Pour un meilleur
équilibre émotionnel
 

Méthode conçue pour les saints des derniers jours
 

Zane Nelson



Introduction
Chapitre 1 : Placer les choses dans la bonne perspective
Chapitre 2 : Ne pas essayer de serrer un boulon avec un mixeur de cuisine



Introduction
 
Lorsque je médite sur la vie et considère les pertes, les périodes de confusion et les peines que nous subissons, je comprends pourquoi nous appelons ce monde « la vallée des larmes ». Le commandement nous demandant « d'endurer jusqu'à la fin » peut paraître écrasant. Cependant, la vie n'est pas qu'un calvaire et ce livre ne traite pas uniquement de la façon de gérer la douleur. La vie peut et doit inclure ces moments beaux et enrichissants dont il est fait implicitement état dans la déclaration que « les hommes sont pour avoir la joie ». Un des messages fondamentaux de ce livre est que les moments de joie sont possibles dans la vie de tout un chacun. Mais la joie n'arrive pas par hasard ; elle est le résultat d'efforts personnels ajoutés à une bonne compréhension des choses.

Ce livre est le fruit de longues années d'expérience et d'enseignement dans le domaine de la thérapie de l'individu et de la famille, ainsi que toute une vie engagée à servir dans l'Église de Jésus Christ des Saints des Derniers Jours. J'ai pu constater que l'expérience acquise tant dans mon métier que dans l'Église constitue une source abondante pour appréhender les voies du bonheur et de la satisfaction. C'est cette compréhension et cette connaissance que je me propose de partager (cependant, parallèlement à l'acquisition de la connaissance et de la compréhension des choses, nous devons aussi nous appuyer sur la foi pour recevoir de l'aide lorsque les épreuves de la vie menacent de nous accabler).
 
Beaucoup de grandes vérités de l'Évangile ont été « redécouvertes » par la psychologie moderne. Dans l'exercice de mon métier, j'ai pu constater que les principes de l'Évangile et ceux d'une bonne santé de l'esprit se renforcent mutuellement.

Ce livre est une tentative de transposition de ces principes en langage profane afin d'aider le lecteur à élargir sa compréhension de la manière de conserver un équilibre émotionnel, d'améliorer sa santé mentale, d'aider ceux qui sont en difficulté et de faire augmenter la proportion des joies par rapport à celle des peines dans la vie que nous menons en nous efforçant d'endurer jusqu'à la fin.
 
 
Chapitre 1 : Placer les choses dans la bonne perspective
 
 
Les principes présentés dans ce livre peuvent profiter à tout le monde. Cependant, quelques particularités de la culture « mormone » rendent ces principes particulièrement importants pour nous, saints des derniers jours. Compte tenu de notre tendance à rechercher l'idéal, il est important de nous méfier des espérances irréalistes et d’acquérir plutôt une connaissance solide des principes de base d'une bonne santé émotionnelle afin d'éviter les pièges du perfectionnisme, du pharisaïsme et de la dépendance.
 
Si « la gloire de Dieu c’est l'intelligence », il est alors important d'atteindre la meilleure compréhension possible des choses. Lorsque notre compréhension augmente, nous nous rapprochons de la divinité, atteignant ainsi le but fixé pour nous par notre Père céleste de devenir plus semblables à lui. Cependant, la conscience de ce but peut engendrer de la tension et du stress si nous ne savons pas la mettre en perspective.
 
Dans la condition mortelle, personne ne vit dans un monde idéal. C'est pourquoi il est impératif de nous débarrasser du sentiment qu’il devrait en être autrement. Pour éviter de nous décourager nous devons apprendre, et c'est le défi de toute l'existence, à composer avec l'imperfection du monde et de nous-mêmes tout en nous améliorant pour devenir davantage semblables à notre Père céleste.
 
Parmi les membres de l'Église, certains malentendus engendrent des problèmes psychologiques courants. Par exemple, de nombreux saints des derniers jours croient à tort que le fait de s'acquitter régulièrement d'une suite d'actions vertueuses constitue une vertu en soi. Les sœurs, en particulier, semblent être vulnérables à la pression qu'une telle liste exerce sur elles. Le syndrome de « la liste de contrôle » conduit généralement à accorder une importance indue à ce que nous faisons au détriment de ce que nous sommes.
 
Une autre tendance est de vouloir que les dirigeants d'Église nous disent avec exactitude ce que cette liste devrait comporter. Une de mes patientes, qui n'est pas membre de l'Église, une femme réfléchie, intelligente et perspicace, m'a dit un jour : « Vous les mormons, vous êtes tellement scrupuleux de faire les choses à la perfection que vous ne prenez même plus de décision par vous-mêmes. Il faut que quelqu'un d'autre (un dirigeant) vous dise quoi faire ». Après avoir réfléchi à ses propos et à ma vie de service dans l'Église en tant que dirigeant dans divers postes, j'ai constaté que sa remarque était pertinente.
 
À l'époque du Nouveau Testament, le Christ reprochait aux Pharisiens, entre autres choses, d'être rigides et d'appliquer la loi à la lettre, au détriment de l'esprit. Beaucoup d'entre nous, au lieu de reconnaître la nécessité de vivre selon l'esprit de la loi, voudraient un manuel qui dicte tout ce que nous devons faire ; nous attendons de quelqu'un d'autre qu'il nous dise exactement ce que nous devons penser, faire et ressentir. Mais nous ne réalisons pas le tort qu'un tel document infligerait à l'individualité, à l'imagination et à la croissance personnelle.
 
En effet, nous savons qu’ « il n'est pas convenable que » le Seigneur nous « commande en tout ». Etre commandé en toute chose annihilerait notre capacité de progresser qui n'est possible que par l'exercice de notre libre arbitre. Vivre de façon rigide, selon une « liste de contrôle prise à la lettre de la loi », affecterait aussi notre capacité à vivre la loi supérieure de l'amour.
 
Lorsque nous vivons dans la mentalité de la « liste de contrôle », les points inscrits dans les « choses à faire », qui peuvent relever de traditions culturelles et de préférences personnelles, risquent de prendre autant d'importance que les commandements. Nous pourrions même en arriver à croire que notre salut dépend de notre capacité à nous acquitter de toutes ces conditions désormais assimilées à la doctrine de l'Église, alors qu'elles ne sont rien d'autre que différentes conceptions de la façon de faire les choses.
 
Toute organisation (en l'occurrence l'Église) affecte ses membres à trois niveaux :

1. la doctrine, le credo, les croyances
2. la tradition, les usages
3. les préférences individuelles, les opinions personnelles
 
Dans l'Église, il est utile de bien séparer ces trois niveaux. C'est d'ailleurs en partie pour cela que les dirigeants de l'Église nous recommandent d'étudier les Écritures. Si nous avons une bonne connaissance des Écritures nous serons capables de détecter les idées que certains membres de l'Église présentent comme étant la doctrine quand il ne s’agit que d'opinions personnelles ou de traditions. Par exemple, il y a une différence énorme entre la loi de la chasteté et la « loi » avancée par certains membres qui interdit à un couple de s'embrasser avant le mariage. Nous avons tous les droits d'être très stricts en ce qui concerne l'obéissance aux commandements de Dieu, mais il est nécessaire que nous fassions la différence entre sa loi et les opinions personnelles.
 
Beaucoup fabriquent leurs propres « lois de l'Évangile » en se référant à des usages qui ne relèvent que de la tradition, comme l'utilisation d'une nappe blanche pour recouvrir la table de la Sainte Cène. Les traditions locales régissent le déroulement des réunions et des enterrements, la préparation des corps des défunts, et même le jour où est sanctifié le sabbat (ainsi en Israël, les saints des derniers jours se réunissent le samedi). Dieu n'a pas donné de loi absolue en ce qui concerne ces points.
 
Les traditions locales peuvent apporter continuité et logique à nos réunions, mais il est important de savoir qu'elles ne sont que des usages. Elles ne sont pas liées à la doctrine, pas plus que de nombreuses autres opinions et préférences personnelles souvent présentées comme étant la doctrine. L'Église est constituée d'individus, chacun d'ente eux ayant ses préférences, ses opinions et ses faiblesses. L'Église est un refuge contre les valeurs du monde, mais pas contre les faiblesses des individus. Il arrive qu'un membre de l'Église édifie tout un système de croyance pour justifier ses préférences, souvent en faisant référence aux Écritures et aux discours des Autorités générales en-dehors de leur contexte. Ces croyances ainsi échafaudées peuvent couvrir une multitude de sujets allant de la prière au perçage des oreilles.
 
Compte tenu de la grande diversité des opinions et préférences personnelles et des énormes contraintes, parfois de nature contradictoire, qu'elles peuvent imposer, ceux qui essaient de vivre selon ces lois ne peuvent parvenir à la tranquillité d'esprit. Ce n'est tout simplement pas la volonté de Dieu que nous nous conformions aux opinions et aux préférences des autres. Si trop de ces idées figurent dans la catégorie des « tâches à accomplir » de notre liste de priorités, nous finirons par être stressés, perturbés et complètement épuisés.
 
Récemment j'ai reçu dans mon cabinet une jeune fille que j'appellerai Valérie. Comme beaucoup de saints des derniers jours, Valérie s'engage intensément dans son désir de vivre l'Évangile et de faire ce qui est juste. Malheureusement pour elle sa connaissance de la doctrine de l'Église est très fragmentaire, ce qui l'amène s'appuyer fortement sur ce que lui disent les membres de l'Église. Elle était très angoissée par les propos d'une sœur de l'Église qui lui avait dit qu'étant donné que son père a été incinéré au lieu d'être enterré selon la tradition mormone, son salut était compromis ainsi que le salut de tous ceux, membres de sa famille, qui avaient participé à cette « mauvaise décision ». Cette sœur avait expliqué que le corps est un temple et que l'incinération ne respecte en aucun cas cette vérité. Pour couronner le tout, une autre sœur bien pensante lui fit remarquer que le perçage des oreilles était également un manque de respect, que si le Seigneur avait voulu que nous portions des boucles d'oreilles, nous naîtrions avec les oreilles percées, et que la décimation comme la mutilation du corps, de quelque manière que ce soit, va à l'encontre de la volonté de Dieu. Valérie, qui croyait ces sœurs, souffrait d'angoisse et de culpabilité. Elle n'a été soulagée que lorsque je lui ai assuré que, sur ces sujets, l'opinion de ces deux sœurs n'était pas représentative de la doctrine de l'Église.
 
Il est absolument nécessaire d’avoir une bonne connaissance de la doctrine de l'Église pour ne pas être facilement influencé, voire déprimé par les opinions de membres de l'Église bien-pensants. Une méthode efficace en faveur d'un meilleur équilibre émotionnel consiste à passer en revue les éléments de notre liste et à déterminer les croyances et les suppositions qui les motivent. Rappelons que les croyances prises pour la doctrine peuvent être en grande partie la cause de notre stress. Lorsque nous avons identifié les croyances qui reposent uniquement sur des opinions ou préférences personnelles, il est alors possible de se protéger du stress qu’elles engendrent.
 
Ce livre présente un certain nombre d’idées pour aider le lecteur à résoudre les problèmes inhérents à notre culture et à la condition humaine. S'il se sent débordé par les multiples sollicitations qui semblent remplir la vie d’un saint des derniers jours, ce livre l'aidera. Nous commencerons par traiter de l'importance de la santé biologique et des émotions positives ; nous examinerons ensuite le rôle du comportement et de la pensée, puis nous étudierons les méthodes qui ont fait leurs preuves dans le traitement des pensées négatives. Nous détaillerons enfin dix techniques efficaces en faveur de la santé de l'esprit et de la joie de vivre. Ces techniques nous permettront de mieux comprendre le rôle du libre arbitre et l'importance de l'équilibre dans l'équation du bonheur. 
 
 
Chapitre 2 : Ne pas essayer de serrer un boulon avec un mixeur de cuisine 
 
Dans son livre « Moins de stress pour les mormons », John C. Turpin raconte l'histoire d'une soeur éreintée qui, dans un état d'exténuation totale, était venue lui rendre visite à son bureau. Elle avait vécu dans la croyance erronée qu'elle devait tout donner à l'Église et à sa famille et qu'il était égoïste qu'elle prenne du temps pour ses propres besoins. Elle était tellement épuisée physiquement qu'elle frisait la dépression. Elle s'était éloignée du Seigneur et en voulait à l'Église. Or, aucune nouvelle technique psychiatrique n'aurait pu la soulager : ses problèmes physiologiques devaient être résolus en premier. En commençant par cela, elle retrouva son énergie physique en quelques mois. Ensuite, et seulement ensuite, elle fut capable d'apprendre à gérer sa vie. Finalement ses sentiments envers elle-même et l'Église redevinrent  positifs et plus forts qu'auparavant.
 
Résoudre d’abord les problèmes d'ordre physiologique
 
Les problèmes physiologiques sont souvent la cause première de beaucoup de troubles émotionnels courants, dont la dépression. Toute tentative visant à changer la façon de penser ou d'agir d'une personne doit tenir compte d'éventuels facteurs physiologiques. Par exemple, l'entraîneur d'un coureur sur piste ne pourra jamais, quels que soient les encouragements qu'il lui prodigue et la compétence dont il fait preuve, le faire courir à un niveau conforme à son potentiel si celui-ci souffre d'anémie sévère. Pour y parvenir, il faut commencer par traiter l'anémie. Travailler la technique de la course à pied, sans résoudre au préalable le problème physique, revient à vouloir serrer un boulon avec un mixeur de cuisine. De même, dans le domaine de l'esprit, malgré les compétences du conseiller, le patient n’ira pas mieux si un problème physiologique affecte ses pensées, son humeur, sa disposition d'esprit, son énergie et sa capacité de raisonner.
 
La base physiologique de la santé mentale
 
Le corps humain est un « système intégré » particulièrement complexe. Pour s'assurer d'un bon fonctionnement mental, il peut s'avérer nécessaire de vérifier et éventuellement de réguler un certain nombre de mécanismes hormonaux et chimiques compliqués. Bien entendu, toutes les maladies mentales ne relèvent pas de causes physiologiques, mais lorsqu'une personne souffre de troubles émotionnels ou mentaux, il est nécessaire de faire l'évaluation des facteurs biologiques susceptibles de contribuer à ces troubles.
 
Beaucoup de troubles mentaux ont pour origine principale des désordres physiologiques dans lesquels les éléments chimiques appelés neurotransmetteurs jouent souvent un rôle. Par des analyses de laboratoire, il est possible de faire l'évaluation des différents éléments chimiques et des hormones stimulantes et régulatrices de l'organisme afin de déterminer si celui-ci souffre de carence.
 
Lorsqu'un patient se bat contre une affection physiologique et consulte en psychiatrie alors que son affection, dont il pourrait être vite rétabli, n'est pas traitée, les consultations psychiatriques sont une rude bataille inutile. Dans notre culture, il n'est pas rare que des personnes repoussent l'aide dont elles ont besoin et refusent de prendre des médicaments. Elles croient peut-être que l'emploi abusif de médicaments dans notre société signifie que tout traitement médicamenteux est mauvais, ou bien qu'en faisant suffisamment confiance en Dieu, elles n'auront jamais besoin de médication. L'utilisation sage et mesurée de médicaments a pourtant transformé avantageusement la vie de nombreuses personnes. Beaucoup d'entre elles se sont même senties guidées par l'Esprit pour aller consulter tel médecin qui s'est avéré capable de diagnostiquer leur affection et de prescrire un traitement approprié.
 
Il y a quelque temps, une soeur d'une cinquantaine d'années est venue me consulter, après y avoir été encouragée par sa famille. Elle avait passé des années à ne rien faire, assise. Elle n'avait que peu ou pas d'énergie, aucun espoir, aucune ambition et aucun enthousiasme pour la vie. Elle attendait simplement de mourir. Sur mon insistance, elle consentit à une série d'analyses sanguines de routine qui montrèrent qu'elle souffrait d'une hypothyroïdie extrême (ce qui signifie que sa glande thyroïde fonctionnait en sous activité). Un complément d'hormones thyroïdiennes changea alors complètement sa vie. Elle commença à nettoyer sa maison, à adhérer à des associations et à participer aux activités de l'Église. Là encore, aucune séance de conseil psychiatrique n'aurait pu accomplir ce miracle, la cause du problème étant ailleurs.
 
Il est naturel qu'une personne hésite à suivre un traitement médicamenteux par crainte de ses effets secondaires. Cependant, la plupart des traitements utilisés pour corriger les problèmes physiologiques ne créent pas de dépendance physique ou psychologique. Ces médicaments rectifient une carence chimique dans le corps, tout comme l'apport d'insuline chez le diabétique. Souvent, ils aident une personne à sortir rapidement d'une période de dépression tout en résolvant le problème dans son ensemble. En revanche, un déséquilibre chimique soigné par des séances de consultation psychiatrique mettra beaucoup de temps à guérir, s'il guérit un jour ! Par ailleurs, qu'il souffre d'un déséquilibre chimique ou non, le patient n'adoptera pas du jour au lendemain un nouveau mode de pensée ou d'action. Cependant, s’agissant d’un problème physiologique, la guérison sera nettement accélérée par un traitement médical.
 
Face à un problème d'ordre mental ou émotionnel, nous devons nous demander quelles en sont les conséquences sur notre santé spirituelle, notre carrière et nos relations avec les autres et si nous pouvons nous permettre de laisser perdurer cette situation. Nous devons aussi nous rappeler que la relation la plus importante est celle que nous entretenons avec nous-mêmes. En résolvant dès que possible un problème émotionnel nous conservons une bonne image de nous-mêmes et écartons du même coup les complications sérieuses qu’engendre un phénomène d'auto-dégradation.
 
Les physiciens et les psychologues ont fait de grands progrès en expliquant les mécanismes psychologiques au public. Ainsi, ils ont amoindri les stigmates liés aux déséquilibres physiologiques et aux problèmes psychologiques en général. Nous atteignons bientôt le stade où le déséquilibre chimique qui cause des troubles psychologiques ou émotionnels est perçu de la même façon que lorsqu'il entraîne des désordres thyroïdiens ou du diabète.
 
Non seulement la population a été plus sensibilisée et informée durant ces dernières années, mais les professionnels de la santé mentale deviennent de plus en plus compétents dans le traitement des déséquilibres complexes, psychologiques et physiologiques, et dans les interventions qu'ils requièrent. Au milieu des années 1970, l'informatisation des électroencéphalogrammes a fait son apparition. De nos jours, les professionnels peuvent évaluer avec précision les dysfonctionnements du cerveau, les troubles d'humeur causés par des lésions du cerveau, ainsi que d'autres problèmes subtils, génétiques ou développés, qui engendrent des troubles de la personnalité ou des affections mentales.
 
Ces changements ont permis d'apporter une aide efficace à beaucoup de personnes qui dans le passé, en raison des stigmates des maladies mentales, auraient probablement préféré voir leur vie brisée ou détruite plutôt que de rechercher un traitement adéquat. Il est encourageant de constater que de plus en plus de personnes acceptent l'idée qu'une médication appropriée puisse être bénéfique au patient qui souffre de troubles biochimiques, et que beaucoup de problèmes psychologiques découlent de déficiences physiques.