Témoignage de
Léon Fargier
Juin 1940
Les allemands envahissent la France qui est battue et est contrainte de signer l'Armistice avec l'Allemagne et l'Italie. Les Allemands se trouvent à 4 kilomètres de Valence, au lieu dit Pont de l'Isère.
L'Armistice me permet de me rendre à Grenoble pour présider les réunions et de visiter les membres dans le midi de la France.
Deux réunions sont tenues en août 1940 : chez les soeurs Julian à Nîmes et chez sœur Annette Baux à Saint-Chamas, dans les Bouches-du-Rhône.
Pendant ce séjour dans le midi, je reçois une dépêche m'annonçant que mon père, qui est à Aubenas, en Ardèche, est gravement malade. Je me rends aussitôt - en compagnie de ma femme, qui m'accompagne toujours dans mes voyages - à Aubenas, au chevet de mon père, et après trois jours passés auprès de lui, je dois rejoindre Valence pour reprendre mon travail au poste que j'occupe depuis le 17 août 1937.
30 mars 1941
Mon père est décédé. Le télégramme étant arrivé avec beaucoup de retard (il n’y a pas de distribution le dimanche après-midi), je n'ai pas pu me rendre aux funérailles. Je suis allé le lendemain au cimetière, à Aubenas. Ma soeur et moi avons arrangé certaines affaires.
1er avril 1941
Retour à Valence le soir.
18 avril 1941
J'ai entrepris une série de voyages pour rendre visite aux membres de l’Église à Saint-Chamas où j'ai pris avec moi la petite fille Yvette Baux, fille de ma nièce Annette Baux.
1er juin 1941
Visite aux soeurs Julian à Nîmes.
Juillet 1941
Vers la fin de ce mois Annette est venue avec ses enfants, Annette et Léone. Après avoir passé 10 jours, elle est repartie en emmenant Yvette et Léone et en laissant Annette qui passera les vacances avec nous.
31 août 1941
Je me suis rendu à Aubenas pour les funérailles de mon beau-frère Alaud, mari de ma soeur. Retour le 3 septembre 1941.
14 mars 1942
J'ai béni le mariage de frère Alphonse Bret avec Mlle Marguerite Francioli et le même jour j'ai ordonné ce frère à l’office de diacre.
27
juillet 1942
Août 1942
Visite à frère Brel à Montrigaud, où j'ai dû retourner à pied - 29 km - jusqu'à Romans-sur-Isère.
Malgré cela, je suis heureux d'accomplir ce travail missionnaire et je remercie Dieu pour cet honneur. Je continue toujours à tenir des réunions de culte à Grenoble et à Valence.
Nous sommes bénis par Dieu et ressentons la présence de son Esprit.
Vers la fin de ce mois j'ai emmené la petite Annette, fille d'Annette Baux, à Saint-Chamas ; à cette occasion j'ai aussi tenu une réunion familiale de culte.
Mon service missionnaire a continué durant toute la durée de l'occupation nazie. Pendant ce temps, j'ai visité successivement les membres de l’Église à Grenoble, Saint-Étienne, Lyon, Meyssiès et Marseille. J'ai recherché soeur Castelli mais ne l'ai jamais rencontrée.
Fin 1943
Je me suis rendu à Besançon pour visiter les membres et tenir une réunion de Sainte-Cène.
Février 1944
Frère et soeur Margel viennent se réfugier chez moi et nous les avons gardés jusqu'à la libération. À cette époque nous avions aussi la petite Yvette Baux.
15 août 1944
Valence a subi un grand bombardement et nous avons dû nous réfugier en compagnie de frère et soeur Margel chez des amis, à la campagne où nous sommes restés jusqu'à la prise de Valence par les américains.
Soeur Annette Baux et sa famille ont dû quitter Saint-Chamas en janvier 1943, pour aller habiter à Saint-Florent-sur-Auzonnet, dans le Gard. Aussi, depuis ce moment, je me suis souvent rendu dans ce pays pour y tenir des réunions. J'ai béni la petite Sylvette Baux.
Août 1945
J'ai baptisé les Fumades à Saint Julien, dans la petite rivière Auzonnet, soeur Pierrette Julian de Nîmes, soeur Annette Marie Baux et soeur Yvette Claire Baux. J'ai confirmé ces soeurs le même jour et nous avons dîné sur l'herbe par un temps magnifique.
Une fois la France libérée, je suis rentré directement en relation avec l’Église à Salt Lake City, et par ce moyen, les membres de France ont pu recevoir des colis.
J’ai aussi visité soeur Planchon à Saint-Dié, dans les Vosges, ainsi que soeur Marguerite Trévisan à Tarbes, dans les Hautes Pyrénées, et son fils à Thiviers, en Dordogne.
Mai 1946
Le président Barker, président de la mission Française, et sa femme, sont venus à Valence et ensemble nous avons visité les membres de l’Église à Saint Étienne, Grenoble, Nîmes et Saint Florent.
Août 1946
J’ai béni Henri Baux, fils de soeur et Henri Baux.
Décembre 1946
Sur l'invitation du président Barker je me suis rendu à Paris où avait lieu une conférence des présidents de district. J'ai rendu mon témoignage en présence du président Benson (du collège des Douze) et du président Sonne (assistant des Douze).
Sources :
• L’Étoile, août 1979, Nouvelles de l’Église, p. 13-15.
• L’Étoile, septembre 1979, Nouvelles de l’Église, p. 1-5.
• L’Étoile, novembre 1979, Nouvelles de l’Église, p. 15-16.