L'opposition
à l'oeuvre de Dieu
1842
Joseph Smith (1805-1844) :
L’étendard de la vérité a été dressé ; aucune
main impie ne peut empêcher l’oeuvre de progresser ; les persécutions peuvent faire rage, les émeutiers peuvent s’attrouper, les armées s’assembler, la calomnie peut
diffamer, mais la vérité de Dieu ira de l’avant hardiment, noblement et indépendante, jusqu’à ce qu’elle ait pénétré tout continent, visité tous les climats, balayé tous les
pays et résonné à toutes les oreilles, jusqu’à ce que les desseins de Dieu soient accomplis et que le grand Jéhovah dise que l’oeuvre est accomplie.
(Times and Seasons,
1er mars 1842, p. 709 ; History of the
Church, vol. 4, p. 540)
1859
Brigham Young (1801-1877) :
Toutes les fois que vous donnez un coup de pied au
mormonisme, vous lui donnez un coup de pied qui l’élève ; vous ne lui donnez jamais de coup de pied qui l’abaisse. C’est le Seigneur Tout-Puissant qui le veut ainsi.
(Journal
of Discourses, vol. 7, p. 145)
1908
Joseph F. Smith (1838-1918) :
Nous remercions Dieu de sa miséricorde et de ses bénédictions. Et je ne sais pas si nous ne
devons pas une certaine reconnaissance à ceux qui se sont opposés avec cruauté à l'œuvre du Seigneur. Car c'est au cœur de toutes leur opposition et leur lutte amère contre
notre peuple que le Seigneur a développé sa puissance et sa sagesse et qu'il a porté son peuple plus complètement à la connaissance et à la faveur des gens intelligents de
la terre. Par les moyens mêmes que ceux qui sont opposés à l'Église ont employés, il a fait du bien à Sion.
Cependant, il est écrit, et je crois que c'est vrai, que bien
qu'il faille qu'il y ait des torts, malheur à ceux par qui ils viennent. Mais ils sont dans la main du Seigneur comme nous. Nous ne les accusons pas à tous cris. Nous
sommes disposés à les laisser entre les mains du Tout-Puissant pour qu'il les traite comme bon lui semble.
Notre affaire consiste à
produire de la justice sur terre, de chercher le développement d'une connaissance de la volonté de Dieu et des voies de Dieu et de ses grandes et glorieuses vérités qu'il a
révélées par l'intermédiaire de Joseph le prophète, non seulement pour le salut des vivants mais pour la rédemption et le salut des morts.
(Conference Report, avril 1908, p. 2-3)
1978
Marvin J. Ashton (1915-1994) :
Il y a quelques mois, certains de nos missionnaires dans une île lointaine du Pacifique sud
apprirent que j'allais bientôt rendre visite à cet endroit pendant deux ou trois jours. Lorsque j'arrivai les missionnaires m'attendaient avec impatience pour me communiquer
de la documentation anti-mormone que l'on diffusait dans leur secteur. Ils étaient énervés par les accusations et étaient avides d'envisager des représailles.
Les missionnaires étaient assis au bord de leur chaise, tandis que je lisais les calomnies et
les fausses déclarations publiées par un pasteur qui apparemment se sentait menacé par leur présence et leurs succès. En lisant la brochure contenant les affirmations
méchantes et ridicules, je me mis à sourire, à la grande surprise de mes jeunes collaborateurs. Lorsque j'eus fini, ils demandèrent : « Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
Quelle est la meilleure façon de contrecarrer ces mensonges ? »
Je répondis : « À l'auteur de ces propos, nous ne faisons rien. Nous n'avons pas le temps de
nous quereller. Nous avons seulement le temps de nous occuper des affaires de notre Père. Ne vous querellez avec personne. Conduisez-vous comme des hommes de bonne éducation
avec calme et conviction et je vous promets le succès ».
Il y a des gens et des organisations qui essaient de nous inciter aux querelles à coup de
calomnies, d'insinuations et de classifications inconvenantes. Ce serait un manque de sagesse de notre part dans la société d'aujourd'hui que de nous laisser énerver,
déconcerter ou offenser parce que d'autres semblent trouver plaisir à énoncer faussement notre position ou l'orientation de nos efforts. Nos principes, notre niveau ne
seront pas inférieurs à ce qu'ils sont à cause de ce que disent les chercheurs de querelles. Notre tâche est d'expliquer notre position par la raison, la persuasion amicale
et des faits précis. Il nous appartient de rester fermes et inexorables en ce qui concerne les questions morales de notre époque et les principes éternels de l'Évangile,
mais nous ne devons nous quereller avec aucun homme ni aucune organisation.
Il est extrêmement important de savoir marquer son désaccord sans être désagréable. Il faut que
nous soyons tous en mesure de prendre part à des discussions quant aux faits et à une étude valable, mais jamais dans des disputes et des querelles.
Si Satan peut réussir à susciter chez nous l'habitude de nous disputer, de nous quereller et de
contester, il lui est plus facile de nous entraîner dans les péchés plus graves qui peuvent nous faire perdre notre vie éternelle. Un esprit querelleur peut influencer
presque tous les aspects de notre vie. Une lettre furieuse écrite à la hâte peut nous hanter parfois pendant des années. Quelques mots malavisés dits inconsidérément peuvent
détruire un mariage, une amitié ou empêcher les progrès d'une communauté.
(L’Étoile, octobre 1978, p. 8-15)
1982
Gordon B. Hinckley (1910-2008) :
Nous vivons dans une société qui se nourrit de critiques. Écrivains dans les journaux et
commentateurs ne vivent que de critiques et l’on en trouve trop chez nos membres. Critiquer est si facile et il faut savoir se discipliner pour y résister. Mais si en tant
que peuple, nous nous édifions et nous nous soutenons mutuellement, le Seigneur nous accordera la force de résister aux tempêtes et de poursuivre notre progression à travers
toutes les adversités. L'ennemi de la vérité voudrait nous diviser et cultiver en nous la critique qui, si nous lui permettons de l'emporter, ne fera que nous décourager de
poursuivre ce but donné par Dieu. Nous ne pouvons nous permettre de laisser ceci se produire. Nous devons nous rapprocher et nous épauler, le fort aidant le faible, ceux qui
ont beaucoup aidant ceux qui ont peu. Si nous nous conduisons ainsi, aucun pouvoir de la terre ne pourra arrêter cette œuvre.
Nous devons progresser avec foi. Voici ce que le Seigneur dit à ses saints à une époque encore
plus difficile : « Ne craignez donc point, petit troupeau ; faites le bien, laissez la terre et l'enfer s'unir contre vous, car si vous êtes édifiés sur mon roc, ils ne
peuvent vaincre... Tournez-vous vers moi dans chacune de vos pensées ; ne doutez pas, ne craignez pas » (D&A 6:34,36).
Je vous exhorte à penser au tout dans son ensemble et à cesser de vous soucier des petites
imperfections. Abraham Lincoln était un homme dégingandé au visage allongé et taillé à coups de serpe. Beaucoup ne virent que les imperfections de son aspect. D'autres se
moquèrent de sa façon de marcher et regardèrent si bas qu'ils ne virent jamais la vraie grandeur de cet homme. Cette vision élargie ne fut perçue que par ceux qui virent le
personnage dans son entier : corps, intelligence et esprit, alors qu'il était à la tête d'une nation divisée à son heure la plus sombre, la liant « sans malveillance envers
quiconque, avec de la charité pour tous, avec fermeté dans le droit que Dieu » lui inspira de voir (Deuxième discours inaugural).
Il existe bien sûr des aberrations daris notre histoire. Si nous cherchons bien, nous pouvons
trouver des défauts dans la vie de tous les hommes, sans oublier celle de nos dirigeants, passés et présents. Mais ils ne sont que fortuits par rapport à l'importance de
leur service et à la grandeur de leurs contributions.
Gardez à l'esprit le tout dans son ensemble car cette cause est aussi importante que toute
l'humanité et aussi large que toute l'éternité. Il s’agit de l’Église et du royaume de Dieu.
(L’Étoile, octobre 1982, p. 96-97)
Marvin J. Ashton :
Il y a quelques semaines, je me dirigeais vers les jardins du temple où je devais rencontrer un
ami, lorsqu'une jeune fille que je ne connaissais pas s'avança vers moi et dit : « Aimeriez-vous savoir quelle espèce de personnes sont vraiment les mormons ? »
Je répondis en disant que je croyais déjà savoir un peu ce qu'ils sont vraiment.
Ce à quoi l'interpellatrice rétorqua : « Ils ne vivent sûrement pas les enseignements de
Jésus-Christ comme ils devraient le faire ».
Ma conclusion fut de dire : « Qui le fait ? »
En poursuivant mon chemin vers le centre d'accueil pour les visiteurs, je commençai à méditer
les actions de ces personnes qui donnent de leur temps et dépensent de l'argent pour discréditer, embarrasser, ridiculiser et couvrir de honte ceux qui ont des sentiments
religieux différents des leurs. Parfois ces actions peuvent unifier et affermir ceux qui sont attaqués. Cependant, dans certains cas, ils plantent des graines de discorde et
en même temps les gens sont blessés par leurs calomnies.
Je doute que de telles actions puissent être qualifiées de chrétiennes. Jamais Jésus-Christ ne
nous a encouragés à consacrer du temps à critiquer d'une manière destructrice et traumatisante. Son message visait à nous encourager à chercher, à apprendre et à proclamer
tout ce qui est digne de louanges et de valeur quand nous sommes avec nos semblables. Seuls ceux qui sont animés d'un esprit vindicatif et acariâtre colportent les remarques
négatives et indélicates.
Robert West a écrit : « Rien n'est plus facile que la critique. Il est inutile d'avoir du
talent, de l'abnégation et de l'intelligence pour se lancer dans le commerce du grommellement » (Richard L. Evans’ Quote Book, Salt Lake City, Utah, Publishers Press,
1971, p. 221).
Que l'on murmure ou que l'on crie vulgairement les accusations, les insinuations, les calomnies
ou les mensonges, l'Évangile de Jésus-Christ nous rappelle que nous ne devons pas rendre la pareille ou avoir l'esprit de querelle. « Ainsi, que tout homme soit prompt à
écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère ; car la colère de l'homme n'accomplit pas la justice de Dieu » (Jacques 1:19,20).
Aucune religion, aucun groupe ni aucune personne ne peut prospérer longtemps en critiquant
toujours. Au monde et surtout aux membres de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, nous déclarons qu'il n'y a pas de temps pour la querelle. « Si quelqu'un
croit être religieux, sans tenir sa langue en bride, mais en trompant son cœur, la religion de cet homme est vaine» (Jacques 1:26).
Le poète Robert Frost a défini un jour l'éducation comme « le pouvoir d'écouter presque tout,
sans perdre son calme ou la confiance en soi ». Il est probable qu'il y aura toujours autour de nous des anti-mormons. Nous encourageons donc tous nos membres à refuser de
devenir anti-anti-mormons. Selon les paroles sages du passé, pouvons-nous « vivre et laisser vivre » ? (Johann Schiller, in The Home Book of Quotations, New York,
Dodd, Mead & Company, 1935, p. 1119).
Certainement, l'un des droits sacrés que Dieu nous a donnés, c'est celui de choisir notre
attitude dans n'importe quelle situation donnée. Nous pouvons laisser les événements qui nous entourent déterminer nos actions ou nous pouvons personnellement assumer et
régler notre vie en utilisant comme directives les principes de la religion pure.
Il me semble qu'il n'y a jamais eu dans l'histoire de période où il a été plus important pour
nous d'être engagé dans la religion pure telle qu'elle est enseignée par le Sauveur. Cette religion ne consiste pas à rendre la pareille ou à échanger des mauvaises actions
ou des paroles dures. La religion pure comprend la capacité de chérir, d'édifier et de tendre l'autre joue au lieu de détruire. Heureux ceux qui s'efforcent de servir Dieu
sans perdre de temps à le prendre en faute ou à prendre en faute ceux qui le servent.
Ceux qui comprennent bien les choses se rendent compte qu'il n'est pas réaliste d'attendre des
autres la perfection que l'on ne peut pas trouver en soi.
« Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'œil de ton frère, et n'aperçois-tu pas la poutre qui
est dans ton œil ? « Ou comment peux-tu dire à ton frère : laisse-moi ôter une paille de ton œil, toi qui as une poutre dans le tien ?
« Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille de
l'œil de ton frère » (Matthieu 7:3-5).
(L’Étoile, avril 1983, p. 128-130)
1983
Gordon B. Hinckley :
Il semble que nous ayons maintenant une grande armée de personnes pour nous critiquer. Certains
paraissent vouloir essayer de nous détruire. Ils rabaissent ce que nous appelons divin.
Lorsqu'ils critiquent d'un air cultivé, ils ne voient pas la majesté de la progression de cette
cause. Ils ont perdu la vision de l'étincelle qui jaillit à Palmyra et qui allume maintenant des feux de foi sur toute la terre, dans de nombreux pays et en de nombreuses
langues. Voyant selon l'optique de l'humanisme, ils ne comprennent pas que le spirituel, sous l'influence du Saint-Esprit, avait dans les actions de nos ancêtres autant
d'importance que le produit de leur intellect. Ils n'ont pas compris que la religion concerne autant le cœur que l'intellect.
Nous avons ces critiques qui semblent souhaiter glaner dans un vaste panorama de renseignements
ce qui abaisse certains des hommes et des femmes du passé qui ont travaillé si dur pour poser les fondements de cette grande cause. Pour lire leurs œuvres, ils trouvent des
gens qui semblent se délecter de ces piques et qui aiment à les remâcher et à les savourer. Ils savourent alors un condiment au vinaigre au lieu de manger un dîner délicieux
et satisfaisant comportant plusieurs plats.
Nous reconnaissons que nos ancêtres étaient humains. Sans doute faisaient-ils des erreurs. Mais
ces erreurs étaient mineures en comparaison de l'œuvre merveilleuse qu'ils ont accomplie.
Mettre en lumière les erreurs et glisser sur les bonnes actions, c'est faire une caricature. Les
caricatures sont amusantes, mais elles sont souvent laides et malhonnêtes. Un homme peut avoir un défaut sur la joue et pourtant avoir un visage qui exprime la beauté et la
force, mais si l'on met indûment l'accent sur ce défaut par rapport aux autres traits, le portrait manque d'intégrité.
Il n'y a eu qu'un seul homme parfait qui ait jamais parcouru la terre. Le Seigneur a utilisé des
gens imparfaits pour édifier sa société parfaite. S'il arrivait parfois à certains de trébucher ou si leur caractère comportait peut-être une faiblesse ou une autre, il est
d'autant plus merveilleux qu'ils aient accompli tant de choses.
Je ne crains pas la vérité. Je l'accueille. Mais je veux voir tous mes faits dans leur juste
contexte avec l'accent sur ces éléments qui expliquent la grande croissance et la puissance de cette organisation.
Ces mots merveilleux, qui ont été donnés sous l'inspiration venant du Tout-Puissant, contiennent
une promesse : « Dieu vous donnera la connaissance par son Saint-Esprit, oui, par le don indicible du Saint-Esprit » (D&A 121 :26).
Les humanistes qui nous critiquent, ceux qu'on nomme intellectuels, et qui nous abaissent, ne
parlent que par ignorance de cette manifestation. Ils ne l'ont pas entendue parce qu'ils ne l'ont pas cherchée et qu'ils ne se sont pas préparés à en être dignes.
Ne tombez pas dans le piège de la sagesse du monde qui, dans sa majeure partie, est négative et
qui produit rarement, si jamais, de bons fruits. Veillez plutôt à regarder vers Dieu, et à vivre (voir Alma 37:47).
Frères, l'Église est vraie. Ceux qui la dirigent n'ont qu'un seul désir et c'est de faire la
volonté du Seigneur. Ils cherchent sa direction en toutes choses. II n'y a pas de décision importante affectant l'Église qui soit prise sans que l'on prie à ce propos, en
allant à la source de toute sagesse pour obtenir des conseils. Suivez les dirigeants de l'Église. Dieu ne permettra pas que l'on égare son œuvre.
Frères, si nous sommes dignes de son inspiration, il n'y aura jamais de doute dans notre esprit
à propos de la vérité de cette œuvre et de la grande mission de ce royaume.
(L’Étoile, avril 1984, p. 90-91)
Marvin J. Ashton :
Nos ennemis deviennent plus hostiles chaque semaine. Ils semblent décidés non seulement à
tromper ceux qui ne se sont pas engagés parmi nous mais à égarer même les élus. Ils critiquent nos dirigeants. Ils se moquent de ce que nous considérons comme sacré. Ils
tournent en dérision les ordonnances et les alliances que nous savons être vraies et saintes. Ils se plaisent à découvrir et à commenter les défauts humains de nos
dirigeants passés et actuels plutôt que de reconnaître et d'apprécier les vérités qu'ils enseignent. Ils vont à l'arbre et, au lieu de jouir de ses fruits, ils montrent les
griffures sur le tronc de l'arbre.
Ne vous y trompez pas. On ne se moque pas de Dieu (voir Galates 6:7). Notre intention n'est pas
de nous quereller ni de demander notre temps égal de réponse. Nous invitons les dissidents ainsi que tous les autres à ouvrir les yeux et à voir les beautés et les choses
intéressantes à la disposition de ceux qui suivent la voie tracée par Jésus et qui cherchent le bien.
Il est triste, par exemple, que dans la vie de quelqu'un ou d'un groupe, on se rende à un match
de football et que l'on juge les participants à la saleté et à la boue qui maculent leur uniforme au lieu de les juger sur le nombre de contre attaques ou de mètres de
gagnés.
Dans la même optique, où est le plaisir pour ces mêmes personnes qui, assistant à un match de
haut niveau, ne soutiendront et n'applaudiront pas le concurrent qui gagne, mais préféreront insister sur le fait que la vedette, quand elle était en train de faire ses
études, à en croire le fruit de leurs recherches, a eu un devoir-retenue pour mauvaise conduite ? Malheur à ceux qui se repaissent de saleté et de répugnance au lieu de
manger du fruit.
L’engagement total envers Dieu et ses voies ne nous laisse pas l’occasion de nous livrer à une
critique destructive, à la rancune ni au dégoût immérité. Nous devons nous engager à marcher épaule contre épaule dans la bataille pour sauver des âmes, sans détruire, sans
condamner et sans abaisser.
Comme nous l’avons mentionné plus tôt, à notre époque, il y en a beaucoup qui sèment la
discorde. Avec des demi vérités et des demi scandales, ils tentent de mener les membres de l’Église de Jésus-Christ vers l’apostasie. Parfois je me demande à quel point il
est chrétien de traiter quelqu’un d’autre d’impie quand nous parlons de son comportement. Ceux qui sont fermement engagés à vivre l’Évangile de Jésus-Christ ne seront pas
confus, confondus ni égarés.
(L’Étoile, avril 1984, p. 115-117)
Bruce R. McConkie
(1915-1985) :
Deux ministres de l'une des confessions les plus importantes et les plus puissantes du
protestantisme vinrent à une conférence des saints des derniers jours pour m'entendre prêcher.
Après la réunion, j'eus avec eux un entretien privé où je leur dis que chacun d'entre eux
pouvait acquérir le témoignage que Joseph Smith est le prophète par l'intermédiaire de qui le Seigneur a rétabli la plénitude de l'Évangile pour notre époque.
Je leur dis qu'ils devaient lire le Livre de Mormon, méditer ses grandes vérités éternelles et prier le Père au nom du
Christ, avec foi, et qu'il leur révélerait la vérité de ce livre par le pouvoir du Saint-Esprit.
L'un d'eux, un homme sympathique, dit en passant qu'il lirait le Livre de Mormon. L'autre ministre, faisant preuve d'un
esprit rempli d'amertume dit : « Je ne le lirai pas. Nous avons des experts qui ont lu le Livre de Mormon et j'ai lu ce que nos experts avaient à dire à son sujet ».
Cette histoire met en lumière l'un des problèmes que nous rencontrons quand nous présentons le Livre de Mormon au monde.
Il y a des gens sincères et dévoués partout qui ont entendu ce que d'autres personnes disent à propos de ce volume d'écrits sacrés, et donc ils ne le lisent pas eux-mêmes.
Peu après mon expérience avec ces deux ministres, deux autres ministres de la même confession vinrent à une autre de nos
conférences pour m'entendre prêcher. Et encore une fois, après la réunion, j'eus un entretien privé avec eux.
Je leur dis la même chose. En prenant le Livre de Mormon comme guide, ils doivent lire, méditer et prier pour obtenir de
l'Esprit le témoignage que cette grande œuvre des derniers jours est vraie et divine.
Je leur parlai de mon expérience précédente avec leurs deux collègues et de la manière dont l'un d'entre eux avait
refusé de lire le Livre de Mormon en disant qu'ils avaient des experts qui avaient lu le Livre de Mormon et qu'il avait lu ce que les experts avaient dit. Je leur dis : « Que
faudra-t-il pour que vous vous mettiez à lire le Livre de Mormon, messieurs, et pour trouver par vous-même ce qu'il contient plutôt que de vous en remettre à l'opinion de vos
experts ? » L'un de ces ministres, qui tenait un exemplaire du Livre de Mormon dans les mains, feuilleta en quelques secondes le livre et ce faisant, il dit : « Mais j'ai lu le
Livre de Mormon ».
J'eus pendant un instant une vision spirituelle qui m'apprit que sa lecture avait été à peu près aussi exhaustive que sa
manière de feuilleter le livre. En lisant, il n'avait rien fait de plus que regarder quelques chapeaux et que lire un ou deux versets isolés.
Une jeune femme convertie à l'Église, et dont le père était ministre de la même confession que
mes quatre amis protestants, écoutait ma conversation avec ces deux hommes. C'est alors qu'elle dit : « Mais, mon révérend, vous devez priez à son sujet ».
Il répondit : « Oh, mais j'ai prié à son sujet. J'ai dit : ' Oh Dieu, si le Livre de Mormon est
vrai, tue-moi immédiatement ' ; et me voilà ».
J'eus envie de lui répondre : « Mais, mon révérend, il faut prier avec foi ! »
Ce récit met en lumière un autre problème que nous rencontrons quand nous apprenons à ceux qui lisent le Livre de Mormon
comment le lire afin d'obtenir le témoignage promis par la puissance du Saint-Esprit.
Depuis longtemps, le moment n'est plus d'ergoter sur les mots ni de jeter des « noms d'oiseaux » à la figure des saints
des derniers jours. Le sujet est profond et grave et mérite qu'on le médite. Inutile de penser que l'on peut jouer avec ce qui est sacré et échapper au courroux d'un Dieu
juste.
Soit le Livre de Mormon est vrai, soit il est faux ; soit il vient de Dieu, soit il est le produit des royaumes
infernaux.
Et il est temps pour tous ceux qui recherchent le salut de découvrir par eux-mêmes s'il est du Seigneur ou de
Lucifer.
Son principal objectif, c'est de convaincre tous les hommes, Juifs
et Gentils, que Jésus est le Christ, le Dieu éternel, qui se manifeste, par la foi, à toutes les époques et parmi tous les peuples.
Il se trouve que je suis l'un des nombreux hommes qui en sont venus à savoir, par les révélations du Saint-Esprit à mon
âme, que le Livre de Mormon est vrai. Et, sachant que je serai responsable de ce témoignage à la barre du grand Jéhovah quand il jugera tous les hommes, je témoigne que, de
même qu'il vit, le Livre de Mormon est vrai.
(L'Étoile, avril 1984, p. 135-139)
Gordon B. Hinckley :
Ne craignez pas pour l'Église. Nous avons fait mention dans cette conférence de certains de nos
critiques. Ils se moquent de ce qui est le plus sacré pour nous. Ils tournent en plaisanterie et en ridicule ce qui est parvenu du Tout-Puissant par la révélation. Tout
homme qui essaie de plaisanter sur ce qui est sacré fait montre d’un grand défaut de caractère. Honte à ceux qui s'abaissent à cela rien que pour s'amuser, et honte à ceux
qui en sont témoins et qui rient. La courtoisie la plus élémentaire inspirerait un respect convenable envers ce qui est sacré pour son prochain et ses associés dans la
société.
Le Seigneur en personne a dit : « Souvenez-vous que ce qui vient d'en haut est sacré et doit
être dit avec prudence et sous la contrainte de l'Esprit » (D&A 63:64).
Comme on l'a dit, il yen a certains qui considèrent comme leur mission d'abaisser et de détruire
la foi des faibles avec le piètre argument que nous ne sommes pas chrétiens.
Pour tous ceux-là, nous avons une réponse double qui vient calmement. Premièrement : un vrai
disciple du Christ, un disciple de celui qui a été le parangon de l'amour et de la miséricorde et de la considération, cherchera-t-il à en blesser un autre ?
Deuxièmement : nous demandons seulement d'être jugés à nos fruits. Le Maître a dit :
« Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues
sur des chardons ? Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre produit de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre
porter de bons fruits... C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez » (Matthieu 7:16-18,20).
C'est selon ce principe que nous voulons être jugés.
(L’Étoile, avril 1984, p. 141)
On dirait que nous faisons face à une armée de critiques. Certains semblent vouloir essayer de
nous détruire. Ils se moquent de ce qui est sacré. Ils dénigrent ce qui pour nous est divin. Certains critiques affirment que nous sommes victimes d'erreurs qui se sont
glissées dans notre histoire. D'autres ont travaillé en toute diligence pour trouver des défauts chez les premiers dirigeants de l'Église. On nous accuse d'être opposés à la
raison, à la pensée rationnelle.
Ce sont là de graves accusations contre une Église qui enseigne que « la gloire de Dieu c'est
l'intelligence ou, en d'autres termes, la lumière et la vérité » (D&A 93:36). Ce sont là des inculpations sérieuses contre une Église qui, chaque année, emploie une grande
partie de ses revenus à instruire sa jeunesse. Ceux qui nous critiquent ont perdu de vue la gloire et les prodiges de cette œuvre. Ils sont tellement occupés à nous trouver
des fautes qu'ils ne voient pas la grandeur de l'œuvre du Seigneur. Ils ont perdu de vue l'étincelle spirituelle qui a jailli à Palmyra (New York) et qui maintenant allume
des brasiers de foi d'un bout à l'autre de la terre, dans maints pays et en de nombreuses langues. Suivant la philosophie de l'humanisme qui ne reconnaît pas le besoin
d'intervention divine, ils ne parviennent pas à comprendre que l'influence du Saint-Esprit a joué un rôle aussi important dans les actions de nos prédécesseurs que les
procédés de la raison. Ils n'ont pas compris que la religion concerne autant le cœur que l'intellect.
Parmi une vaste quantité d'informations, nos critiques semblent choisir et traiter celles qui
ravalent et déconsidèrent des hommes et des femmes d'autrefois qui ont travaillé avec tant d'acharnement à poser les fondations de cette grande cause. Ceux qui lisent de
tels écrits semblent goûter chaque point défavorable. Ce faisant, ils savourent simplement quelques miettes au lieu de profiter des nombreux plats d'un repas agréable et
satisfaisant.
Ce que je réclame, c'est qu'en continuant notre recherche de la vérité, surtout nous, les
membres de l'Église, nous cherchions ce qui fait la vaillance et la bonté plutôt que la faiblesse et la défaillance chez ceux qui ont accompli une œuvre si grande à leur
époque.
Nous reconnaissons que ceux qui nous ont précédé étaient humains. Sans aucun doute, ils ont
commis des erreurs. Certains d'entre eux ont reconnu leurs erreurs. Mais ces erreurs étaient insignifiantes si on les compare à l'œuvre merveilleuse qu'ils ont accomplie.
Monter en épingle les erreurs en passant sur le bien accompli équivaut à faire une caricature. Les caricatures sont amusantes, mais elles peuvent aussi être méchantes et
menteuses. Quelqu'un peut avoir une verrue sur la joue tout en ayant un visage exprimant la beauté et la force de caractère. Mais si la verrue est exagérée en comparaison
avec ses autres traits, le portrait manque d'intégrité.
Il n'y a eu sur cette terre qu'un seul homme parfait. Le Seigneur s'est servi d'hommes
imparfaits pour travailler à l'édification de sa société parfaite. Si certains ont parfois trébuché ou s'ils ont fait preuve de certaines faiblesses de caractère, il en est
d'autant plus prodigieux qu'ils aient tant accompli.
Je mentionne cela parce que j'espère que nous allons chercher les éléments constructifs qui
entraînent le développement et l'enthousiasme. Nous ne sommes pas victimes de notre histoire. Cette histoire contient la fondation de cette œuvre. Elle décrit, de façon
relativement détaillée, les circonstances et les événements relatifs au rétablissement de l'Évangile de Jésus-Christ. Si le tableau n'est pas toujours complet ou s'il existe
des versions un peu différentes de certains événements, la probité intellectuelle nous indique qu'il n'y a rien de nouveau à cela. Par exemple, le Nouveau Testament comprend
quatre évangiles. Le ton de chacun est le même, mais chaque auteur a choisi les points sur lesquels il désirait particulièrement mettre l'accent, et ce n'est qu'en les
lisant tous les quatre et en les harmonisant que nous obtenons l'image la plus complète, dans la mesure du possible, du Fils de Dieu qui a parcouru les chemins de la
Palestine.
Je ne crains pas la vérité. Je l'accueille avec joie. Tout ce que je veux, c'est que les faits
restent dans le contexte qui leur est propre, avec l'accent porté sur les éléments qui expliquent le grand développement et la force de cette organisation. J'ai senti le
besoin d'exprimer tout cela parce qu'il y a aujourd'hui des gens qui accentuent le négatif et semblent ignorer complètement la grande source d'inspiration de cette œuvre.
Cela m'amène à dire quelques mots sur l'intellectualisme. Un érudit a exprimé un jour l'opinion
que l'Église est ennemie de l'intellectualisme. S'il veut dire par intellectualisme la doctrine philosophique qui enseigne que la connaissance provient, totalement ou
principalement, de la raison pure, et que la raison est le principe final de la réalité, alors oui, nous sommes opposés à une interprétation aussi étroite quand on
l'applique à la religion. Une telle interprétation exclut le pouvoir que possède le Saint-Esprit de parler aux hommes et par l'intermédiaire des hommes.
Bien sûr nous croyons au développement de l'esprit, mais l'intellect n'est pas la seule source
de connaissance. Il y a une promesse faite sous l'inspiration du Tout-Puissant, en ces termes remarquables : « Dieu vous donnera la connaissance par son Saint-Esprit, oui,
par le don indicible du Saint-Esprit » (D&A 121:26).
Les humanistes qui critiquent l'œuvre du Seigneur, les soi-disant intellectualistes qui la
dénigrent, le font dans leur ignorance des manifestations spirituelles. Ils n'ont pas entendu la voix de l'Esprit. Ils ne l'ont pas entendue parce qu'ils ne l'ont pas
cherchée et ne se sont pas préparés pour être dignes de l'entendre. Alors, supposant que la connaissance ne provient que du raisonnement et des exercices de la raison, ils
nient ce qui provient de la puissance du Saint-Esprit.
Les choses de Dieu se comprennent par l'Esprit de Dieu. Cet Esprit est réel. Pour ceux qui ont
bénéficié de sa puissance, la connaissance ainsi acquise est aussi réelle que celle provenant de l'exercice des cinq sens. Je rends témoignage de cela. Et je suis sûr que la
plupart des membres de l'Église peuvent aussi en rendre témoignage. J'exhorte chacun de nous à continuer de mettre notre cœur au diapason de l'Esprit. Si nous le faisons,
notre vie en sera enrichie. Nous nous sentirons vraiment de la famille de Dieu notre Père éternel. Nous connaîtrons une douce joie que l'on ne peut connaître autrement.
Ne nous laissons pas prendre au piège des arguments trompeurs du monde, lesquels, pour la
plupart, sont négatifs et produisent des fruits amers. Allons de l'avant avec foi dans l'avenir.
(Discours prononcé en juin 1983, à l'université Brigham Young, à Hawaii ; L’Étoile, février
1986, p. 10-11)
Boyd K. Packer (1924- ) :
Ne soyez pas déconcertés si vous ne pouvez pas expliquer toutes les insinuations de l’apostat ni
déjouer toutes les attaques des ennemis de l’Église du Seigneur. Et nous sommes actuellement très attaqués. En temps voulu, vous pourrez confondre les méchants et inspirer
les gens honnêtes.
(L’Étoile, juillet 1983, p. 35-36)
1984
Gordon B. Hinckley :
Il y a quelques années, j'ai reçu une lettre écrite par un évangéliste qui attaquait amèrement
le prophète Joseph Smith, en le traitant d'imposteur, de charlatan, de faux prophète et de menteur. Il disait aussi qu'il entreprenait une campagne pour répandre ses
opinions. Je ne sais ce qu'il est advenu de l'œuvre de cet évangéliste. Sans doute n'aura-t-elle eu pas grande envergure. Il arrive que ce genre de travail soit une pierre
d'achoppement pour quelques faibles mais il ne fait qu'affermir les forts. Et longtemps après que cet homme et d'autres de son espèce auront sombré dans le silence, le nom
de Joseph Smith continuera d'être honoré et aimé par un nombre toujours croissant de saints des derniers jours dans de plus en plus de nations.
Alors que je me trouvais à Nauvoo, je méditai à propos de la préparation de ce garçon à
l'office de prophète. Je réfléchis à ce personnage étonnant qu'était Joseph Smith. Je ne puis attendre de ses détracteurs qu'ils soient au courant de son appel prophétique
par le pouvoir du Saint-Esprit, mais je peux soulever certaines questions qu'ils devront se poser avant de rejeter Joseph Smith. Je ne proposerai que trois questions :
Premièrement, que faites-vous du Livre de Mormon ? Deuxièmement, comment expliquez-vous son pouvoir d'influencer des hommes puissants à le suivre, même jusqu'à la mort ? Et
troisièmement, comment expliquez-vous l'accomplissement de ses prophéties ?
Je prends le Livre de Mormon. Je lis son contenu. J'ai lu l'explication que Joseph Smith donne
de sa parution. Pour ceux qui ne croient pas, c'est une histoire difficile à accepter et pendant des générations, des critiques ont passé leur vie à écrire des livres
essayant de discréditer cette histoire et de donner d'autres explications que celle donnée par Joseph le prophète. Mais pour ceux qui ont l'esprit ouvert, cette littérature
critique n'a fait que les stimuler à rechercher davantage ; et plus ils recherchaient, plus ils accumulaient de preuves que l'histoire que racontait Joseph Smith est vraie.
Mais, comme cela s'est démontré pendant cent cinquante ans, ce ne sont pas des analyses littéraires ou des recherches scientifiques qui détermineront la véracité du Livre de
Mormon, bien qu'elles continuent à rassurer. La vérité sur les origines du Livre de Mormon est déterminée à l'heure actuelle et dans l'avenir, comme auparavant, par la
lecture du livre dans un esprit de respect et de prière.
Le Livre de Mormon est ici pour servir et pour être lu dans un esprit de prière et de recherche
sincère. Toute l'œuvre de ceux qui le critiquent depuis cent cinquante ans qu'il existe manque de crédibilité et n'a pas eu d'effet sur ceux qui ont lu ce livre dans un
esprit de prière et qui ont reçu par la puissance du Saint-Esprit le témoignage qu'il est vrai. S'il n'y avait pas d'autres preuves de la mission divine de Joseph Smith, le
Livre de Mormon en serait un témoignage indéniable. Penser que quelqu'un d'autre qu'une personne inspirée peut susciter un ouvrage qui devait avoir un effet si profond et si
favorable sur de nombreux autres, c'est penser ce qui ne peut tout simplement pas être. La preuve de la véracité du Livre de Mormon se trouve dans la vie de millions de
vivants et de morts qui l'ont lu, qui ont prié à son propos et qui ont reçu le témoignage de sa véracité.
Ma deuxième question est la suivante : comment expliquez-vous l'influence de Joseph Smith sur
des hommes et des femmes solides pour qu'ils le suivent même jusqu'à la mort ? Il est également difficile d'éluder cette question. Quiconque a des doutes sur les talents de
dirigeant de Joseph Smith n'a qu'à regarder les hommes qu'il a attirés à lui. Ils ne sont pas venus chercher la richesse. Ils ne sont pas venus chercher le pouvoir
politique. Ils n'ont pas été attirés par des rêves de conquête militaire. Ce qu'il leur offrait était différent ; cela ne concernait plutôt que le salut par la foi au
Seigneur Jésus-Christ. Cela impliquait la persécution avec ses douleurs et ses pertes, des missions longues et solitaires, la séparation de la famille et des amis et dans de
nombreux cas la mort même.
Des hommes puissants et intelligents ne font pas cela pour un imposteur ou
un charlatan.
Pour conclure, que dire des prophéties de Joseph Smith ? Elles ne
manquèrent pas et elles se sont accomplies. Parmi les plus remarquables, il y a celle qui concerne la guerre civile dont il a parlé le jour de Noël 1832 (D&A 87:1-3).
Comment Joseph aurait-il pu
prévoir avec tant de précision l'événement qui devait se dérouler trente-neuf ans après qu'il en ait parlé ? Seulement par l'Esprit de prophétie qui était en lui.
Ou encore, considérez la prophétie également remarquable concernant le mouvement des saints vers
les vallées des montagnes du Grand Lac salé (History of the Church, vol. 5, p. 85).
Vue dans le contexte de l'époque et des circonstances, cette déclaration n'est rien de moins que
remarquable. Seul un homme parlant avec une connaissance supérieure à celle qui lui est propre pouvait avoir exprimé des paroles qui s'accompliraient si littéralement.
Et que dire de la prophétie qui annonça avec tant d'éclat l'heureuse destinée de l'Église ?
La vision du prophète Joseph Smith était grande. Elle embrassait tous les peuples du genre
humain, où qu'ils habitent, et toutes les générations qui ont vécu sur la terre et qui sont mortes. Comment quiconque peut-il, dans le passé ou le présent, parler contre lui
sinon par ignorance ? Ils n'ont pas goûté à sa parole, ils n'ont pas réfléchi à son propos, ils n'ont pas prié à son propos. Moi qui ai fait ces choses, j'ajoute mes propres
paroles de témoignage qu'il était et est un prophète de Dieu, un instrument entre les mains de Dieu pour l'inauguration de la dispensation de la plénitude des temps.
Nous
pourrions dire du prophète Joseph Smith : « Quand un homme donne sa vie pour la cause qu'il a prêchée, c'est alors que son honnêteté et sa sincérité subissent l'épreuve
suprême que sa propre génération et que celles à venir puissent exiger en toute honnêteté. Quand il meurt pour le témoignage qu'il a rendu, toutes les mauvaises langues
devraient garder à jamais le silence et toutes les voix devraient par respect se taire devant un sacrifice aussi complet » (Ezra Dalby, manuscrit, 12 décembre 1926).
(L’Étoile, janvier 1984, p. 1-9)
Certains de ceux qui nous critiquent et certains de nos ennemis nous mettent au défi de dire
combien de membres ont quitté l'Église pendant l'année. Je vous assure qu'ils sont relativement peu nombreux. Chaque fois que l'on me demande cela, je suis triste pour celui
qui pose la question. Je souhaite de tout mon cœur qu'il puisse avoir une autre façon de voir les choses.
Cependant, il est libre de partir s'il le veut. Nous, nous travaillerons de toutes nos forces
avec lui et nous l'encouragerons à rester. Mais s'il désire perdre les nombreuses bénédictions que reçoivent les membres de cette Église, il en a le droit. Quelques-uns nous
ont quittés et ceux qui sont partis ont, pour certains, goûté à de nouvelles doctrines. Après quelque temps, ils ne les ont pas trouvées à leur goût et ils ont demandé la
permission de revenir. Ils sont les bienvenus.
Nous connaissons bien ces histoires prétendant que l'œuvre échouerait. Quand le Livre de Mormon
est sorti des presses, les critiques sans finesse dirent qu'on l'oublierait rapidement. Quand il commença à y avoir de l'agitation à Kirtland, les ennemis dirent que l'œuvre
échouerait. Quand les saints furent chassés du Missouri, ceux qui les chassèrent dirent que l'Église ne tarderait pas à expirer. Quand le prophète et Hyrum furent tués à
Carthage, leurs meurtriers dirent que c'était la fin de cette aventure. Quand, en février 1846, les chariots traversèrent le fleuve pour entrer dans l'Iowa en hiver, les
ennemis de l'Église dirent qu'ils ne pourraient pas survivre. Quand les saints se trouvèrent dans cette vallée solitaire, avec des sauterelles qui dévastaient leurs
récoltes, même certains d'entre eux pensèrent que tout était fini.
Mais l'œuvre est allée de l'avant. L'Église n'a jamais fait marche arrière depuis son
organisation en 1830, et elle ne le fera jamais. Elle défend la cause du Maître. Elle est l'Église de Dieu. C'est son œuvre établie dans les derniers jours. C'est la petite
pierre qui s'est détachée de la montagne sans le secours d'aucune main. Elle roulera et remplira toute la terre (voir Daniel 2:44, 45).
(L’Étoile, octobre 1984, p. 100-101, 105)
La première vision de Joseph Smith :
Dans les conditions qu’il a décrites en détail, il vit le Père et le Fils, le grand Dieu de
l’univers et le Seigneur ressuscité, et ils parlèrent tous les deux.
Cette expérience extraordinaire fut le début du Rétablissement. Elle marque le début de la
dispensation de la plénitude des temps promise depuis longtemps.
Pendant plus d'un siècle et demi, ennemis, critiques et soi-disant érudits se sont usés à tenter
de mettre en défaut cette vision. Bien sûr, ils ne peuvent la comprendre. Les choses de Dieu se comprennent par l'Esprit de Dieu. On n'a rien vu de comparable depuis le
séjour terrestre du Fils dans la mortalité. Sans ce fondement de notre foi et de notre organisation, nous n'avons rien. Avec lui, nous avons tout.
On a beaucoup écrit et on écrira beaucoup pour la réfuter. L'esprit limité de l'homme ne peut
l'appréhender. Mais depuis que c'est arrivé, le Saint-Esprit témoigne à tant de gens au fil des années que c'est vrai, que tout s'est déroulé comme l'a dit Joseph et que
c'est aussi vrai que le soleil qui se lève à l’est.
Le Livre de Mormon : Le voici. Il est réel. Il a un poids et un contenu objectivement
évaluables. Je le lis, et le texte est beau et édifiant. Les annales anciennes dont il est la traduction ont été mises au jour comme une voix provenant de la poussière.
La preuve de sa véracité dans ce monde qui demande des preuves ne réside pas dans l'archéologie
ni dans l'anthropologie, bien que ces sciences soient utiles pour certains. Elle ne réside pas dans l'analyse des mots ou de l'histoire, bien qu'elles puissent confirmer ce
livre. Les preuves de sa véracité se trouvent dans le texte. Pour savoir qu'il est vrai, il faut le lire. Il vient de Dieu. Des hommes raisonnables douteront peut-être
sincèrement de son origine. Mais ceux qui l'ont lu en priant ont appris, par un pouvoir qui dépasse leurs sens naturels, qu'il est vrai, qu'il contient la parole de Dieu,
qu'il enseigne les vérités du salut de l'Évangile éternel et qu'il est venu par le don et la puissance de Dieu pour « convaincre le Juif et le Gentil que Jésus est le
Christ » (page de titre du Livre de Mormon).
Il est là. Il faut l'expliquer et il ne s'explique que comme le traducteur en personne a
expliqué son origine. Avec la Bible qu'il accompagne, il est le témoin, pour une génération qui doute, que Jésus est le Christ, le Fils du Dieu vivant.
(L’Étoile, juillet 1985, p. 45)
1987
Gordon B. Hinckley :
Quel est le sujet de tout mon discours ? C'est le prolongement de l'ombre de la main de Dieu.
C'est le prolongement de l'ombre d'un prophète puissant, Joseph Smith, appelé et ordonné à ouvrir cette dispensation de la plénitude des temps dont on a parlé dans les
Écritures. Ses nombreux critiques, maintenant comme par le passé, ont essayé pendant toute leur vie de rendre compte de lui autrement qu'il ne l'a fait lui-même.
Je vous demande, comment peut-on prêter foi à leur jugement face à l'opinion de ceux qui étaient
à ses côtés pour fonder cette cause qui continue toujours de croître et de s'affermir ?
Ces personnes l'ont connu et auraient donné leur vie
pour lui.
D'autres personnes de sa génération, mais pas de sa confession, ont loué son caractère. On
cite souvent Josiah Quincy, un homme de la Nouvelle-Angleterre, qui a visité Nauvoo quarante-trois jours avant la mort du prophète et qui est ensuite devenu le maire de
Boston. On peut répéter son opinion sur le prophète Joseph Smith :
« Né dans la pauvreté la plus grande, sans instruction et avec le plus banal des noms de
famille, il s'est acquis, à l'âge de 39 ans, une puissance ici-bas. Dans la grande masse de tous les Smith... personne n'a jamais conquis les cœurs et influé la vie autant
que ce Joseph... Son influence, pour le bien ou pour le mal, est puissante actuellement, et ce n'est pas fini » (Josiah Quincy, Figures of the Past, p. 400).
Quelqu'un qui l'a aimé dit de ce prophète puissant :
« Quand un homme donne sa vie pour la cause qu'il prêche, c'est l'épreuve suprême de son
honnêteté et de sa sincérité que sa génération ou que n'importe laquelle à venir puisse demander justement. Quand il meurt pour le témoignage qu'il a rendu, tous les langues
malveillantes doivent ensuite rester muettes et toutes les voix être réduites au silence par respect devant un sacrifice si complet » (Ezra C. Dalby, p. 1).
Le Livre de Mormon, qu'il a fait connaître par la puissance et l'inspiration du Tout-Puissant,
suffirait bien à lui garantir à tout jamais sa place dans l'histoire. Ajoutez-y les révélations qui lui sont venues par la puissance de Dieu, et nous avons un prophète bien
supérieur à tous ses critiques.
Est-il étonnant que cette œuvre aille de nation en nation et de peuple en peuple ? Est-ce
étonnant qu'elle se renforce et qu'elle croisse en nombre, en influence et en intérêt, malgré détracteurs et opposants ? L'œuvre de Dieu est rétablie sur terre par un
prophète « qui, au cours de sa jeune et brève existence, a posé les fondements du royaume dont
parlait le prophète Daniel » (Parley P. Pratt, Autobiography of Parley Parker Pratt, p. 46).
(L’Étoile, juillet 1987, p. 50-51)
Comme la plupart d'entre vous le savent, ces quatre ou cinq dernières années, nous avons vécu un
épisode intéressant de l'histoire de l'Église. Deux lettres nous sont tombées entre les mains qui ont été saisies par les médias quand nous les avons annoncées. On les a
répercutées dans le monde entier comme des preuves écrites venant remettre en question l'authenticité de l'Église. Quand nous les avons annoncées, nous avons déclaré
qu'elles n'avaient rien à voir avec les bases de notre histoire. Mais certains, dotés d'une foi limitée, vraisemblablement toujours prompts à accepter ce qui est négatif,
ont pris les affirmations et les extrapolations des médias pour argent comptant. Je me rappelle la lettre de quelqu'un qui a demandé que son nom soit rayé des registres de
l'Église parce qu'il ne pouvait plus croire en une Église qui avait à voir avec l'expérience de la salamandre.
Aujourd'hui, comme vous le savez, ces lettres ainsi que d'autres documents ont été reconnus par
leurs auteurs comme étant des faux et s'inscrivaient dans un plan mauvais et pervers qui a abouti à l'assassinat de deux personnes.
Je me demande ce qu'ont pensé ceux dont la foi a été ébranlée, depuis que le faussaire a
confessé son crime.
Mais je m'empresse d'ajouter qu'une vaste majorité de membres de l'Église, à l'exception d'un
tout petit nombre, ne se sont pas arrêtés à cela et ont continué à servir fidèlement, en vivant selon la conviction fermement enracinée dans la connaissance qui vient de la
puissance du Saint-Esprit. Ils ont su alors comme ils savent maintenant que Dieu veille sur cette œuvre, que Jésus-Christ est à la tête de cette Église, qu'elle est vraie et
que le bonheur et la progression viennent du fait de suivre ses préceptes et ses enseignements.
Un autre événement est aussi la conséquence de cette histoire. On dit qu'il s'agit de la
rédaction d'une nouvelle histoire de l'Église, distincte de l'ancienne. Elle traduit, entre autres, un effort pour dissiper tout élément de prétendue magie et d'occultisme
dans l'environnement dans lequel Joseph Smith a vécu, pour expliquer ce qu'il a fait et pourquoi.
Je ne doute pas que l'on pratiquait la magie à cette époque. Il ne fait aucun doute que la
superstition régnait et qu'il y avait des gens superstitieux. Je suppose qu'il y en avait à l'époque du Sauveur. Il en existe même à notre époque prétendue éclairée. Par
exemple, certains hôtels et bâtiments commerciaux sautent la numérotation au treizième étage. Cela signifie-t-il qu'il y ait un problème d'architecture ? Bien sûr que non.
Un problème avec ceux qui ont conçu le bâtiment ? Non.
De même, le fait que la superstition ait existé parmi les contemporains de Joseph Smith, ne
constitue en aucun cas une preuve que l'Église soit issue de cette superstition.
Joseph Smith écrivit en personne son histoire ou la dicta. C'est son témoignage et il l'a scellé
par son sang. Il est écrit dans une langue claire et sans ambiguïté. À partir d'annales anciennes, il a traduit le Livre de Mormon par la puissance et le don de Dieu. Tout
le monde peut le voir, le toucher et le lire. Ceux qui ont lu avec foi et demandé dans la prière sont parvenus à la connaissance certaine de sa véracité. L'effort actuel de
trouver quelque autre explication à l'organisation de l'Église, à l'origine du Livre de Mormon, et à la prêtrise avec ses clés et ses pouvoirs sera semblable à d'autres
modes anti-mormones qui ont vu le jour, ont fleuri et se sont fanées. La vérité l'emportera. Et la connaissance de cette vérité vient par l'étude et l'effort. Oui. Mais elle
vient surtout comme un don de Dieu à ceux qui cherchent avec foi.
Ma prière constante en faveur de l'Église entière est la suivante : Seigneur, augmente notre
foi, afin de nous élever au-dessus des faibles détracteurs de ta grande et sainte œuvre. Donne-nous une volonté plus ferme. Accorde-nous d'édifier et d'agrandir ton royaume
selon ton grand commandement, afin que cet Évangile puisse être prêché dans le monde entier en témoignage à toutes les nations.
(L’Étoile, janvier 1988, p. 52)
1888
Gordon B. Hinckley :
Il y a des gens qui se sont fait une mission d'essayer de détruire l'œuvre du Seigneur. Il en a
toujours été ainsi depuis le début des temps, et à présent, plus que jamais, nous faisons l'objet d'accusations, de mensonges et de sous-entendus conçus pour mettre l'œuvre
et les dirigeants dans l'embarras. La réaction naturelle serait de se défendre vigoureusement, de poursuivre en justice ces diffamateurs. Mais quand on ressent ces
sentiments, les paroles du Maître guérisseur se font aussi entendre : « Vous avez entendu qu'il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Mais moi, je
vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent »
(Mt 5:43,44).
La plupart d'entre nous ne sont pas encore arrivés à ce niveau de compassion, d'amour et de
pardon. Ce n'est pas facile. Cela exige une discipline presque surhumaine. Mais en faisant des efforts, nous découvrons qu'il y a un baume en Galaad, qu'il y a une source de
guérison, qu'il y a un grand pouvoir de guérison en Christ, et que si nous voulons être vraiment ses serviteurs, nous devons appliquer ce pouvoir de guérison non seulement
aux autres, mais aussi et surtout à nous-même.
(L’Étoile, janvier 1989, p. 51)
1989
Gordon B. Hinckley :
Méditez sur les déclarations venant de Dieu :
« Ce que moi, le Seigneur ai dit, je l'ai dit, et je ne me rétracte pas ; et même si les cieux
et la terre passent, ma parole ne passera pas, mais s'accomplira entièrement, que ce soit par ma voix ou par la voix de mes prophètes, c'est tout un. Car voici, le Seigneur
est Dieu, l'Esprit rend témoignage, le témoignage est vrai, et la vérité demeure pour toujours et à jamais » (D&A 1:38-39).
Quand des critiques se moquent de cette œuvre, quand des ennemis la tournent en dérision, quand
des cyniques cherchent à en diminuer la valeur, alors cette affirmation sans précédent du Très-Haut me vient à l'esprit. Le Seigneur ne rétracte pas ce qu'il a dit ou fait.
Il tiendra chaque promesse, chaque prophétie s'accomplira, « et la vérité demeure pour toujours
et à jamais ».
La déclaration ayant trait aux plans diaboliques des ennemis de l'Église est de la même veine :
« Je ne souffrirai pas qu'ils détruisent mon œuvre ; oui, je leur montrerai que ma sagesse est
plus grande que la ruse du diable » (D&A 10:43).
Au cours de ma vie, j'ai vu une grande part des dommages causés par ceux qui se complaisent à
décrier cette œuvre et qui sont prêts à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour la détruire. Ces paroles importantes du Seigneur, données par révélation, m'ont apporté
soutien et assurance, de la même façon que l'a fait l'affirmation du premier verset de la section 3 :
« On ne peut faire échouer les œuvres, les desseins et les intentions de Dieu, ni les réduire à
néant ».
(L’Étoile, août 1989, p. 3-4)
1996
Gordon B. Hinckley :
L'Église est de plus en plus reconnue dans notre pays et à l'étranger pour ce qu'elle est
véritablement. Il y a encore des gens, assez nombreux, qui critiquent et qui se rebellent, qui apostasient et élèvent la voix contre cette œuvre. Il y en a toujours eu. Ils
déclament leur rôle en traversant la scène de la vie, puis on les oublie. Je suppose qu'il y en aura toujours tant que nous efforcerons de faire l'œuvre du Seigneur. Les
gens honnêtes discerneront ce qui est vrai et ce qui est faux.
Où que nous allions, nous constatons la grande vitalité de cette œuvre. Partout où elle est
implantée, il y a de l'enthousiasme. C'est l'œuvre du Rédempteur. C'est l'Évangile de bonne nouvelle. C'est quelque chose qui doit susciter le bonheur et la joie.
(L’Étoile,
juillet 1996, p. 90)
Tant de gens sont si gentils, généreux et bons dans ce qu'ils me disent et m'écrivent. Par
contre, il y en a aussi quelques-uns qui n'aiment manifestement pas l'Église et semblent me détester tout à fait. C'est leur droit. Je n'éprouve aucune rancoeur à leur
égard, seulement du regret, car je sais comment cela se terminera un jour.
J'ai détenu divers offices dans l'Église depuis le jour où j'ai été appelé à servir dans une
présidence de collège des diacres, à l'âge de douze ans. Depuis soixante ans, je suis dans le bâtiment administratif de l'Église. Longtemps avant d'être Autorité générale
j'ai connu les présidents de l'Église ainsi que les autres Autorités générales. Je n'ai pas tardé à me rendre compte que c'étaient des hommes, imparfaits dans certains
détails. Mais je tiens à dire que j'ai su aussi que c'étaient les meilleurs hommes qu'on puisse trouver dans le monde. Eux aussi avaient des détracteurs. Eux aussi devaient
faire face aux écrits et aux propos de mécontents et d'apostats. Mais l'on se souvient du nom de ces hommes avec appréciation, gratitude et respect, alors que le nom de
leurs détracteurs est tombé dans l'oubli.
À l'époque où j'étais un jeune employé dans le bâtiment administratif, il m'a été demandé un
jour par le président du Collège des Douze d'aller avec un compagnon porter une convocation à un tribunal de l'Église à un homme qui avait écrit plusieurs livres opposés à
l'Église et très apostats. Il était membre d'un pieu de Californie, mais le président de pieu avait envoyé les papiers à Salt Lake City, car l'homme y habitait à ce
moment-là.
Mon compagnon et moi, anciens tous les deux, nous sommes rendus chez lui. Je lui ai expliqué la
raison de notre visite. Il nous a fait entrer et nous a fait asseoir à l'autre extrémité de la pièce, loin de la porte. Il s'est mis devant la porte de manière à ce que nous
ne puissions pas sortir avant qu'il ait déversé sa colère contre nous. Il nous a tenu des propos méchants et pervers. Il a proféré des menaces. Par bonheur, il n'a pas levé
la main contre nous. Mon compagnon et moi n'étions pas très grands. Notre mission remplie, nous nous sommes dirigés vers la porte, l'avons ouverte et sommes partis.
Du vivant de cet homme, ses écrits étaient lus par beaucoup de gens qui partageaient ses vues
apostates sur la doctrine. Ils étaient lus par beaucoup de gens qui acceptaient ses accusations contre certaines Autorités générales. Il avait tort sur les deux tableaux,
mais il y avait des gens qui acceptaient ses écrits comme étant la vérité.
Par la suite, il a été excommunié de l'Église, et cela n'a fait qu'attiser sa colère. Au lieu de
reconnaître ses erreurs, il a redoublé de mordant. Puis, soudain, sa popularité a décliné. Les gens semblaient ne plus s'intéresser à lui. Il est mort depuis longtemps. Je
ne connais personne qui se souvienne de lui. Même le collègue qui m'a accompagné pour lui porter la convocation est décédé. Je crois être le seul parmi les gens que je
connais qui se souvienne de son nom.
Il y a quelques personnes de son genre aujourd'hui. Nous en avons eu dans le passé, et nous en
aurons à l'avenir. Elles gâchent leur vie à essayer de trouver quelque chose de répréhensible dans l'Église. Elles fouillent son histoire pour en extirper la moindre chose
négative. Elles examinent les paroles des Autorités générales pour y trouver à redire. Il se peut même qu'elles m'accordent l'honneur douteux d'analyser ce que je vous dis
ce soir. Je regrette qu'elles perdent ainsi leur temps. J'éprouve de la compassion pour elles, et je voudrais les persuader de changer de façon d'agir, de changer de
perspective, de revenir dans l'Église et d'appliquer leurs talents à édifier le royaume. Mais je note chez elles peu de dispositions à le faire.
Je suppose qu'elles prennent plaisir à leur célébrité, mais elle prendra fin, et on ne se
souviendra pas d'elles en bien.
Je vous rappelle que cette oeuvre n'a pas été amenée à son magnifique niveau actuel par des
critiques. Elle a été promue par des hommes et des femmes de foi, qui ont fait leur part, grande ou petite, pour la faire avancer.
(L’Étoile, septembre 1996, p. 7-8)
1997
Gordon B. Hinckley :
Nos détracteurs dans notre pays et à l'étranger nous observent. Dans leurs efforts pour nous
prendre en défaut, ils écoutent chacune de nos paroles dans l'espoir de nous prendre au piège. Il pourra arriver que nous trébuchions de temps à autre. Mais cela ne
constituera pas un obstacle matériel pour l'œuvre. Nous nous relèverons quand nous tomberons et nous continuerons d'avancer.
Nous n'avons rien à craindre. Nous avons tout à gagner. Dieu est à la barre. Nous lui
demanderons de nous guider. Nous écouterons la petite voix tranquille de la révélation. Et nous avancerons selon ses indications.
Son Église ne sera pas égarée. Ne le craignez pas. S'il y avait chez ses dirigeants quelque
disposition à égarer l'Église, Dieu les ôterait. Nous lui devons tous notre vie, notre voix et notre force.
Soyons bons citoyens des pays où nous vivons. Soyons de bons voisins. Sachons reconnaître la
diversité de notre société en reconnaissant le bon qu'il y a chez tous les gens. Nous n'avons pas à transiger avec nos croyances. Mais nous devons nous départir de tout
esprit de clocher.
« Nous croyons en Dieu, le Père éternel, en son Fils Jésus-Christ, et au Saint-Esprit » (1er
article de foi). C'est le premier élément de nos croyances. Nous parlons ouvertement de l'existence du Seigneur Jésus-Christ vivant. Nous déclarons sans équivoque qu'il a
opéré l'expiation pour tout le genre humain. Cet acte a apporté l'assurance de la résurrection universelle et a ouvert la voie de l'exaltation dans le royaume de notre Père.
Voilà le fond de notre déclaration au monde. Voilà la substance de
notre doctrine. C'est là la source de notre foi.
(L’Étoile, juillet 1997, p. 95)
2002
Gordon B. Hinckley :
Notre Église a beaucoup de détracteurs. Ils disent que nous ne croyons pas au Christ
traditionnel du christianisme. Il y a du vrai dans ce qu'ils disent. Notre foi, notre connaissance, ne reposent pas sur des traditions anciennes, des credo qui découlent
d'une compréhension limitée et de discussions presque sans fin pour que des hommes parviennent à une définition du Christ ressuscité. Notre foi et notre connaissance nous
viennent du témoignage d'un prophète en cette dispensation, prophète qui a vu, devant lui, le grand Dieu de l'univers et son Fils bien-aimé, le Seigneur Jésus-Christ. Ils
lui ont parlé. Il a parlé avec eux. Il a témoigné ouvertement, sans ambiguïté et sans gêne de cette grande vision. Il s'agissait d'une vision du Tout-Puissant et du
Rédempteur du monde, dont la gloire dépasse l'entendement, mais certaine et sans équivoque quant à la connaissance qu'elle a apportée. C'est en vertu de cette connaissance,
profondément enracinée dans la révélation moderne, que, comme l'a dit Néphi, nous « parlons du Christ, nous nous réjouissons dans le Christ, nous prêchons le Christ, nous
prophétisons concernant le Christ, et nous écrivons selon nos prophéties, afin que nos enfants sachent vers quelle source ils peuvent se tourner pour obtenir la rédemption
de leurs péchés » (2 Néphi 25:26).
Aussi, nous répétons notre témoignage ferme et durable. Nous le faisons personnellement en nous
appuyant sur une connaissance ferme et sûre. J'ai dit à de nombreuses reprises et je répète que je sais que Dieu, notre Père éternel, vit. Il est le grand Dieu de l'univers.
Il est le Père de notre esprit, avec qui nous pouvons parler dans la prière.
Je sais que Jésus-Christ est son Fils unique, le Rédempteur du monde, qui a donné sa vie afin
que nous puissions avoir la vie éternelle, et qui gouverne et règne avec son Père. Je sais qu'ils sont des êtres distincts ayant une individualité propre, et cependant
semblables par leur forme, leur substance et leur but. Je sais que l'œuvre du Tout-Puissant est de réaliser l'immortalité et la vie éternelle de l'homme (voir Moïse 1:39).
Je sais que Joseph Smith était un prophète, qu'il était le grand prophète de cette dispensation, par l'intermédiaire de qui ces vérités nous sont parvenues. Je sais que
cette Église est l'œuvre de Dieu. Elle est présidée et dirigée par Jésus-Christ, dont elle porte le saint nom.
Je vous rends ce témoignage solennel au nom sacré de Jésus-Christ.
(Le Liahona, juillet 2002, p. 102)
2006
Boyd K. Packer :
L'opposition ne cesse pas. Il y a des mauvaises interprétations et des déformations de ce que
nous sommes et de notre histoire. Certaines sont inspirées par la méchanceté et opposées sans nul doute aux enseignements de Jésus-Christ et à son Évangile. Il arrive que
des ecclésiastiques, ou même des organisations religieuses s'opposent à nous. Ils font ce que nous ne ferons jamais. Nous n'attaquons, ni ne critiquons les autres, ni ne
nous opposons à eux comme ils le font avec nous.
Aujourd'hui encore il y a des histoires absurdes transmises et répétées tant de fois qu'on les
croit.
Il y a des années, j'assistais à un colloque d'une université d'Oregon. Il y avait un évêque
catholique, un rabbin, un pasteur épiscopalien, un prêtre évangéliste, un pasteur unitarien et moi.
Le président de l'université, le docteur Bennett, nous accueillait pour un petit-déjeuner. L'un
d'entre eux m'a demandé avec quelle femme j'étais venue. Je leur ai dit que j'avais un seul choix. Pendant une seconde, j'ai pensé que j'étais le sujet de moquerie. Mais
quelqu'un a demandé alors au prêtre catholique si lui aussi avait amené sa femme.
Ensuite ça été au tour du docteur Bennett de me poser une question : « Est-il vrai que les
mormons ont des cornes ? »
J'ai souri et répondu : « Je me peigne les cheveux pour qu'on ne les voit pas ».
Le docteur Bennett, qui était complètement chauve, a mis ses mains sur sa tête et a dit : « Oh !
Vous ne ferez jamais de moi un mormon alors ? »
Le plus bizarre dans tout ça, c'est que des gens par ailleurs intelligents déclarent que nous ne
sommes pas chrétiens. Cela montre qu'ils ne connaissent que très peu voire rien du tout de nous. Voici un vrai principe : on ne peut pas s'élever si l'on rabaisse les
autres.
Certaines personnes supposent que nos principes élevés sont un obstacle à la progression. C'est
tout le contraire. Les principes élevés sont un aimant. Nous sommes tous enfants de Dieu, donc attirés par la vérité et le bien.
(Le Liahona, novembre 2006, p. 87)
|