Face
aux questions ou inquiétudes
sur
des enseignements ou des pratiques de l’Église
Le
Seigneur nous encourage tous à « cherche[r] la
connaissance par l’étude et aussi par la foi »
(D&A 88:118). Ce conseil est particulièrement pertinent
lorsque nous avons des questions ou des inquiétudes sur des
enseignements ou des pratiques de l’Église. Dès
son jeune âge, Joseph Smith a appris que les questions posées
avec foi donnaient lieu à la révélation et une
plus grande connaissance de la vérité. Le Seigneur a
enseigné simplement : « Demandez, et l’on vous
donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous
ouvrira » (Matthieu 7:7).
De
temps en temps, les dirigeants de l’Église donnent des
informations qui répondent à certaines de nos
questions. Mais il ne leur est ni pratique ni possible de répondre
à toutes celles que nous nous posons. Lorsque nous comprenons
comment chercher la connaissance par l’étude et par la
foi, nous devenons plus autonomes et plus aptes à trouver la
réponse inspirée à nos questions, et nous
persévérons fidèlement en résolvant
nous-mêmes nos inquiétudes. Boyd K. Packer a enseigné
: « L’autonomie spirituelle est le pouvoir qui nous
soutient dans l’Église… Si nous nous dépêchons
de répondre à toutes vos questions et de vous fournir
tant de moyens de résoudre tous vos problèmes, nous
risquons de finir par vous affaiblir au lieu de vous fortifier. »
Cherchons
la connaissance (la réponse à nos questions ou doutes)
par l’étude et par la foi
L’étude
de l’Évangile ne nécessite pas de formation
universitaire, mais elle implique le raisonnement et un effort
mental. Le Seigneur attend de nous que nous « recherchions …
diligemment » (D&A 88:118). Dans notre quête de la
vérité, nous lisons, analysons l’information,
soupesons sa fiabilité et prenons un temps de mûre
réflexion. Nous examinons les opinions des autres, ainsi que
les nôtres, et nous cherchons à replacer les paroles et
les faits dans le contexte approprié. Nous faisons preuve de
discernement et d’attention, en nous souvenant toujours que
notre connaissance est incomplète mais grandissante.
Notre
perspective et notre connaissance étant limitées, nous
ne trouvons des vérités spirituelles que si la foi est
associée à nos efforts. La foi exige des efforts
mentaux et spirituels et est enracinée dans l’espérance
positive et non dans le doute négatif. Nous exprimons notre
foi par nos paroles et en agissant selon les vérités
que nous recevons. Ce faisant, elle grandit et nous recevons une plus
grande connaissance par l’Esprit et par notre expérience.
L’espérance produite par notre foi constitue une ancre
pour notre âme, laquelle nous rend sûrs et constants
pendant que nous continuons d’apprendre.
Outre
la prière et l’inspiration du Saint-Esprit pour affermir
notre foi, voici quelques principes qui nous aident à devenir
plus autonomes dans notre recherche de la connaissance par l’étude
et par la foi.
N’ayons
pas honte et ne nous sentons pas indigne lorsque nous avons des
questions ou des inquiétudes
C’est
le cas d’à peu près tout le monde un jour ou
l’autre. Thomas S. Monson a dit : « Au fil de notre vie
quotidienne, il est presque inévitable que notre foi soit
attaquée » (Le
Liahona,
novembre 2011, p. 60). Dieter
F. Uchtdorf a aussi enseigné : « Certaines personnes
peuvent se sentir mal à l’aise ou indignes parce
qu’elles se posent des questions sérieuses concernant
l’Évangile, mais c’est un sentiment qu’elles
ne doivent pas éprouver. Poser des questions n’est pas
un signe de faiblesse, c’est un préalable à la
progression. »
(Church News, 1er novembre 2009)
Souvenons-nous
cependant que le mot question n’est pas synonyme de doute. La
foi et le doute ne sont pas les deux côtés d’une
médaille. Le Seigneur et ses prophètes n’encouragent
pas le doute, au contraire. Le doute n’est pas présenté
sous un jour positif dans les Écritures. Le président
Monson a enseigné : « Le doute n’insuffle jamais
la foi » (Le
Liahona,
juillet 2013, p. 5). C’est
la raison pour laquelle le Seigneur insiste tant pour que nous ne
doutions pas (voir Matthieu 14:31 ; Luc 12:29 ; Hélaman 5:49 ; Mormon 9:21, 25, 27 ; D&A 6:3).
Il sait que le doute peut porter préjudice à notre foi
en lui.
Même
si nous ne devons pas avoir honte ni nous sentir indignes parce que
nous avons des questions ou des inquiétudes, nous devons
cependant chercher à les résoudre, nous souvenant que
nos questions recevront leur réponse selon le calendrier du
Seigneur, ce qui peut mettre notre patience à contribution. Le
doute ne conduit pas à la foi mais la recherche de la
connaissance par l’étude et par la foi fait grandir
notre connaissance et notre foi.
Restons
fidèles à ce que nous savons déjà, par
l’Esprit, être vrai
Lorsque
nous avons une question ou une inquiétude au sujet d’un
aspect des enseignements ou des pratiques de l’Église,
cherchons la réponse sans mettre de côté le
témoignage que nous avons déjà acquis. Paul a
sagement conseillé à Timothée de demeurer dans
les choses qu’il avait « reconnues certaines » (2
Timothée 3:14). Dallin H. Oaks a enseigné : «
Lorsqu’un événement à venir ou un principe
de l’Évangile nous laisse dans l’incertitude, il
est généralement préférable d’agir
en fonction de ce que nous savons et de faire confiance à
notre Père céleste aimant pour nous donner davantage de
connaissance lorsque nous en aurons réellement besoin. »
(Dallin H. Oaks, Life’s
Lessons Learned,
2011, p. 130-169)
La
foi engendrée par le doute, cela n’existe pas. Par la
foi, l’apôtre Pierre a marché sur l’eau
jusqu’à ce que la crainte et le doute le fassent
chanceler et qu’il commence à couler. Au début du
Rétablissement, les dirigeants et les membres avaient appris
que « là où il y a le doute et l’incertitude,
il n’y a pas de foi et elle ne peut exister » (Lectures
on Faith,
leçon 6).
Jeffrey
R. Holland a aussi préconisé : « Dans les moments
de crainte ou de doute ou dans les périodes de trouble, gardez
le terrain que vous avez déjà conquis, même si ce
terrain est limité… Quand ces moments surviennent, que
les problèmes surgissent et qu’ils ne se résolvent
pas immédiatement, accrochez-vous fermement à ce que
vous savez déjà et tenez bon jusqu’à ce
que vous obteniez plus de connaissance… Le problème, ce
n’est pas l’ampleur de votre foi ou le niveau de votre
connaissance, mais l’intégrité que vous démontrez
à l’égard de la foi que vous possédez et
de la vérité que vous connaissez déjà. »
(Le
Liahona,
mai 2013, p. 93-94)
S’adressant
aux personnes qui sont perturbées par des événements
de l’histoire de l’Église
et des interactions négatives avec d’autres membres,
David A. Bednar a conseillé : « Mon espoir, surtout pour
les personnes qui sont troublées par de telles circonstances,
est qu’elles se posent cette question : ‘Suis-je disposée
à mettre de côté ou à perdre l’intégralité
de la vérité rétablie à cause
d’événements historiques pour lesquels nous
n’avons peut-être pas tous les renseignements pertinents
ou à cause d’expériences gênantes avec
d’autres membres de l’Église ?’ Pour juger
avec sagesse, tenez compte de l’intégralité de
l’Évangile de Jésus-Christ : toutes les vérités
révélées au cours de la dispensation de la
plénitude des temps » (Religious
Educator 12,
n° 2, 2011, p. 10-11).
Neil L. Andersen a brièvement
déclaré : « Ne rejetons pas quelque chose que
nous savons être vrai à cause de quelque chose que nous
ne comprenons pas encore. » (Le
Liahona,
novembre 2014, p. 29)
Examinons
les questions avec la perspective éternelle du plan du salut
Par
l’intermédiaire du prophète Ésaïe, le
Seigneur a dit : « Autant les cieux sont élevés
au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées
au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos
pensées » (Ésaïe 55:9).
L’apôtre Paul a aussi
enseigné que notre foi devait être « fondée,
non sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu »
(1 Corinthiens 2:5).
Dallin
H. Oaks a aussi enseigné : « Des questions telles que :
D’où venons-nous ? Pourquoi sommes-nous ici ? et Où
allons-nous ? ont des réponses dans l’Évangile de
Jésus-Christ. Des prophètes ont appelé cela le
plan de salut et ‘le grand plan du bonheur’ (Alma 42:8).
Grâce à l’inspiration, nous comprendrons cette
carte routière de l’éternité et
l’utiliserons pour nous guider le long du chemin de la
condition mortelle. » (L’Étoile,
janvier 1994, p. 83)
Boyd
K. Packer a expliqué : « La plupart des questions
difficiles que nous rencontrons dans l’Église
actuellement (et nous pourrions en faire la liste : l’avortement
et toutes les autres questions, toutes les contestations sur la
question de savoir qui détient et qui ne détient pas la
prêtrise), ne peuvent recevoir de réponse sans une
certaine connaissance du plan en toile de fond » (colloque
du département d’Éducation de l’Église,
le 10 août 1993).
Lorsque
des questions ou des inquiétudes font surface, nous devons
chercher à les résoudre dans le contexte du plan du
salut. Cela nous permet de voir les choses avec une perspective
éternelle.
Demandons-nous
: Quelle place ce problème ou cet enseignement a-t-il dans le
plan du salut ? Quelle sera son influence sur mon bonheur dans la
condition mortelle et mon salut dans l’éternité ?
Qu’enseignent les Écritures ou les prophètes
actuels à ce sujet ?
Cherchons
à résoudre les inquiétudes à l’aide
de la prière sincère
Les
prophètes nous enseignent que nous devons nous adresser à
Dieu avec sincérité et non avec une attitude cynique ou
sceptique. Néphi a rappelé à ses frères,
troublés par des questions et des doutes, ce que le Seigneur
avait dit : « Si vous ne vous endurcissez pas le cœur et
me demandez avec foi, croyant que vous recevrez, étant
diligents à garder mes commandements, assurément ces
choses vous seront révélées » (1 Néphi
15:11). Bien que l’étude soit un bon moyen de résoudre
les inquiétudes, elle sera inefficace à moins que celui
qui cherche la vérité ne s’efforce de respecter
les commandements de Dieu et de lui soumettre ses questions dans la
prière.
L’apôtre
Jacques a expliqué comment obtenir la réponse à
nos questions. Il a conseillé aux personnes qui cherchent la
vérité de reconnaître qu’il peut y avoir
une épreuve de la foi, qu’il faut être patient et
qu’il faut « demander à Dieu ». Nous
recherchons des réponses auprès d’une source
divine « avec foi, sans douter » (Jacques 1:2-6). En
d’autres termes, nous devons commencer avec une attente
positive, étant remplis d’espérance, et non avec
une attitude négative, étant remplis de doute, de
cynisme et de scepticisme.
Dieter
F. Uchtdorf a témoigné : « Laissez-moi vous dire
ceci : Dieu se soucie de vous. Il écoutera vos questions et y
répondra. Les réponses à vos prières
viendront de la manière et au moment qu’il choisira ;
c’est pourquoi vous devez apprendre à écouter sa
voix. » (Le
Liahona,
novembre 2014, p. 21)
Il
est important de nous souvenir également que la révélation
pour l’Église entière vient uniquement par
l’intermédiaire des dirigeants que le Seigneur a
choisis, et non par l’intermédiaire des membres. Dans
une révélation destinée à Oliver Cowdery,
le Seigneur a dit : « Nul ne sera désigné pour
recevoir des commandements et des révélations dans
cette Église, si ce n’est mon serviteur Joseph Smith,
fils » (D&A 28:2). Un jour, Joseph Smith a enseigné
: « Il est contraire au plan de Dieu qu’un membre
quelconque de l’Église ou que qui que ce soit reçoive
des instructions pour ceux dont l’autorité est
supérieure à la leur ; vous verrez donc qu’il
serait déplacé d’en tenir compte. »
(Enseignements
des présidents de l’Église,
p. 21)
Mettons
le Sauveur au centre de votre vie
Jésus
a déclaré : « Quiconque
entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable
à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. La
pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont
soufflé et se sont jetés contre cette maison :
elle n'est point tombée, parce qu'elle était fondée
sur le roc. »
(Matthieu 7:24-25)
En
qualité de père, Hélaman a rappelé à
ses deux fils, Néphi et Léhi, qu’ils devaient
bâtir leur vie sur le Sauveur afin de ne pas chanceler dans les
moments de difficultés : «
Et
maintenant, mes fils, souvenez-vous, souvenez-vous que c’est
sur le roc de
notre Rédempteur, qui est le Christ, le Fils de Dieu, que vous
devez bâtir votre fondation…
une
fondation sûre, une fondation telle que si les hommes
construisent sur elle, ils ne peuvent tomber.
» (Hélaman
5:12).
Un
jour, Howard W. Hunter a exhorté un groupe d’étudiants
à se souvenir d’une chose : « Si notre vie et
notre foi sont centrées sur Jésus-Christ et son
Évangile rétabli, rien ne peut jamais aller mal en
permanence. D’autre part, si notre vie n’est pas centrée
sur le Sauveur et ses enseignements, aucun autre succès ne
peut être juste de manière permanente. »
(Enseignements
des présidents de l’Église,
p. 4)
Richard
G. Scott a enseigné que « nous sommes justement venus
sur terre pour progresser grâce aux épreuves… Et
l’expiation de Jésus-Christ nous permet de les endurer
[voir 2 Néphi 2:2]… Si nous allons activement à
lui, nous endurerons toutes les tentations, tous les chagrins et
toutes les épreuves que nous rencontrons. » (Le
Liahona,
novembre 2014, p. 94)
Nous
centrons notre vie sur le Sauveur en nous efforçant de nous
souvenir toujours de lui, en priant quotidiennement, en étudiant
la parole de Dieu et en la méditant, en obéissant à
ses commandements et en servant notre famille et autrui.
Étudions
fréquemment la parole de Dieu
L’étude
régulière et même quotidienne de l’Évangile
fortifiera notre témoignage en tout temps, et surtout dans les
moments où nous sommes troublés par des questions, des
inquiétudes ou des doutes. Néphi a dit à Laman
et à Lémuel que « quiconque prêtait
l’oreille à la parole de Dieu et s’y tenait
fermement ne périrait jamais ; et que les tentations et les
traits enflammés de l’adversaire ne pourraient pas non
plus avoir le dessus sur lui au point de l’aveugler pour
l’entraîner vers la destruction. » (1 Néphi
15:24)
Le
Sauveur a enseigné à ses premiers apôtres : «
Quiconque garde précieusement ma parole ne sera pas séduit
» (JSM 1:37). Henry B. Eyring a expliqué que «
nous nous imprégnons de la parole de Dieu en ne nous
contentant pas de lire les paroles des Écritures, mais
également en les étudiant. Nous serons plus édifiés
en méditant quelques paroles, en permettant au Saint-Esprit de
nous en imprégner, qu’en parcourant rapidement des
chapitres entiers des Écritures. » (Le
Liahona, novembre
1997, p. 84)
La
parole de Dieu est non seulement « une lampe à [nos]
pieds et une lumière sur |notre] sentier » (Psaumes
119:105) mais elle nous nourrit lorsque notre témoignage est
menacé par des inquiétudes ou des questions
perturbantes. Quentin L. Cook a déclaré : « La
parole de Dieu inspire l’engagement et agit comme un baume
guérisseur pour les sentiments blessés, la colère
ou la déception. » (Le
Liahona, novembre
2012, p. 7)
Ezra
Taft Benson a enseigné que la parole de Dieu « se trouve
dans les Écritures, dans les paroles des prophètes
vivants et dans la révélation personnelle » et
qu’elle « possède le pouvoir de fortifier les
saints et de les armer de l’Esprit pour qu’ils puissent
résister au mal, se tenir fermement au bien et trouver de la
joie dans la vie. » (Ensign,
mai
1986, p. 80)
Suivons
les oints du Seigneur, les prophètes
Le
Sauveur a choisi les prophètes et les apôtres qui
dirigent son Église aujourd’hui. Il leur fait confiance
et honore leurs paroles : « Ce que moi, le Seigneur, ai dit, je
l’ai dit, et je ne m’en excuse pas ; et même si les
cieux et la terre passent, ma parole ne passera pas, mais
s’accomplira entièrement, que ce soit par ma voix ou par
la voix de mes serviteurs, c’est la même chose »
(D&A 1:38). Le 6 avril 1830, jour de l’organisation
officielle de l’Église, le Seigneur a dit aux saints à
propos de Joseph Smith, le prophète : « Car vous
recevrez sa parole, en toute patience, et avec une foi absolue, comme
si elle sortait de ma propre bouche » (D&A 21:5). Ce
principe s’applique à chaque prophète successif
jusqu’à aujourd’hui.
Neil
L. Andersen a enseigné : « Il est tout à fait
normal de mettre en cause ce qu’on entend dans les nouvelles,
mais on ne doit jamais douter du témoignage des prophètes
de Dieu » (Le Liahona, nov. 2014). La raison est que les
prophètes ne nous égareront jamais. Thomas S. Monson a
déclaré avec assurance : « Si vous suivez les
prophètes, vous serez en terrain sûr »
(Ensign, janvier
2015, p. 5).
Concernant ce principe, M. Russell
Ballard a promis : « Nous pouvons nous demander : ‘Existe-t-il
une voix qui soit claire, pure et sans préjugés, sur
laquelle nous pouvons toujours compter ? Y a-t-il une voix qui puisse
toujours nous indiquer une direction claire pour trouver notre chemin
dans le monde troublé d’aujourd’hui ?’ La
réponse est oui. Cette voix est celle du prophète
actuel et des apôtres… Je vous fais une promesse. Elle
est simple mais vraie. Si vous écoutez le prophète
actuel et les apôtres et suivez leurs recommandations, vous ne
vous égarerez pas. » (Le
Liahona, mai
2001)
Apprenons
à reconnaître la voix de l’Esprit et à la
suivre
Lorsque
nous connaissons les murmures du Saint-Esprit et y obéissons,
nous ne sommes pas séduits par les faux raisonnements qui sont
si répandus dans notre culture d’aujourd’hui. À
l’époque du Nouveau Testament, Jésus a dit à
ses apôtres : «
Le
consolateur, l'Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom,
vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous
ai dit »
(Jean 14:26). De plus, il a dit : « Quand
le consolateur sera venu, l'Esprit de vérité, il vous
conduira dans toute la vérité
» (Jean 16:13).
Henry
B. Eyring nous a dit pourquoi nous avons besoin de l’influence
constante du Saint-Esprit :
«
Tout comme le Saint-Esprit nous fortifie contre le mal, il nous donne
également le pouvoir de discerner la vérité du
mensonge. La vérité qui a le plus d’importance ne
se vérifie que par la révélation venant de Dieu.
Notre raisonnement humain et l’usage de nos sens physiques sont
insuffisants. Nous vivons à une époque où même
les plus sages sont bien en peine de distinguer la vérité
de la tromperie habile… Puisque des mensonges peuvent nous
être présentés à tout moment, nous avons
besoin de l’influence constante de l’Esprit de vérité
pour nous épargner les moments de doute. » (Le
Liahona, novembre
2015, p. 104-105)
La
vérité se découvre petit à petit ;
évitons donc de tirer des conclusions hâtives
Le
Sauveur a clairement expliqué que sa manière de nous
instruire consiste à le faire peu à peu :
«
Je donnerai aux enfants des hommes ligne sur ligne, précepte
sur précepte, un peu ici et un peu là ; et bénis
sont ceux qui écoutent mes préceptes et prêtent
l’oreille à mes recommandations, car ils apprendront la
sagesse ; car à celui qui reçoit, je donnerai davantage
; et à ceux qui diront : Nous avons assez, on ôtera même
ce qu’ils ont. » (2 Néphi 28:30)
Joseph
Smith a également enseigné pourquoi la vérité
vient peu à peu. Il a dit : « Il n’est pas sage
que toute la connaissance nous soit présentée d’un
coup, mais nous devons l’avoir petit à petit ; alors
nous pouvons l’assimiler. » (Enseignements des présidents
de l'Église, p. 286)
Jean-Baptiste
a témoigné qu’avant de savoir tout, le Seigneur
Jésus-Christ a appris peu à peu :
«
Et moi, Jean, je vis qu’il ne recevait pas la plénitude
dès l’abord, mais qu’il reçut grâce
sur grâce ; et il ne reçut pas la plénitude dès
l’abord, mais continua de grâce en grâce, jusqu’à
ce qu’il reçût une plénitude ; car c’est
ainsi qu’il fut appelé le Fils de Dieu, parce qu’il
n’avait pas reçu la plénitude dès l’abord.
» (D&A 93:12-14)
En
suivant l’exemple du Sauveur, nous apprenons petit à
petit et, quant à ce que nous ne savons toujours pas, nous
faisons preuve de patience au lieu de tirer des conclusions
prématurées qui risquent d’être inexactes
et de soulever inutilement des questions ou des doutes.
Les
Écritures nous enseignent que nous devons « progresser…
dans la connaissance de la vérité » (D&A
50:40). Joseph Smith a donné une belle image de notre
progression dans la connaissance de la vérité :
«
Lorsque vous montez à une échelle, vous devez commencer
en bas et la gravir barreau par barreau, jusqu’à ce que
vous arriviez en haut ; il en est de même avec les principes de
l’Évangile, vous devez commencer par le premier et
continuer jusqu’à ce que vous ayez appris tous les
principes de l’exaltation. Mais il faudra un bon moment après
votre passage de l’autre côté du voile avant que
vous les ayez appris. Tout ne doit pas être compris ici-bas. Ce
sera un grand travail d’apprendre notre salut et notre
exaltation même outre-tombe. » (Enseignements des
présidents de l'Église, p. 286)
Jacob
a enseigné que la connaissance du Seigneur est profonde et
qu’il « est impossible que l’homme découvre
toutes ses voies ». Il nous a rappelé que ce que nous
pouvons savoir des voies de Dieu viendra par la révélation.
Il a fait la mise en garde suivante : « C’est pourquoi…
ne méprisez pas les révélations de Dieu »
(Jacob 4:8). La révélation est la clé de la
progression ligne par ligne de notre connaissance de la vérité.
Neil
L. Andersen a raconté : « Il y a des années j’ai
lu un article du magazine Time qui parlait d’une lettre qu’on
avait récemment découverte, prétendument écrite
par Martin Harris, et qui contredisait le récit de Joseph
Smith concernant la découverte des plaques du Livre de Mormon
(Time, 20 mai , 1985, p. 44). Quelques membres ont quitté
l’Église à cause de ce document (voir Ensign,
novembre 1987, p. 52). Hélas, ils sont partis trop vite. Des
mois plus tard, des experts ont découvert (et le faussaire a
confessé) que la lettre était un faux (voir Richard E.
Turley, Victims : The LDS Church and the Mark Hofmann Case, 1992). Il
est tout à fait normal de questionner ce qu’on entend
dans les nouvelles, mais on ne doit jamais douter du témoignage
des prophètes de Dieu… Ne rejetons pas quelque chose
que nous savons être vrai à cause de quelque chose que
nous ne comprenons pas encore. » (Le
Liahona,
novembre 2014)
Consultons
des sources fiables et réfléchissons aux intentions des
personnes qui ont préparé chaque source
Sur
l’Internet, tout le monde a maintenant accès à
une information qui autrefois était inaccessible à la
plupart des gens. Dieter F. Uchtdorf a déclaré :
«
Dans l’histoire du monde, nous n’avons jamais pu accéder
aussi facilement à plus d’informations : certaines
vraies, d’autres fausses et une grande partie partiellement
vraie. Par conséquent, il n’a jamais été
aussi important, dans l’histoire du monde, d’apprendre à
discerner correctement la vérité de l’erreur. »
(Colloque du système éducatif de l'Église, 13
janvier 2013)
Une
technique indispensable à l’apprentissage de l’Évangile
est l’aptitude à trouver les sources qui sont fiables et
à évaluer les intentions des personnes qui les ont
préparées. Il serait peu sage de considérer que
toutes les sources sont aussi fiables et dignes de confiance les unes
que les autres, en particulier celles qui sont sur l’internet.
Nous devrions nous interroger sur les mobiles et les intentions,
ainsi que sur les connaissances des personnes qui encouragent le
doute. Nous devons aussi réfléchir au ton de leurs
déclarations et aux résultats qu’elles espèrent
obtenir. Est-ce pour édifier la foi ou l’affaiblir ?
Souvenons-nous : « C’est à leurs fruits que vous
les reconnaîtrez » (Matthieu 7:20).
D.
Todd Christofferson a expliqué : « Dans certaines
traditions religieuses, des théologiens prétendent
avoir la même autorité pour enseigner que les dirigeants
religieux, et les questions de doctrine peuvent donner lieu à
un combat d’opinions entre eux. Certains s’appuient sur
les conciles œcuméniques du Moyen-Âge et leurs
credo. D’autres insistent surtout sur les raisonnements de
théologiens ultérieurs aux apôtres ou sur
l’herméneutique et l’exégèse
bibliques. Nous aussi, nous accordons de la valeur à
l’érudition qui améliore la compréhension
mais, dans l’Église, aujourd’hui comme autrefois,
définir la doctrine du Christ ou corriger les déviations
doctrinales est une affaire de révélation divine
accordée à ceux que le Seigneur dote de l’autorité
apostolique. » (Le Liahona, mai 2012)
Harold
B. Lee a proposé une méthode pour déterminer la
fiabilité des sources : « Je vais vous dire ce que je
fais lorsque je lis les nombreux livres qui se présentent (et
je pense que l’heure est venue d’être plus
sélectifs que jamais dans nos lectures). Permettez-moi de vous
proposer une méthode. Lorsque vous lisez ces livres, quel
qu’en soit l’auteur, lisez attentivement le texte et
lorsque l’enseignement est en accord total avec les révélations
que le Seigneur nous a données et avec les enseignements
contenus dans les Écritures, acceptez ce que vous lisez comme
un fait, mais lorsqu’il dévie vers des hypothèses
ou des spéculations qui ne sont pas entièrement
prouvées par les Écritures, notez dans la marge le nom
de l’auteur. C’est son idée, vous voyez. Faites la
différence entre l’idée de la personne et ce qui
est corroboré par les Écritures. » (Teachings
of Harold B. Lee, éd.
Clyde J. Williams, 1996, p. 441)
Apprenons
à déceler les vérités partielles et
l’absence de contexte
Les
circonstances entourant un événement historique ne sont
pas toujours notées avec exactitude et sont généralement
interprétées par l’auteur. Il est donc important
de se souvenir que l’information peut être présentée
avec une certaine dose de subjectivité et de parti pris. Neal
A. Maxwell a dit un jour : « Certains insistent pour étudier
l’Église uniquement à travers le regard de ses
dissidents ; cela revient à interviewer Judas pour comprendre
Jésus. » (BYU
Devotional, 8 novembre 1977)
Malheureusement,
certaines personnes enseignent des choses qui ne sont pas vraies ou
les présentent de manière à les rendre
plausibles alors qu’en réalité elles sont
fausses. Korihor a été séduit par le diable et a
confessé : « J’ai enseigné ses paroles ; et
je les ai enseignées parce qu’elles étaient
agréables à l’esprit charnel ; et je les ai
enseignées jusqu’à avoir beaucoup de succès,
de sorte que j’ai vraiment cru qu’elles étaient
vraies ; et c’est pour cela que j’ai résisté
à la vérité. » (Alma 30:53)
Russell
M. Nelson a décrit une occasion où la vérité
n’a pas été présentée dans son
contexte véritable et a ainsi donné une impression
fausse :
«
Cela me rappelle une expérience personnelle que vous allez
peut-être trouver amusante. J’étais assistant du
gouvernement américain au centre de contrôle des
épidémies à Atlanta (Géorgie). Un jour,
après nos réunions, attendant qu’un taxi m’amène
à l’aéroport, je me suis allongé sur la
pelouse pour profiter de quelques rayons de soleil avant de retrouver
le temps hivernal de janvier en Utah. J’ai reçu plus
tard par courrier une photo prise par un photographe avec un
télé-objectif, saisissant ce moment de détente
sur la pelouse. Elle était accompagnée de la légende
suivante : ‘Consultant gouvernemental au centre national de
contrôle des épidémies’. La photo était
vraie, la légende aussi, mais la vérité était
utilisée pour donner une impression fausse. Oui, même la
vérité peut être utilisée pour communiquer
un mensonge. » (Ensign, janvier
1986, p. 71)
Joseph
F. Smith a dit : « Il est très imprudent de prendre un
fragment de la vérité et de la traiter comme si elle
représentait toute la vérité. » (Doctrine
de l'Évangile, p. 99)
Aidons
les personnes qui ont des questions ou des inquiétudes
Nos
enfants ou nos amis peuvent s’adresser à nous lorsqu’ils
ont besoin d’aide pour des questions ou des inquiétudes
au sujet de l’histoire, de la doctrine ou de pratiques de
l’Église. Gardons les directives et les principes
suivants à l’esprit lorsque nous les aidons à
résoudre leurs inquiétudes.
Faisons
preuve de compassion
Le
Sauveur a fait preuve de compassion lorsque Pierre a douté.
Matthieu rapporte que lorsque Pierre a commencé à
couler, « aussitôt Jésus étendit la main
[et] le saisit » (Matthieu 14:31). Comme le Sauveur, faisons
preuve de compassion aussitôt et fournissons de gros efforts
pour aider les personnes qui ont des questions ou des doutes.
Rassurons-les quant à l’amour et au respect que nous
avons pour elles. Faisons-leur comprendre que ce n’est pas un
péché d’avoir des questions ou des inquiétudes.
Enseignons-leur qu’elles trouveront la solution par la prière
sincère, l’étude des Écritures et des
enseignements des prophètes modernes, et l’écoute
attentive des murmures du Saint-Esprit.
Écoutons
attentivement
Écoutons
attentivement leurs inquiétudes et leurs propos à
propos de ce qui les trouble. Ne considérons pas une question
ou une inquiétude sincère comme étant sans
importance, sans intérêt, malsaine ou immorale.
Souvenons-nous que le rétablissement de l’Évangile
a commencé par une question sincère posée avec
foi par Joseph Smith. C’est l’occasion d’édifier
et de fortifier ces personnes grâce à l’inspiration
de l’Esprit. C'est l'occasion de « consoler ceux qui ont
besoin de consolation » (Mosiah 18:9).
Fortifions
la foi
Le
Seigneur a dit : « Et comme tous n’ont pas la foi,
cherchez diligemment et enseignez-vous les uns aux autres des paroles
de sagesse ; oui, cherchez des paroles de sagesse dans les meilleurs
livres » (D&A 88:118).
Encourageons
les personnes qui ont des questions ou des inquiétudes à
continuer à prier quotidiennement pour recevoir l’inspiration
divine, à étudier les Écritures, notamment le
Livre de Mormon, à lire les discours des prophètes et
des apôtres, à aller à l’église et à
servir autrui. Contribuons à rectifier les renseignements
erronés qu’elles peuvent avoir glanés afin que
leur foi repose sur une fondation solide à partir de laquelle
elles pourront progresser.
(churchofjesuschrist.org)