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Violences à l'égard des
convictions religieuses
d'autrui
Introduction
Méprise sur le combat à mener
Posture de rivalité
De la violence physique à la
violence morale
Dénigrer, mépriser, attaquer
la foi d'autrui
Attaquer les
gens sur leur propre terrain
Posture
d'a priori
La fin justifie les moyens : une règle pour les
voyous
Distinction
Des méthodes malhonnêtes par nature
Vanter la valeur des sources
Trouver des contradictions et les dénoncer
Ôter
toute dimension spirituelle
Accentuer les défauts, travestir le bien en mal
Occulter toute vertu
Ériger l'exception en règle
L'art de l'habillage
Disproportions
Artifices
verbaux
Mépris et ignorance volontaire des
réponses apportées
Réponses dispersives
Réponses sélectives
Membres apostats de l'Église
Comportement des saints face à leurs détracteurs
Poursuites judiciaires
Introduction
Sous couvert de défense de la foi ou sous couvert de critique objective,
certains auteurs se rendent coupables d'entorses à la bienséance et à
l'éthique, prennent comme postulat que la fin justifie les moyens et
critiquent violemment les croyances des autres. Ces pourfendeurs des
croyances d'autrui se prétendent dans leur droit en agissant de la sorte
sans entrevoir un instant qu'une critique violente est de la violence
et que la violence gratuite est une forme de délinquance.
Dans l'Amérique de la première moitié
du dix-neuvième siècle, les populations qui se sentaient menacées par la
prospérité des mormons assassinaient et chassaient ces derniers ; aujourd’hui
certains activistes font tout ce qui est
politiquement correct mais intellectuellement malhonnête pour critiquer les
croyances qui ne sont pas conformes à leur tradition.
Méprise sur le combat à
mener
Malheureusement, les gens qui portent atteinte de façon offensive à la croyance des autres se
trompent de combat. Le vrai combat, celui qui fait une différence, n’est pas
celui d’une croyance contre une
autre ou d'un croyant contre un autre, mais contre le mal. Le véritable
adversaire n’est pas « l’autre » mais la puissance invisible qui pousse
l’humanité à la débauche, au malheur et à la mort. Beaucoup de confessions
religieuses représentent une formidable influence bénéfique pour l’humanité.
Or les gens de bonne volonté et les organismes qui oeuvrent pour le bien ont
plus besoin de s’unir que de se critiquer. Assurément, ceux qui attaquent la
religion d'autrui se méprennent sur l’ennemi à combattre.
Posture de rivalité
Dans le processus de la conversion
religieuse, la
puissance de la parole divine se suffit à elle-même. Les fausses croyances
fondent comme neige au soleil au contact de la vérité révélée. Il n'est ni
nécessaire ni convenable de les attaquer de front. Attaquer les convictions
religieuses des autres sous couvert de défense de la foi est un délit moral
perpétré sous une fausse excuse. La véritable motivation d'un tel
comportement est de considérer les autres confessions religieuses comme des
rivales. Or cette posture est absurde quand on sait que le parcours d'un
croyant peut être un parcours par étapes et qu'une organisation religieuse
peut constituer une étape positive dans la progression d'un croyant, étape
qui le prépare à recevoir et à accepter une plus grande part de vérité
lorsqu'elle se présente au cours de son existence.
De la violence physique à la
violence morale
Selon le Nouveau Testament, les scribes, les pharisiens
et autres docteurs de la loi avaient pour objectif d'attenter à la vie du
Seigneur et de ses serviteurs. Si les pharisiens modernes ne visent plus
la vie physique des saints des derniers jours, ils visent cependant leur vie
spirituelle, c'est-à-dire l'anéantissement du
témoignage spirituel qu'ils ont reçu. Ils oeuvrent également pour que leur
public n'acquière jamais ce témoignage. Non seulement ils refusent le chemin
du témoignage personnel pour eux-mêmes, mais ils tentent d'en barrer l'accès
aux autres. C'est à « ces meurtriers de la foi et ces voleurs de témoignage »
(Carlos E. Asay, L'Étoile, avril 1982, p. 121) que Jésus
s'adressait lorsqu'il dit : « Malheur à vous, scribes et pharisiens
hypocrites ! parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux ; vous
n'y entrez pas vous-mêmes, et vous n'y laissez pas entrer ceux qui veulent
entrer » (Matthieu 23:13 ; voir également Luc 11:52).
Dénigrer, mépriser, attaquer la foi d'autrui
L'activité consistant à
attaquer la foi d’autrui semble être le sport préféré de certaines personnes
pourtant pratiquantes dans leur Église, mais cette activité ne fait pas
partie des loisirs des humbles disciples du Christ ni simplement des gens
honorables.
Alors que l'activité
des uns est
l’attaque, celle des autres est de subir silencieusement ou de se
défendre sans abandonner les vertus chrétiennes. Porter atteinte à la foi
d'autrui est une activité
répréhensible qui exclut naturellement ses auteurs de la société des honnêtes gens.
Leur occupation consistant à démolir sans scrupules et à ne rien construire à côté les range
d’emblée dans la catégorie des personnes peu recommandables et des gens peu
fréquentables.
Les propos haineux
de certains détracteurs les accusent de flagrant délit d’agression des
convictions d’autrui. Ils ne gagnent pourtant rien à cela sinon à être
classés dans le camp des agresseurs et, en tant qu’agresseurs, dans la
catégorie plus large des délinquants. Ils ne semblent pas réaliser que toute
action offensive est une action délinquante et que, devant la justice
divine, mieux vaut être trouvé dans le camp des offensés que des offenseurs,
dans le camp des agressés plutôt que dans celui des agresseurs.
Certaines
dénominations religieuses vont jusqu'à ouvrir des universités privées dont les
travaux visent à étudier les autres religions pour mieux les critiquer. Il
est honteux de faire ainsi œuvre de
destruction massive et systématique de la croyance d’autrui.
Il est regrettable que
certaines personnes discréditent tous ceux qui
ne pensent pas comme eux, publient des critiques sur toutes les
religions autres que la leur et diffusent leurs travaux de sape sur des sites spécialisés, au mépris de la foi des croyants
visés. C'est ainsi que toutes les grandes religions sont attaquées
par une poignée d'activistes. Le paradoxe est que certaines organisations
attaquées diffusent contre d'autres organisations des critiques dont les
auteurs sont ceux-là même qui les attaquent. Curieusement, quand on montre à
nos attaquants qu'ils servent de relais à des auteurs qui les attaquent tout
autant, ils continuent à diffuser contre nous les travaux conçus selon les
mêmes méthodes douteuses que contre eux.
Les gens de
bien n’ont pas de temps à consacrer à leurs agresseurs, encore moins à
devenir agresseurs à leur tour. Leur temps est
occupé à l’édification, non la destruction.
Attaquer les gens sur leur propre
terrain
Les
personnes qui se permettent des attaques virulentes contre la religion
d'autrui ne se rendent pas compte que leurs attaques sont portées sur le
terrain des gens visés, sans que ceux-ci n'aient commis d'autre offense que
celle d'exister.
Cette invasion gratuite et sans complexe de la vie spirituelle des gens
s'apparente à un délit moral. Quand les attaquants enjoignent leurs victimes
de répondre à toutes leurs allégations et leur reprochent de ne pas le
faire, ils oublient que ce sont eux les attaquants et que la position des
attaqués n'oblige en rien ces derniers.
Les
attaquants montent d'un cran leur offense lorsque les attaqués répondent aux
accusations de leurs offenseurs et que ceux-ci poursuivent leur stratégie
offensive comme si aucune réponse sérieuse n'avait été apportée à leurs
allégations.
Posture d'a
priori
La façon de procéder de ceux qui se comportent en juges des croyances
d'autrui commence par une posture d'a priori. Il s'agit d'adopter le
postulat selon lequel les gens critiqués ont tort, quoiqu'ils
aient fait ou dit, quoiqu'ils n'aient pas fait ou n'aient pas dit et quelles
que soient leurs réponses passées et futures aux allégations qui leur sont
adressées. En d'autres termes, non contents de porter accusation contre la
religion d'autrui, les critiques refusent dès l'abord aux accusés d'être
entendus et les condamnent par avance, quel que soit le bien fondé des
réponses qu'ils pourraient apporter pour la défense de leur foi.
Ainsi condamnés avant même d'être
entendus, les accusés sont traités comme définitivement hors d'état
d'apporter quelque explication que ce soit à leur crédit ou quelque élément
que ce soit en leur faveur. Cette façon d'opérer revient à juger les accusés
sans entendre ce qu'ils ont à dire pour leur défense. C'est ainsi que les
accusateurs s'octroient la triple liberté de juger leurs
semblables, de les condamner publiquement et de leur refuser le droit d'être
entendus.
La posture des accusateurs étant ce qu'elle est, les croyants visés auront
beau apporter des éléments crédibles en leur faveur et même démontrer
l'erreur de leurs juges, ils auront toujours tort.
Comme l'a expliqué Lawrence Foster,
maître de conférences d'histoire américaine à l'Institut de Technologie de
Géorgie, à propos de certains critiques professionnels du mormonisme : « Ils semblent jouer un tour de passe-passe habile dans lequel
ils changent à leur gré les critères d'évaluation de manière que la
conclusion soit toujours la même : négative »
(Apologia,
vol. 3, n° 2, février 2000, p. 7).
À partir de cette posture d'a priori définitif, les détracteurs se
permettent tous les moyens pour faire des attaques tous azimuts sans souci
des conséquences.
La fin justifie les moyens : une règle pour les
voyous
Il semble que
certaines personnes n’aient aucun scrupule à
attaquer les gens sur leurs croyances et qu'elles n’entrevoient pas un
instant que cette activité répréhensible se fait au mépris de la règle selon
laquelle, devant Dieu, la fin ne justifie pas les moyens. Sous le faux
postulat que la fin justifie les moyens, certains individus qui par ailleurs
se prétendent croyants se transforment en véritables délinquants. Cela
arrive sans que personne ne se pose de question sur le caractère orienté de
leurs
propos ou sur la légitimité de leur action.
Car la question se pose de la légitimité de
l’action de ceux qui vont chercher dans les archives et l’histoire de
l'Église pour en tirer des
éléments isolés, les mettre en exergue et donner une image déformée du
mormonisme, ce qui est de la diffamation. Quel plaisir ceux qui entachent ainsi l’image de leurs semblables
trouvent-ils ? D'autres choisissent de prendre pour
argent comptant les démonstrations des détracteurs et d’ignorer les réponses
des personnes visées sans se poser de question sur la véritable motivation des agresseurs
et la légitimité morale d'une telle oeuvre de démolition.
Distinction
Les agresseurs en matière de religion, pour se dédouaner de leur action
coupable, font une subtile distinction entre les croyants et leur
organisation. Les croyants seraient les victimes de leur organisation. Ils
seraient ignorants des enseignements de leurs dirigeants passés et présents
et des détails de leur vie. Les croyants ne seraient pas mis en cause,
seulement leur organisation, leurs dirigeants.
C'est oublier que tout dirigeant de
l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours en a d'abord été un
simple membre. C'est aussi ignorer les critères de pureté et de spiritualité
selon lesquels les dirigeants de l'Église sont appelés. Les observateurs les
plus sérieux n'ont aucune difficulté à constater que plus on monte dans la
hiérarchie de l'Église, plus on est en présence d'hommes pieux, purs,
incorruptibles et préoccupés de faire la volonté de Dieu, et que leur attribuer des dispositions contraires est un
paradoxe injuste.
Les militants qui croient pouvoir tirer à
bout portant sur une organisation sans en blesser les membres se trompent.
Faire une distinction entre les croyants et leur organisation, c'est se
donner une excuse pour porter atteinte à la croyance d'autrui.
Des méthodes malhonnêtes
par nature
Les
angles d'attaque de ceux qui cherchent la querelle en matière de religion sont divers et variés.
En voici un échantillon :
• Tourner en dérision, dénigrer,
rabaisser, se moquer de ce qui est sacré pour autrui
• Discréditer,
embarrasser et ridiculiser ceux qui ont des sentiments religieux différents
•
Critiquer de manière
destructrice et traumatisante
•
Colporter des remarques négatives et indélicates
• Traiter avec dédain les convictions
d'autrui
• User de fausses
accusations, de mensonges et de sous-entendus
• Faire
une description fausse, injuste et dure de l’Église et de sa doctrine
• Déformer la doctrine, en donner une version défavorable,
une idée fausse
• Rendre méprisables les convictions d'autrui
•
Provoquer
l'indignation
• Manier la caricature et la
description sélective
• Nier toute dimension spirituelle
• Occulter toute vertu
• Chercher le négatif et l'accentuer
• Manier le mensonge, la calomnie, la
diffamation
• Chercher des défauts chez les
dirigeants de l'Église et les monter en épingle
• Épier les dirigeants de l'Église pour les
prendre à défaut dans leurs paroles
Vanter la valeur des sources
Nos
détracteurs vantent la valeur des sources mais ne se demandent pas pourquoi l’Église a depuis toujours laissé
ses sources à la disposition du public et pourquoi elle l’aurait fait si elle
avait craint que ses ennemis les utilisent pour faire des révélations
compromettantes.
Trouver des
contradictions et les dénoncer
Les
détracteurs de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours
proposent à leur public une version défavorable de la doctrine mormone.
Pour cela, ils utilisent les déclarations personnelles de dirigeants et
érudits de toutes les époques de l'Église et
s'emploient à y trouver des contradictions, ou à les présenter de sorte
qu'elles se contredisent.
Notons que cette méthode était utilisée autrefois contre les prophètes et
contre le Sauveur lui-même.
Nous lisons à propos des prophètes : « Et ils commencèrent à l'interroger afin de l'amener à se contredire, afin d'avoir ainsi de quoi l'accuser » (Mosiah 12:19). « Il y en eut parmi eux qui eurent la
pensée de les interroger, afin de les surprendre, par stratagème, dans leurs
paroles, afin de trouver un témoignage contre eux » (Alma 10:13). « Et il arriva qu'ils
commencèrent à interroger Amulek, afin de l'amener ainsi à se contredire
dans ses paroles, ou à contredire les paroles qu'il dirait » (Alma
10:16). « Et ils commencèrent à le questionner de diverses manières, afin
de l'amener à se contredire, afin de l'accuser » (Hélaman 9:19).
Jésus lui-même ne fut pas épargné. Nous lisons : « Les scribes et les
pharisiens commencèrent à le presser violemment, et à le faire parler sur
beaucoup de choses, lui tendant des pièges, pour surprendre quelque parole
de sa bouche » (Luc 11:53,54 ; voir également Luc 20:20), ce qui réalisait la
prophétie qui dit : « Ceux qui en veulent à ma vie tendent leurs pièges »
(Psaumes 38:13).
La méthode des détracteurs de l'Église, qui consiste à
présenter des déclarations individuelles de façon qu'elles la discréditent,
est rendue inefficace par au moins deux principes en vigueur dans l'Église. Le premier est la
prépondérance d'une déclaration collective sur une déclaration
individuelle ; le second est la prépondérance des autorités en exercice sur
celles du passé. Quand les détracteurs de l'Église puisent dans les
déclarations ou publications individuelles de ses dirigeants pour leur
démonstration, ils s'exposent à l'autorité de ces principes qui rendent
caduque leur argumentaire.
Ôter toute dimension
spirituelle
L'oeuvre de nos
détracteurs consiste à présenter l'Église de manière à lui ôter toute
dimension spirituelle. Elle vise à gommer tout ce qui peut avoir une source
supérieure à l'homme, à tout rattacher à la nature humaine et à monter les
défauts en épingle. Dès lors, il ne reste qu'un pas avant d'injurier ce
qui est noble. Comme l'écrit l'apôtre Paul, « ils ne craignent pas
d'injurier les gloires » (2 Pierre 2:10).
Accentuer les défauts, travestir le bien en mal
Les
pourfendeurs de la religion d'autrui semblent très habiles à présenter leurs arguments de façon à
discréditer une confession religieuse. Eux et ceux qui les ont précédés dans cette activité
douteuse ont consacré beaucoup de temps à chercher des
défauts dans les croyances et la vie des autres et sont passés maîtres dans l’art de travestir
le bien en mal et le mal en bien (voir Ésaïe 5:20), au point de séduire les âmes
impressionnables. Ce qui est surprenant c’est que certaines personnes choisissent de
croire sur parole ces activistes et même de leur servir de relais, sans un
instant mettre en doute l'honorabilité de leur motivation, la légitimité de
leur action ou l’honnêteté de leur méthode.
Occulter toute vertu
Les
activistes devenus experts dans l'art de critiquer les croyances d'autrui
s'arrangent pour présenter les choses de façon à les rendre méprisables, en
occultant totalement les vertus des personnes concernées. Il s'agit de
susciter dégoût et répugnance pour un groupe religieux et de faire
apparaître ses membres comme ignorants de leur propre doctrine. On
s'encombrerait à faire preuve de retenue ou d'égards vis-à-vis de leur
organisation. Au contraire, tout est permis pour en déformer l'image, y
compris occulter toute vertu et tout fruit positif chez ses membres. Et si
par hasard ces vertus et fruits positifs étaient de notoriété publique ou
trop visibles, on s'emploierait à les contrebalancer par un raisonnement
habile, du style : « Un mauvais arbre ne peut porter de bons fruits », ce
qui transformerait tout bon fruit en mauvais fruit, comme par enchantement,
ce qui revient à nier l'évidence par a priori.
Ériger l'exception en règle
Une des attaques des experts en démolition des convictions d'autrui consiste
à répertorier les rares membres d'une organisation religieuse qui se sont
distingués négativement par un comportement répréhensible devant la loi puis
de se servir de ces événements pour suggérer que le comportement en cause
est commun à l'ensemble des membres de l'organisation. Comme l'a dit le
dalaï-lama : « Même dans le bouddhisme, il y a
des gens corrompus ! On ne peut pas condamner un système sur quelques
exemples » (Le Point n° 2031 du 18 août 2011, p. 54). Notons la
méthode des
diffamateurs qui consiste à mettre en exergue les exceptions et à omettre de
les comparer avec d'autres organisations.
Artifices verbaux
Les spécialistes en dénigrement de la foi d'autrui se reconnaissent à leur
langage convenu, empreint de termes peu flatteurs et de qualificatifs
assassins. Leur langage respire la dérision, le dédain et le discrédit et
bien souvent est une démonstration d'ignorance, même s’ils donnent
l'illusion d'érudition.
On trouve dans la panoplie des plus virulents tous les artifices typographiques disponibles pour
traduire l'agressivité, la véhémence, la haine ou la colère : soulignements, lettres capitales, points d'exclamation,
etc.
Disproportions
Lorsqu'ils
écrivent pour des ouvrages de référence, nos détracteurs ne s'emportent évidemment pas et
usent au contraire d'un langage posé, mesuré, pondéré. Pour feindre un discours tempéré ils citent à la fois les
éléments en défaveur de leur démonstration et ceux en sa faveur, avec
toutefois cette nuance : ils
passent rapidement sur les premiers et accumulent, détaillent et
développent abondamment les seconds. Cette
méthode qui consiste à disproportionner les données manque pour le moins d'intégrité.
L'art
de l'habillage
Un discours habillé de logique ne le rend
pas vrai pour autant. L’art de l’habillage n’est pas une marque d’honnêteté
de la part des agresseurs et ne le serait pas davantage de la part des
agressés. Le bon sens, le bon droit ou la bonne foi, qu'ils soient feints ou
réels, n'excusent nullement de
porter atteinte à la croyance d'autrui.
Mépris et ignorance volontaire des
réponses apportées
Lorsque les
personnes accusées dans leurs convictions apportent des réponses aux
accusations portées contre elles, les critiques ne daignent pas prendre ces
réponses en considération. L'objectif des détracteurs n’est pas de prendre
connaissance des réponses apportées par ceux qu'ils attaquent, mais de
porter atteinte à leur foi.
Pour ajouter
au traumatisme causé par leur dénigrement, les agresseurs accusent leurs
interlocuteurs de manque de
curiosité vis-à-vis de leur propre religion. Cependant, après coup, il s'avère que le
manque de curiosité soit
du côté des agresseurs qui négligent ou refusent de prendre connaissance des
réponses apportées par ceux qui ont été les destinataires de leurs accusations. L'expérience
a démontré que les réponses apportées aux accusations des détracteurs ne les
intéresse absolument pas et que s'ils les connaissent, ils feignent de les
ignorer.
C'est ainsi
que certaines allégations sont encore avancées longtemps après qu'elles
ont été rendues
caduques par les réponses qui y ont été apportées mais que les détracteurs semblent
vouloir ignorer. La réalité est que ces réponses ne les
intéressent pas. Ceux qui s'intéressent vraiment à ces questions
savent en trouver par eux-mêmes l'explication quand leur recherche est
sincère. Bien qu'étant tout à fait capables de trouver des réponses par
eux-mêmes, nos détracteurs ne les recherchent pas car leur action se limite
à attaquer. Bien que disposant généralement de tous les moyens pour trouver
des réponses par eux-mêmes, ils n'ont pas l'intention de les utiliser, leur
oeuvre étant la provocation, l'attaque et la querelle qui deviennent une fin
en soi.
Les
détracteurs trouvant un malin plaisir et un défoulement dans la controverse
elle-même, ils prennent rarement connaissance des réponses apportées par
leurs victimes et quand ils le font, ils ne commentent aucune de ces
réponses de façon sérieuse. Ils se contentent de les dénigrer ou de les
esquiver d'un geste, ou bien d'user d'un raisonnement habile et de l'art de
tourner en rond, exercices dans lesquels certains d'entre eux semblent
exceller et trouver un épanouissement, voire un accomplissement de soi. Il est logique que l’agresseur se contente d’agresser.
Il serait impensable pour lui d’admettre s’être trompé ou d’avoir été trompé
et, a fortiori, de s’en excuser auprès des victimes de son œuvre de
démolition. Il est en effet rare que des contradicteurs s'excusent d'être
venus vous agresser sur votre terrain, qui plus est lorsqu'il est manifeste
qu'ils l'ont fait à tort.
Réponses dispersives
Une des méthodes favorites de nos détracteurs qui n'ont rien à répliquer aux
réponses qui leur ont été faites consiste à passer à d'autres accusations.
Ne faisant aucun commentaire sérieux sur une réponse qui leur a été
apportée, ils poursuivent leur démonstration sur d'autres allégations, de
préférence tout azimut, de façon à décourager toute tentative d'explication,
vu le temps que cela prendrait. Ainsi le détracteur ne se contente pas
d'être l'offenseur, il se permet aussi d'orienter et de rythmer son action
offensive comme bon lui semble. N'ayant pas l'honnêteté de reconnaître son
incompétence devant une réponse sensée, il poursuit son offensive par
d'autres attaques.
Réponses sélectives
Une technique de débat qu'affectionnent ceux qui
aiment à se quereller avec les gens de convictions différentes des leurs consiste à ignorer la globalité d'un argument, d'en isoler un aspect
choisi à dessein et de le retourner contre son auteur. Cette méthode, très
efficace, permet à ses utilisateurs d'esquiver
une question et, au moins
temporairement, de ne pas perdre pied. Elle est cependant malhonnête en ce
qu'elle ignore la teneur de la réponse apportée par les accusés.
Membres apostats de l'Église
Même si cela
est rare, il arrive que
parmi nos critiques se trouve un ancien membre de l’Église. La question se pose
alors de
ce qu'est devenu son témoignage spirituel. L’a-t-il enfoui à
ce point, ou bien n’en a-t-il jamais eu ? Les rares anciens
membres de l’Église qui se retournent contre elle ne le font pas à cause
d’attaques antimormones mais à cause de motifs personnels : différends avec un
membre ou un dirigeant de l’Église, transgression mineure ou majeure, ou
l’accumulation de plusieurs de ces facteurs. Faute de témoignage spirituel
suffisant, ces personnes sont plus facilement impressionnées par les
démonstrations logiques des critiques persuasifs. Elles mettent alors en avant
ces démonstrations comme cause ou justification de leur éloignement ou
apostasie personnelle.
Comportement des
saints face à leurs détracteurs
Les
personnes dont les convictions sont critiquées de façon violente ne
prétendent pas avoir réponse à toutes les allégations. Mais
elles n'en sont pas préoccupées pour autant. Les personnes dont la foi et le témoignage spirituel sont
suffisamment ancrés ne sont pas ébranlées par les critiques virulentes.
Elles leur donnent au contraire l'occasion de trouver des
réponses et de renforcer ainsi leurs convictions. Cependant, les croyants visés ne se soucient pas toujours de répondre
à leurs détracteurs, surtout quand ceux-ci disposent de toutes les
ressources pour trouver eux-mêmes les réponses à leurs allégations. Enfin,
le croyant a ses convictions et les garde sans ressentir le besoin
d'attaquer celles de ses contradicteurs.
Poursuites judiciaires
Les observateurs se demandent pourquoi
l’Église ne poursuit pas ses diffamateurs en justice. La réponse est qu'elle
a plus important à faire. Bien sûr, les pourfendeurs du
mormonisme donnent une autre interprétation de la passivité de l’Église à
l'égard de leur action de déstabilisation. Mais la vraie raison est que l'Église a une autre mission à accomplir, une mission
d’édification, et qu'elle ne peut se permettre de dépenser du temps et de
l'argent à des querelles de
clocher et à des procédures judiciaires auxquelles la dîme des membres de
l'Église n’est pas
destinée. La croissance de l'Église est sa meilleure défense contre les
attaques de ses détracteurs. À ce propos, l'action des opposants à
l'Église a toujours contribué, a posteriori, à sa croissance. Et nous savons
qu'il en sera ainsi jusqu'au retour en gloire de celui qui est le chef de l'Église,
Jésus-Christ.
La Rédaction
Voir aussi :
Comment faire passer les mormons pour des gens racistes (La Rédaction)
Qui définit
la doctrine mormone ? (La Rédaction)
Mis en ligne le 02/09/2011
Mis à jour le 28/04/2012
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