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Une religion pratique
James E.
Talmage (1862-1933)
Président de l'université d'Utah de 1894 à 1897
Membre du collège des Douze
de 1911 à 1933
Nous croyons que nous devons
être honnêtes, fidèles, chastes, bienveillants et vertueux, et que nous
devons faire du bien à tous les hommes ; en fait, nous pouvons dire que nous
suivons l'exhortation de Paul : nous croyons tout, nous espérons tout, nous
avons supporté beaucoup et nous espérons être capables de supporter tout.
Nous recherchons tout ce qui est vertueux ou aimable, tout ce qui mérite
l'approbation ou est digne de louange. (Treizième article de foi,
Joseph Smith)
La religion de la vie quotidienne. - Dans
cet article de leur foi, les saints des derniers jours déclarent accepter une
religion pratique ; une religion qui consistera non seulement en
professions en matière spirituelle, et en croyances concernant les
conditions de l'au-delà, la doctrine du péché originel, et la réalité d'un
ciel et d'un enfer futurs, mais aussi, et plus particulièrement, en devoirs
actuels et quotidiens, dont le respect de soi-même, l'amour du prochain et
la dévotion à Dieu sont les principes directeurs. La religion sans moralité,
les professions de piété sans charité, les affiliations religieuses sans
responsabilité adéquate quant à la conduite individuelle dans la vie
quotidienne ne sont qu'airain qui résonne et que cymbales qui retentissent - un bruit sans musique, des paroles sans esprit de prière.
« La religion pure
et sans tache, devant Dieu notre Père, consiste à visiter les orphelins et
les veuves dans leurs afflictions, et à se préserver des souillures du
monde » (Jaques 1:27). Les intentions honnêtes, l'intégrité de l'âme, la pureté
individuelle, la liberté de conscience, le désir de faire du bien à tous les
hommes, même à nos ennemis, la bienveillance pure - ce sont là quelques-uns
des fruits, par lesquels on peut reconnaître la religion du Christ, et qui
excèdent, en importance et en valeur, la promulgation de dogmes et
l'énonciation de théories. Cependant une connaissance des choses au-dessus
du temporel, des doctrines relatives aux questions spirituelles, fondée sur
la révélation et non pas sur le sable des frêles hypothèses de l'homme, est
également caractéristique de la véritable Église.
L'universalité de notre foi doit séduire toute personne qui examine
sérieusement les principes enseignés par l'Église, et plus encore
l'observateur objectif des résultats qui se manifestent dans la vie typique
des saints des derniers jours. Dans le sein de l'Église il y a place pour
toute vérité, pour tout ce qui est digne de louange, vertueux, aimable et de
bonne réputation. La libéralité dont l'Église fait preuve envers les autres
confessions religieuses, la conviction avec laquelle elle enseigne que Dieu
ne fait pas acception de personnes, mais qu'il jugera tous les hommes selon
leurs actions, l'amplitude et la profondeur de ses préceptes concernant
l'immortalité, et les degrés de gloire éternelle qui attendent tous ceux
dont le cœur est honnête parmi toutes nations, toutes familles, toutes
Églises, parmi les civilisés et les païens, les éduqués et les ignorants,
tout cela a déjà été exposé (ndlr : voir, de
l'auteur, Articles of Faith, Salt
Lake City, 1890). Nous avons vu, en outre, que les croyances de
ce peuple le conduisent plus loin, même au-delà des limites des
connaissances révélées jusqu'ici, et lui enseignent à attendre, avec une
confiance inébranlable, de nouvelles révélations, des vérités à ajouter, des
gloires plus grandes que celles qui sont déjà révélées, des éternités de
puissance, de domination et de progrès, au-delà de ce que l'esprit de
l'homme peut concevoir et son âme contenir. Nous croyons en un Dieu qui est
lui-même un Dieu de progrès, dont la majesté est l'intelligence dont la
perfection consiste en avancement éternel (« La gloire de Dieu, c'est
l'intelligence », Doctrine & Alliances 93:36), un Être qui a atteint son
état exalté en suivant une voie qu'il est permis à ses enfants de suivre
maintenant, et dont la gloire est leur héritage. En dépit de l'opposition
des confessions religieuses, en face des accusations directes de blasphème, l'Église proclame
cette vérité éternelle : « Ce que l'homme est, Dieu le fut ; ce que
Dieu est, l'homme peut le devenir ». Devant un tel avenir, l'homme ne peut
qu'ouvrir son cœur au flot de la révélation passée, présente et future. Et,
en vérité, nous devrions pouvoir dire de chaque enfant éclairé de Dieu,
qu'il « croit tout, supporte tout, espère tout, endure tout » (1Corinthiens
13:7). La
profession de foi incorporée dans le treizième article de foi suggère de nombreux points
relatifs à l'organisation, aux préceptes et aux pratiques de l'Église. Parmi
ceux-ci les suivants peuvent retenir l'attention.
La bienveillance. - La bienveillance repose sur l'amour de nos semblables ;
elle embrasse, bien qu'elle la dépasse de loin, la charité, dans le sens
ordinaire dans lequel ce dernier mot est employé. Le Christ la plaça
immédiatement après l’amour pour Dieu. Un jour, certains Pharisiens vinrent
trouver le Christ, pour le tenter dans des questions de doctrine dans
l'espoir de le prendre au piège et faire ainsi de lui un transgresseur de la
loi. Leur porte parole était un docteur de la loi. Notez bien sa question et
la réponse du Maître : « Maître, quel est le plus grand commandement de la
loi ? (Matthieu 22:36-40 ; voir aussi Luc 10:25-27) Jésus lui répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton
cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C'est le premier et le plus
grand commandement. Et voici le second qui lui est semblable : Tu aimeras ton
prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et
les prophètes ». Les deux commandements mentionnés ici comme premier et
second sont si étroitement liés qu'ils n'en forment virtuellement qu'un, et
c'est « tu aimeras ». Celui qui obéit à l'un de ces commandements obéit aux
deux, car, sans aimer nos semblables, il nous est impossible d'être
agréables à Dieu. C'est pourquoi Jean, l'apôtre de l'amour, écrivit :
« Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres ; car l'amour est de Dieu, et
quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. Celui qui n'aime pas n'a pas
connu Dieu, car Dieu est amour... Si quelqu'un dit : J'aime Dieu, et qu'il
haïsse son frère, c'est un menteur ; car celui qui n'aime pas son frère,
qu'il voit, comment peut-il aimer Dieu qu'il ne voit pas ? Et nous avons de
lui ce commandement: que celui qui aime Dieu aime aussi son frère » (1 Jean
4:7,8,20,21).
Mais la plus grande et la plus sublime peut-être des déclarations
apostoliques concernant l'amour qui sauve, se trouve dans l'épître de Paul
aux saints de Corinthe (voir 1 Corinthiens, chap. 13 ; voir aussi, dans
le Livre de Mormon, Alma
34:28,29 ; Mosiah 4:16-24). Dans notre version française courante de la
Bible, la vertu que l'apôtre déclare être supérieure à tous les dons
miraculeux, et qui continuera après que tout aura passé, est appelée
charité ; mais le mot originel signifiait amour ; et Paul avait à l'esprit
quelque chose de plus que le simple fait de donner des aumônes, puisqu'il
dit : « Quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres
... si je n'ai pas la charité, tout cela ne me sert de rien ». Un homme peut
parler la langue des anges, posséder le don de prophétie, qui est le plus
grand de tous les dons ordinaires, avoir toute la connaissance et comprendre
tous les mystères, avoir assez de foi pour déplacer les montagnes, donner
tout ce qu'il a, y compris sa vie - sans l'amour il n'est rien. La charité,
ou aumône, bien qu'associée au plus sincère des motifs et dénuée de tout
désir de louange ou d'espoir de retour, n'est qu'une faible manifestation de
l'amour qui doit nous rendre notre prochain aussi cher que notre personne
même, de cet amour qui est patient, qui n'envie pas les autres, qui ne se
vante pas, qui ne connaît pas l'orgueil, qui domine l'égoïsme, qui se
réjouit dans la vérité. Lorsque « ce qui est parfait » sera venu, les dons,
accordés jusqu'alors partiellement, seront supplantés. « La perfection
absorbera alors l'imperfection ; il n'y aura plus de pouvoir de guérison, car
il n'y aura plus de maladie ; les langues et les interprétations cesseront
alors car une seule langue pure sera parlée, il n'y aura plus besoin du
pouvoir de chasser les démons et de neutraliser les poisons mortels, car,
dans le ciel, les circonstances le rendront inutile. Mais la charité, qui
est l'amour pur de Dieu, ne cesse jamais ; elle siégera sur un trône, au
milieu de la multitude glorifiée, revêtue de toute la gloire et de toute la
splendeur de son ciel natal » (Orson Pratt, Divine Authenticity of the Book of Mormon 1:15,16). Si l'homme veut obtenir la vie éternelle,
il ne peut pas se permettre de négliger son devoir d'aimer ses semblables,
car « l'amour est l'accomplissement de la loi » (Romains 13:10 ; voir aussi
Galates 5:14 ; 1 Pierre 4:8).
Oeuvres bienfaisantes de l'Église. - L'Église actuelle peut faire montre
d'une oeuvre de bienfaisance prodigieuse, déjà accomplie et toujours en
cours. On peut voir l'un des monuments les plus glorieux de son oeuvre dans
l’œuvre missionnaire qui a toujours été un trait caractéristique de ses
activités. Poussée par nul autre motif qu'un amour pur envers l'humanité et
le désir d'accomplir les commandements de Dieu concernant l'humanité,
l'Église envoie, chaque année, des centaines de missionnaires proclamer
l'Évangile de vie éternelle au monde, et ce, sans salaire. Des multitudes de
ces serviteurs dévoués ont subi des mauvais traitements et des outrages de
ceux à qui ils essayaient de faire du bien, et pas mal d'entre eux ont donné
leur vie, apposant ainsi le sceau du martyre à leur témoignage et leur
oeuvre.
La charité qui se manifeste par les dons matériels n'est pas négligée dans
l'Église ; en vérité, il est enseigné que cette forme de bienfaisance est le
devoir sacré de chaque saint des derniers jours. Bien que chacun soit
exhorté à donner individuellement de ce qu'il possède aux nécessiteux, un
système de bienfaisance efficace et ordonné a été établi dans
l'Église. Quelques caractéristiques de ce système sont dignes de notre
considération particulière.
Les offrandes volontaires. - Une des caractéristiques de l'Église et du
peuple de Dieu a toujours été de prendre soin des pauvres, s'il en existe
parmi eux. Pour servir ce but, et aussi pour favoriser un esprit de
libéralité, de bonté et de bienfaisance, des dons et offrandes volontaires
ont été requis de ceux qui professent vivre selon la loi de Dieu.
Aujourd'hui, dans l'Église, un plan systématique de distribution aux pauvres
est en opération. C'est ainsi que, dans presque chaque branche ou paroisse,
fonctionne une organisation de femmes appelée la Société de secours. Son
but, du moins partiel, est de recueillir parmi leur organisation, et les membres de
l'Église en général, des contributions en argent et en nature, en
particulier les nécessités de la vie, et de les distribuer aux membres
dignes nécessiteux sous la direction des officiers locaux de la prêtrise.
Mais la Société de secours visite aussi, de façon systématique, les maisons
des affligés, prenant soin des malades, apportant la consolation aux
éprouvés, et essayant, de toutes les façons possibles, de soulager la
détresse. Les bonnes oeuvres de cette organisation ont gagné l'admiration de
nombreuses personnes qui professent n'avoir aucun rapport avec l'Église. Ses
méthodes ont été imitées par d'autres associations de bienfaisance, et la
société occupe un rang national aux États-Unis.
Les offrandes de jeûne représentent un système encore plus général de
donation. L'Église enseigne que la prière continuelle et le jeûne périodique
sont des moyens de parvenir à cette humilité qui attire la faveur divine ; et
un jour de jeûne mensuel a été désigné pour être observé dans toute
l'Église ; il a lieu le premier dimanche de chaque mois. Il est requis des
saints qu'ils manifestent la sincérité de leur jeûne en faisant ce jour-là
une offrande à l'intention des pauvres ; et, de commun accord, cette
offrande doit être au moins égale au prix des repas omis au cours du jeûne
de la famille. Ces offrandes sont reçues par l'épiscopat et
distribuées par la même autorité aux pauvres de la paroisse ou de la branche
qui en sont dignes. Des jeûnes spéciaux sont décrétés par les autorités
présidentes, quand l'occasion le demande, comme aux époques de maladie
répandue, en temps de guerre ou en d'autres situations critiques qui
justifient ces époques de supplication. De cette façon, et de beaucoup
d'autres encore, les saints des derniers jours donnent de leur subsistance
aux nécessiteux ; car ils se rendent compte que les nécessiteux parmi eux
peuvent être « les pauvres du Seigneur » ; et que, indépendamment de la
dignité de la personne qui reçoit, le besoin et la détresse doivent être
soulagés. Le peuple croit que l'harmonie de ses prières sera changée en
discorde si les cris des pauvres accompagnent ses supplications au trône de
grâce.
La dîme. - L'Église actuelle suit la doctrine du payement de la dîme,
semblable, en toutes ses dispositions générales, à celle qui fut enseignée
et pratiquée autrefois. Avant de considérer la pratique autorisée actuelle
en la matière, il peut être instructif d'étudier l'ancienne pratique du
paiement de la dîme. Au sens étroit, la dîme est un dixième, et cette
proportion des biens individuels semble avoir été considérée autrefois comme
revenant au Seigneur (voir, du même auteur, The Law of the Tithe, Deseret News, 31 janvier 1914,
republié sous le titre The Lord's Tenth). L'institution de la dîme précède même la
dispensation mosaïque, car nous trouvons que les patriarches Abraham et
Jacob payèrent la dîme. Abraham, revenant d'une bataille victorieuse,
rencontra Melchisédek, roi de Salem et « sacrificateur du Dieu Très-Haut »,
et reconnaissant son autorité sacerdotale, « lui donna la dîme de tout »
(voir Genèse 14:18-20 ; Hébreux 7:1-3,5 et Alma 13:13-16). Jacob, de son plein gré, fit le vœu de donner au Seigneur un dixième de
tout ce qu'il posséderait (voir Genèse 28:22).
Les statuts mosaïques étaient explicites en requérant la dîme : « Toute dîme
de la terre, soit des récoltes de la terre, soit du fruit des arbres,
appartient à l'Éternel ; c'est une chose consacrée à l'Éternel... Toute dîme
de gros et de menu bétail, de tout ce qui passe sous la houlette, sera une
dîme consacrée à l'Éternel » (Lévitique 27:30-34). La dîme devait être payée comme elle se
présentait, sans chercher ce qui était bon ou ce qui était mauvais.
Cependant, dans certaines conditions, un homme pouvait racheter la dîme en
payant sa valeur d'une autre façon, mais dans ce cas, il devait ajouter un
cinquième de la dîme. Le dixième de tous les biens en Israël devait être
payé aux Lévites, comme héritage accordé en signe de reconnaissance pour
leurs services ; et les Lévites, à leur tour, devaient payer la dîme de ce
qu'ils recevaient, et cette dîme de la dîme revenait aux prêtres (voir
Nombres 18:21-28). Une
seconde dîme était réclamée d'Israël, qui servait pour les fêtes fixes ; et
une troisième dîme, payable tous les trois ans, était consacrée à la
nourriture et au logement des nécessiteux, des veuves, des orphelins et des
Lévites (voir Deutéronome 12:5-17 ; 14:22,23).
Il est évident que, bien qu'aucun châtiment ne soit rapporté pour la
négligence de la loi de la dîme, l'observation correcte de cette loi était
considérée comme un devoir sacré. Au cours de la réforme opérée par Ézéchias, le peuple manifesta sa repentance en payant immédiatement la dîme
(voir 2 Chroniques 31:5,6) ; et il donna si libéralement qu'un surplus considérable fut accumulé, ce
que voyant, Ézéchias demanda quelle était la source d'une telle abondance.
Alors le souverain sacrificateur Azaria, de la maison de Tsadok, lui
répondit : « Depuis qu'on a commencé d'apporter les offrandes dans la maison
de l'Éternel, nous avons mangé, nous nous sommes rassasiés, et nous en avons
beaucoup laissé, car l'Éternel a béni son peuple ; et voici la grande
quantité qu'il y a de reste ». Néhémie veilla à régler la façon de payer la
dîme (voir Néhémie 10:37 ; 12:44), et Amos (voir Amos 4:4) et Malachie (voir
Malachie 3:7-10) réprimandèrent tous deux le peuple
parce que celui-ci avait négligé ce devoir. Par la bouche du dernier
prophète cité, le Seigneur accusa le peuple de l'avoir trompé ; mais il lui
promit des bénédictions au-delà de ses capacités d'en recevoir, s'il
retournait à sa fidélité : « Un homme trompe-t-il Dieu ? Car vous me trompez,
et vous dites: En quoi t'avons-nous trompé ? Dans les dîmes et les
offrandes. Vous êtes frappés par la malédiction et vous me trompez, la
nation tout entière. Apportez à la maison du trésor toutes les dîmes, afin
qu'il y ait de la nourriture dans ma maison ; mettez-moi de la sorte à
l'épreuve, dit l'Éternel des armées et vous verrez si je n'ouvre pas pour
vous les écluses des cieux, si je ne répands pas sur vous la bénédiction en
abondance » (Malachie 3:7-10 ; voir aussi 3 Néphi 24:7-12). En visitant les Néphites, après sa résurrection, le
Sauveur leur parla de ces paroles de Malachie, et leur répéta les mots du
prophète juif (voir 3 Néphi 24:7-10). Les Pharisiens, à l'époque du ministère du Christ, se
montraient particulièrement scrupuleux dans le paiement de la dîme, au point
de négliger « les choses plus importantes de la loi », et pour ce manque de
logique, ils se firent réprimander par le Maître (voir Matthieu 23:23 ; Luc 11:42).
Dans la dispensation actuelle, la loi de la dîme a reçu une place de grande
importance, et des bénédictions particulières ont été promises à ceux
qui l'observent fidèlement. Ce jour a été appelé par le Seigneur « un jour
de sacrifice, et un jour où la dîme est levée sur mon peuple ; car celui qui
est dîmé ne sera pas brûlé » (D&A 64:23,24 ; voir aussi 85:3). Dans une révélation donnée par
l'intermédiaire du prophète Joseph Smith, le 8 juillet 1838, le Seigneur a
montré explicitement ce qu'il requérait du peuple à ce sujet (D&A, section
119).
Le mariage. - Les enseignements des Écritures concernant la nécessité du
mariage sont nombreux et explicites. « Le Seigneur Dieu dit : Il n'est pas
bon que l'homme soit seul » (Genèse 2:18) ; cette déclaration générale fut faite au
sujet d'Adam immédiatement après son établissement en Éden. Ève lui fut
donnée, et l'homme reconnut la nécessité d'une association permanente des
sexes dans le mariage, et dit : « C'est pourquoi l'homme quittera son père et
sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair » (Genèse 2:24). En tant que contrepartie de la Divinité, aucun des sexes n'est complet
en lui-même. On nous dit expressément que Dieu est le Père des esprits (voir
Nombres 22 ; voir aussi Hébreux 12:9),
et pour bien saisir le sens littéral de cette vérité solennelle, nous devons
savoir qu'il existe une mère des esprits. Nous lisons au sujet de la
création des hommes : « Dieu créa l'homme à son image ; il créa l'homme à
l'image de Dieu : il créa l'homme et la femme » (Genèse 1:27 ; 5:2).
Le but de cette double création est indiqué dans le verset suivant du récit
sacré : « Dieu les bénit, et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez,
remplissez la terre » (Genèse 1:28 ; 9:1,7 ; Lévitique 26:9). Un tel commandement aurait été nul et non avenu
s'il avait été adressé uniquement à l'un ou à l'autre des sexes ; et sans la
faculté de perpétuer son espèce, la gloire et la majesté de l'homme
n'auraient pas de sens ; car les oeuvres d'un individu quelconque dans cette
vie mortelle représentent bien peu de chose, en vérité.
Aussi grandioses que puissent paraître les exploits d'un homme qui est
vraiment grand, le point culminant de sa glorieuse carrière consiste à
laisser une postérité pour continuer son oeuvre et rehausser les triomphes
de l'ancêtre. Et si cela est vrai des mortels en ce qui concerne les choses
de cette terre, combien plus grand est le pouvoir de la multiplication
éternelle, lorsqu'on la considère à la lumière de la vérité révélée sur la
progression infinie dans l'état futur. En vérité, l’apôtre était sage
lorsqu'il dit : « Toutefois, dans le Seigneur, la femme n'est point sans
l'homme ni l'homme sans la femme » (1 Corinthiens 11:11).
Les saints des derniers jours acceptent la doctrine que le mariage est
honorable (voir Hébreux 13:4), et qu'il est requis de tous ceux ne sont pas empêchés, par
une incapacité physique ou autre, d'assumer les responsabilités sacrées de
l'état conjugal. Ils considèrent que chaque homme digne possède, de
naissance, le devoir et le privilège de devenir chef de famille et père
d'une postérité qui, par la grâce de Dieu, peut ne jamais s'éteindre ; et le
droit de chaque femme digne d'être épouse et mère dans la famille humaine
est tout aussi grand. En dépit du caractère simple, raisonnable et naturel
de ces enseignements, de faux docteurs se sont élevés parmi les hommes,
proclamant cette doctrine pernicieuse que l'état de mariage n'est qu'une
nécessité de la chair, héritée par l'homme, conséquence de sa dégradation,
et que le célibat est la marque d'un état élevé, plus acceptable aux yeux de
Dieu. Voici ce que le Seigneur a dit de nos jours, au sujet de tels hommes :
« En vérité, je vous dis que quiconque interdit de se marier n'est pas
mandaté par Dieu, car le mariage est institué par Dieu pour l'homme... afin que la
terre réponde au but de sa création, et qu'elle soit remplie de sa
mesure d'hommes, selon leur création avant que le monde ne fût fait » (D&A
49:15-17).
Le mariage céleste. - Le mariage tel qu'il est considéré par les
saints des
derniers jours est honoré par Dieu et est destiné à être une relation
éternelle des sexes. Ce peuple ne le considère pas simplement comme un
contrat temporel valide sur terre autant que dure la vie mortelle des
parties intéressées, mais comme une alliance solennelle qui se prolonge
au-delà du tombeau. Dans l'ordonnance complète du mariage, l'homme et la
femme sont placés sous une alliance de fidélité mutuelle, non pas « jusqu'à
ce que la mort vous sépare », mais « pour le temps et pour toute éternité ».
Un contrat d'une portée aussi grande que celui-ci, s'étendant non seulement
à travers le temps tout entier mais aussi dans le domaine de l'au-delà,
requiert, pour être validé, une autorité supérieure à celle de la terre ; et
nous trouvons cette autorité dans la sainte prêtrise, qui, venant de Dieu,
est éternelle. Tout pouvoir moindre que celui-ci, bien que valide dans cette
vie, est nul quant à la condition de l'âme humaine au-delà du tombeau.
Le Seigneur a dit : « tous contrats, alliances, conventions, obligations,
serments, vœux, actes, unions, associations ou attentes qui ne se font pas
et ne sont pas contractés et scellés par le Saint-Esprit de promesse, de la
main de celui qui est oint, à la fois pour le temps et pour toute
l'éternité, de la façon la plus sainte, par révélation et par commandement,
par l'intermédiaire de mon oint que j'ai désigné sur terre pour détenir ce
pouvoir... n'ont aucune validité, vertu ou force dans et après la
résurrection d'entre les morts ; car tous les contrats qui ne sont pas faits
dans ce sens prennent fin quand les hommes sont morts » (D&A 132:7).
Quant à l'application du principe de l'autorité terrestre pour les choses de
cette terre, et de l'autorité éternelle pour les choses au-delà du tombeau,
au contrat sacré du mariage, la révélation ajoute ceci : « C'est pourquoi,
si un homme épouse une femme en ce monde, mais ne l'épouse pas par moi ni
par ma parole, et fait alliance avec elle aussi longtemps qu'il est dans le
monde, et elle avec lui, leur alliance et leur mariage ne sont pas valides
lorsqu'ils sont morts et hors du monde ; ils ne sont donc liés par aucune
loi lorsqu'ils sont hors du monde. C'est pourquoi, lorsqu'ils sont hors du
monde, les hommes ne prennent pas de femmes, ni les femmes de maris, mais
ils sont désignés comme anges dans les cieux ; lesquels anges sont des
serviteurs au service de ceux qui sont dignes d'un poids de gloire beaucoup
plus grand, extrême et éternel. Car ces anges n'ont pas respecté ma loi ;
c'est pourquoi, ils ne peuvent s'accroître, mais restent à toute éternité
séparés et seuls, sans exaltation, dans leur état sauvé. Et dorénavant, ils
ne sont pas dieux, mais anges de Dieu, pour toujours et à jamais » (D&A
132:15-17 ; voir, de l'auteur, The House of the Lord, p. 101).
Ce système de mariage sacré, comprenant des alliances portant sur cette vie
et sur toute éternité, porte le nom distinctif de mariage céleste - l'ordre
de mariage qui existe dans les mondes célestes. L'ordonnance du mariage
céleste est permise seulement à ces membres de l'Église qui sont jugés
dignes de participer aux bénédictions spéciales de la Maison du Seigneur ;
car cette ordonnance, avec d'autres ordonnances valables éternellement, doit
être administrée dans les temples élevés et dédiés à ces services sacrés
(voir D&A 124:30-40).
Les enfants qui sont nés de parents ainsi mariés sont héritiers naturels de
la prêtrise ; on les appelle « enfants de l'alliance ». Point n'est besoin de
rite d'adoption ou de scellement pour leur assurer une place dans la
postérité de la promesse. Mais l'Église sanctionne les mariages pour cette
vie seulement, et y appose le sceau de la prêtrise, parmi ceux qui ne sont
pas admis dans les temples du Seigneur, ou qui, volontairement, préfèrent
l'ordre temporel inférieur du mariage. Aucune personne vivante ne peut être
mariée selon les ordonnances de l'Église de Jésus-Christ des Saints des
Derniers Jours à moins de s'être conformée à tout ce qui est requis par les
lois séculières afférentes au mariage.
L'association illégale des sexes a été rangée par le Seigneur parmi les
péchés les plus haïssables ; et l'Église, de nos jours, considère la pureté
individuelle dans les relations sexuelles comme une condition indispensable
à la qualité de membre de l'Église. Les enseignements du prophète néphite
Alma, au sujet de l'énormité des offenses à la vertu et à la chasteté, sont
acceptés par les saints des derniers jours sans aucune modification. Leur
conclusion est que « ces choses sont une abomination aux yeux du Seigneur ;
oui, le plus abominable des péchés, après celui de verser le sang innocent,
ou celui de nier le Saint-Esprit » (Alma 39:5). Le commandement « Tu ne commettras
point d'adultère », écrit jadis par le doigt du Seigneur, au milieu des
tonnerres et des éclairs du Sinaï, a été renouvelé comme injonction
explicite dans ces derniers jours ; et la peine d'excommunication a été
prévue parmi les sanctions encourues par celui qui commet l'offense (voir
D&A 42:24, 80-83 ; 63:16,17). De plus, le Seigneur considère
toute approche au péché sexuel incompatible à la profession de foi de ceux
qui ont reçu le Saint-Esprit, car il a déclaré que « celui qui regarde une
femme pour la convoiter, ou commet l'adultère dans son cœur, n'aura pas
l'Esprit, mais reniera la foi » (D&A 63:16 ; aussi 42:23 ; Matthieu 5:28).
La sainteté du corps. - L'Église enseigne que chacun doit considérer son
corps comme « le temple de Dieu » (1 Corinthiens 3:16 ; voir aussi 6:19 ; 2
Corinthiens 6:16 ; D&A 93:35), et, comme tel, maintenir sa pureté
et sa sainteté. Il lui est enseigné que l'Esprit du Seigneur ne demeure pas
dans les tabernacles impurs, et que, par conséquent, il est requis de lui
qu'il vive conformément aux lois de santé, qui constituent une partie de la
loi de Dieu. À l'usage de ses saints (D&A, sec. 89), le Seigneur a révélé ce
qui suit :
1 PAROLE DE SAGESSE au profit du
conseil des grands prêtres assemblés à Kirtland, de l'Église et aussi des
saints de Sion —
2 pour être
envoyée avec salutations ; non par commandement ou par contrainte, mais par
révélation et parole de sagesse, montrant l'ordre et la volonté de Dieu dans
le salut temporel de tous les saints dans les derniers jours ;
3 donnée comme
principe accompagné d'une promesse, adaptée à la capacité des faibles et des
plus faibles de tous les saints, qui sont ou peuvent être appelés saints.
4 Voici, en
vérité, ainsi vous dit le Seigneur : En conséquence des mauvaises intentions
et des desseins qui existent et existeront dans les derniers jours dans le
cœur des conspirateurs, je vous ai avertis et je vous préviens en vous
donnant par révélation cette parole de sagesse :
5 Lorsque
quelqu'un parmi vous boit du vin ou des boissons fortes, voici, ce n'est pas
bien ni convenable aux yeux de votre Père, excepté lorsque vous vous
assemblez pour offrir vos sacrements devant lui.
6 Et voici, ce
doit être du vin, oui, du vin pur des raisins de la vigne, fabriqué par
vous-mêmes.
7 Et de plus, les
boissons fortes ne sont pas pour le ventre, mais pour vous laver le corps.
8 Et de plus, le
tabac n'est ni pour le corps, ni pour le ventre, et n'est pas bon pour
l'homme, mais c'est une herbe pour les contusions et le bétail malade, dont
il faut user avec sagesse et savoir-faire.
9 Et de plus, les
boissons brûlantes ne sont ni pour le corps, ni pour le ventre.
10 Et de plus, en
vérité, je vous le dis, toutes les herbes salutaires ont été prévues par
Dieu pour la constitution, la nature et l'usage de l'homme,
11 chaque herbe en
sa saison et chaque fruit en sa saison ; tous ceux-ci doivent être utilisés
avec prudence et actions de grâces.
12 Oui, moi, le
Seigneur, j'ai aussi prévu la chair des bêtes et des oiseaux du ciel pour
l'usage de l'homme avec actions de grâces ; toutefois, il faut en user avec
économie.
13 Et il m'est
agréable que l'on n'en use qu'en période d'hiver, ou de froid, ou de famine.
14 Tout grain est
prévu pour l'usage de l'homme et des bêtes, pour être le soutien de la vie,
non seulement pour l'homme, mais pour les bêtes des champs, les oiseaux du
ciel, et tous les animaux sauvages qui courent ou rampent sur la terre ;
15 et Dieu a fait
ceux-ci pour l'usage de l'homme, seulement en temps de famine et de faim
excessive.
16 Tout grain est
bon pour la nourriture de l'homme, de même que le fruit de la vigne ; ce qui
donne des fruits, soit dans le sol, soit au-dessus du sol ;
17 néanmoins, le
blé pour l'homme, le maïs pour le bœuf, l'avoine pour le cheval, le seigle
pour la volaille et les pourceaux et pour toutes les bêtes des champs, et
l'orge pour tous les animaux utiles, et pour des boissons légères, de même
que d'autres grains.
18 Et tous les
saints qui se souviennent de garder et de pratiquer ces paroles, marchant
dans l'obéissance aux commandements, recevront la santé en leur nombril et
de la moelle pour leurs os.
19 Et ils
trouveront de la sagesse et de grands trésors de connaissance, oui, des
trésors cachés ;
20 et ils courront
et ne se fatigueront pas, et ils marcheront et ne faibliront pas.
21 Et moi, le
Seigneur, je leur fais la promesse que l'ange destructeur passera à côté
d'eux, comme pour les enfants d'Israël, et ne les frappera pas. Amen.
Le jour du sabbat. (Ce sujet est
traité dans Vitality of « Mormonism », de l'auteur, pp.
330-333 ; voir aussi, de l'auteur, Jesus the Christ, chap. 15 ;
voir également, de Brigham H. Roberts, The Lord's Day). - L'Église accepte le dimanche comme le
sabbat
chrétien et proclame la sainteté de ce jour. Nous admettons sans discussion
que, sous la loi de Moïse, le septième jour de la semaine, le samedi, était
désigné et observé comme étant le jour saint, et que ce changement du samedi
au dimanche eut lieu sous l'administration apostolique qui suivit le
ministère personnel de Jésus-Christ. La réalité du sabbat hebdomadaire qui
doit être observé comme un jour de dévotion spéciale et particulière au
service du Seigneur, est plus importante que la question de ce jour-ci
plutôt que celui-là de la semaine.
Le sabbat fut figuré d'avance, sinon spécifié de façon définie, dans le
récit de la création, où nous lisons, après le rapport des six jours ou
périodes d'efforts créateurs : « Dieu bénit le septième jour, et il le
sanctifia, parce qu'en ce jour il se reposa de toute son oeuvre qu'il avait
créée en la faisant » (Genèse 2:3).
Au cours des premières étapes de l'exode, les Israélites reçurent le
commandement de ramasser une portion double de manne le sixième jour, car le
septième jour était consacré au repos ; cela fut confirmé par le fait que le
Seigneur n'envoya pas de manne le jour du sabbat (voir Exode 16:23-30). Il n'y a pas de
preuve que l'observance du jour du sabbat par Israël à cette époque était
une innovation ; et il est raisonnable de considérer cette remise en vigueur
dans la nouvelle dispensation plutôt comme reconnaissance d'un ordre déjà
établi auparavant. Plus tard, lorsque le Décalogue fut codifié et promulgué
du haut du Sinaï, la loi du sabbat fut exposée de façon particulièrement
explicite, et il fut dit que le repos du Seigneur en était la fondation : « Souviens-toi du jour du repos pour le sanctifier. Tu travailleras six jours
et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le jour du repos de
l'Éternel ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta
fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui
est dans tes portes. Car en six jours l'Éternel a fait les cieux, la terre
et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s'est reposé le septième
jour ; c'est pourquoi l'Éternel a béni le jour de repos et l'a sanctifié »
(Exode 20:8-11). Cette sanctification du sabbat comme jour de repos du labeur et de
dévotion particulière devint une caractéristique nationale des Israélites,
qui les distingua des nations païennes ; et ce à juste titre, car il fut
spécifié que l’observance de ce jour saint serait le signe de l'alliance
entre Jéhovah et son peuple (voir Exode 31:13).
Au cours de l'histoire israélite, des prophètes successifs avertirent et
réprimandèrent le peuple parce qu'il avait négligé ou profané le jour du
sabbat. Néhémie attribua l'affliction de la nation à la perte de la
protection divine par la violation du sabbat (voir Néhémie 13:15-22) ; et par la bouche
d'Ézéchiel, le Seigneur réaffirma que le jour du sabbat signifiait le signe
de son alliance avec Israël et adressa des reproches sévères à ceux qui
n'observaient pas ce jour sacré (voir Ézéchiel 20:12-24). Pour la branche détachée d'Israël, qui
comme le Livre de Mormon l'affirme, fut transplantée sur le sol américain,
l'observance du jour du sabbat était un commandement non moins impératif
(voir Jarom 5 ; voir aussi Mosiah 13:16-19 ; 18:23).
Longtemps avant la naissance du Christ, le but original du sabbat et
l'esprit de ses services avaient été généralement perdus de vue parmi les
Juifs ; et les règles rabbiniques avaient introduit de nombreux détails
techniques, qui faisaient de ce jour un jour désagréable et sévère. Cette
condition fut dénoncée avec force par notre Seigneur en réponse aux
nombreuses critiques dont il était l'objet à cause des guérisons et autres
bonnes oeuvres qu'il accomplissait le jour du sabbat. « Le sabbat a été fait
pour l'homme et non l'homme pour le sabbat », déclara-t-il, et il ajouta
cette affirmation profonde : « Le Fils de l'homme est maître même du sabbat »
(Marc 2:27,28).
Le Christ vint, non pas pour abolir la loi de Moïse, mais pour l'accomplir ;
et, par lui, la loi fut remplacée par l'Évangile. Le Sauveur se leva du
tombeau le premier jour de la semaine ; et ce dimanche-là, ainsi que le
suivant, fut rendu à jamais mémorable par la visitation corporelle du
Seigneur ressuscité aux apôtres et à d'autres qui étaient assemblés. Pour
ceux qui croyaient dans le Sauveur crucifié et ressuscité, le dimanche
devint le jour du Seigneur (voir Apocalypse 1:10), et, dans la suite, prit la place du samedi
comme sabbat hebdomadaire dans les Églises chrétiennes.
L'Église de Jésus-Christ enseigne que le dimanche est le jour reconnu pour
observer le sabbat, se basant sur une révélation directe qui spécifie comme
tel le jour du Seigneur. Dans cette nouvelle dispensation et, en vérité, la
dernière - la dispensation de la plénitude des temps - la loi du sabbat a
été réaffirmée à l'Église. Il faut noter que la révélation, dont un extrait
figure ci-après fut donnée à l'Église un dimanche - le 7 août 1831 :
« Et afin
de te préserver plus complètement des souillures du monde, tu iras en mon
saint jour à la maison de prière et tu y offriras tes sacrements ; car en
vérité, c'est ce jour qui t'est désigné pour que tu te reposes de tes
labeurs et pour que tu présentes tes dévotions au Très-Haut. Néanmoins, tu
offriras tes vœux en justice tous les jours et en tout temps. Mais
souviens-toi qu'en ce jour, le jour du Seigneur, tu offriras tes oblations
et tes sacrements au Très-Haut, confessant tes péchés à tes frères et devant
le Seigneur. Et en ce jour-là, tu ne feras rien d'autre que de préparer ta
nourriture en toute simplicité de cœur, afin que ton jeûne soit parfait, ou,
en d'autres termes, que ta joie soit complète » (D&A 59:9-13).
Nous croyons qu'un jour hebdomadaire de repos
n'est pas moins nécessaire au bien-être physique de l'homme qu'à son
développement spirituel ; mais, fondamentalement et essentiellement, nous
considérons le jour du sabbat comme d'origine divine, et sa sanctification
un commandement de celui qui était, qui est, et qui sera toujours Seigneur
du sabbat.
Source : James E. Talmage, Articles of Faith, Salt
Lake City, 1890, 1931
Voir aussi :
Le mormonisme en
20 points (M. Russel Ballard)
C'est quoi, les mormons ? (Gordon B. Hinckley)
Qu'est-ce qu'un mormon ? (Richard L. Evans)
C'est donc
cela les mormons ! (Richard L. Evans)
Regards extérieurs sur le mormonisme
L'Église et le plan de son
organisation
(James E.
Talmage)
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