiter ses droits d’une quelconque façon. Cela n’existe pas. D’ailleurs, il est dit : « Voici, avant qu’il s’en aperçoive, il est laissé à lui-même pour regimber
contre les aiguillons, persécuter les saints et combattre Dieu » (D&A 121:38).
Il n’y a pas d’autre autorité associée à la sainte prêtrise que le principe de persuasion… Si un homme tente de faire preuve de quelque sorte d’autorité arbitraire que ce
soit ou d’agir avec un quelconque degré d’injustice, Dieu l’en tiendra pour responsable et nous devrons tous être jugés en fonction des actes que nous aurons accomplis dans
notre corps. Nous sommes ici en tant que sauveurs d’hommes et non en tant que tyrans et oppresseurs…
Je ne crois
pas en quelque forme de tyrannie que ce soit. Je crois en la patience, la miséricorde, la bonté, la douceur, l’amour et la crainte de Dieu. Je ne crois pas que la prêtrise
ait été donnée à l’homme pour exercer une domination ou une emprise sur l’âme des enfants des hommes. Tout doit être fait avec bonté et patience, ainsi qu’avec fidélité
envers Dieu. (Enseignements des présidents de l’Église, pp. 135-136)
Joseph F. Smith (1838-1918) :
Le Seigneur a révélé le grand principe de l'organisation, par lequel son Église doit être gouvernée, que le Seigneur lui-même a établi dans l'Église, l'autorité
de la Sainte Prêtrise, l'autorité des apôtres, soixante-dix et des anciens, et puis les organisations de la moindre prêtrise, les évêques, les prêtres, les instructeurs et
les diacres. Dieu a établi ces organisations dans l'Église pour le gouvernement des gens. Pourquoi ? Pour les opprimer ? Non. Pour les blesser ? Non, mille fois non.
Pourquoi ? Pour qu'ils puissent, eux et leurs enfants, bénéficier de ces organisations pour instruire, avertir, diriger, révéler, et inspirer pour faire ce que le Seigneur
requiert d'eux, afin qu'ils puissent accéder à une vie parfaite.
Notre Église
est une Église où la loi domine, mais cette loi est la loi d'amour.
Nul homme ne doit
être opprimé. Aucune autorité de la prêtrise ne peut être administrée ou exercée avec quelque degré d’injustice que ce soit sans offenser Dieu. Par conséquent, lorsque nous
traitons avec les hommes, nous ne devons pas le faire avec colère, ni avec des préjugés à leur égard.
Il n'est pas
un seul homme détenant un poste d'autorité quelconque dans l'Église qui puisse accomplir son devoir comme il le devrait dans un esprit autre que celui de paternité et de
fraternité envers ceux qu'il gouverne. Ceux qui ont de l'autorité ne doivent pas être des souverains ni des dictateurs ; ils ne doivent pas être arbitraires mais doivent
gagner le cœur, la confiance et l'amour de ceux qu'ils dirigent, par une bonté et un amour sincères, par la douceur d'esprit, par la persuasion, par un exemple au-dessus de
tout reproche et hors de portée des critiques injustes. De cette façon, par la bonté de leur cœur, par leur amour pour le peuple, ils le conduisent sur le chemin de la
justice, lui enseignent la voie du salut, en lui disant, aussi bien par le précepte que par l'exemple : Suivez-moi, tout comme je suis notre chef.
(op. cit., pp. 141-142)
Dominons-nous, puis allons dominer, dans la mesure du possible, tous les maux qui nous entourent. Et nous le ferons sans user de violence. Nous le ferons sans attenter au
libre arbitre des hommes ou des femmes. Nous le ferons par la persuasion, la longanimité, la patience, le pardon et l’amour sincère, par lesquels nous gagnerons le cœur, les
sentiments et l’âme des enfants des hommes à la vérité telle que Dieu nous l’a révélée.
(id.,
p. 252)
Nous sommes comme
certains animaux que nous connaissons dans le monde. Vous pouvez les supplier, vous pouvez les diriger en leur tendant la carotte et en leur parlant avec gentillesse, mais
vous ne pouvez pas les obliger. Nous ne voulons pas être obligés. Les hommes n’ont pas l’habitude de l’être, ils ne sont pas faits comme cela.
(id.,
p. 255)
Que chaque
président de pieu et chaque conseiller de président de pieu, que chaque évêque et conseiller d'évêque, que chaque membre de grand conseil, que chaque présidence de collège
de grands prêtres, de soixante-dix et d'anciens et toutes les autorités générales de l'Église fassent leur devoir, soient fidèles, humbles et diligents dans
l'accomplissement de la tâche qui leur est confiée, soient véritablement des sentinelles sur les tours de Sion, et soient à l'affût de la vertu, de la justice et de la
vérité. Que vos yeux, au lieu de chercher à déceler le mal, cherchent à déceler ce qui est bien, ce qui est pur. Amenez, incitez ceux qui errent à emprunter le sentier où
l'erreur n'existe pas, le sentier où les fautes n'ont pas place. Recherchez le bon chez les hommes, et si vous n'en trouvez pas, essayez de l'y implanter, essayez de
développer le bon qu'ils ont en eux ; recherchez le bon ; développez le bon ; encouragez-le ; et parlez le moins possible du mauvais. Cela n'apporte rien de mettre l'accent
sur le mauvais, de le publier et de le révéler oralement ou par écrit. Il ne peut rien en résulter de bon. Mieux vaut oublier le mauvais et mettre le bon en exergue, et
inciter tous les hommes à abandonner le mal et à apprendre à faire le bien ; ayons pour mission de sauver le genre humain et d'enseigner et de montrer les voies de la
justice ; au lieu de nous ériger en juges des méchants, sauvons les hommes. (Conference Report, Avril 1913, pp. 7-8 ; Enseignements des Présidents de l’Église, p. 261)
[Notre] obéissance doit être volontaire ; elle ne doit pas être forcée, il ne doit pas y avoir de contrainte. Les hommes ne doivent pas être contraints
contre leur volonté à obéir à la volonté de Dieu ; ils doivent y obéir parce qu’ils savent que c’est bien, parce qu’ils désirent le faire et parce qu’ils ont plaisir à le
faire. Dieu se réjouit du cœur bien disposé. (Enseignements des Présidents de l’Église, p. 271)
Orson F. Whitney (1855-1931) :
Tous les hommes qui détiennent un poste n'abusent pas de leurs droits, et celui qui sert Dieu humblement et fidèlement n'en abuse jamais, car dès l'instant où il
cède à la tentation d'agir de la sorte, dès cet instant il cesse de servir le Seigneur ; mais il y en a malheureusement beaucoup qui font un très mauvais usage des fonctions
de leur office, et pervertissent tout pouvoir et tout avantage pour flatter leur moi et léser et embarrasser leurs semblables. (Doctrine et Alliances, Manuel de l'Étudiant,
Religion 324-325, p. 299, 300)
Harold B. Lee (1899-1973) :
La punition
que nous recevons si nous utilisons injustement notre prêtrise est que les cieux se retirent et que l’Esprit du Seigneur est attristé. Lorsque nous perdons l’Esprit,
l’autorité de notre prêtrise nous est ôtée et nous sommes laissés à nous-mêmes « pour regimber contre les aiguillons », lorsque nous sommes irrités par les exhortations et
les instructions de nos dirigeants. Nous commençons alors à persécuter les saints, ce qui signifie critiquer et finalement lutter contre Dieu ; alors les pouvoirs des
ténèbres nous environnent, à moins que nous ne nous repentions et que nous nous détournions de cette mauvaise voie [voir D&A 121:37-38].
Dans notre
relation avec nos saints chancelants, nous devons …les prendre par le bras, les encourager et leur donner un sentiment de sécurité et de respect d’eux-mêmes jusqu’à ce
qu’ils puissent surmonter leurs difficultés et se tenir debout.
C’est de cette
manière que la prêtrise de Dieu peut apporter le salut et l’amitié à ceux qui sont faibles, afin qu’ils deviennent forts.
Certains
d’entre vous ont reçu l’imposition des mains pour recevoir ce pouvoir et cette autorité, mais ne les ont jamais reçus. Et pourquoi ne peuvent-ils pas les recevoir ? Le
Seigneur nous a dit deux choses : parce que leur cœur se porte tellement vers les choses de ce monde et aspire tant aux honneurs des hommes (voir D&A 121:35). (Enseignements des présidents de l’Église, pp. 91, 92, 94)
Spencer W. Kimball (1895-1985) :
Les femmes et les hommes nobles sont toujours plus soucieux de servir que d’exercer une domination. (L’Étoile, mai 1980, p. 175)
Russel M. Nelson (1924- ) :
Un jour où je
travaillais à la maison et où je taillais les haies et les plantes grimpantes, je vécus une expérience intéressante. Je travaillais avec mon sécateur électrique et une
longue rallonge. Je l'avais souvent fait en me rappelant à chaque fois que je devais utiliser ce sécateur avec grand soin pour éviter de tailler ce qu'il ne fallait pas
couper.
Soudain les
lames se coincèrent. Le fil était pris entre elles. Parce que je ne l'avais pas vu dans le buisson que je taillais, j'avais coupé le fil qui me fournissait l'énergie
nécessaire pour travailler.
« Ne s'agit-il pas d'une des grandes leçons de la vie ? » pensais-je. « Mal utilisée, l'énergie peut couper sa source, elle-même. »
Tout comme
une mauvaise utilisation de l'énergie électrique peut couper l'énergie à sa source, il est possible de mal utiliser la puissance spirituelle et de couper le fil de l'énergie
spirituelle…
Une mauvaise
utilisation de l'autorité de la prêtrise coupe assurément le raccordement à la source de cette autorité (D&A 121:37). (L’Étoile,
CXXXV, distribué en janvier 1985, pp. 26,28)
Dallin H. Oaks
(1932- ) :
À l'opposé des dirigeants du gouvernement ou d'entreprises, qui peuvent être despotiques et autoritaires dans l'exercice de leur pouvoir, les dirigeants de l'Église
ont quant à eux, des limites strictes dans la manière dont ils peuvent exercer leur autorité. Le Seigneur a indiqué que les pouvoirs des cieux ne peuvent être exercés que
« selon les principes de la justice », c'est-à-dire, « par la persuasion, la longanimité, la gentillesse, l'humilité, l'amour sincère » (D&A 121:36, 41).
(The Lord’s Way, Deseret Book Co., 1991, pp. 205-206)
M. Russel Ballard (1928- ) :
Ceux qui
détiennent la prêtrise ne doivent jamais oublier qu’ils n’ont pas le droit de manier l’autorité de la prêtrise comme une matraque au-dessus de la tête des membres de la
famille ou dans les appels de l’Église. Le Seigneur a dit à Joseph Smith : « Lorsque nous entreprenons de couvrir nos péchés, ou de flatter notre orgueil, notre vaine
ambition, ou d’exercer …un contrôle, une domination ou une contrainte sur l’âme des enfants des hommes, voici les cieux se retirent ; l’Esprit du Seigneur est affligé, et
lorsqu’il s’est retiré, amen à la prêtrise et à l’autorité de cet homme » (D&A 121:37).
En d’autres
termes, quiconque prétend détenir les pouvoirs spéciaux du ciel pour ses propres desseins égoïstes et cherche à utiliser la prêtrise avec un quelconque degré d’injustice
dans l’Église ou au foyer ne comprend tout simplement pas la nature de son autorité. La prêtrise sert au service, pas à l’asservissement, à la compassion, pas à la
dictature, à la sollicitude, pas à la domination. Ceux qui pensent autrement se situent en dehors des paramètres de l’autorité de la prêtrise. (L’Étoile, janvier 1994, p. 89)
James E. Faust (1920- ) :
Ceux à qui la responsabilité judiciaire est confiée dans le royaume de Dieu doivent veiller à ce que l’Église reste pure pour que les eaux vives de la vie coulent
sans entrave. Mais la vraie religion ne consiste pas à être avant tout attentif aux faiblesses, aux manquements et aux erreurs. Elle consiste à fortifier et à passer sur les
fautes, comme nous voudrions que l’on passe sur les nôtres. Quand nous concentrons toute notre attention sur ce qui est mal plutôt que sur ce qui est bien, nous passons à
côté de la beauté et de l’essence sublimes du merveilleux Évangile du Maître. (L’Étoile,
janvier 1998, pp. 68-69)
Commentaire de 2 Néphi 26:29-31
« La compréhension
des différences entre la prêtrise et les intrigues de prêtres nous aide à savoir qui est de Dieu et qui ne l'est pas. Même les hommes qui détiennent la véritable prêtrise de
Dieu doivent se garder de la mauvaise utilisation de leur autorité. » (Le Livre de Mormon, Manuel de l'Instructeur [du séminaire], 2001, p. 71)
Russel M. Nelson (1924- ) :
N’oubliez jamais que les droits de la prêtrise sont inséparablement liés aux pouvoirs du ciel et que ce pouvoir ne peut être maîtrisé ou utilisé que conformément
aux principes de la justice. Si nous utilisons ce pouvoir d’une mauvaise façon, pour couvrir nos péchés, pour assouvir notre orgueil, pour poursuivre une vaine ambition ou
pour exercer une emprise sur les autres, avec quelque degré d’injustice que ce soit, nous perdons aussi bien l’autorité que le pouvoir de la prêtrise. (Le Liahona, novembre 2003, p. 46, colonne 3)
M.
Russel Ballard (1928- ) :
J'espère qu'il va sans dire
que la culpabilité n'est pas une technique de motivation convenable pour les dirigeants et les instructeurs de l'Évangile de Jésus-Christ. Nous devons toujours motiver par
l'amour et l'appréciation sincère, et non en suscitant la culpabilité. (Le Liahona, novembre 2006, p.
19)
Initiative personnelle
La Première Présidence, en 1940 :
L'oeuvre de l'Église, dans tous les domaines, court le grave danger d'être régentée jusqu'au moindre détail. Le résultat
serait que non seulement toute initiative serait étouffée, mais que toute occasion d'intervention de l'Esprit serait éliminée. L'Église n'a pas été édifiée selon ce
principe. Dans tout leur travail, les auxiliaires doivent non seulement offrir des occasions de prendre des initiatives, mais doivent les encourager. (Memorandum of
Suggestions, 29 mars 1940, p. 4)
M.
Russel Ballard, en 2006 :
Nous avons des manuels d'instructions, et nous devrions suivre leurs directives. Mais, dans ce cadre, nous trouverons d'amples occasions de réfléchir, d'être créatifs et
d'utiliser nos talents personnels.
Nous sommes certains que vous, mes frères et soeurs, utiliserez votre inspiration. Nous avons confiance que vous le ferez dans le cadre des directives et des principes de
l'Église. (Le
Liahona, novembre 2006, p. 19).
Adaptation
L. Tom Perry, en 2003 :
Certains dirigeants étudient religieusement le manuel d'instructions et essayent d'organiser tout le programme sans tenir compte du nombre de dirigeants disponibles et du
nombre de membres qu'ils pourraient servir. Parfois, par souci de mettre en place tous les programmes de l'Église, nous surchargeons les membres de l'Église.
Nous pouvons donner trop de choses à faire aux membres, les surcharger. C'est pourquoi nous devons essayer de donner à chaque personne de nos unités de l'Église un seul
appel en plus de l'enseignement au foyer ou des visites d'enseignement.
Alors, en tant que dirigeants, comment décider de l'organisation qui convient ? Si vous avez peu de dirigeants, je vous recommande de prendre les listes.
Par exemple, en prenant les listes d'une toute petite unité, il se peut qu'on s'aperçoive qu'il n'y a pas beaucoup d'enfants. Si c'est le cas, ne faites pas de classes
séparées, mais une seule classe pour tous. Ou si vous voyez qu'il y a très peu d'enfants, n'appelez pas une présidence de la Primaire ; tout ce dont vous avez besoin c'est
peut-être d'une personne pour instruire les enfants.
La clé pour organiser une branche, un district, une paroisse ou un pieu, c’est de connaître les membres, leurs
capacités, leurs besoins, et d’établir un programme en fonction du nombre de dirigeants disponibles et des besoins des membres.
N'avancez pas plus vite que la taille et la maturité de leur unité le permettent. Préservez la force des membres
de votre unité, et profitez de chaque étape du développement de votre unité (Première réunion mondiale de formation des dirigeants, 11 janvier 2003, p. 10).
Dallin H. Oaks, en 2008 :
Certaines unités ont un nombre limité de membres pratiquants. Les dirigeants doivent éviter de remplir les appels en donnant quatre ou cinq appels aux dix mêmes personnes de
la paroisse. Ce n'est pas comme cela qu'on a une famille ou une paroisse forte. Un dirigeant de la prêtrise inspiré doit partir du principe qu'il ne faut pas donner d'appels
multiples à des parents occupés.
Le
programme peut devoir être réduit pour répondre aux exigences de ce principe que frère Perry a enseigné à la réunion de formation des dirigeants de janvier 2003. (Réunion
mondiale de formation des dirigeants, 9 février 2008, p. 26)
Allègement, simplification
Ezra Taft Benson, en 1987 :
Pour que l'enseignement au foyer puisse être de
bonne qualité, nous exhortons les dirigeants de prêtrise à ne pas attribuer
à chaque équipe d'instructeurs au foyer plus de trois à cinq familles, au
grand maximum. Cela peut être difficile dans certains cas, mais nous vous
demandons de vous aider de la prière pour attribuer les familles aux
équipes. (L'Étoile, juillet 1987, p. 48).
Richard G. Scott, en 2004 :
N'augmentez pas le travail à faire, simplifiez-le. (Réunion mondiale de formation des dirigeants, 10 janvier 2004, p. 8)
L. Tom Perry,
en 2006 :
Nous vous rappelons de ne pas charger vos membres de
plus d'un appel en plus de l'enseignement au foyer ou des visites
d'enseignement. Astreignez-vous à respecter les priorités de base, et vous
serez surpris de la manière dont l'inspiration du Seigneur vous guidera pour
vous acquitter de vos responsabilités de serviteur dans son royaume.
(Réunion mondiale de formation des dirigeants, 11 février 2006 ; voir Le
Liahona, juin 2006, pp. 59-60).
M.
Russel Ballard, en 2006 :
L'instruction de magnifier nos appels n'est pas un commandement de les embellir et de les compliquer. Innover ne veut pas forcément dire agrandir ; bien souvent cela veut
dire simplifier (Le
Liahona, novembre 2006, p. 19).
Jeffrey R. Holland, en 2008 :
Frère Scott a dit que magnifier son appel c'est parfois faire moins, pas plus. Pour mieux se concentrer, on doit exercer un meilleur jugement, augmenter la qualité. Mais la
masse peut être plus petite, pas plus grande. C'est une pensée libératrice : ne pas éluder mais se donner une vue globale, et parfois faire moins.
Nous avons besoin de sagesse et de bon sens pour pouvoir tout faire mais nous ne pouvons pas le faire d'un coup, et parfois nous n'avons pas besoin de faire tout ce que nous
avons fait. Mais nous aurons la bénédiction de faire l'essentiel. (Réunion mondiale de formation des dirigeants, 9 février 2008, p. 25, 26)
Soin des membres
La Première Présidence, en 1990 :
Les membres de l’Église ont tous un président de branche ou un évêque, un président de pieu ou de mission qui,
en qualité de conseillers spirituels et temporels, les aideront à trouver les solutions aux problèmes qui les préoccupent. (Lettre du 6 juillet 1990, réitérée le 27 janvier
2004 et diffusée dans Le Liahona, juin 2004, Nouvelles de l'Église, p. 8)
L. Tom Perry, en 2006 :
Comme notre Sauveur, en tant que dirigeants de l'Église, nous devons aimer les gens que nous servons, en montrant
notre attention et notre souci pour chacun individuellement. (Réunion mondiale de formation des dirigeants, 11 février 2006 ; voir Le Liahona, juin
2006, p. 60).
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