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Pourquoi les
saints des derniers jours
construisent-ils des temples ?
Mark E. Petersen (1900-1984)
Membre du
collège des Douze de 1944 à 1984
Quand vous avez visité un temple de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours ou quand vous en avez vu une
photographie, vous êtes-vous demandé pourquoi cet édifice avait été bâti ?
Les temples de l’Église de Jésus-Christ des Saints des
Derniers Jours sont différents de tous les autres bâtiments du monde.
D'autres peuples ont évidemment édifié de belles constructions et certaines
d'entre elles ont été appelées temples, mais aucune n'a les buts ou les
fonctions des temples de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers
Jours.
Pourquoi les saints des derniers jours construisent-ils des temples ?
Comment ces bâtiments sont-ils utilisés ? Sont-ils prévus pour des réunions de culte ou pour des rituels ? Que s'y passe-t-il au juste ? Pourquoi les saints
des derniers jours ont-ils investi tant de temps, tant d'efforts et tant d'argent dans de tels projets ?
Depuis plus d'un siècle, ils construisent des temples. Deux
de ces bâtiments furent érigés du temps du prophète Joseph Smith qui en
projeta deux autres, tous dans la région Centre Ouest des États-Unis.
En arrivant dans l'Ouest, les saints des derniers jours
continuèrent cette œuvre de construction de temples. Elle se poursuit de nos
jours. Cette œuvre représente un investissement financier important. Les
membres de l'Église ont érigé ces bâtiments dans des circonstances diverses,
favorables et défavorables, au début dans la pauvreté et l'affliction,
toujours dans un esprit d'adoration et de gratitude, en obéissant à la
volonté de Dieu.
Les saints des derniers jours déclarent que la plénitude de
l'Évangile de Jésus-Christ a été rétablie sur terre par l'intermédiaire de
Joseph Smith, le prophète. Par « plénitude » nous entendons « entièreté ».
Toutes les choses qui se rapportaient autrefois à l'Évangile furent données
aux hommes dans les temps modernes, au cours de ce rétablissement.
Dans les temps bibliques, des sacrements ou ordonnances
sacrées étaient administrés dans des édifices sacrés pour le salut spirituel
de l'ancien Israël. Ces bâtiments n'étaient ni des synagogues ni d’autres
lieux ordinaires de culte. Ils étaient spécialement construits pour leur
fonction particulière. Pendant que le peuple voyageait dans le désert, il
faisait usage d’un tabernacle portatif. Ce tabernacle fut appelé « le temple
du Seigneur ». C’est dans cet édifice que la mère de Samuel allait prier (1
Samuel 1:9).
Quand cessèrent leurs pérégrinations et qu’ils eurent un
gouvernement stable, ils construisirent, en remplacement du tabernacle, un
temple glorieux à Jérusalem.
Comme dans les temps bibliques, le Seigneur a, de nos
jours, de nouveau révélé des ordonnances sacrées pour le salut de tous ceux
qui veulent croire, et il a ordonné que soient construits des temples pour
qu’y soient accomplis ces rites sacrés.
Pour obtenir les bénédictions salvatrices du Seigneur, il
était nécessaire, dans les temps anciens, qu'un individu fasse deux choses :
Bien que certaines de ces ordonnances pussent être
accomplies là où les gens se trouvaient, d'autres étaient tellement sacrées
que le Seigneur exigea qu'elles soit accomplies dans un édifice spécialement
construit à cette fin, comme le tabernacle, qui fut plus tard remplacé par
le temple, qui fut à son tour remplacé par le grand temple.
Dans ces bâtiments, des rites solennels étaient administrés
par la prêtrise. Tout le monde ne pouvait pas entrer, seulement ceux dont la
dignité était prouvée. Ceux qui officiaient sans autorité subissaient la
colère de Dieu. Les saintes ordonnances ne furent jamais révélées
complètement au grand public ; elles étaient trop sacrées, mais les élus et
les fidèles y participaient en toute solennité.
Le rétablissement de l'œuvre du temple
Tout comme l'Évangile fut rétabli en ces derniers jours, la
construction de temples et les ordonnances du temple furent rétablies par
l'entremise du prophète Joseph Smith. Les saints des derniers jours
apprirent de leur prophète qu'ils pourraient obtenir la gloire céleste dans
le monde éternel, mais uniquement en « obéissant à la loi céleste,
c'est-à-dire à toute la loi ».
Le 8 avril 1844, le prophète Joseph s’adressa à l’Église et
dit que les ordonnances du temple, telles qu'il les donnait, étaient
tellement importantes que sans elles nous ne pouvons pas obtenir de trône
céleste. Il ajouta qu’un lieu sacré doit être préparé pour l’accomplissement
de ces ordonnances.
C'est pourquoi, le temps que l’on ne disposait pas d’un
temple, ces bénédictions ne pouvaient pas être données. La solution, par
conséquent, était que les saints construisent des temples. C'est ce que le
Seigneur leur commanda de faire, et ils commencèrent cette œuvre de
construction. Leur premier temple fut bâti à Kirtland, en Ohio. Il fût
consacré en 1836 et est encore debout aujourd'hui, bien qu’il n’appartienne
plus à l’Église.
Le temple de Kirtland n'était qu'un temple préparatoire,
dans lequel un grand nombre de rites sacrés furent révélés. Comme il n'était
que préparatoire, et comme la plus grande partie de I'œuvre du temple était
tenue en réserve pour être donnée dans d'autres temples, ce temple ne fut
pas construit d'après le modèle utilisé pour les édifices ultérieurs. Il
n'a, par exemple, ni fonts baptismaux ni salles pour le mariage et d’autres
ordonnances importantes. Il fut bâti en grande partie pour le culte.
La persécution chassa les saints de Kirtland et leur temple
dut être abandonné. Ils s'établirent dans le comté de Jackson, dans le
Missouri, où ils dédièrent l'emplacement d'un temple, mais la persécution en
empêcha la construction. Ils établirent des foyers à Far-West, Missouri, non
loin d'Indépendence, et posèrent les pierres angulaires d'un troisième
temple ; mais à nouveau, la persécution s'en mêla.
Arrivés à Nauvoo, dans l'Illinois, toujours sous la
direction du prophète Joseph Smith, ils y posèrent les pierres angulaires de
leur quatrième temple. Cette fois, ils le terminèrent en dépit des attaques
de leurs ennemis qui firent subir le martyre au prophète et à son frère
Hyrum.
Après avoir traversé les plaines jusqu'en Utah, les saints
des derniers jours reprirent la construction de temples avec la même
ferveur. Ils visaient le salut dans la présence de Dieu et comprenaient que
les ordonnances du temple étaient essentielles à ce salut. C'est pourquoi,
ils n'épargnèrent aucun effort pour construire des édifices dans lesquels
ils pourraient les accomplir.
Comment un temple peut-il être si essentiel à notre salut ? En était-il ainsi dans les temps anciens ?
Quel rôle le temple de Jérusalem jouait-il dans la vie religieuse de l'ancien Israël ?
Il est reconnu que le temple de Jérusalem était plus qu’une
synagogue, que c'était un lieu sacré dans lequel seule la prêtrise pouvait
officier. On sait que son Saint des Saints était réservé aux plus fidèles et
que des ordonnances sacrées - aucunement apparentées au culte habituel de la
synagogue - y étaient administrées. On sait également que les temples
n'étaient pas ouverts aux regards des curieux et des non-initiés.
La profanation du temple
On se souvient que du temps de Jésus, le temple de
Jérusalem fut profané par des gens indignes qui en firent un marché. C'est
ce qui alluma la colère du Sauveur qui les chassa en disant : « Il est
écrit : Ma maison sera appelée une maison de prière. Mais vous en faites une
caverne de voleurs » (Matthieu 21:13).
Les temples construits à notre époque sont tout autant
sacrés. Pour cette raison, ils sont, eux aussi, réservés exclusivement aux
membres les plus fidèles de l'Église.
Que fait-on au temple ? Il est naturel d’être curieux de
savoir ce qui est caché aux yeux du public.
Quand un temple est construit, il est ouvert au public qui
peut le visiter. Des milliers de personnes le visitent et en admirent la
beauté. Le bâtiment est ensuite consacré et les activités ordinaires de
l'œuvre du temple commencent. Il n'est alors plus ouvert au public et il
n’est pas permis de faire des interruptions pour y recevoir des groupes de
touristes.
Avant la consécration du temple, les visiteurs peuvent
aller d’une salle à l’autre et recevoir des explications concernant l’œuvre
qui s’y déroule.
Les fonts baptismaux suscitent toujours un intérêt
particulier. Dans chacun des temples, ces fonts reposent sur le dos de douze
bœufs de pierre ou de bronze, selon le modèle donné par le prophète Joseph
Smith quand il institua, de son vivant, la construction des temples sous la
direction du Seigneur.
Pourquoi trouve-t-on des fonts baptismaux au temple ? Les
gens ne peuvent-ils pas être baptisés n’importe où ?
Certes, les vivants peuvent être baptisés ailleurs. Mais
les fonts du temple sont pour les baptêmes par procuration, accomplis en
faveur des morts.
Le baptême pour les morts ? Est-ce une doctrine chrétienne ?
Dans un passage de I’épître aux Hébreux, l’auteur parle des
ancêtres des fidèles, et il déclare qu’ils ne peuvent parvenir sans nous à
la perfection (Hébreux 11:40). Ceci montre qu’il existe une relation étroite
entre le salut des vivants et celui des morts. Beaucoup de gens croient,
d’une façon ou d’une autre, à une œuvre pour les morts par procuration et
brûlent des chandelles ou disent des prières en leur faveur.
L'expiation du Christ fut une œuvre vicariale. Il mourut
pour nous, afin que nous puissions vivre. Sa souffrance expia nos péchés.
Son sacrifice fut vicarial. « Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son
Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point mais qu'il ait
la vie éternelle » (Jean 3:16). « Il fut blessé par nos péchés... et c'est
par ses meurtrissures que nous sommes guéris » (Ésaïe 53:3,12). Il donna sa
vie en rançon pour nous, comme une offrande vicariale (Matthieu 20:28). Son
sang nous purifie de tout péché (1 Jean 1:5-7). Par sa mort, il nous a
rachetés (Apocalypse 5:9,10).
L'œuvre vicariale pour les morts est une doctrine biblique
et chrétienne. Si les hommes veulent y prendre part, ils doivent déterminer
le genre de service qui est accepté par Dieu. Il est évident que toutes les
formes inventées par l'homme ne peuvent pas être approuvées.
À ce propos, nous devons nous demander ce qui est requis
pour le salut d'une personne vivante et chercher à savoir si le Seigneur a
établi quelque chose de différent pour le salut des morts.
Selon la Bible, que peuvent faire les vivants pour le salut
des morts ? Brûler des chandelles ? Dire des prières ? Déposer de la
nourriture sur la tombe, comme cela se pratique en Orient ?
Les morts peuvent être sauvés
Les personnes qui sont mortes sans avoir connu l’Évangile
peuvent cependant être sauvées dans la présence de Dieu. C’est ce révèlent
les Écritures.
Jésus prêcha aux morts. L'apôtre Pierre dit qu'après la
mort du Sauveur, tandis que son corps reposait dans le tombeau, le Seigneur
alla en tant qu'esprit dans le royaume des morts prêcher aux esprits des
gens qui avaient vécu sur la terre (1 Pierre 3:18-20).
Il nous donne ensuite le but de cette prédication : « Car
l'évangile a été aussi annoncé aux morts, afin que, après avoir été jugés
comme les hommes quant à la chair, ils vivent selon Dieu quant à l’esprit »
(1 Pierre 4:6).
Ces passages remarquables nous apprennent :
1) Que Jésus était un personnage d'esprit et de chair, comme nous
tous.
2) Que lorsque Jésus alla au royaume des morts, il était un
individu, l’humble « charpentier de Nazareth », bien qu'il fût un esprit
privé de son corps de chair et d'os qui avait été crucifié.
3) Que les morts - même ceux qui périrent dans le déluge -
étaient aussi des personnes ayant la faculté de penser ; des personnes
distinctes, bien que des esprits, ainsi que le fut Jésus lui-même.
4) Que ces morts étaient à ce point en possession de leur raison
et de leurs facultés qu'ils pouvaient entendre l'Évangile comme des hommes
dans la chair, bien qu'ils vécussent dans un monde d'esprits. Ils étaient
sensibles et capables de réagir et pouvaient accepter ou rejeter les
enseignements du Christ.
5) Que Jésus leur enseigna l’Évangile et leur donna ainsi
l’occasion d'obtenir le salut.
6) Qu'ayant entendu l’Évangile, ils pouvaient l’accepter ou le
rejeter et ainsi « être jugés comme les hommes quant à la chair ». S'ils
l’acceptaient, ils pouvaient alors vivre « selon Dieu quant à l’esprit »,
exactement comme l’indique l’Écriture.
Quelles sont les exigences imposées par l’Évangile pour le
salut des vivants ?
Ils doivent « vivre selon Dieu » en se conformant aux lois
et aux ordonnances du salut, ce qui inclut le baptême d'eau.
Le baptême serait-il si important ?
Jésus y accordait de l’importance et fut lui-même baptisé
afin d'accomplir « tout ce qui est juste » (Matthieu 3:15).
L'humanité peut-elle se permettre de faire moins que cela ?
L’apôtre Jean nous apprend que les disciples de Jésus baptisèrent plus de disciples que Jean-Baptiste (Jean 4:1-2). Jésus lui-même
enseigna : « Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé » (Marc 16 :16), ce qui rend le baptême aussi essentiel au salut que la foi elle-même. Pouvons-nous alors ignorer
le baptême ?
Si le baptême est si essentiel au salut des vivants, l'est-il
moins pour le salut des morts ? Pouvons-nous raisonnablement supposer que
quelque autre rite pourrait remplacer le baptême, comme brûler des
chandelles ou dire des prières ?
Mais alors, comment les morts peuvent-ils recevoir le
baptême ? L'histoire enseigne que les premiers chrétiens baptisaient des
personnes vivantes en faveur de leurs morts. C'était une pratique courante.
Il en était ainsi au temps de Paul. Paul cita cette pratique chrétienne pour
prouver la résurrection des morts. À ceux qui doutaient de la résurrection,
il dit : « Autrement que feraient ceux qui se font baptiser pour les morts ?
Si les morts ne ressuscitent absolument pas, pourquoi se font-ils baptiser
pour eux ? » (1 Corinthiens 15:29).
La doctrine chrétienne du salut pour les morts inclut cette
ordonnance en leur faveur. Rien de nouveau ne s’ajouta à cette doctrine.
Dieu ne demanda pas quelque chose de différent aux morts et aux vivants. Il
les traita tous de la même façon et pouvait ainsi, en toute logique, juger
les morts selon les hommes quant à la chair, comme le dit Pierre, même s’ils
vivaient dans le monde des esprits.
Les ordonnances sont rendues accessibles à tous
L'Évangile fut prêché aux morts, et les ordonnances
requises leur furent rendues accessibles.
Puisque l’ordonnance du baptême exigeait de tous, vivants
et morts, l'immersion dans l'eau, et puisqu'il n'y avait aucun moyen de
baptiser personnellement les morts, les vivants furent baptisés en faveur
des morts.
Cette doctrine et cette pratique furent révélées à notre
époque par le Seigneur à Joseph Smith dans le cadre du rétablissement de
l'Évangile. Le Seigneur lui commanda de bâtir des temples dans lesquels ces
rites pourraient être célébrés.
À cette époque-là, les saints vivaient à Nauvoo, en
Illinois. En obéissance au commandement du Seigneur, ils se mirent en devoir
de construire un temple dans cette ville. Ils terminèrent d’abord la partie
inférieure du bâtiment, dans lequel ils installèrent les premiers fonts
baptismaux. Leur projet était d'y construire un bassin permanent pour les
baptêmes vicariaux, ce qui fut réalisé plus tard. Mais, pendant les travaux
de construction d’un bassin définitif, un bassin temporaire fut réalisé en
bois, dans lequel les ordonnances sacrées pour les morts furent accomplies
sous la direction personnelle du prophète Joseph Smith.
Ainsi fut instituée l'une des plus importantes pratiques
chrétiennes, pratique oubliée et ignorée depuis le temps de Pierre et de
Paul, et pourtant essentielle et fondamentale dans le plan de Dieu pour le
salut de ses enfants.
Comment peut-il les sauver autrement ? Tous sont égaux
devant lui et doivent être traités avec équité. Tous doivent se conformer
aux mêmes conditions pour être sauvés dans sa présence.
Le Seigneur lui-même déclara qu'il était le Dieu des
vivants et des morts à la fois « car pour lui tous sont vivants » (Luc
20:38), ce qui montre qu'il les considère tous de la même façon.
Ainsi, le baptême des vivants en faveur des morts devint
une pratique régulière dans les temps modernes, tout comme dans les temps
anciens.
Cependant, le baptême pour les morts n’est pas la seule
ordonnance pratiquée dans les temples.
Un des endroits les plus fréquentés du temple est ce qu'on
appelle la salle de scellements. Il y a en général cinq ou six salles de
scellements dans chaque temple, ce qui permet aux nombreuses personnes qui
le souhaitent de pouvoir les utiliser. Elles représentent ce que certains
considèrent être le principe le plus fondamental de l'Évangile de
Jésus-Christ.
Pour mieux comprendre cette doctrine, sachons que la vie de
famille est de la plus haute importance pour un saint des derniers jours. La
famille est considérée comme ayant signification éternelle. Le mari et la
femme ne se marient pas simplement jusqu'à ce que la mort les sépare, mais
pour l'éternité.
Quand ces couples ont des enfants, ceux-ci font partie d'un
cercle familial qui perdurera, par-delà la mort et la résurrection, dans la
vie éternelle. La vie familiale devenant un élément de l’existence céleste,
ces personnes pourront emporter avec elles, dans l'immortalité, toutes les
vertus et toutes les bénédictions d'un foyer heureux et aimant.
Les saints des derniers jours enseignent que le Seigneur
n'a jamais considéré le mariage comme un arrangement temporaire pendant
notre séjour terrestre. Le mariage fut institué avant la mortalité, et il
continuera au-delà de la mortalité pour les personnes dignes, si ces
mariages sont célébrés dans ce but par le pouvoir de Dieu.
Le premier mariage fut celui d'Adam et d'Ève. Il eut lieu
alors qu'ils vivaient dans le jardin d'Eden où il n'y avait encore ni état
mortel ni mort. Ce mariage fut accompli par le pouvoir éternel de Dieu, que
la mort ne peut limiter.
Lorsque, par la suite, Adam et Ève désobéirent au Seigneur,
leur transgression amena un changement dans leur condition physique, ce qui
permit à la mort d'agir.
En d'autres termes, ils devinrent mortels. Mais puisque
leur mariage précéda la mort et fut célébré par le pouvoir de Dieu, il
survécut aussi à la mort. C'était une union éternelle.
Qui peut avoir un mariage éternel ?
D'autres personnes qu’Adam et Ève peuvent-elles avoir,
comme eux, un mariage éternel ? Assurément, si leur mariage est accompli par
le pouvoir éternel de Dieu. Les mariages qui sont contractés « jusqu'à ce
que la mort vous sépare » ne sont que des arrangements temporaires et se
terminent à la mort du couple.
On se rend compte aussi que les personnes qui célèbrent un
mariage jusqu'à ce que la mort sépare le couple ont une autorité qui se
limite à cette vie. Elles n'ont pas le pouvoir de marier pour l'éternité. Il
existe pourtant, ici-bas, un pouvoir qui peut unir les couples pour
l'éternité. Souvenez-vous : Avant son ascension, Jésus donna aux apôtres un
tel pouvoir, un pouvoir tel que tout ce qu'ils lieraient ou scelleraient sur
terre serait lié et scellé dans les cieux (Matthieu 16:19 ; 18:18 ; Jean
6:27 ; Romains 15:28 ; 2 Corinthiens 1:22 ; Éphésiens 1:13 ; 4:30).
Les apôtres n’exercèrent-ils pas ce pouvoir ? Tout ce
qu'ils faisaient par l'autorité de la prêtrise avait une portée éternelle.
Même quand un homme était baptisé, cela avait une portée éternelle.
Quelqu'un dira-t-il que le baptême ne se rapporte qu'à la mortalité ? Le
baptême n’est-il pas essentiel à notre salut dans la présence de Dieu ? Ce
salut n'est-il pas une question qui concerne l'éternité ?
Ainsi les apôtres divinement autorisés et ordonnés
accomplissaient sur terre des actes qui étaient valables au ciel. Cela
signifie que les actes qu'ils accomplissaient sur la terre avaient des
effets sur les individus non seulement pendant leur vie, mais aussi dans le
royaume céleste de Dieu après leur mort.
Cela faisait partie du plan de Dieu, sinon pourquoi donna-t-il aux apôtres le pouvoir de lier au ciel aussi bien que sur la terre ?
Ce principe donne tout son relief au baptême vicarial pour
les morts. On se souviendra que Pierre dit que l'Évangile fut donné aux
morts afin qu'ils puissent vivre selon Dieu dans le monde des esprits, tout
en étant jugés comme les hommes quant à la chair.
Le baptême pour les morts fut prévu pour aider à combler le
fossé entre « vivre selon Dieu » dans le monde des esprits et être soumis
aux lois établies pour les hommes dans la chair. Les vivants et les morts
étaient placés sur un pied d’égalité en ce qui concerne le salut, mais le
baptême en faveur des morts réclamait une autorité reconnue à la fois
ici-bas et dans l’au-delà. D’où la nécessité que les apôtres fussent revêtus
du pouvoir de lier et sceller à la fois sur terre et au ciel.
De même que ce principe s’applique au baptême, il
s'applique au mariage. Le mariage est un commandement de Dieu (Genèse
2:24-25 ; 1:28 ; 9:1,7 ; 35:11 ; Hébreux 13:4). Le Tout-Puissant a accompli
lui-même le premier mariage, avant même que la mortalité n’apparaisse. C’est
lui qui donna Ève comme femme à l'homme Adam et qui leur commanda de se
multiplier et de remplir la terre.
Quand il célébra ce premier mariage, le Seigneur exerça son
propre pouvoir éternel. Par la suite, il donna une partie de ce pouvoir à
ses apôtres. Ils pouvaient alors accomplir des actes d’une portée éternelle.
Ce pouvoir éternel rendit éternels les bénéfices du
baptême. Y aurait-il une raison pour que ce même pouvoir ne puisse pas
rendre éternel le mariage institué par celui-là même qui institua le
baptême ?
Certainement pas. Époux et épouse peuvent être unis pour le
temps et pour toute l'éternité par le pouvoir de cette prêtrise, de même que
peuvent l’être les enfants à leurs parents. Ainsi, les familles peuvent être
unies pour toujours. Il n'est pas nécessaire qu'un mari et une femme qui
s'aiment cessent leur relation heureuse à la mort. Et il n'est pas
nécessaire non plus que les enfants restent orphelins pour toujours.
De même que le baptême peut les amener dans la présence de
Dieu, de même cette ordonnance d'union ou de scellement qu'est le mariage,
peut les sceller en une unité familiale.
Le ciel pourrait-il réellement être parfait pour n'importe lequel d'entre nous, si nous étions privés de ceux qui nous sont chers et
si les liens les plus sacrés et les plus affectueux de la vie étaient défaits ?
Dieu est amour. Il protège l'amour. Nos relations
familiales sont basées sur l'amour. Celui qui a établi de tels liens les
conservera dans son royaume.
Nos temples ont des salles appelées salles de scellements
parce que des ordonnances de scellement y sont accomplies. Dans l’une de ces
salles sacrées, l'époux et l'épouse s'agenouillent à l'autel et sont scellés
ou liés dans le saint ordre du mariage pour toute l'éternité.
Les parents qui n'ont pas encore été scellés peuvent amener
leurs enfants dans cette salle pour que la famille soit unie pour l'éternité
par le pouvoir de la Sainte Prêtrise.
Et les familles déjà décédées ?
Qu'advient-il des familles déjà décédées ? Les hommes et
les femmes qui ont quitté cette vie peuvent-ils être réunis à nouveau, même
si la mort a rompu les liens de leur mariage ? Les mariages qui furent
accomplis jusqu'à ce que la mort les sépare pourront-ils être renouvelés
dans l’éternité ? Les enfants morts peuvent-ils être rendus d'une façon ou
d'une autre à leurs parents qui sont morts, eux aussi, de sorte que les
familles puissent être réunies à nouveau dans l'au-delà ?
Le pouvoir qui lie sur terre et dans les cieux est valide à
la fois dans cette vie et dans l’au-delà. Ce pouvoir administre les
ordonnances nécessaires pour les vivants et pour les morts. De même qu'il
apporte le pouvoir rédempteur du baptême à ceux qui vivent « selon Dieu
quant à l'esprit », de même apporte-t-il à ces mêmes personnes les
ordonnances de scellement du mariage lorsque des vivants officient en faveur
de leurs parents décédés.
Qui peut accomplir cette œuvre vicariale ? N'importe qui
peut-il y prendre part ?
La maison de Dieu est une maison d'ordre. Il n'y a pas de
confusion chez Dieu. Tout est fait avec ordre. C’est ainsi qu’il est ordonné
que chaque homme et que chaque femme ait la possibilité d'accomplir cette
œuvre charitable pour ses parents décédés.
Comment ce travail est-il accompli ? Pour répondre à cette
question, demandons-nous qui connaît mieux les défunts que leurs enfants ?
Qui s'intéresse davantage à eux ? Qui, plus que quiconque, souhaite les
aider, si ce n’est ceux qui ont un lien de parenté avec eux ?
Comment cette aide est-elle donnée ? Chaque famille prépare
sa propre généalogie en recherchant l’identité de ses parents décédés pour
accomplir en leur faveur les ordonnances du salut. Seules les ordonnances
accomplies convenablement pour des personnes correctement identifiées sont
acceptées par le Seigneur. Il a prévu que cette œuvre soit accomplie dans un
édifice spécialement construit à cette fin. De tels édifices sont appelés
temples.
Pourquoi les saints des derniers jours construisent-ils des
temples ? Pour y recevoir les scellements pour eux-mêmes et pour accomplir
par procuration pour leurs parents les baptêmes et les scellements qui leur
permettront, selon l’apôtre Pierre, de « vivre selon Dieu quant à l'esprit »
tout en étant jugés selon les occasions et les principes des hommes dans la
chair.
À ce sujet, le prophète Joseph Smith a enseigné : « Un lieu
doit être construit expressément dans ce but, pour que les hommes puissent
être baptisés pour leurs morts ; car tout homme qui veut sauver ses frères,
ses sœurs et ses amis doit recevoir toutes les ordonnances pour chacun d'eux
séparément, tout comme pour lui-même ».
Comment cette œuvre a-t-elle commencé dans les temps
modernes ? Sur quoi est-elle fondée ?
Une des grandes prophéties bibliques parle d’une mission
moderne de l'ancien prophète Élie, qui, est-il déclaré, doit venir sur la
terre dans les derniers jours « avant que le jour de l'Éternel arrive, ce
jour grand et redoutable ». Sa venue est si importante, dit l'Écriture, que,
si elle ne se produisait pas, la terre entière serait frappée de
malédiction.
Cette prophétie de Malachie fait partie des dernières
paroles de son livre. Voici ce qu'il écrit :
« Voici, je vous enverrai Élie, le prophète, avant que le
jour de l'Éternel arrive, ce jour grand et redoutable. Il ramènera le cœur
des pères à leurs enfants et le cœur des enfants à leurs pères, de peur que
je ne vienne frapper le pays d'interdit » (Malachie 4:5-6).
La prophétie de Malachie
Deux choses importantes ressortent de cette prophétie.
D’abord, elle mentionne un événement qui aura lieu à un
moment bien défini dans le temps. Malachie dit qu'Élie doit venir sur terre
avant le jour grand et terrible du Seigneur. Nous vivons dans la période qui
précède immédiatement ce jour. Par les signes des temps, nous savons que la
venue du Christ est proche. De même, nous savons que la venue d'Élie a été
prévue pour l'époque à laquelle nous vivons.
La question est de savoir s’il doit venir ou s'il est déjà
venu. Et s’il est déjà venu, quand cela a-t-il eu lieu et auprès de qui ?
Nous pouvons déterminer ceci en examinant le deuxième point
significatif de cette prophétie, à savoir : la raison de sa venue. Malachie
révèle la mission d'Elie : établir un lien d'intérêt entre les générations
actuelles et les générations du passé, « ramener le cœur des enfants à leurs
pères ». En d'autres termes, le but de la venue d'Élie était de créer dans
le cœur des vivants un intérêt pour leurs ancêtres.
Le but de sa mission étant si clairement établi par
l'Écriture, il reste à savoir s'il est déjà venu ou si sa venue se situe
dans le futur. Pour répondre à cela, nous pouvons nous demander :
Existe-t-il à notre époque un intérêt grandissant et étendu
parmi les vivants pour leurs ancêtres ?
Si nous ne trouvons aucun intérêt de ce genre, nous pouvons
considérer qu'Élie n'est pas encore venu. Mais si nous constatons un intérêt
grandissant pour la recherche généalogique, nous pouvons identifier ce
phénomène comme preuve directe qu'il est venu. D'après l’Écriture, il n'y
aurait pas d’intérêt généralisé pour les ancêtres avant la venue du
prophète, car c'était lui qui devait le susciter.
Si les résultats de sa mission sont manifestes, nous
pouvons en déduire qu'il est venu, que son œuvre a été inaugurée et que la
prophétie de Malachie a été accomplie.
Alors, qu’en est-il ?
Force est de constater que l’intérêt pour la généalogie est
une réalité de l’actualité. Cet intérêt est d'origine moderne. Il est
tellement généralisé qu'il a littéralement tourné le cœur des vivants vers
leurs ancêtres et ce, dans presque tous les pays occidentaux.
Plusieurs centaines de sociétés ont été créées ces
dernières années dans le but spécifique de remplir des arbres généalogiques.
Des centaines de milliers de personnes sont à la recherche de documents sur
leurs ancêtres. Des groupements familiaux sont nés par dizaines.
Dans beaucoup de pays de nombreuses revues généalogiques
sont éditées et certains journaux à grand tirage publient des rubriques
généalogiques. Beaucoup de nations ont constitué de vastes archives
consacrées exclusivement aux documents généalogiques et aux annales
familiales. Des centaines de milliers de volumes de données de ce genre ont
été publiés au cours du dernier siècle et la demande pour ce genre de
renseignements a été si grande que dans la plupart des villes des
États-Unis, des bibliothèques publiques et privées se sont vues dans la
nécessité d'ouvrir des sections généalogiques et d'y placer, dans de
nombreux cas, des généalogistes expérimentés.
Dans de nombreux pays, les archives sont microfilmées et
conservées. Ces microfilms, que les chercheurs lisent au moyen de lecteurs
rétroéclairés, comptent actuellement parmi les sources les plus fournies de
renseignements généalogiques.
Une autre indication de l’engouement du public pour cette
activité est le grand nombre de romans parus dernièrement qui traitent de
généalogie ou d'histoires familiales. Certains de ces livres ont été
tellement populaires qu'ils se trouvaient, l'année de leur publication,
parmi les best seller.
Dans de nombreux pays occidentaux, les gouvernements ont
pris des mesures pour la conservation des documents généalogiques, et dans
de nombreux cas, ils ont construit des archives dans ce but.
Quand cet élan généalogique a-t-il commencé ?
Puisque Élie, dont la venue créa cet intérêt, était
destiné, par prophétie, à apparaître dans les derniers jours ou « avant le
jour grand et terrible de l'Éternel », nous pouvons nous demander si cette
gigantesque activité généalogique est d'origine moderne.
Référons-nous à l'Encyclopedia Americana :
« Aux États-Unis, la généalogie fut généralement négligée
jusque vers la fin du XIXe siècle, au moment où l'organisation de sociétés
patriotiques, d'État et coloniales suscita un intérêt pour la généalogie ».
Voyons ce qu’en dit la New Standard Encyclopedia :
« Il y a eu un intérêt croissant, surtout aux États-Unis,
pour ce qui touche à la recherche généalogique et cet intérêt constitue un
aspect très important de l'histoire. Ceci est dû principalement au
développement de groupements patriotiques et familiaux qui fleurissent aux
États-Unis depuis 1890 ».
Ces deux autorités considèrent donc la fin du dix-neuvième
siècle comme la période où un intérêt général pour ce sujet fit son
apparition.
Il est mentionné que la formation de groupements
patriotiques et familiaux stimula les activités généalogiques.
L'Encyclopédie de Nelson, quant à elle, explique :
« Les Sociétés Patriotiques : Aux États-Unis, organisations
dans lesquelles les membres sont unis dans un travail patriotique et, en de
nombreux cas, l'admission dépend du fait que l'on descend d'un ancêtre qui
participa à l'événement que la société commémore. Ces sociétés, surtout les
groupements familiaux, publient des registres avec le lignage de leurs
membres et les annales de leurs ancêtres. Elles célèbrent les anniversaires
des événements importants de l'histoire et encouragent des sentiments de
fraternité parmi les survivants des guerres et leurs descendants ».
L’œuvre de ces sociétés révèle que le « cœur des enfants »
est ramené à leurs pères pour encore d'autres raisons que l’élaboration
d'annales familiales et d'arbres généalogiques. On manifeste de l'intérêt
pour la conservation de bâtiments historiques, pour l'érection de monuments
sur les emplacements où des ancêtres acquirent la gloire, pour l'inscription
de dédicaces sur les tombes et pour la construction de parcs mémoriaux.
Beaucoup de ces sociétés ont été fondées vers 1890. Il a
fallu évidemment plusieurs années pour que l'intérêt du public se
cristallise au point de former des sociétés qui ont pour objet l’intérêt
porté aux ancêtres. Pour définir le moment de la naissance de cet intérêt,
nous allons remonter à quelques années avant 1850.
F. A. Virkus, administrateur-directeur de l'Institut de
Généalogie Américaine, en réponse à une lettre demandant à quel moment était
né, en Amérique, l'intérêt pour la généalogie, répondit :
« La New England Historical Genealogical Society fut fondée
en 1844, à Boston et la généalogie en Amérique prend vraiment date avec la
fondation de cette société ».
Pour montrer combien l'intérêt pour ce sujet était mince en
1844. Josephine E. Rayne, bibliothécaire de la New England Historical
Genealogical Society, écrit :
« Lorsque notre société fut fondée, une seule armoire
suffisait pour contenir la bibliothèque tout entière et, si la société avait
alors possédé un exemplaire de chaque publication américaine entièrement
consacrée à la généalogie, un seul rayon aurait amplement suffi pour cette
section de sa bibliothèque. Mais maintenant nous avons, dans notre
bibliothèque spécialisée, quelque 80.000 volumes et plusieurs milliers de
brochures ». Pour arriver encore plus près du moment précis où un intérêt
généalogique généralisé est né en Amérique, lisons un paragraphe extrêmement
intéressant du registre de la New England Society de 1847, dans lequel les
fondateurs mentionnent les raisons pour lesquelles ils ont formé leur
organisation qui vit le jour en 1844. Ils disent :
« Le moment est arrivé où un éveil et un intérêt croissant
se font sentir, pour la poursuite de la recherche historique et
généalogique. Aussi bien pour les individus que pour la société,
l'importance de la connaissance obtenue grâce à ces recherches commence à
être appréciée. L'existence et les activités des sociétés historiques,
anciennes et de statistiques qui se sont créées dans les quelques dernières
années dans la plupart des anciens États de l’Union sont une preuve
suffisante du fait ».
Notez que les fondateurs de cette société disent que cet
intérêt s'est éveillé « dans les quelques dernières années dans la plupart
des anciens États de l’Union ». Cette société fut créée en 1844.
Le prophète Élie est venu
Nous avons montré l’énorme intérêt international qui est
apparu pour la généalogie et qui a commencé quelques années avant 1844.
Selon l’Écriture, Élie devait provoquer cet intérêt. Élie est-il venu
quelques années avant 1844 afin de susciter ce mouvement qui entra
soudainement en activité à ce moment-là ?
Effectivement.
Un passage dans la première épître de Pierre dit, à propos
du déluge au temps de Noé : « un petit nombre de personnes, c'est-à-dire,
huit, furent sauvées à travers l’eau » (1 Pierre 3:20).
Eh bien « un petit nombre, c’est-à-dire, huit » ans avant
1844, date à laquelle la première société généalogique fut organisée, Élie
fit son apparition en accomplissement des paroles de Malachie.
Le 3 avril 1836, Élie fit une apparition glorieuse à des
mortels dans un temple construit par l’Église de Jésus-Christ des Saints des
Derniers Jours, à Kirtland, en Ohio.
Il remit à Joseph Smith, le prophète, et à son associé dans
le ministère, Oliver Cowdery, des pouvoirs d'en haut. Lors de cette visite,
il déclara qu'il était venu pour accomplir les paroles de Malachie, pour
ramener le cœur des enfants à leurs pères - en d'autres termes, pour créer
dans le cœur des mortels un intérêt pour leurs pères.
Quelles preuves avons-nous qu'Élie est apparu ?
Toutes les sociétés, bibliothèques et magazines
généalogiques, tous les documents généalogiques, tous les noms sur les
arbres généalogiques, toutes les personnes qui sont engagées dans la
recherche de leurs ancêtres, sont des témoins tangibles de ce qu'Élie est
venu. Tout indique l'accomplissement de la mission de ce prophète « de
ramener le cœur des enfants à leurs pères », comme Malachie l'avait prédit.
Les résultats de la mission d’Élie sont visibles. Les
preuves sont là. Il n'y aucun doute possible. Élie est effectivement venu.
Une des plus grandes prophéties des Écritures s'est accomplie. C'est un des
signes des temps les plus convaincants pour témoigner de la proximité du
jour grand et terrible du Seigneur.
Cependant, cet intérêt immense pour la généalogie ne
témoigne pas seulement de la venue d'Élie. Il témoigne également de la
divinité de l'appel des hommes à qui Élie fit son apparition. Cela implique
que les hommes qui reçurent Élie dans le temple de Kirtland furent choisis
du Tout-Puissant et que l'œuvre qu'ils inaugurèrent avec l'aide d'Élie fut
inspirée du ciel.
Ils organisèrent l'Église de Jésus-Christ des Saints des
Derniers Jours par les révélations directes de Dieu, ayant été investis du
pouvoir divin par le ministère d'anges, et donnèrent au monde l'Évangile du
Christ dans sa pureté. Ils furent ordonnés à la prêtrise par Jean-Baptiste
et par Pierre, Jacques et Jean. En vertu de ce pouvoir, ils prêchèrent
l'Évangile rétabli dans sa simplicité.
Ils prêchèrent le but de la venue d'Élie et la raison pour
laquelle il ramena le cœur des enfants vers les pères.
Ils enseignèrent que ce nouvel intérêt pour la généalogie
avait un rôle dans le plan de salut et un rapport direct avec les principes
fondamentaux de la religion chrétienne.
C’est ainsi que, en résultat de la mission moderne d'Élie,
a lieu une double activité d’envergure sur terre. D'une part, une activité
mondiale d’élaboration d'annales familiales et d'arbres généalogiques qui
permettent l’identification de ceux qui ont vécu sur la terre et sont morts.
D'autre part, l'activité intense des membres de l'Église de Jésus-Christ des
Saints des Derniers Jours dans la construction de temples et, dans ces
temples, l'accomplissement des ordonnances sacrées de l'Évangile pour que
tous ceux qui viennent au Christ puissent être sauvés dans son royaume.
Cette œuvre du temple ne pourrait pas se faire sans
l'identification des morts effectuée par ce mouvement mondial de recherche
généalogique. Ces deux activités vont de pair dans l’accomplissement de
I'œuvre du Seigneur.
Voilà pourquoi les saints des derniers jours construisent
des temples.
Sources :
• Brochure : Pourquoi les mormons
construisent des temples (février 1970)
• Ensign, janvier 1972,
pp. 42-55
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