à l’usage
des traducteurs
Marcel Kahne
Document publié par l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours,
imprimé par le centre de distribution de l’Église (Liège, Belgique, 1967)
Réédité en écriture électronique par la Rédaction
Chapitre 1 : Matériel indispensable
Chapitre 3 : Quelques règles techniques de base
Chapitre 5 : La phrase anglaise
Chapitre 6 : Tournures particulières à l’anglais
Chapitre 7 : Quelques règles grammaticales
Chapitre 8 : Mots et expressions difficiles à traduire
Chapitre 9 : Mots et expressions dont il faut se méfier
Chapitre 10 : Expressions scripturales
Chapitre 11 : Lexique anglais-français des cantiques de l’Église
Depuis longtemps déjà, le Comité de Littérature des missions de langue française (aujourd’hui Service des Traductions de l’Église, ndlr) se heurte à un grave problème dans le domaine des traductions. Ce problème ne réside pas dans la bonne volonté des traducteurs : On ne peut que les féliciter de leurs efforts, mais plutôt dans le fait que ces personnes ne sont pas des spécialistes. Malgré leur dévouement, elles ne peuvent pas toujours arriver à une qualité de traduction satisfaisante. Il nous a été donné, au cours des récentes années, de constater de graves lacunes dans les traductions, lacunes qui s'inscrivent dans l'une des catégories suivantes :
1. Traductions trop littérales qui « sentent » l'anglais.
2. Traductions approximatives qui, ou bien déforment le sens, ou bien l'affaiblissent en ne rendant pas les nuances.
3. Phrases lourdes dont le sens est obscur.
4. Mauvais français, constructions disgracieuses.
Dans l'ensemble : Textes difficiles à lire.
Nous aimerions, dans ce manuel, aider nos collaborateurs à améliorer la qualité de leurs traductions en attirant leur attention sur un certain nombre de règles et de faits que nous a enseignés l'expérience des années, mais dont nous pouvons les faire profiter en un temps beaucoup plus court.
Nous vous exhortons à lire attentivement les divers chapitres, à les étudier et à les revoir systématiquement et souvent. Vous pourrez ainsi éviter de nombreuses erreurs et produire un travail d'une qualité digne de l'Église.
Qu'est-ce qu'un traducteur ?
Quand on n'est pas un initié dans le domaine de la traduction, on s'imagine qu'il suffit de parler « couramment » l'anglais pour s'improviser traducteur. C'est une profonde erreur, comme nous allons le voir.
Celui qui est quelque peu au courant des salaires payés aux traducteurs dans le monde des affaires sait qu'ils sont très élevés. Un salaire important correspond toujours à une spécialisation approfondie. Et c'est bien le cas. Il est très difficile de devenir un excellent traducteur, car cela requiert de longues études supérieures et une formation approfondie. Un traducteur est un spécialiste au sens le plus élevé du terme. En effet, l'art de la traduction présente des difficultés insoupçonnées dont seuls les habitués sont conscients. Nous allons vous énumérer quelques points - liste très incomplète - qui, nous l'espérons, vous donneront, si vous ne vous en êtes déjà aperçus, une idée de ce qui est en jeu.
1. La langue anglaise compte un demi-million de mots environ, mais on estime que le vocabulaire de base consiste en quelque trois mille vocables. Avec cinq à six mille mots, on peut dire qu'on parle « couramment » l'anglais. Si l'on sait qu'il faut au moins quinze mille mots pour être traducteur, soit le triple, on n'aura aucune peine à se rendre compte combien trompeuse est cette connaissance « courante » d'une langue. Quand les missionnaires rentrent chez eux, on peut dire qu'ils parlent « couramment » le français… tant qu'on reste dans le domaine de la religion. Quand un francophone connaît « couramment » l'anglais, cela veut dire qu'il s'en tire dans la conversation ordinaire dont le vocabulaire est assez limité. Mais cela ne veut pas dire qu'il connaît le vocabulaire littéraire ou spécialisé ni les tournures plus complexes. Le sujet lui-même n'est pas conscient de ses lacunes, mais quelques pages de traduction suffiront à le convaincre.
2. Or la difficulté est bien là. Les textes à traduire couvrent tous les sujets possibles et imaginables : religion, couture, poésie, cuisine, sciences biologiques et atomiques, physique, chimie, histoire, archéologie. Une des spécialisations dans ce domaine, et non la moindre, c'est le vocabulaire biblique dont les textes de l'Église pullulent. Nous en reparlerons. Mais déjà, une conclusion s'impose à l'esprit : Le traducteur doit non seulement avoir une connaissance approfondie de l'anglais, mais aussi une vaste culture générale. Il doit être un intellectuel.
Ceci ne s'acquiert pas avec quelques heures de cours au lycée. Il faut avoir énormément lu, conversé et étudié avec un esprit prompt à remarquer et à noter les tournures nouvelles.
3. On se fait souvent une idée naïve de la « traduction » proprement dite. On s'imagine souvent qu'il suffit de remplacer les mots anglais par des mots français, de superposer le texte français au texte anglais. C'est une erreur. Outre son vocabulaire et sa grammaire, une langue est dotée d'une foule de nuances et de finesses que l'on appelle le génie de cette langue. Une langue est un être vivant. Elle est le reflet d'une mentalité distinctive, emploie des tournures qui lui sont propres, et tout cela ne peut se traduire littéralement. Il faut donner un « équivalent », c'est-à-dire la forme ou la tournure typiquement française qui y ressemble le plus.
Voici quelques-unes de ces tournures que l'on rencontre à tout bout de champ. Nous avons mis le texte anglais en parallèle avec une traduction mauvaise parce que trop littérale, et avec une autre, plus française, parce que plus dégagée de l'original anglais :
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anglais
l pray that they may come to a knowledge of God |
mauvais
Je prie pour qu'ils puissent venir à une connaissance de Dieu
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bon
Je prie pour qu'ils apprennent à connaître Dieu
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anglais
He felt as if he was walking on air
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mauvais
Il se sentait comme s'il marchait sur de l'air
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bon
Il se sentait des ailes
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anglais
Through experience he developed an understanding of religion |
mauvais
Par l'expérience il développa une compréhension de la religion
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bon
L'expérience lui fit comprendre ce que c'était que la religion
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Il s'agit donc, non pas de superposer, ce qu'une quelconque machine pourrait faire, mais de convertir, de refondre, ce qui demande beaucoup de finesse et d'habileté.
4. Le mot, élément de base de la langue, est aussi vivant que celle-ci. C'est une lourde erreur que de croire qu'il suffit d'aller au dictionnaire pour trouver « l'équivalent » d'un mot. Le mot est le reflet d'une expérience, et cette expérience varie d'individu à individu, mais surtout de peuple à peuple. C'est ainsi qu'un mot français ne couvre pas nécessairement le sens du mot anglais correspondant, c'est-à-dire qu'ils ne représentent pas exactement la même idée ou qu'un des deux a un sens plus restreint que l'autre. Voici un exemple : Pour l'Anglais, le mot « farm » représente l'ensemble des bâtiments et les champs, alors que dans l'imagination du français « ferme » ne suscite que l'image du corps de bâtiments. « Challenge » a un sens beaucoup plus étendu que « défi », puisqu'il indique toute situation qui vous donne le désir d'agir, une tâche difficile qui vous donne l'envie de vous mesurer avec elle. Par ailleurs, presque chaque mot ou expression d'origine française (et ils sont nombreux) est doté d'une subtile nuance différente de son homologue français. Il convient que le traducteur apprenne à « sentir » ces nuances.
Dans ce domaine, une source d'écueils (et de cheveux gris), et non des moindres, est cette richesse toute particulière à l'anglais, qui a la faculté de puiser dans ses deux langues mères, l'old English et le français des termes quasi-synonymes, le mot d'origine germanique ayant le sens premier ou littéral, le mot d'origine française revêtant un sens figuré. Ainsi, par exemple, « manhood » et « virility », « womanhood » et « feminity ». Le premier de chacun de ces deux couples de mots indique l'âge adulte de l'homme ou de la femme (précision que nous ne pouvons rendre en français que par une périphrase), tandis que le second rend les sens spéciaux des homonymes français. De même, « great » veut dire grand, mais « grand » veut dire grandiose, et ainsi de suite.
5. Jongler avec le vocabulaire et les nuances d'une langue ne suffit pas. Encore faut-il bien en connaître la structure et les mécanismes. En d'autres termes, il faut être intimement pénétré de sa grammaire, sinon on risque de faire passer de nombreuses tournures anglaises en français. Voici un exemple de traduction gauche et disgracieuse que la traductrice aurait pu éviter si elle avait mieux connu la grammaire anglaise.
Dans un magnifique album de luxe, intitulé « Ce monde où nous vivons », traduit de « Life », nous avons trouvé, entre autres perles, ce titre-ci : « La terre est née », traduction de l'anglais « The Earth is born ». Ce titre, dont le caractère étrange saute aux yeux, n'est rien moins qu'une double faute commise par une traductrice ignorante ou inconsciente de deux principes :
(1) « To be born » ne veut pas dire « être né », mais « naître ». Il en résulte que la traduction correcte de « The Earth is born » est « La terre naît ». Pour obtenir le sens de « La terre est née », il faudrait avoir en anglais « The earth was born ».
(2) L'anglais fait ses titres sous forme de phrases avec sujet et verbe. Le français, de son côté, fait ses titres sous forme d'expressions déterminatives. Par conséquent, le titre anglais « The earth is born » doit, pour être rendu correctement et en beau français, se traduire par « La naissance de la terre ».
6. Le danger est donc le littéralisme. On ne peut pas « coller » au texte anglais. Si on le fait et c'est une tendance qui n'est que trop forte au fil de la traduction - on obtiendra un double résultat négatif : (a) le texte sentira l'anglais, (b) il sera incompréhensible en français, parce que celui-ci s'exprime différemment, et ce sera du mauvais français. Or, très souvent, les saints se plaignent de l'obscurité des textes qu'ils lisent. Quelqu'un qui connaît l'anglais peut reconstituer le sens, car il est capable de discerner la phrase anglaise qui transparaît dans la mauvaise traduction, mais pour une personne ignorante de cette langue, le sens restera désespérément obscur.
7. Enfin, lorsqu'on a surmonté tous ces obstacles et évité tous ces écueils, il en reste un dernier, très redoutable : La langue française. Car le traducteur doit connaître à fond deux langues : celle qu'il traduit et la sienne. Si votre vocabulaire français est pauvre, votre traduction ne sera pas plus riche. Si votre orthographe, votre syntaxe, votre grammaire sont défectueuses, quelle disgrâce pour votre texte. Car il n'est pas rare de trouver des fautes d'orthographe, d'accord des participes passés, de concordance des temps, de ponctuation et d'accentuation. Beaucoup connaissent si mal leur langue qu'ils suivent sans sourciller la grammaire anglaise, mettant, par exemple, tous les adjectifs devant le nom, alors que le français n'admet généralement pas ce procédé. Beaucoup ont un vocabulaire si pauvre qu'il est tout à fait inapte à rendre les nuances et la beauté du texte anglais.
Conclusion
Traduire est un art difficile. Cela demande de l'intelligence, de la sensibilité, de profondes connaissances linguistiques et techniques, non seulement de la langue étrangère, mais encore de la sienne propre. Même ainsi, le traducteur est exposé à se laisser aller à un contresens ou à une traduction faible, soit qu'il lise mal, soit qu'il subisse l'influence de la fatigue, ou pour d'autres raisons.
On ne naît pas traducteur, on le devient avec l'expérience. Aucun traducteur n'est constamment égal à lui-même : Il a des hauts et des bas. D'autre part, il s'améliore toujours. Quand nous relisons des textes que nous avons traduits il y a un an ou deux, nous nous sentons parfois envahi d'un sentiment de honte et voudrions pouvoir corriger notre travail. Enfin, il n'y a pas de traduction absolue. Une même phrase peut se rendre de diverses manières, et les traducteurs ne sont pas nécessairement d'accord sur la meilleure façon de traduire, leurs réactions étant subordonnées à leur formation et à leur expérience générale.
Un gros problème se pose à l'Église dans le domaine des traductions. Beaucoup de livres, de manuels, de brochures attendent d'être traduits. L'Église ne peut pas engager de traducteurs professionnels non-membres, car sans la connaissance de la doctrine et du vocabulaire technique extrêmement étendu de notre religion, il leur serait impossible de faire du bon travail. L'Église possède beaucoup de membres dévoués qui connaissent bien la doctrine, mais qui ne peuvent être que des traducteurs amateurs.
Notre idéal est d'amener ces traducteurs dévoués mais amateurs à composer des textes qui soient corrects, en beau français, d'une qualité qui imposera le respect pour notre Église.
Cette brochure est loin d'être complète. Elle est le fruit de six années d'expériences avec les traducteurs de nos missions. Nous y avons réuni toutes nos observations et, pensons-nous, les écueils les plus courants. Dans les chapitres suivants, nous attirerons votre attention sur toute une série de particularités qui, si vous vous en servez consciencieusement, doivent vous amener à réaliser des traductions de bonne qualité.
MATÉRIEL INDISPENSABLE
1. Un bon dictionnaire. Un dictionnaire de poche est absolument insuffisant. Le meilleur dictionnaire bilingue pour l'anglais est le Harrap's. L'idéal serait d'avoir l'édition complète.
2. Au moins Le Petit Larousse. Mais vous savez sans doute que le dictionnaire idéal pour le français est le Littré ou mieux, le Robert en six volumes.
3. La Bible, version Segond uniquement. En effet, vous devez pouvoir citer les textes bibliques d'après cette version qui est celle que l'Église a adoptée dans les pays francophones (précisément la Segond 1910, ndlr). Attention, un texte d'une autre version peut avoir un sens différent !
4. Une bonne concordance anglaise. Supposons que vous tombiez sur un texte qui cite un passage biblique sans en donner la référence. Que faites-vous ? Si vous savez où il se trouve, il n'y a pas de problème. Mais si vous ne le savez pas ? Une concordance est un livre conçu comme un index. Il vous suffit de connaître un mot de l'endroit à trouver, et l'index vous donnera tous les passages de la version anglaise où ce mot apparaît. Ayant trouvé celui qui vous convient, il vous suffira de vous reporter à votre version française. Voici un titre d'index : Cruden's complete concordance to the Old and New Testaments, by Alexander Cruden, Lutterworth Press, London. Ce livre est en vente chez Smith & Son, qui a des succursales à Paris, à Bruxelles et probablement à Genève. Ce livre vous épargnera des heures de recherches stériles... ou des traductions à l'à peu près.
5. La dernière édition du Livre de Mormon, des Doctrine et Alliances et de la Perle de Grand Prix, c'est-à-dire l'édition de 1963 (aujourd’hui, celle de 1998, ndlr). En effet, cette édition est une retraduction, et par conséquent les textes ont sensiblement changé.
6. Tous les ouvrages de l'Église déjà traduits en français ; en effet, lorsque vous aurez des citations tirées de ces livres, vous devrez en donner le texte français officiel et non une traduction à vous (ce qui serait ridicule. Imaginez ce qui arriverait si quelqu'un allait vérifier). Il serait également bon de posséder un exemplaire anglais de ces ouvrages, car cela vous permettrait de retrouver beaucoup plus aisément le passage correspondant du texte français, surtout quand la disposition du livre a été profondément changée dans la version française, comme c'est le cas des Articles de Foi (de James E. Talmage, ndlr).
Voici donc les ouvrages que vous devez posséder actuellement :
Les Articles de Foi, de James Talmage
Jésus le Christ, de James Talmage
La Maison du Seigneur, de James Talmage
Le Chemin de la Perfection, de Joseph Fielding Smith
Le Royaume de Dieu rétabli, de Carter Grant
Une Oeuvre merveilleuse et un Prodige, de LeGrand Richards
(liste plus complète aujourd’hui, ndlr)
7. Une bonne grammaire française. Nous n'en connaissons de meilleure que la grosse grammaire Le Bon Usage, de Maurice Grévisse, publiée aux éditions J. Duculot à Gembloux, pour la Belgique, et à la Librairie orientaliste Paul Geuthner, 12 rue Vavin, Paris 6ème, pour la France. Vous la trouverez chez tout bon libraire classique. Vous pourrez la consulter sur tous les problèmes possibles et imaginables : Cette grosse grammaire de 1150 pages a toutes les réponses.
8. Parlez-vous franglais ? par Etiemble, collection « Idées », NRF, Gallimard. Cet ouvrage attirera votre attention sur le mauvais français et vous donnera aussi des équivalents corrects.
MAUX ET REMÈDES
Dans les chapitres qui vont suivre, nous allons, comme promis, vous donner toute une série d'indications pour attirer votre attention sur les pièges courants. Mais il est bien évident que ce manuel, à lui seul, ne peut pas faire grand-chose pour vous. C'est vous qui devez faire le plus gros du travail. Cela demande de vous de l'initiative, de l'effort et du courage.
Nous allons reprendre ci-après la liste des faiblesses majeures que nous avons donnée dans l'introduction avec, en regard, les moyens de les pallier. Vous allez probablement avoir l'impression qu'il y a bien trop à faire, rien que pour arriver à traduire. Le travail est considérable, c'est vrai. Et cependant, la traduction n'en est pas le seul but. Car, en faisant cet effort, vous allez automatiquement obéir à un principe très important de l'Évangile, à un commandement de Dieu révélé dans les Doctrine et Alliances, que les membres de notre Église (du moins dans nos missions françaises) n'enfreignent que trop souvent par omission :
« Soyez instruits... dans tout ce qui a trait au royaume de Dieu... de ce qui se trouve dans le ciel, dans la terre et sous la terre, de ce qui a été, de ce qui est, de ce qui doit arriver sous peu; de ce qui se passe au pays, de ce qui se passe à l'étranger ; des guerres et des perplexités des nations, et des jugements qui sont sur le pays ; et également une connaissance des pays et des royaumes... Cherchez la science par l'étude et aussi par la foi » (D&A 88:78-79, 118).
C'est clair. Le Seigneur nous commande d'acquérir une solide culture générale : Astronomie, agriculture, minéralogie, géologie, archéologie, histoire, politique intérieure et extérieure, géographie, la plupart des domaines de la culture sont cités dans cette révélation.
1. Faiblesse en français
a. Fautes de grammaire : Étudiez systématiquement une bonne grammaire.
b. Vocabulaire pauvre ou mal appliqué : Lisez énormément dans les auteurs classiques en faisant soigneusement attention style, aux images, au vocabulaire.
2. Faiblesse en anglais
Étudiez bien votre grammaire anglaise de manière à bien en connaître les formes spéciales. Lisez constamment et attentivement des livres et des journaux anglais. Vous rencontrerez souvent des formes difficiles à comprendre. Demandez aux missionnaires de vous les expliquer. Écoutez la radio anglaise tous les jours. Parlez avec des sujets anglais et demandez que l'on vous corrige systématiquement vos erreurs. Recopiez ce que vous ne comprenez vraiment pas, et faites-le parvenir au Comité de Littérature (aujourd’hui Service des Traductions, ndlr).
3. Faiblesse dans la culture générale
Lisez des revues de vulgarisation scientifique, des livres d'histoire et d'archéologie. Concentrez-vous spécialement sur les civilisations grecque, romaine et égyptienne et secondairement sur l'histoire du moyen âge. C'est là que vous devrez puiser le plus souvent. Connaissez surtout bien les noms. Sachez que l'historien romain que les Anglais appellent Livius, nous lui donnons le nom de Tite-Live, que Scipio est pour nous Scipion, que Plautus est Plaute, Orpheus Orphée et Irenaeus Irénée. L'impression faite sur le lecteur quand vous gardez la forme anglaise est atroce : Elle vous marque au fer rouge !
Abonnez-vous à un bon périodique comme le Figaro littéraire, le Monde, etc.
Soyez un fervent des collections de poche qui comportent de nombreux ouvrages de vulgarisation dans tous les domaines.
4. Faiblesse dans les connaissances religieuses
Approfondissez les Écritures, et surtout la Bible. Au besoin, apprenez par coeur les passages les plus fréquemment utilisés par nos auteurs religieux. Lisez attentivement les passages cités dans les textes anglais (ce sont souvent les mêmes qui reviennent) pour bien vous imprégner des termes. Lisez les Écritures tous les jours. Achetez les ouvrages en anglais vendus au bureau de votre mission (aujourd’hui au centre de distribution, ndlr) et pénétrez-vous-en. Lisez très attentivement l'Étoile (aujourd’hui Le Liahona, ndlr), en particulier les articles pour les organisations auxiliaires.
5. Tendance au littéralisme
Suivez les conseils qui vous sont donnés à la fin du chapitre suivant. Étudiez attentivement cette brochure. Ce n'est pas en la lisant une fois que vous la connaîtrez. Souvenez-vous de la grande leçon que Moroni enseigna à Joseph Smith en lui apparaissant quatre fois successivement et en lui répétant quatre fois textuellement la même chose. Après cela, il n'était guère probable qu'il l'oublierait jamais de sa vie ! À force de lire et de relire, votre esprit acquerra un certain nombre d'automatismes qui vous permettront de découvrir immédiatement les pièges et les moyens de les éviter. Vous aurez l'occasion de vous apercevoir, tout au long des traductions, que de nombreuses tournures que vous preniez tout d'abord grand soin de rendre, sont en réalité explétives car on les emploie à tort et à travers.
D'autre part, vous avez toujours le droit, dans certaines limites, de remanier complètement la phrase anglaise pour la traduire. Vous pouvez mettre la fin au début, utiliser des appositions et changer l'ordre des mots, employer une tournure française imagée là où l'anglais n'utilise qu'une formule quelconque, à condition de ne pas affaiblir la phrase ni d'en changer le sens.
Ceci revient à dire qu'une traduction ne peut être mécanique. Elle doit être avant tout intelligente. Lisez l'anglais, analysez soigneusement la phrase, puis cherchez la meilleure façon de le dire en français. Vous n'y parviendrez pas du premier coup, mais avec de l'entraînement, les meilleurs résultats sont possibles.
QUELQUES RÈGLES TECHNIQUES DE BASE
Un grand nombre des points qui suivent vont sans doute vous paraître ridicules. Vous allez peut-être penser : Nous ne sommes pas des enfants, ce sont des choses qui vont de soi. Ce qui explique leur présence, c'est le fait qu'ils sont le fruit des observations que nous avons faites dans les travaux de traducteurs, et que par conséquent, ils ne sont pas évidents pour tout le monde.
1. Suivez l'ordre des paragraphes du texte anglais. Allez à la ligne quand l'auteur va à la ligne. Dans les deux langues, on change de paragraphe chaque fois qu'on entame une autre idée. Il n'y a donc aucune raison de faire autrement que l'auteur.
2. Un mot imprimé en italique doit être souligné dans votre manuscrit.
3. Le dialogue s'indique en anglais par des guillemets, en français par un tiret avant chaque réplique.
4. Majuscules
a. En américain, tous les mots d'un titre prennent la majuscule. En français, seuls les mots les plus importants suivent cette règle.
b. Les Écritures : prend toujours une majuscule quand il s'agit des Écrits sacrés. L'Évangile : quand il s'agit d'un des quatre premiers livres du Nouveau Testament, s'écrit avec une majuscule (également lorsqu'il s'agit de l’ensemble du plan divin, ndlr). On parle de l'Église et de l'État avec une majuscule quand il s'agit de l'institution et après un article défini. On écrit : L'Église catholique, les catholiques ; l'Église mormone, les mormons.
c. En anglais tous les dérivés d'un nom propre prennent la majuscule, de même que les noms de mois. Ce n'est pas le cas en français.
5. Article
Contrairement à l'anglais, le français n'utilise pas d'article devant les raisons sociales : « The French Mission » devient « Mission française ».
6. Il arrive parfois que, dans un but déterminé, l'auteur répète mot à mot une même phrase ou un même paragraphe en des endroits différents du livre. Vous devrez faire de même, et ne pas traduire plusieurs fois le même passage, car vous risquerez d'obtenir des formes différentes.
Exemple : Dans les manuels de la Primaire, il y a une devise, constamment répétée, en tout ou en partie. Elle devra toujours être formulée de la même façon.
Les titres des chapitres et la table des matières doivent correspondre.
7. Convertissez les mesures américaines en mesures européennes. Cela peut vous paraître ridicule, mais nous avons eu une traductrice pour qui 5 inches c'était la même chose que 5 centimètres. Nous vous laissons à penser les ravages que cela aurait fait (c'était un manuel de la Primaire avec des indications sur la façon de confectionner divers objets) si la traduction n'avait pas été vérifiée.
Nombres et numéraire
Dans les cas où la terminologie usuelle n'est pas la même pour nos trois pays, c'est le terme du plus grand des trois, la France, qui l'emporte. On dira donc « soixante-dix » et « quatre-vingt-dix ».
Pour les questions de numéraire, il semble que le plus sage serait de laisser les sommes en dollars, puisqu'aussi bien il faudra faire la conversion.
8. Quand un livre n'a pas été traduit en français, vous devez laisser le titre en anglais, quitte à ajouter la traduction entre parenthèses.
Les noms d'institutions étrangères ne se traduisent généralement pas. On ne peut pas traduire « British Museum » par « Musée britannique ». On peut cependant en donner la traduction entre parenthèses.
9. Veillez à la ponctuation. Il y a des différences entre la ponctuation anglaise et la ponctuation française. Voyez Grévisse.
Veillez aussi à bien couper vos mots en fin de ligne.
10. Vos manuscrits doivent être dactylographiés lisiblement. N'oubliez pas que votre travail sera retapé par des soeurs missionnaires (ceci n'est plus d'actualité, ndlr) dont les connaissances en français sont limitées.
11. Les citations des Écritures ne doivent pas être traduites. Vous devez prendre la peine de trouver le passage dans la version Segond et le recopier tel quel. Soyez très soigneux dans ce domaine. Souvent l'auteur ne cite que des parties du texte. Votre traduction ne doit pas contenir plus de la citation que le texte anglais. Passez ce que l'auteur passe.
Ce que vous mettez entre guillemets doit être en principe exactement conforme au texte cité : mais il arrive souvent que le temps des verbes doive être changé. L'anglais, dont le verbe est pratiquement invariable, peut se permettre de jongler avec les citations, mais comme le verbe français est plus complexe, il convient de faire les adaptations requises. Dans ce cas, le verbe sera mis entre crochets ou, si possible, en dehors des guillemets.
Que fait-on quand le texte anglais et le texte français de la Bible ont des sens différents et que la version française ne permet pas l'application du passage cité ? Il faut alors traduire littéralement la citation anglaise, et ajouter une note explicative au bas de la page.
Vous devrez en outre acquérir une connaissance approfondie de la Bible. Les citations déguisées dans les textes anglais sont innombrables. Vous devez pouvoir les reconnaître, afin d'employer les termes bibliques exacts, sinon vous risquez le ridicule. Par exemple :
1. « The law of Moses had been given to the world as a schoolmaster to prepare the people for the coming of Christ. »
Un traducteur a innocemment rendu « schoolmaster » par « maître d'école ». Or il s'agit ici d'une allusion à Galates 3:24 : « Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ. »
2. « The motes and beams of sin » doit se rendre par « les pailles et les poutres du péché », d'après Matthieu 7:3. En fait, dans ce cas, le traducteur devait également faire de la correction, car le texte anglais donnait erronément « moats » au lieu de « motes ».
12. Revoyez systématiquement et soigneusement votre grammaire française. Lisez beaucoup pour affiner votre orthographe. Voici quelques fautes de détail que l'on rencontre souvent :
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jeune-homme
évènement
chevêt
crédo
coréligionnaire
language
litérature
saint esprit
Jésus Christ
Melkizédec
Isaïe (catholique)
Nabuchodonosor (catholique)
considérer intelligent
l'Amérique Centrale et du Sud
J'ai difficile de
solutionner
réfectionner
véto
Notre-Seigneur (catholique)
|
au lieu de |
jeune homme
événement
chevet
credo
coreligionnaire
langage
littérature
Saint-Esprit
Jésus-Christ
Melchisédek
Ésaïe
Nebucadnetsar
considérer comme intelligent
l'Amérique Centrale et l'Amérique du Sud
Il m'est difficile de
résoudre
réparer
veto
notre Seigneur |
13. Voici quelques lois cardinales à respecter dans chaque phrase que vous traduisez :
a. Si une phrase ne vous paraît pas très claire : N'essayez pas de deviner pour aller plus vite, consultez votre dictionnaire ou allez trouver un missionnaire et demandez-lui l'explication. Jamais votre traduction ne sera miraculeusement juste si vous ne comprenez pas ce que vous traduisez.
N'ajoutez pas « d'explications », vous risquez de changer le sens.
b. N'employez jamais de tournures compliquées du genre « quant au fait que »
c. Gardez le juste milieu : Ne « collez » pas au texte anglais, ne le décalquez pas, mais ne soyez pas non plus trop « libres ». Attention : Traduire par des équivalents n'est pas synonyme de « faire de l'à peu près ». Lisez toute une phrase, mieux : tout un paragraphe, puis demandez-vous comment un Français dirait cela.
d. Veillez à rendre toutes les nuances du texte (sauf les clichés ; voyez le chapitre sur les tournures particulières à l'anglais). Attention à ne pas traduire un terme fort, employé à dessein par l'auteur par un terme faible en français.
Veillez à l'ordre des mots : L'auteur veut peut-être mettre un membre de phrase en relief.
e. Quand une phrase est longue et lourde, scindez-la.
f. N'hésitez pas à briser l'ordre rigide de la phrase anglaise en utilisant les incises chères au français (voir le chapitre 5).
g. Fuyez les « traductions frontière » dont on peut toujours prétendre qu'elles sont françaises, mais dont on sent bien qu'elles sont décalquées de l'anglais : La cité de Jérusalem, au lieu de : La ville de Jérusalem, ou tout simplement : Jérusalem (décalqué de : The city of Jerusalem) ; démontrer une qualité, au lieu de : manifester une qualité (décalqué de : to demonstrate a quality) ; orbe, au lieu de : astre (décalqué de : orb) ; locuste, au lieu de : sauterelle (décalqué de : locust) ; contention, au lieu de : querelle (décalqué de : contention).
h. Soyez soigneux : Ayez l'amour du travail bien fait. Rien n'est plus triste que de voir des traducteurs reproduire littéralement un jeu de mots qui n'a pas de sens en français, sans se préoccuper de savoir si cela n'ôte pas sa raison d'être à un paragraphe, voire à un chapitre, et ce pour s'éviter la peine de chercher un équivalent.
LE FRANGLAIS
C'est la maladie moderne de notre langue. Celle-ci, en effet, a assimilé, depuis la dernière guerre, une énorme quantité de mots : plus de trois mille.
Dans un livre paru dans la collection « Idées » (Gallimard), intitulé « Parlez-vous franglais », Etiemble fait, de cette invasion dévastatrice, un tableau affligeant pour tous ceux qui aiment notre belle langue. S'il est vrai qu'Etiemble est extrémiste et anti-américain virulent, il n'en est pas moins un fait que notre langue s'appauvrit, à cause de l'introduction d'une multitude de mots anglo-saxons indigestes par des fats mondains, souvent peu instruits, par les publications de bas niveau intellectuel dont les collaborateurs possèdent plus de talents journalistiques que de connaissance du français et par les gens qui, connaissant quelques mots d'anglais, en jettent le plus possible dans la conversation, sans doute pour impressionner leurs interlocuteurs (nous avons déjà reçu des lettres de personnes qui, conscientes d'écrire à un monsieur qui connaît l'anglais, se croyaient obligées de rédiger leurs missives à moitié dans cette langue - avec de nombreuses fautes - l'autre moitié étant en français. Nous éprouvons personnellement pour l'anglais un amour très profond ; mais notre amour est bien plus grand pour notre merveilleuse langue maternelle ; et puis qu'y a-t-il de plus détestable qu'un francophone qui parle l'anglais à un autre francophone ?) Enfin et malheureusement, nous subissons l'influence néfaste de traducteurs médiocres qui, ayant un vocabulaire très pauvre, et n'étant pas disposés à faire le nécessaire, se contentent d'habiller en français les mots anglais dont ils ne connaissent pas la traduction ou l'équivalent français.
Notre vocabulaire religieux a été généreusement doté de ces hybrides franco-anglais par :
1. De mauvais traducteurs
2. Les missionnaires
3. Les membres en général qui les imitent
Peu de personnes, en effet, ont l'amour de leur langue. Elles n'offrent aucune résistance à l'invasion de notre langue par le sabir missionnaire dont elles adorent au contraire le piquant et qu'elles reproduisent avec délices.
Sous cette influence perverse, nous entendons beaucoup de personnes nous dire qu'elles sont heureuses d'avoir « l'opportunité » de nous adresser quelques mots (opportunité, qui est un mot français, exprime le caractère opportun d'une chose), au lieu d'en avoir l'occasion. Dans notre Église on parle « à Président Untel », alors que partout ailleurs on parle « au Président Untel » (aucun Américain, nous en sommes sûr, ne se sentirait lésé dans ses droits de dire « President Johnson » sans article, si nous continuions imperturbablement à dire « le président de Gaulle ». Par contre, nous sommes certain que cela ferait un plaisir énorme à celui-ci).
Non moins atroce est le français bâtard des membres qui ont habité les USA ou les States, c'est-à-dire : les États-Unis. Ils sont allés à Salt Lake Cité (prononciation des deux premiers mots au choix, de préférence à la française), ont suivi les cours de Brigham Young Université et ont vécu dans un ward dont le bishop était très gentil. Nous sommes allé, nous aussi, aux États-Unis, mais quelle a été notre déception de ne trouver que Salt Lake City, l'Université Brigham Young, des paroisses et des évêques. Les wards, bishops et autres stakes étaient restés en Europe avec les ânes qui les avaient pondus.
Mais ce n'est pas tout. « Si tu ne viens pas à Lagardère... » Point n'est besoin de se rendre aux States, ceux-ci viennent obligeamment à nous, par le truchement de nos aimables missionnaires... ou de nos bénévoles traducteurs. C'est ainsi que nous avons incorporé, sans sourciller et sans rire :
Confronté avec
Nos membres, qui n'aurait pas pitié d'eux, sont « confrontés » avec de nombreux problèmes. Les Français, les vrais, ont la tâche plus aisée, puisqu'ils se contentent de « s'y heurter » (ou de les « rencontrer » avant d’y « faire face », ndlr).
Endowment
Nous avions prévu un commentaire méchant pour ce mot-ci également, mais on vient de nous apprendre que la personne qui a donné la traduction de ce mot anglais, à l'origine, avait fait de très sérieuses recherches et avait finalement découvert un vieux mot français : « endouement » qui, semblait-il, était exactement le terme qu'il fallait. Nous n'avons pu retrouver ce terme nulle part. Par ailleurs, l'orthographe que ce mot aurait dû avoir, « endouement » a été perdu par des personnes moins savantes, lesquelles lui ont purement et simplement substitué l'orthographe anglo-saxonne. En dépit de cette explication, qui nous rassure sur la valeur de ce traducteur, et en partant du principe évangélique qui nous conseille d'éviter « l'apparence du mal », nous préférons de loin employer le mot vraiment, courageusement français de « dotation ». Il n'a pas vraiment le sens désiré ? Qu'importe : on le lui donne ! Et quand on remaniera le Dictionnaire de l'Académie, à côté de tous les sens du mot, on ajoutera : « Chez les mormons : Ordonnances effectuées dans les temples ».
Fellowshipping
A été substitué à « intégration » parce que ce dernier mot était froid, ce qui est vrai. Mais considérez le raisonnement : On nous impose un mot qui n’a rien de français, qu'on ne peut même pas habiller en français, dont il faut expliquer le sens et préciser qu'il comporte une idée de cordialité et d'amour, sentiment que nous ne pourrons jamais associer à ce « corps » étranger, alors que l'on simplifierait considérablement les choses en se servant « d'intégration » et en précisant que, dans notre Église, il a un sens plus « chaud » que dans le monde.
Garment
(Prononcé comme la terminaison d'un quelconque adverbe) : Ce mot a l'avantage de se laisser « habiller » en français, de jouer au loup vêtu du manteau du berger, mais nous ne voyons pas pourquoi on ne pourrait utiliser le vrai terme français « vêtement du temple ».
Ici sur terre
Microbe inoculé par nos missionnaires, pauvre remplaçant de notre si imagé « ici-bas ».
Invocation et bénédiction
C'est un « missionnarisme ». En français : Prière d'ouverture, prière de clôture.
Leadership
Officiers, dirigeants, art de diriger sont peut-être moins pratiques, mais au moins ils sont français.
Les premiers cinq cents mètres
Nous ne savons pas s'ils sont plus longs ou plus courts que les « cinq cents premiers mètres », mais ils sont certainement moins français.
Les signatures américaines
Beaucoup de membres ne signent plus André Dubois avec les fioritures traditionnelles, mais, au-dessus d'une ligne, André M. Dubois (M. est sensé correspondre au middle name américain qui n'existe pas chez nous, mais qu'à cela ne tienne : Notre second prénom fera l'affaire !) Ce mimétisme va d'ailleurs plus loin : Puisqu'on écrit bien LeGrand Richards, pourquoi n'écrirait-on pas aussi DuBois, DuPont ?
Superviseur
Ce nouvel animal exotique a fait son entrée avec le programme des bâtisseurs de chapelles (bâtisseurs d’églises, ndlr). C'est une question de hiérarchie. « Superviseur » n'est-il pas supérieur à « surveillant » ?
etc., etc.
Faut-il s'étonner, dès lors, qu'un investigateur (pardon : un contact ou un prosélyte [aujourd’hui : un ami de l’Église, ndlr]) ait été jusqu'à nous dire avec une moue de mépris : « Tout est américain chez vous, jusqu'à votre vocabulaire et vos livres qui sentent l'anglais. » Qu'auriez-vous répondu ? Il est, nous semble-t-il, permis de dire sans être injuste que les Européens (en tous cas les francophones) sombrent actuellement dans le ridicule : Les uns en faisant preuve d'un snobisme américanophile sans vergogne, les autres en vouant à tout ce qui est américain une haine aveugle de brute imbécile. Ne pouvons-nous être sensés : Respecter les Américains et leur rendre honnêtement ce qui leur est dû, et respecter et garder précieusement ce qui est le plus cher à tout homme digne de ce nom : Sa dignité ?
Lorsque quelqu'un nous écrit et qu'il fait des fautes d'orthographe, cela nous fait une très mauvaise impression : C'est une chose qui vous classe. Quand une personne utilise un beau français, nous éprouvons du respect pour elle. Quand elle « franglise », nous la classons parmi les personnes à ne pas fréquenter. On fait de même avec notre Église. Si nous voulons jamais avoir l'approbation des classes qui comptent (qui ont de l’influence, ndlr), c'est-à-dire des classes intellectuelles, présentons-leur des textes en bon français. Il y va de l'intérêt de notre Église.
LA PHRASE ANGLAISE
Dans l'introduction, on s'en souviendra, nous avons dit que chaque langue a son génie, c'est-à-dire des formes qui lui sont propres. C'est un élément capital qui contribue beaucoup à faire la différence entre le bon et le mauvais traducteur. Il serait trop long d'expliquer comment le caractère des deux peuples a déterminé les différences de style, mais voici leurs règles respectives.
Première Règle
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anglais
Phrase lourde et massive
Préférence pour la voix passive
Préférence pour l'accumulation des substantifs ou des participes présents ou passés
Lourdes subordonnées
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français
Phrase légère et courte
Préférence pour la voix active
Préférence pour les verbes conjugués
Succession de propositions coordonnées |
Exemples
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anglais
Several expressions from the class members as to points clarified by this reading might be helpful to aIl class members. |
mal traduit
Plusieurs expressions de la part des membres de la classe quant aux points rendus clairs par cette lecture pourraient être utiles à tous les membres de la classe.
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bien traduit
Demandez à plusieurs membres de la classe quels sont les points que cette lecture a éclaircis pour elles : Cela pourrait être utile aux autres. |
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anglais
The lesson aims to call our collective attention to the need and the value of an individual review of one's personal standards as they relate to the principles of the gospel. |
mal traduit
Cette leçon a pour but d’attirer notre attention collective sur le besoin et la valeur d'une révision individuelle de nos principes personnels tels qu'ils se rapportent aux principes de l'Évangile.
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bien traduit
Le but de cette leçon est d'attirer notre attention à toutes sur le fait qu'il est nécessaire de réajuster nos principes privés en fonction des lois de l'Évangile. |
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anglais
Peopling them with his own begotten spirit children
It was used as a means to…
They refer to their mothers as being their ideal
I am grateful for being able to...
He developed an appreciation for good reading |
mal traduit
Les peuplant de ses enfants d'esprit engendrés personnellement
Il était utilisé comme moyen pour...
Ils font allusion à leurs mères comme étant leur idéal
Je remercie pour le fait que je peux...
Il a développé une appréciation pour les bonnes lectures
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bien traduit
Les peuplant des enfants qu'il avait engendrés dans l'esprit
On s'en servait pour...
Ils disent que leurs mères sont leur idéal
Je remercie de pouvoir...
Il a appris à aimer les bons livres |
(Attention aux deux tournures suivantes : Elles sont fréquentes en anglais. Prenez-en bonne note).
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anglais
This teaching of the reality of God as a person...
To become effective in discharging their missionary responsibilities...
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mal traduit
Cet enseignement de la réalité de Dieu en tant que personne…
Devenir efficace en s’acquittant de leurs responsabilités missionnaires… |
bien traduit
Cet enseignement que Dieu est une personne…
Apprendre à remplir efficacement leurs responsabilités missionnaires… |
On le reconnaîtra sans peine, une leçon entièrement composée de phrases traduites littéralement et maladroitement comme dans les exemples précédents (ce sont des passages de traductions) doit être absolument épuisante pour le lecteur et en tout cas extrêmement rébarbative et peu élégante. Faites-y bien attention.
Deuxième règle
La phrase anglaise est beaucoup plus rigide que la phrase française. En principe, elle respecte l'ordre suivant :
Sujet + verbe + COD + COI + complément de lieu + complément de temps.
Exemple
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anglais
He revealed the hiding place of the records of his people to a young man named Joseph Smith in the Western Hemisphere in 1823.
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mal traduit
Il révéla la cachette des annales de son peuple à un jeune homme appelé Joseph Smith dans le Nouveau Monde en 1823. |
bien traduit
En 1823, dans le Nouveau Monde, il révéla, à un jeune homme appelé Joseph Smith, la cachette des annales de son peuple. |
Note : L'anglais emploie relativement peu les incises, alors que le français intervertit ses compléments selon leur longueur et l'équilibre général de la phrase.
Exemples et exercices
Nous vous proposons ci-après, avec la traduction littérale, puis avec une traduction plus française, un certain nombre de phrases que nous avons rencontrées au cours de nos corrections de traductions. Comme nous l'avons déjà fait remarquer, nous ne prétendons pas que notre traduction soit la meilleure, ni la seule possible. Nous voulons seulement faire saisir certains mécanismes de la phrase anglaise et les mécanismes correspondants du français.
À titre d'exercice, nous vous recommandons de traduire les phrases anglaises avant de lire notre traduction, et puis de comparer vos résultats avec les nôtres.
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anglais
The Apostle Paul refers to Aaron's call to the ministry as the example to which all authoritative calls must comply.
The test of the legality of priestly administration by professing ministers was as to whether such were "called of God as was Aaron." |
mal traduit
L'apôtre Paul se réfère à l'appel d'Aaron au ministère comme l'exemple auquel tous les appels autorisés doivent se conformer.
Le test (!) de la légalité de l'administration de la prêtrise par des ministres professionnels (!) était le point de savoir si (!) ceux-ci étaient « appelés de Dieu comme le fut Aaron ».
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bien traduit
L'apôtre Paul fait de l'appel d'Aaron au ministère le modèle sur lequel doivent se calquer tous les appels effectués par l'autorité.
Pour voir si ceux qui se prétendaient ministres de l'Évangile exerçaient un sacerdoce légal, il fallait découvrir s'ils avaient été « appelés de Dieu comme le fut Aaron ». |
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anglais
We frequently have mention made of the offering of sacrifices by the servants of the Most High in ancient days, prior to the law of Moses.
The entire Aaronic Priesthood looks to the Presiding Bishopric for leadership and inspiration.
Worthiness is determined on the basis of personal righteousness.
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mal traduit
Nous avons souvent des mentions sur l'offrande de sacrifices par les serviteurs du Très-Haut dans les temps anciens, avant la loi de Moïse.
La Prêtrise d'Aaron tout entière se tourne vers l'Épiscopat Président pour la direction et l’inspiration.
La dignité est déterminée sur la base de la justice personnelle. |
bien traduit
Maint passage des Écritures nous apprend que dans les temps anciens, avant la loi de Moïse, les serviteurs du Très-Haut offraient des sacrifices.
La Prêtrise d'Aaron tout entière reçoit ses directives et son inspiration de l'Épiscopat Président.
On peut dire qu'on est digne quand on mène une vie droite. |
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anglais
The revelations refer to certain mortal men who act as messengers or agents of God as angels.
Each of us has the right to have angels minister to us.
There are many specific instances in which angels have performed particular works whereby faithful people have been guarded and preserved. (voir le paragraphe sur les clichés au chapitre suivant)
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mal traduit
Les révélations se réfèrent à certains mortels qui agissent comme messagers ou agents de Dieu comme à des anges.
Chacun de nous a le droit d'avoir des anges pour nous enseigner.
Il y a beaucoup d'exemples spécifiques où des anges ont accompli des oeuvres particulières par lesquelles des personnes fidèles ont été gardées et préservées. |
bien traduit
Les révélations appellent « anges » certains mortels qui font office de messagers ou d'agents de Dieu.
Nous avons tous droit au ministère d'anges.
Il y a beaucoup de cas où des anges, par leur action ont protégé des personnes fidèles. |
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anglais
More than 100.000 Temple Square Tracts are passed out by guides during the tourist season each year.
Redemption from spirituaI death is made possible through the atoning sacrifice of Christ.
This takes place only in the event of personal righteousness on the part of the one in whose behalf the Lord utters the oath.
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mal traduit
Plus de 100.000 brochures du Temple Square sont distribuées par des guides pendant la saison touristique chaque année.
La rédemption de la mort spirituelle (contresens) est rendue possible par le sacrifice expiatoire du Christ.
Ceci prend place (!) seulement en cas de justice personnelle de la part de celui en faveur duquel le Seigneur prononce le serment.
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bien traduit
Chaque année, pendant la saison touristique, les guides distribuent plus de 100.000 brochures au Temple Square.
Grâce au sacrifice expiatoire du Christ, nous pouvons être rachetés de la mort spirituelle.
Ceci ne se fait que si celui qui bénéficie du serment prononcé par le Seigneur est juste. |
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anglais
Impress your children with the reality that God lives.
ln order to stimulate participation of the group, assignments of various phases of the lesson and also of the questions might be made weIl in advance of the lesson day.
The evening before they were to start their journey.
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mal traduit
Impressionnez vos enfants de la réalité que Dieu vit.
Pour stimuler la participation du groupe, des tâches de diverses phases de la leçon ainsi que des questions pourraient être données bien en avance du jour de la leçon.
Le soir avant qu'ils ne commencent leur voyage. |
bien traduit
Enseignez l'existence de Dieu à vos enfants.
Pour pousser le groupe à participer, on pourrait, assez longtemps à l'avance, charger certaines personnes de divers points de la leçon ainsi que des questions.
La veille du (grand) départ. |
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anglais
What are some of the specific things a Priesthood bearer might do?
The latter-day saint woman recognizes the necessity for a knowledge of the mission of Jesus Christ as the Redeemer
The latter-day saint woman makes individual preparation for participation during the millennial reign.
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mal traduit
Quelles sont quelques unes des choses spécifiques qu'un détenteur de la Prêtrise pourrait faire ?
La femme sainte des derniers jours reconnaît la nécessité d'une connaissance de la mission de Jésus-Christ en tant que Rédempteur.
La femme sainte des derniers jours (pis : La femme SDJ) fait des préparatifs individuels pour participer pendant le règne millénaire.
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bien traduit
Que peut faire le détenteur de la Prêtrise ?
La sainte des derniers jours se rend compte qu'il est nécessaire de savoir que la mission de Jésus-Christ était de racheter le monde.
La sainte des derniers jours se prépare à prendre une part active au règne millénaire. |
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anglais
...to indicate what the y think it means.
Doing what is right is not always easy.
You will develop a better understanding and deeper appreciation for the problem.
Honest praise and words of appreciation are necessary to the spiritual growth of a child.
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mal traduit
... d'indiquer ce qu'ils pensent que cela veut dire.
Faire ce qui est juste n'est pas toujours facile.
Vous développerez une meilleure compréhension et une plus profonde appréciation pour le problème.
Un éloge honnête et des paroles d'appréciation sont nécessaires à la croissance spirituelle d'un enfant.
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bien traduit
...de dire ce qu'à leur avis cela signifie.
Il n'est pas toujours facile de bien agir.
Vous comprendrez et apprécierez mieux le problème.
Pour progresser spirituellement, l'enfant a besoin qu'on fasse honnêtement son éloge et qu'on lui montre de l'estime.
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Note 1 : Certaines phrases anglaises sont extrêmement complexes et tortueuses. Elles sont intraduisibles telles quelles. On verra, dans la phrase suivante, que la traduction est effroyablement lourde et quasi inintelligible. De toute évidence, il s'agit là d'une phrase à scinder et à simplifier, comme nous avons essayé de le faire.
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anglais
We feel that if the whole church curricula were viewed from the vantage point of what we might term the total purpose of each and all of these (Priesthood Quorums and Auxiliaries) it would bring about such a collation and limitation of subjects and subject matters elaborated in the various auxiliary courses as would tend to the building of efficiency in the Auxiliaries themselves in the matter of carrying out the purposes lying behind their creation and function.
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mal traduit
Nous avons le sentiment que si le programme complet des cours de l'Église était contemplé du point favorable de ce que nous pourrions appeler le but total de chacun et de tous ceux-ci (quorums de prêtrise et auxiliaires) cela réaliserait une telle confrontation et limitation des sujets et des matières élaborés dans les divers cours auxiliaires qui tendraient à l’augmentation de l'efficience dans les auxiliaires elles-mêmes dans la question de l'exécution des desseins se trouvant derrière leur création et fonction.
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bien traduit
Nous avons le sentiment qu'il faut examiner l'ensemble du programme des cours de l'Église sous l'angle le plus avantageux, à savoir : Le but poursuivi par tous ceux-ci (les collèges de la prêtrise et les auxiliaires). Ce faisant, on pourrait confronter et délimiter les sujets et les matières élaborés par chaque auxiliaire. De cette façon, les auxiliaires elles-mêmes pourraient travailler plus efficacement à atteindre l'objectif pour lequel elles ont été créées et en vue duquel elles fonctionnent. |
Note 2 : Attention aux répétitions disgracieuses des deux phrases suivantes, courantes en anglais, qu'il faut généralement éviter :
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anglais
Today we are going to talk about prayer. Let us see how much we have learned about prayer.
To know God is to become like God.
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mal traduit
Aujourd'hui nous allons parler de la prière. Voyons combien nous avons appris sur la prière.
Connaître Dieu, C'est devenir comme Dieu. |
bien traduit
Aujourd'hui nous allons parler de la prière. Voyons ce que nous en avons déjà appris.
Connaître Dieu, c'est devenir comme lui. |
NOTE 3 : Attention aux ruptures de syntaxe qui non seulement ne sont pas permises en français, mais risquent d'altérer le sens.
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anglais
When this occurred he knew that only a miracle could save the structure.
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mal traduit
Quand ceci arriverait, il savait que seul un miracle pourrait sauver l'édifice.
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bien traduit
Il savait que, quand ceci arriverait, seul un miracle pourrait sauver l'édifice. |
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anglais
Rather than the teacher only telling the story or lesson, if the children are allowed to become the character in the story and actually act out their roles, the teachings will never be forgotten.
As this procedure is repeated the children will soon feel free to play the characters. |
mal traduit
Plutôt que l'instructrice se borne à raconter l'histoire ou leçon, s'il est permis aux enfants de devenir les personnages dans l'histoire et actuellement mimer leurs rôles, les enseignements ne seront jamais oubliés.
En répétant cette procédure, les enfants se sentiront bientôt libres de jouer les caractères. (contresens) |
bien traduit
Si, au lieu de se borner à raconter l'histoire ou la leçon, l'instructrice permet aux enfants de devenir les personnages de l'histoire et de véritablement jouer leur rôle, elle fera en sorte que les enseignements ne soient jamais oubliés.
Quand ils auront suivi plusieurs fois ce procédé, les enfants joueront vite les personnages avec facilité.
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NOTE 4 : La forme suivante, qui est très lourde, se rencontre couramment en anglais :
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anglais
They believed in a Messiah who was to come to Jerusalem.
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mal traduit
Ils croyaient en un Messie qui viendrait à Jérusalem. |
bien traduit
Ils croyaient qu'un Messie viendrait à Jérusalem. |
TOURNURES PARTICULIÈRES À L'ANGLAIS
Nous avons dit que chaque langue avait son génie, ses formes particulières qui, souvent, reflètent la mentalité des populations qui la parlent.
C'est ainsi que l'anglais est très poli, n'aime pas s'imposer ni avancer une idée sur un ton absolu, alors que le français est plus positif, plus catégorique, moins « civil » que l'anglais. Il en résulte que l'anglais emploie beaucoup de formes atténuées, qu'il ne faut surtout pas rendre en français. Voici quelques formes très fréquentes où la différence entre les deux langues s'accuse.
1. What are some of the reasons why you like to read ?
(On s'empresse de vous laisser sous-entendre qu'on ne pousse pas l'indiscrétion jusqu'à vous les demander toutes, vous imposer la tâche ardue de les énumérer sans en oublier ou prétendre avoir le temps de tout passer en revue).
En français : Pourquoi aimez-vous lire ?
2. Les impératifs dans un manuel d'instructions :
A teacher should prepare his lessons in advance.
(La forme « should » est moins formelle que « must »)
En français : L'instructeur doit préparer sa leçon.
L'instructeur préparera sa leçon.
On peut employer indifféremment « devoir » ou le futur.
3. Dans le même genre d'ouvrage on trouve encore l'atténuation suivante :
For this lesson you will want to use a blackboard.
(L'auteur du manuel s'efface complètement et place l'acte dans la volonté du lecteur).
En français : Pour cette leçon vous utiliserez le tableau noir.
Pour cette leçon vous pourriez utiliser le tableau noir.
4. Voyez aussi :
l am afraid my husband is not at home (Mon mari n'est pas là).
He seems to have lost his umbrella (Il a perdu son parapluie).
He indicated that he needed more information (Il réclama plus de renseignements).
The position one holds has little or nothing to do with greatness (Le poste que l'on détient n'a rien à voir avec la grandeur).
La politesse de l'anglais est plus que raffinée !
Voici maintenant une liste de tournures propres à l'anglais, mais sans équivalentes en français, que l'on traduit en général littéralement, ce qui est lourd ou disgracieux, ou tout simplement erroné.
1.
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anglais
No one may come in except (save) he has deserved it.
Unless you write you will never hear from her. |
mal traduit
Personne ne peut entrer excepté s'il l'a mérité.
À moins que vous n'écriviez, vous n'aurez jamais de ses nouvelles.
|
bien traduit
On ne peut entrer que si on l'a mérité.
Si vous n'écrivez pas, vous n'aurez jamais de ses nouvelles. |
On constatera que la forme française correcte est plus concise, et partant, moins lourde.
2. L'anglais a une véritable prédilection pour « as » dans le sens de « en tant que ». Rendu en français, il alourdit terriblement la phrase. On ne doit pas craindre de la supprimer, car il n'a aucun sens emphatique en anglais.
|
anglais
The Nephites were destroyed as a nation.
You as the youth of the Church should set a proper example.
John the Baptist came as a resurrected being.
We feels that he is rejected as a person.
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mal traduit
Les Néphites furent détruits en tant que nation.
Vous en tant que jeunesse de l'Église devriez montrer le bon exemple.
Jean-Baptiste vint en tant qu'être ressuscité.
Il se sent rejeté en tant que personne. |
bien traduit
La nation néphite fut détruite.
Les jeunes de l'Église doivent montrer le bon exemple. (ou: Vous, les jeunes de l'Église, devez).
Jean-Baptiste ressuscité vint.
Il se sent rejeté. (Le reste n'ajoute rien). |
Autre emploi de « as » :
|
anglais
As mothers are, so the nation is likely to be.
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mal traduit
Comme les mères sont ainsi la nation sera sans doute.
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bien traduit
La nation risque fort d’être ce que sont les mères. |
Autre emploi encore :
|
anglais
The first migration as described in the Book of Ether.
Aware of the two greatest commandments as my Master gave them.
|
mal traduit
La première migration telle qu'elle est décrite dans le livre d'Éther.
Conscient des deux plus grands commandements tels que mon Maître les a donnés.
|
bien traduit
La première migration, décrite dans le Livre d'Éther.
Conscient des deux plus grands commandements que mon maître a donnés. |
N.B. : Tels que ne servirait que pour marquer le contraste avec une déformation desdits commandements, laquelle serait alors décrite dans le contexte.
Un dernier emploi particulier :
|
anglais
She is as nice a girl as lever saw.
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mal traduit
C'est une aussi jolie fille que toutes celles que j'ai jamais vue.
|
bien traduit
C'est la plus jolie fille que j'aie jamais vue. |
N.B. : Remarquez encore la retenue dont nous avons parlé en début de chapitre. L'anglais ne se risque pas.
3. L'anglais a une sorte de phobie du the, qu'il emploie le plus rarement possible, le remplaçant par un a plus nébuleux, plus flou, moins précis, moins tranchant. Là aussi, il se distingue du français :
|
anglais
I have made a list of the things l need.
I received a testimony that Jesus was the Christ.
He has a love for teaching
They acquire a knowledge of the gospel through the Spirit of God.
|
mal traduit
J'ai fait une liste des choses dont j'ai besoin.
Je reçus un témoignage que Jésus était le Christ.
Il a un amour pour l'enseignement.
Ils acquièrent une connaissance de l'Évangile par l'Esprit de Dieu.
|
bien traduit
J'ai fait la liste des choses dont j'ai besoin.
Je reçus le témoignage que Jésus était le Christ
Il a l'amour de l'enseignement.
Ils acquièrent, par l'Esprit de Dieu, la connaissance de l'Évangile. |
N.B. : La mauvaise traduction donne l'impression qu'il est possible d'obtenir plusieurs connaissances différentes de l'Évangile.
|
anglais
A child needs love.
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mal traduit
Un enfant a besoin d'amour.
|
bien traduit
L'enfant a besoin d'amour. |
Attention aux généralisations !
En outre, l'anglais ne répète jamais le the dans une énumération. Le français bien.
|
anglais
The boys and girls of this group.
|
mal traduit
Les garçons et filles de ce groupe. |
bien traduit
Les garçons et les filles de ce groupe. |
Ceci s'applique à tous les mots qui normalement se répètent dans une énumération.
|
anglais
Thanks for our Moms and Dads.
He is very strong and brave.
|
mal traduit
Merci pour nos mamans et papas.
Il est très fort et brave. |
bien traduit
Merci pour nos mamans et nos papas.
Il est très fort et très brave. |
Remarque : Par contre, the est parfois employé pour l'adjectif démonstratif (dont il avait d'ailleurs autrefois le sens) :
I don't even know the man : Je ne connais même pas cet homme.
4. Attention à cet étrange accord, formellement interdit en français :
|
anglais
As each of us arrives we put our clothes in the cloak-room.
Some of us forget our duties.
|
mal traduit
À mesure que chacun de nous arrive, nous mettons nos vêtements au vestiaire.
Certains d'entre nous oublions nos devoirs.
|
bien traduit
Lorsque chacun de nous arrive, il met ses vêtements au vestiaire.
Certains de nous oublient leurs devoirs.
|
5. En français, de est un passe-partout. L'anglais, par contre, emploie généralement la préposition ad hoc.
|
anglais
The way to perfection
The chapel at Marseille
The Saints in France
Responsible for our deeds
The prison at Carthage
The number of members in the branch
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mal traduit
Le chemin vers la perfection
L’église à Marseille
Les saints en France
Responsables pour nos actes.
La prison à Carthage
Le nombre de membres dans la branche |
bien traduit
Le chemin de la perfection
L’église de Marseille
Les saints de France
Responsables de nos actes
La prison de Carthage
Le nombre de membres de la branche |
|
anglais
He has a love for teaching
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mal traduit
Il a un amour pour l'enseignement
|
bien traduit
Il a l'amour de l'enseignement |
Note : Attention aux contresens : « Redemption from spiritual death » ne doit pas se traduire par « Rédemption de la mort spirituelle ». Dans un cas de ce genre, il faut toujours s'arranger pour transformer le substantif en un verbe de manière à obtenir : « Être racheté de la mort spirituelle ».
6. Encore des précisions à éviter :
|
anglais
The Land of America
The city of Paris
The French language
|
mal traduit
Le pays d'Amérique
La ville de Paris
La langue française |
bien traduit
L'Amérique
Paris
Le français |
7. Avez-vous déjà remarqué que les Américains sont incapables de dire le nom d'une ville sans y ajouter au moins celui du pays et parfois la province, le département ou le canton ?
Exemples : Paris, France ; Bern, Switzerland
Chose étrange, la quasi totalité des traducteurs reproduisent fidèlement ces formes, ce qui montre à quel point ils ont peu l'esprit critique. Pourquoi les Américains sont-ils si précis ? Parce que leur pays est immense et qu'il est parfois difficile d'y localiser une ville, d'autant plus que l'on rencontre des villes du même nom dans plusieurs États. On a donc pris l'habitude, aux États-Unis, d'indiquer l'État après le nom de la ville : Kirtland, Ohio ; Nauvoo, Illinois ; Independence, Missouri. C'est devenu tellement automatique que, dans un même livre, on trouvera la même précision après un nom de ville, dût-il être répété dix fois dans un seul chapitre. Les Américains apportent la même précision quand ils viennent en Europe. Bien sûr, Paris, France, nous semble burlesque, parce que notre optique est différente. Le traducteur s'abstiendra donc de copier ces précisions inutiles pour les endroits bien connus de la majorité des personnes susceptibles de lire un texte donné.
Notons ici aussi que les Américains, habitués à mettre des initiales de middle names aux personnalités américaines, ont tendance à faire de même pour les personnalités étrangères. Ils diront Mr. Nikita S. Khrushchev, alors que nous devons dire M. NiKita Krouchtchev.
8. La forme suivante ne « passe » pas en français :
|
anglais
The success of the family depends on the accurate plans.
The effects of these changed conditions
|
mal traduit
Le succès de la famille dépend des plans précis.
L'effet de ces conditions changées (!) |
bien traduit
Le succès de la famille dépend de la précision des plans.
Les effets de ce changement de situation.
|
9. La voix passive, si chère aux Anglais, le français le rend souvent par une forme pronominale :
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anglais
Newspapers are obtained at the stand.
A prophecy is fulfilled.
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mal traduit
Les journaux sont obtenus à l'aubette.
Une prophétie est accomplie.
|
bien traduit
Les journaux s'obtiennent à l'aubette.
Une prophétie s'accomplit. |
10. Méfiez-vous de la place de However. Ce n'est qu'exceptionnellement que ce mot se met en tête de phrase. On le trouve ordinairement en apposition après le premier ou les premiers mots, règle que ne suit pas cependant :
|
anglais
He, however, rejected the offer.
After reading carefully, however, he found one more mistake.
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mal traduit
Lui, cependant, rejeta l'offre.
Après avoir lu soigneusement, cependant, il trouva encore une faute.
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bien traduit
Cependant il rejeta l'offre.
Cependant, après avoir lu avec soin, il trouva encore une faute. |
11. En bel anglais littéraire, on trouve ces formes lourdes, très fréquentes en langage « mormon », que l'on ne doit à aucun prix traduire littéralement :
|
anglais
To ask something at the hands of somebody.
They suffered persecution at the hands of their enemies.
To extend the hand of fellowship to somebody.
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mal traduit
Demander quelque chose des mains de quelqu'un.
Ils subirent des persécutions des mains de leurs ennemis.
Étendre la main de l'amitié à quelqu'un |
bien traduit
Demander quelque chose de quelqu’un.
Ils subirent des persécutions de la part de leurs ennemis.
Accueillir quelqu'un, lui donner son amitié. |
12. These things est employé à tort et à travers en anglais. Ces choses, en français, est extrêmement pauvre et témoigne d'un manque de vocabulaire chez la personne qui l'emploie. Remplacez par une expression descriptive.
All things est un phénomène analogue. Il ne faut pas le traduire par « toutes choses », mais par « tout ».
13. This est une forme neutre employée soit avec le sens de « notre », soit avec celui de l'article défini. Cette forme est malheureusement entrée dans le sabir franglisant de nos membres :
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anglais
l know that this gospel is true.
This people is blessed of the Lord.
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mal traduit
Je sais que cet évangile est vrai.
Ce peuple est béni du Seigneur. |
bien traduit
Je sais que l'Évangile est vrai.
Notre peuple est béni du Seigneur. |
14. Each est souvent utilisé par souci de précision et n'a pas besoin d'être rendu :
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anglais
Each secretary should send a monthly report.
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mal traduit
Chaque secrétaire devrait envoyer un rapport mensuel.
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bien traduit
Les secrétaires (ou : tous les s.) enverront un rapport mensuel. |
15. Men and women est souvent employé dans le sens de l'humanité en général. Le français, en dépit de la galanterie proverbiale de ceux qui le parlent, oublie dans ce cas les dames et dit seulement : « Les hommes ».
16. Accord grammatical en anglais, accord logique en français :
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anglais
The lives of the people
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mal traduit
Les vies des gens |
bien traduit
La vie des gens |
17. L'expression idiomatique suivante ne se traduit pas littéralement :
|
anglais
To grow in skill
To grow in knowledge
|
mal traduit
Croître en talent
Croître en connaissance
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bien traduit
Développer ses talents
Augmenter ses connaissances
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18. L'anglais est très précis quand il s'agit d'indiquer la position d'un objet : « The tree stands, the book lies », etc. Tout cela peut se traduire par « être » ou « se trouver ».
19. Boy et girl peuvent se traduire par :
garçon - fille
garçonnet - fillette
jeune homme - jeune fille
20. Un long chapitre, c'est celui des clichés. En voici diverses espèces :
A. Emploi de « to come »
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anglais
Great values come to those who obey this law
Happiness comes in following the law of the gospel
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mal traduit
De grandes valeurs viennent à ceux qui obéissent à cette loi
Le bonheur vient en suivant la loi de l'Évangile (C'est le bonheur qui suit la loi ?)
|
bien traduit
Ceux qui obéissent à cette loi récoltent des avantages très précieux
On obtient le bonheur en suivant la loi de l’Évangile |
N. B. : Attention : Ce genre de cliché est extrêmement fréquent.
B. Emploi de « to prepare », « to compile », « to complete ».
Les Anglais préparent à peu près tout. Ils préparent des rapports, ils préparent un livre, ils préparent un plan, ils préparent un programme, etc. Les Français établissent leurs rapports, rédigent des livres, conçoivent un plan, mettent sur pied un programme.
C. Emploi des doublets
L'anglais a une véritable prédilection pour les doublets, dont il use et abuse. Dans la traduction, il ne faut pas hésiter à en laisser tomber un, à moins que vous ne teniez vraiment à insister. Nous vous donnons une assez longue liste de représentants de cette famille nombreuse, pour que vous vous exerciez à les distinguer :
« aid and succor », « clean and pure », « cleanse and purify », « confidence and trust », « counsel and advice », « each and a all », « each and everyone », « faithful and true », « friends and associates », « guidance and direction », « guide and direct », « help and assistance », « help and guidance », « joy and happiness », « life and limb », « maintain and preserve », « mind and spirit », « mind and will », « object and design », « our day and age », « plan and prepare », « positions of trust and responsibility », « purpose and objective », « purposes and aims », « right and privilege », « rules and regulations », « separate and distinct », « strengthen and fortify », « study and consideration », « supervision and direction », « sustain and uphold », « trials and tribulations », « tried and tested », « vision and scope ».
Remarque : Faites bien attention lorsque vous êtes en présence de deux mots réunis par « and » : Le deuxième est souvent, en français, un féminin, qui va se trouver devant un adjectif masculin, parce que le premier des deux mots sera généralement masculin. C'est une étrange et irritante coïncidence quand il y a ainsi deux mots dont l'un est masculin et l'autre féminin, c'est presque toujours celui-ci qui vient en dernier lieu. Il faudra inverser l'ordre pour éviter une association disgracieuse.
Exemple : Un programme et une réalisation impressionnants
Une réalisation et un programme impressionnants
Attention : L'anglais, comme toutes les langues germaniques, adore les associations de mots doublées d'allitérations. Vous aurez déjà pu en remarquer dans la liste des doublets ci-dessus. En voici d'autres, qu'on trouve fréquemment dans les livres les plus difficiles à traduire, ceux de la Primaire et de la SAM (Société d’Amélioration Mutuelle : ancien programme d’activités pour les adolescents, ndlr) :
Sub for Santa (substitute for Santa Claus : Saint-Nicolas des petits déshérités) ; Perky Polkarama ; Bicycle Brunch (Brunch est un « mot-valise » composé de « breakfast » et « lunch ». Ceci décrit un pique-nique précédé d'une promenade à vélo) ; Dating data ; Daddy daughter dinner.
Beaucoup de traducteurs ne reproduisent pas cette particularité. Or, si elle est étrangère à notre langue, il importe cependant de la reproduire, surtout pour la Primaire, les enfants étant particulièrement sensibles au rythme et aux allitérations.
D. Emploi de mots qui ont perdu leur sens primitif
Dans la série des clichés, nous donnons ci-après toute une liste de mots si souvent utilisés qu'ils ont perdu toute signification. Il ne faut pas se donner la peine de les rendre en français : Parfois l'effet serait ridicule, généralement il alourdirait la phrase naturellement légère du français.
Une observation très importante s'impose ici : Certaines des formes reprises ci-dessous, telles que : activity, appropriate, individual, own particular, particular, specific - sont abondamment employées dans les manuels d'instructions. Ceux-ci, en effet, se caractérisent, contrairement à ce que nous avons constaté en parlant des traits particuliers à l'anglais, par un souci absolument exagéré de précision, accumulant les précisions, les pléonasmes, les tautologies et les mots de support et de renfort, indiquant chaque fois les titres complets des personnages, des organismes et des formules diverses. Si cette manière de faire donne de la force au texte anglais, sa transposition en français produirait l'effet inverse, alourdissant le sens et l'obscurcissant. C'est ici, plus que partout ailleurs, qu'il est péremptoire de traduire en un style concis et dépouillé, de remplacer les répétitions par « celui-ci », « celle-ci » ou d'autres locutions du même genre et de supprimer délibérément tous les mots qui n'apportent rien au sens. (Voyez l'annexe en fin de chapitre).
a. Activity : Mot cher aux Américains, hommes d'action. Il est presque toujours superflu. Voici un cas extrême : « Welfare rehabilitation activity projects ».
b. Appropriate : Généralement superflu.
c. Glorious : Ce mot est entièrement dévalué. « We had a glorious time » se rend par : « Nous nous sommes follement amusés ».
d. Good : Ce serait s'exposer au ridicule de traduire « President Smith and his good wife » par « Le président Smith et sa bonne femme ».
e. Grateful : L'Américain est reconnaissant de tout. Ce terme au sens affaibli se rend par : « heureux ».
f. Help : L'idée du service est typiquement américaine (a service station, church service, to serve as a missionary, to serve in the army, to serve as president (!), etc.) Le verbe help est employé très, très souvent : to help someone understand something, to help build Zion, to help in bringing about a change, to help meet a need, to help realize something, et même : to help people help themselves !
g. Indicate : Voyez notre introduction sur la politesse anglo-saxonne. C'est une expression extrêmement timide pour rendre l'idée de « déclarer, affirmer, vouloir, prétendre ».
h. Individual : Peut souvent être abandonné. Son emploi est souvent pléonastique, comme dans : « each individual persan ». Si vous tenez à le traduire pour insister, utilisez « personnellement », « en particulier ». Attention : « individu » est souvent péjoratif en français !
i. Make sure : Cette expression rentre bien dans le cadre du soin extrême que l'on doit apporter à tout ce que l'on fait dans les livres d'instruction. Il n'est pas nécessaire de la traduire.
j. Opportunity : Voir la liste des mots dont il faut se méfier et notre chapitre sur le franglais. C'est encore un mot à sens vague que l'on trouve dans les formules introductrices des discours : « It is a great privilege and opportunity to... » Ou encore dans des phrases telles que : « Raising children is a great opportunity ». On ne nous dit pas en quoi. On s'imagine presque l'Américain proverbialement pratique à l'affût de tout ce dont il pourrait tirer profit. Évitez de traduire le mot, sinon, comme dans la deuxième phrase, cherchez un « équivalent » qui s'adapte au contexte, comme « bénédiction », « une expérience enrichissante », etc.
k. Own : Employé le plus souvent possible en anglais. Ne doit être utilisé en français que lorsque le contexte établit un contraste entre quelque chose que le sujet a en propre et une chose étrangère.
l. particular : En français, le contexte en exige rarement l'usage. On peut parfois le rendre par « en question ».
m. Privilege : Caractéristique de la « super politesse » de l'anglais. Ce mot doit être rarement rendu par son homonyme français, celui-ci étant beaucoup trop fort.
n. Share : L'Américain, être social par excellence, partage tout : Il partage l'Évangile avec les autres, partage ses connaissances, partage son bonheur, etc. Le Français communique ou enseigne, fait part et fait profiter de.
o. Specific, specifically : Ce mot a complètement perdu son sens. Ne pas traduire.
p. Suggest : Voyez notre introduction sur la politesse anglo-saxonne. En français, on conseille, on propose.
q. Throughout : Il serait ridicule de traduire ce mot dans une phrase telle que « the members and friends throughout the branch ». Il apporte rarement quelque chose au sens.
r. To-day : Expression superflue et très souvent employée : « There are many denominations in the world to-day ». C'est le fameux « dans le monde aujourd'hui » des missionnaires. Le mot doit être supprimé. Il n'est pas nécessaire de le rendre. Si vous y tenez, traduisez-le au moins par une tournure française comme : « dans le monde actuel » ou « dans le monde d'aujourd'hui ».
E. Clichés pléonastiques
Advance preparation ; Basic fundamentals ; To build a new chapel ; Bulwark of strength ; Business affairs ; Clearly evident ; To meet together ; Pillar of strength ; To plan ahead ; Positive benefit ; Positive qualities (Il n'y a pas de qualité négative en français : Ce serait un « défaut ». En anglais, « quality » a plutôt le sens neutre d'attribut) ; To see a vision ; Spiritual worship ; A weak character flaw ; When he first married her (!)
NOTE : À cette catégorie, il faut rattacher les expressions superflues couramment utilisées, comme nous l'avons déjà dit, dans les manuels d'instruction.
Ex. : A total of 18 established branches in those districts
ln every organized stake of Zion
Comment une branche ou un pieu pourraient-ils exister autrement qu'organisés ou établis ?
De même : Archive records ; Ordinance work ; Welfare rehabilitation activity project (efforts de reclassement).
F. Clichés idiomatiques
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anglais
He felt as if he were walking on air.
He felt like a man.
How do you think she felt?
We feel that you should give up this procedure.
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mal traduit
Il sentait comme s'il marchait sur de l'air.
Il sentait comme un homme (!)
Comment pensez-vous qu’elle sentait ?
Nous sentons que vous devez abandonner ce procédé.
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bien traduit
Il se sentait des ailes.
Il se sentait homme.
Qu'éprouvait-elle, pensez-vous ?
Nous estimons que vous devriez abandonner ce procédé.
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To feel, comme on le voit, a plusieurs sens, dont un au moins est une expression atténuée de sentiments : sentir, se sentir, penser, estimer, juger. Il s'agit de bien les distinguer.
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anglais
Teaching is part of their very being.
He asked his mother to join him in prayer.
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mal traduit
L'enseignement fait partie de leur être même.
Il demanda à sa mère de se joindre à lui dans la prière.
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bien traduit
Ils ont l'enseignement dans le sang.
Il demanda à sa mère de prier avec lui. |
21. La formation des titres
Comme nous l'avons déjà dit dans l'introduction, les titres anglais se construisent généralement, et à l'inverse du français, avec sujet, verbe et complément.
Exemples : Levitical ordinances to be restored
Rétablissement futur des ordonnances lévitiques
22. Oui, non
Quand l'anglais répond à une question, il n'aime pas limiter sa réponse à « yes », « no ». Généralement il résume la question par un pronom suivi d'un auxiliaire : « Yes, l do », « No, l don't », « Yes l am », « No, l wasn't », etc. Il ne faut bien entendu pas reproduire cette forme. « Oui » ou « non » suffisent amplement en français.
23. Annonce du sujet dans la subordonnée
La pratique de l'anglais est, ici, opposée à celle du français :
« When Christ arrived in Jerusalem, he... »
« Quand il arriva à Jérusalem, le Christ... »
ANNEXE
Nous reprenons ci-après un extrait d'un texte d'instructions à l'intention de l'École du Dimanche, afin de vous donner un exemple concret du problème que pose ce genre d'écrits. Vous y retrouverez la panoplie habituelle : Voix passive (1), doublets (2) répétitions disgracieuses (3), lourdeurs (4), tautologies et précisions inutiles (5).
« ln those branches where library facilities (5) are not available, immediate steps should (!) be taken (1) to establish them. If the branch meets in a rented hall this fact may suggest (!) an excuse for not establishing (3) a library. This is no excuse (3). Every branch should have a library (3) and it is the Sunday School's responsibility to make sure (!) that one is established and maintained (1, 2). Even though at the beginning only a few books and teaching materials may be available and on file (5), still it is important that a beginning be made (1). Under such circumstances, it may be necessary to provide a small cabinet or drawer or other receptacle (5) into which the books and teaching materials (3) might be stored (1) for use throughout the week (5). If other branch meetings are held (1) in homes, or separate halls or if for some reason (5) the materials cannot be stored (1) in the main hall, it might be necessary to arrange to transport (4) the "library" back and forth (5) between the meeting places. Even under such rare or difficult conditions it is important that library facilities (5) be available (1).
« Proper control and supervision (2) of the library requires that one person be given (1) specific (5) responsibilities for it. Due to the fact that we have been instructed that (1, 4) this responsibility (3) belongs to the Sunday School, a Sunday School teacher (3) or some other member of the Sunday School (3) staff should be given (1) this responsibility (3). In every branch someone can be found (1) who has a special personal (5) interest in books and in reading materials. By designating that this individual (!) is the branch librarian, dignity is given (1) to the position and the person so selected will be motivated (1) to take good care of the library, to make its facilities available to all who might enjoy them and to keep alert to library (3) needs. This will include (!) obtaining the necessary physical facilities for the proper maintenance (4) of the library (3) as well as keeping an alert eye for reading materials which can be added (1, 5) to the library (3). »
Comparez maintenant, tout d'abord à première lecture, ensuite par une étude plus attentive, les deux traductions suivantes, dont l'une est littérale et maladroite et l'autre plus libre, mais combien plus claire ! Notons que, pour les besoins de la cause, la seconde traduction suit rigoureusement les principes émis précédemment. Cela veut dire que nous avons éliminé des détails qui auraient pu passer.
« Dans les branches où les facilités d'une librairie ne sont pas disponibles, des mesures immédiates devraient être prises pour les établir. Si la branche se réunit dans une salle louée, ce fait peut suggérer une excuse pour ne pas établir de bibliothèque. Ceci n'est pas une excuse. Toute branche devrait avoir une bibliothèque, et c'est la responsabilité de l'École du Dimanche de s'assurer qu'une bibliothèque est établie et maintenue. Même si, au début, quelques livres et matériaux d'enseignement seulement peuvent être disponibles et classés, néanmoins il est important qu'on commence. Dans de telles circonstances, il peut être nécessaire de fournir une petite armoire ou tiroir ou autre réceptacle dans lequel les livres et le matériel d'enseignement pourraient être conservés pour être utilisés tout au long de la semaine. Si d'autres réunions de branche sont tenues dans des foyers ou des salles séparées ou si, pour une quelconque raison, le matériel ne peut être conservé dans la salle principale, il pourrait même être nécessaire de prendre des arrangements pour transporter la "bibliothèque" dans un sens et dans l'autre entre les lieux de réunion. Même dans des conditions aussi rares ou difficiles, il est important que les facilités d'une bibliothèque soient disponibles.
« Un contrôle et une supervision appropriée de la bibliothèque exigent qu'une seule personne en reçoive les responsabilités spécifiques. Dû au fait que nous avons été instruits que cette responsabilité appartient à l'École du Dimanche, un instructeur de l'École du Dimanche ou un quelconque autre membre du personnel de l'École du Dimanche devrait être chargé de cette responsabilité. Dans toutes les branches quelqu'un peut être trouvé qui a un intérêt personnel spécial pour les livres et les matériaux de lecture. En déclarant que cet individu est le bibliothécaire de la branche une dignité est donnée à la position, et la personne ainsi choisie sera poussée à prendre grand soin de la bibliothèque, à rendre ses facilités accessibles à tous ceux qui pourraient en jouir et à rester alerte aux besoins de la bibliothèque. Ceci comprendra l'obtention des facilités physiques nécessaires pour l'entretien approprié de la bibliothèque aussi bien que garder l'oeil ouvert pour les matériaux de lecture qui peuvent être ajoutés à la bibliothèque. »
« Les branches qui n'ont pas de bibliothèque prendront des mesures immédiates pour remédier à cet état de choses. Ce n'est pas parce que la branche doit louer une salle pour ses réunions qu'elle est pour autant exempte de la nécessité de constituer une bibliothèque. Toutes les branches doivent en avoir une, et la responsabilité en incombe à l'École du Dimanche. Vous n'avez pas grand-chose à y mettre au début ? Qu'à cela ne tienne : Commencez ! Veillez toutefois à enfermer votre documentation dans un endroit sûr, lorsque vous ne vous en servez pas. Si les autres réunions se tiennent dans des foyers ou des salles séparées, ou si l'on ne peut conserver le matériel dans la salle principale, il faudra s'arranger pour transporter la « bibliothèque » d'un lieu à l'autre. Même dans des situations aussi rares et aussi difficiles, on doit pouvoir s'en servir.
« Pour que la bibliothèque soit bien gérée, il convient de désigner un responsable. Puisque, selon nos instructions, ceci relève de l'École du Dimanche, c'est un instructeur ou un autre officier de cette organisation qu'il faudra désigner. On peut trouver, dans toute branche, quelqu'un qui se passionne pour la lecture. Conférez à cette personne le titre de « bibliothécaire de la branche » : Vous donnerez ainsi de la dignité au poste et encouragerez l'intéressé à prendre soin de sa bibliothèque, à fournir la documentation à ceux qui la demandent et à pourvoir à ses besoins. Ceci veut dire qu'il devra tout à la fois se procurer le matériel nécessaire pour gérer convenablement la bibliothèque et saisir au vol toute documentation susceptible d'y trouver sa place. »
QUELQUES RÈGLES GRAMMATICALES
Le traducteur non averti et attiré par le texte anglais transpose souvent en français telle forme qui est en réalité une règle grammaticale anglaise. C'est donc une lacune dans les connaissances « techniques » de l'anglais qui empêche de reconnaître la règle et d'en éviter l'emploi en français. Voici quelques-unes de ces formes, très courantes
1. Adjectifs employés substantivement
Un adjectif employé substantivement est affecté par deux règles :
a. Il a besoin d'un nom d'appui quand il n'est pas employé dans un sens général.
b. Il ne prend pas la marque du pluriel quand il est employé dans un sens général, mais bien l'article défini.
Ex. :
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A rich man A poor man A poor girl The poor |
Un homme riche Un homme pauvre Une fille pauvre Le pauvre |
Un riche Un pauvre Une pauvresse Les pauvres (en général) |
Il ne faut donc pas traduire a Latter-day Saint boy par « un garçon saint des derniers jours » (traduction hélas trop fréquente), mais par « un jeune saint des derniers jours ». An English girl n'est pas « une jeune fille anglaise », mais « une jeune Anglaise ». An LDS mother n'est pas une « mère SDJ », mais « une mère dans l'Église », de même qu'on dira « les mères de l'Église » pour le pluriel.
2. Adverbe--place
En principe, l'adverbe se place n'importe où dans la phrase anglaise, sauf entre le verbe et le complément direct. Les adverbes de temps imprécis (often, sometimes, never, always, etc.) se placent entre le sujet et le verbe. Quelques autres (generally, usually, etc.) suivent la même règle. Le reste se met souvent en fin de proposition. On obtient ainsi des phrases telles que :
l read every word of this long letter carefully.
Il n'est pas rare qu'un traducteur reproduise pareille phrase en laissant l'adverbe à la fin, ce qui ne va naturellement pas en français. Ceci montre encore la nécessité de lire toute la phrase avant de la traduire.
3. Article--suppression
Comme nous l'avons montré au chapitre précédent, l'anglais évite très souvent l'emploi de l'article. Voici les cas principaux :
a. Devant un nom concret pluriel employé dans un sens général.
Ex. : Reports should be submitted before the 5th of the month.
b. Devant un nom abstrait non déterminé.
Ex. : Geography is a science.
c. Dans le style télégraphique de certains manuels, les titres d'articles dans les journaux, et les modes d'emploi d'objets.
Ex. : Police nabs gunman.
Dans ces cas, le français emploie l'article défini. Il arrive souvent que des traducteurs prennent les mots de la catégorie (a) pour des mots employés dans un sens indéfini et les traduisent en conséquence. Voici un exemple typique :
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Reports should be sent in once a month
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Des rapports devraient être envoyés une fois par mois
|
Les rapports seront envoyés une fois par mois
|
Est-ce à dire que l'on ne trouve jamais le sens indéfini en pareil cas ? Si, mais alors, c'est le contexte qui doit l'indiquer.
L'article est également supprimé devant un nom propre précédé d'un titre.
Ex. : President Smith, Bishop Partridge.
Cette tournure a obtenu beaucoup de succès auprès de nos membres, qui l'emploient sans le moindre scrupule. Or elle n'est pas française. Le français met l'article devant un titre :
Ex. : J'ai parlé au président Untel - et non : J'ai parlé à président Untel.
(De même : Le président Untel a déclaré… – et non : Président Untel a déclaré…, ndlr)
4. Collectifs
Comme dans toutes les langues, la règle des pluriels anglais est très complexe, et il faut consulter une grammaire pour ne pas commettre d'erreur de traduction. Mais un problème spécial se pose avec certains collectifs tels que people, committee, council, family, world. L'anglais les fait généralement suivre d'un verbe au pluriel. Ceci n'est pas grave, mais l'affaire se corse lorsque, dans les phrases suivantes, le mot que vous avez traduit au singulier est représenté par des pronoms au pluriel. Beaucoup de traducteurs cèdent à la tentation de suivre le pronom pluriel, mais ceci constitue une faute. Voici un exemple :
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The people lost their king. They wanted to have another and they petitioned his son.
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Le peuple perdit son roi. Ils en voulurent un autre et ils envoyèrent une supplique à son fils. |
Le peuple perdit son roi. Il en voulut un autre et il envoya une supplique à son fils. |
Une difficulté de même nature surgit dans le cas des collectifs qui sont singuliers en français, mais peuvent, tout en gardant leur forme de singuliers, s'accompagner, en anglais, d'un verbe soit singulier soit pluriel, la plupart des écrivains optant pour cette dernière solution. Ceci est très ennuyeux pour le traducteur qui a commencé sa phrase au singulier et se voit dans l'impossibilité de poursuivre, le contexte exigeant un pluriel. On peut alors contourner la difficulté en disant « les membres de la famille » au lieu de « la famille », « les membres du conseil ou du comité » au lieu de « le conseil ou le comité » :
|
Teach your family and they will become pillars of strength in your house.
|
Enseignez votre famille et elle deviendra des piliers (?) |
Enseignez les membres de votre famille (ou : vos enfants) et ils deviendront des piliers...
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5. Depuis
« For » ou « since » s'accompagnent toujours d'un composé ou d'un plus-que-parfait, alors que « depuis » est suivi du présent ou de l'imparfait :
|
I have lived here for ten years.
I had been working since noon when a letter arrived.
|
J'ai vécu ici depuis dix ans.
J'avais travaillé depuis midi quand une lettre arriva.
|
Je vis ici depuis dix ans.
Je travaillais depuis midi quand une lettre arriva. |
6. Majuscules
En anglais, au contraire du français, tous les adjectifs dérivés d'un nom propre ont une majuscule.
Ex. :
|
The Mosaic law
The French language
A mormon book
|
La loi mosaïque
La langue française (mais : un Français)
Un livre mormon |
2. On
L'anglais ne possède pas de mot universel pour rendre l'indéfini, Il doit donc le rendre par divers moyens, que nos traducteurs s'acharnent souvent à reproduire, alors qu'ils disposent du si pratique « on ». Voici les divers moyens employés par l'anglais pour rendre ce mot :
|
We
You
They
People
One
Somebody
|
We enjoyed ourselves
You can buy anything you like in this store
They say so
People don't like to be disturbed
One must take the rough with the smooth
Somebody knocks at the door
|
On s'est bien amusés (familier)
On peut acheter ce qu’on veut dans ce magasin
On le dit
On n'aime pas être dérangé
On doit prendre les choses comme elles viennent
On frappe |
Voix passive :
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l was told so
l was given a lot of money (ou : A lot of money was given me)
|
On me l'a dit
On m'a donné beaucoup d'argent |
N.B. : Alors que tous les verbes anglais peuvent se mettre au passif, en français, cette faculté est réservée aux verbes transitifs. On ne peut donc pas dire : « J'ai été commandé de... » (trouvé dans une traduction), ou « J'ai été donné… » comme dans l’avant-dernier exemple ci-dessus.
3. Possessifs -- accord
A. En anglais, le substantif représentant l'objet possédé s'accorde en nombre avec le possesseur. Le français fait généralement l'accord logique.
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We shall resurrect with our bodies
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Nous ressusciterons avec nos corps |
Nous ressusciterons avec notre corps |
B. En anglais, les parties du corps sont toujours précédées du possessif ; en français, jamais. Ceci vaut pour les vêtements et quelques autres.
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They hang their heads
Many people lost their lives
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Ils baissent leurs têtes
Beaucoup de gens perdirent leurs vies
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Ils baissent la tête
Beaucoup de gens perdirent la vie |
4. Myself
Ce mot est souvent reproduit à la suite d'un manque de réflexion. Il a en effet deux sens : réfléchi (me) et emphatique (moi-même), qu'il ne faut pas confondre. Ainsi par exemple :
|
l see myself in the mirror
|
Je me vois moi-même dans le miroir
|
Je me vois dans le miroir |
5. Présent historique
Quand on raconte une histoire en anglais, on le fait toujours au prétérite. Dans les manuels de la Primaire, par exemple, où l'on raconte des anecdotes pour illustrer une idée, il est bien mieux (et plus facile pour les enfants) de raconter le texte au présent historique :
- Jacqueline rentre toute joyeuse de l'école. Elle…
11. Some et any
Ces deux mots ne se traduisent pas nécessairement, car ils représentent généralement notre français « du », « de la », « des ».
Par exemple, « I have some friends » peut très bien se traduire par « J'ai des amis ». D'autre part, il n'est pas nécessaire de rendre « Is there any connection between priesthood and righteousness » par « Y a-t-il un rapport quelconque entre la prêtrise et la justice ». « Y a-t-il un rapport entre la prêtrise et la justice » suffit amplement. L'anglais n'aime pas dire « I have friends » ou « Is there a connection ». Même remarque pour « Congress could veto any act made by any department of the government » ou pour « You may be set apart for some specific calling in the Church », phrases que l'on traduit ainsi : « Le congrès pourrait opposer son veto à un acte posé par un secteur du gouvernement » et « On peut vous mettre à part pour un appel dans l'Église » (Dans la catégorie des termes qui ne se traduisent pas systématiquement, l’auteur vient d’ajouter « specific » ; on peut y ajouter également « special », comme il le suggérait en annexe du chapitre 6, où les termes inutiles sont marqués de la mention « (5) » ; notons que lorsqu’il est utile de le traduire, « special » peut être rendu, dans la plupart des cas, par « particulier », ndlr).
12. Subjonctif
L'anglais ne possédant pas de subjonctif, il le remplace par certaines formes d'appoint qu'il ne faut pas rendre en français. Ces formes, utilisées pour rendre « afin que » + subjonctif sont may et might. On les traduit souvent et à tort par « puisse ».
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Help us that we may succeed
l prayed that l might have a successful trip
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Aide-nous afin que nous puissions réussir
J'ai prié pour que je puisse faire bon voyage |
Aide-nous afin que nous réussissions
J'ai prié afin de faire bon voyage (afin que je fasse…)
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13. Superlatif suivi d'un complément de lieu
En anglais, le complément de lieu qui suit un superlatif est toujours introduit par « in ».
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The biggest in the world
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Le plus grand dans le monde
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Le plus grand du monde |
14. When, while, as soon as, as long as
Après ces mots, l'anglais n'emploie jamais le futur. Le français bien.
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When l am old l shall retire
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Quand je suis vieux je prendrai ma retraite
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Quand je serai vieux je prendrai ma retraite |
15. Encore
Ce mot est l'équivalent de plusieurs expressions anglaises, dont « another », indiquant la répétition par ajoute d'une unité, et « again » qui exprime la répétition d'un événement.
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He had another vision
You again !
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Il eut une autre vision
Vous de nouveau ! |
Il eut encore une vision
Encore vous ! |
MOTS ET EXPRESSIONS DIFFICILES À TRADUIRE
Dans toute traduction, il vient toujours un moment où l'on tombe sur des mots ou des expressions que l'on ne sait comment traduire. Avec l'expérience qui nous a été donnée, nous avons essayé de dresser la liste des mots retors que l'on trouve le plus souvent, avec des traductions possibles. Attention : Les traductions que nous donnons ne sont que des indications. Elles ne sont ni complètes ni universellement applicables. Un lexique ne peut en aucun cas remplacer le flair du traducteur.
Nous tenons aussi à attirer votre attention sur le fait que tous les sens possibles des mots anglais ne sont pas donnés. Nous n'avons envisagé que les cas à problèmes, les emplois typiquement américains ou même « mormons », c'est-à-dire les usages qu'il est parfois difficile de trouver dans un dictionnaire.
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Acknowledge
Acknowledgements
Act accordingly
After the Order of Melchizedek
Among the Indians
Authoritative
Background
Be binding
Become a part of
But
But for that
By no means
Calendar year
Chalkboard
Challenge
Chart
Check
Check with
Civic official
Class period
Come forth in the first resurrection
Come true (a dream)
Correlate
Compassionate service
Correlation
Counsel with, check with
Course of least resistance
Course of study, reading course Handbook, manual, textbook
Credit (to earn a credit for an award)
Deadline
Dealings (of God with men)
Denomination (religious)
Dependable
Designed for
Develop (a habit, a virtue, an appreciation for)
Elaborate
Emphasis
Emphasize
Event
Executive
Fail
Filled to capacity
Flannelboard
Follow up
Follow-up letter
For the life of me...
Form a habit
Frustrate
Frustrated
Full name
God moves in mysterious ways his wonders to perform
Godhead
Godhood, Godship
Godliness
Grade school
Greet people at the door
Grow in appreciation, knowledge, wisdom
Handbook
Have joy in
Headline news
- It has made headline news around the world
Help understand
Hobby
Homemaker
Homemaking
Impress something on somebody - somebody with something
Impressed by
Include
Influence for good
Interview
Involve
Involvement
Judgement
Judgments of God
Lawyer
Leader (of game)
Leadership
Leadership meeting
Life lesson
Lifted up in pride
Lip service (to pay)
Live to regret it (they will)
Look forward to
Magnify a calling
Make possible
Mammoth gathering
Manual
Material (s)
Meet a need, meet a problem
Musical number
Narrator
Nursery
Outline
Pattern
Patterns of conduct
Persistence
Pertaining to
Position of responsibility
Price (it) is above rubies
Reach upward
Reading course
It reads that the spirit goes to God
Recognition
Recognize (the presence of an authority)
Record
Record keeping people
Rewarding
Says in part
See page 23 for details
Self-sustaining
Serve as
Serviceman
Share the gospel
Standards
Statement
Submit a sheet, an idea
Take a course
Teenage
Teenager
In his teens
Textbook
Through
Turn to the scriptures for guidance
Vision
Wordstrip
Work for oneself out details
Worship |
Reconnaître (ses fautes), citer (les mérites de)
Remerciements (de la part de l’auteur d'un livre, au début de celui-ci)
Agir en conséquence
Selon l'ordre de Melchisédek
Chez les Indiens
Qui fait autorité
Formation, cadre, milieu, culture. (Désigne l'ensemble des facteurs qui font d'une personne ce qu'elle est. Étudiez le contexte avant de choisir la traduction qui convient).
Faire force de loi
S'intégrer à, s'assimiler à
A aussi le sens de « sauf » ou de « seulement » dans « aIl but one ».
Sans cela
Absolument pas
Année civile (du 1er janvier au 31 décembre) par opposition à une année de la SAM (septembre à août)
Tableau noir (synonyme de blackboard)
Responsabilité, tâche (difficile), défi. Sans équivalent français, il qualifie tout ce qui pousse à l'émulation, toute difficulté ou tâche qui éveille en l'homme le désir de se mesurer avec elle
Tableau, dans le sens de « schéma ». Désigne aussi une grande feuille de papier
Pointer un article d'une liste, une réponse dans un choix
Voir : Counsel with
Fonctionnaire (public) membre du gouvernement, édile
Cours, leçon. Ne pas traduire littéralement.
Se lever à la première résurrection
Se réaliser (un rêve)
Coordonner, mettre en corrélation
Services compatissants
Corrélation
Conférer avec quelqu'un, dans le premier cas pour le conseiller, dans le second pour faire une vérification
Loi du moindre effort
Cours, Manuel, livre d'instruction
(Remplir une) condition, (gagner un) point (en vue d'une récompense)
Date limite
Relations, commerce (fig.)
Confession religieuse
Sur qui on peut compter, « valeur sûre »
Conçu pour
Prendre, contracter, acquérir (une habitude), acquérir, cultiver (une vertu), apprendre à (apprécier)
Compliqué, complexe. « Élaboré » dans ce sens, est franglais
Accent (pas emphase !)
Souligner, mettre l'accent sur, insister sur
Activité, manifestation. Quand il désigne une soirée, une fête ou une activité, ne jamais le traduire par « évènement »
Officier dirigeant (en principe : membre d'une présidence). « Exécutif » est franglais.
Dans une négative : « She never fails to come » : elle ne manque jamais de venir. Dans une affirmative : « She failed to come ». Intraduisible. Exprime l'idée : Elle ne vint pas, alors qu'on s'y attendait.
Comble (salle)
Tableau de flanelle (planche couverte de flanelle sur laquelle on peut fixer des figurines ou des bandes écrites)
Revenir à la charge, contrôler l'exécution d'une tâche, donner suite à
Lettre de rappel
On me couperait la tête que...
Prendre une habitude
Faire avorter, faire échouer, déjouer
Déçu dans son attente, contrarié. « Frustré », dans ce sens, est franglais.
Nom et prénoms
Dieu possède mille moyens d'exécuter ses plans. C'est la citation d'un cantique dont la traduction française est le cantique n° 72 (non inclus dans le recueil actuel, ndlr). Soyez prudents dans son utilisation : Le sens diffère en français.
Divinité, Trinité (synonyme de « Deity »)
Divinité, fait d'être Dieu (légère nuance avec « divinity » = caractère de ce qui est divin)
Piété
École primaire
Accueillir les gens à l'entrée
Mieux apprécier, augmenter ses connaissances, sa sagesse. Ne jamais traduire littéralement
Voir : Course of study
Se réjouir de
À la une, en gros titres
- Cela a paru en première page des journaux dans le monde entier
Faire comprendre
Passe-temps, violon d'Ingres
Maîtresse de maison
Talent, art de la maîtresse de maison. En titre de leçon de la Société de Secours : La femme au foyer. (appelé plus tard : Arts ménagers, ndlr).
Bien faire saisir, faire entrer dans la tête de
Impressionné par, poussé par (l'Esprit). Mais aussi : Convaincu : « Brigham Young was so impressed by the need of awakening the Saints... » (convaincu du besoin)
Comprendre, contenir
Bonne influence, influence bénéfique
Interview (lorsqu'une autorité interroge un candidat à un office) ; Entrevue (réunion pour discuter d'un point) (Aujourd'hui, « Entretien » est utilisé dans les deux cas, ndlr)
Impliquer, englober, faire participer, engager
Participation active
Bon sens, raison
Châtiments de Dieu
Homme de loi, avoué, avocat ; Bible : Docteur de la loi
Meneur de jeu
1. Les officiers, les dirigeants (ensemble des officiers d'une organisation) 2. Le gouvernement 3. L'art de diriger
Réunion des officiers (et pas réunion de leadership)
Leçon de choses
Enflé d'orgueil
Servir du bout des lèvres
Ils le regretteront un jour (L'expression « to live to » n'a pas besoin d'être traduite)
Espérer avec joie, attendre avec impatience
Honorer un appel (Le sens est : Remplir son poste de telle façon que les autres prennent conscience de l'importance dudit poste et le respectent. De là le sens de « magnifier » ou agrandir)
Permettre
Réunion monstre
Voir : Course of study
Matériel, matériaux, matière (d'une leçon), éléments (d'un discours)
Satisfaire à un besoin, affronter un problème
Morceau de musique
Récitant
Pouponnière (Aujourd'hui : Garderie, ndlr)
Esquisser, élaborer (un plan), présenter dans les grandes lignes
Procédure, procédé, modèle
Règles de conduite, modèles
Persévérance
Relatif à, qui se rattache à
Poste important
Il est sans prix
Vouloir quelque chose de mieux (Sens littéral : tendre la main vers le haut)
Voir : Course of study
Il est écrit que l'esprit va à Dieu
Considération, fait de citer les services rendus
Signaler, citer (la présence d'une autorité)
Tout ce qui est enregistré d'une manière quelconque : Livre, registres, annales, chronique, histoire, document, feuille, inscription, enregistrement, disque, bande magnétique, etc.
Peuple de chroniqueurs
Fécond, fructueux, profitable, qui donne de la satisfaction, de la joie
Dit entre autres
On trouvera les détails page 23
Indépendant, autonome
Remplir les fonctions de, le poste de
Militaire
Communiquer, faire part de l'Évangile (pas partager)
Principes, règles, niveau moral. « Standard » est franglais
Tout ce que l'on dit : Déclaration, formule, attestation, énoncé, proposition
Envoyer une feuille, proposer une idée
Suivre une voie, adopter une façon de faire
Adolescence
Adolescent
adolescent (littéralement : dans les années terminées par « -teen » : thirteen à nineteen)
Voir : Course of study
Par l'intermédiaire de, grâce à
Avoir recours aux Écritures
Discernement, perspective
Bande écrite (à apposer à un tableau de flanelle)
Travailler par soi-même. Régler les détails
Culte, adoration (selon le contexte)
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MOTS ET EXPR