Histoire de l’Église
Gordon B. Hinckley (1910-2008) :
Il existe bien sûr des
aberrations dans notre histoire. Si nous cherchons bien, nous pouvons
trouver des défauts dans la vie de tous les hommes, sans
oublier celle de nos dirigeants, passés et présents.
Mais ils ne sont que fortuits par rapport à l'importance de
leur service et à la grandeur de leurs contributions.
Gardez
à l'esprit le tout dans son ensemble car cette cause est aussi
importante que toute l'humanité et aussi large que toute
l'éternité. Il s’agit de l’Église et
du royaume de Dieu. (L’Étoile, octobre 1982, p.
96-97)
Je prends le Livre de Mormon.
Je lis son contenu. J'ai lu l'explication que Joseph Smith donne de
sa parution. Pour ceux qui ne croient pas, c'est une histoire
difficile à accepter et pendant des générations,
des critiques ont passé leur vie à écrire des
livres essayant de discréditer cette histoire et de donner
d'autres explications que celle donnée par Joseph le prophète.
Mais pour ceux qui ont l'esprit ouvert, cette littérature
critique n'a fait que les stimuler à rechercher davantage ;
et plus ils recherchaient, plus ils accumulaient de preuves que
l'histoire que racontait Joseph Smith est vraie.
Le Livre de Mormon est ici pour
servir et pour être lu dans un esprit de prière et de
recherche sincère. Toute l'œuvre de ceux qui le
critiquent depuis cent cinquante ans qu'il existe manque de
crédibilité et n'a pas eu d'effet sur ceux qui ont lu
ce livre dans un esprit de prière et qui ont reçu par
la puissance du Saint-Esprit le témoignage qu'il est vrai.
(L’Étoile, janvier 1984, p. 1-9)
Marvin J. Ashton (1915-1994) :
Nos ennemis se plaisent à
découvrir et à commenter les défauts humains de
nos dirigeants passés et actuels plutôt que de
reconnaître et d'apprécier les vérités
qu'ils enseignent. Ils vont à l'arbre et, au lieu de jouir de
ses fruits, ils montrent les griffures sur le tronc de l'arbre.
(L’Étoile,
avril 1984, p. 115-117)
Gordon B. Hinckley (1910-2008) :
Parmi une vaste quantité
d'informations, nos critiques semblent choisir et traiter celles qui
ravalent et déconsidèrent des hommes et des femmes
d'autrefois qui ont travaillé avec tant d'acharnement à
poser les fondations de cette grande cause. Ceux qui lisent de tels
écrits semblent goûter chaque point défavorable.
Ce faisant, ils savourent simplement quelques miettes au lieu de
profiter des nombreux plats d'un repas agréable et
satisfaisant.
Nous reconnaissons que ceux qui nous
ont précédés étaient humains. Sans aucun
doute, ils ont commis des erreurs. Certains d'entre eux ont reconnu
leurs erreurs. Mais ces erreurs étaient insignifiantes si on
les compare à l'œuvre merveilleuse qu'ils ont accomplie.
Il n'y a eu sur cette terre
qu'un seul homme parfait. Le Seigneur s'est servi d'hommes imparfaits
pour travailler à l'édification de sa société
parfaite. Si certains ont parfois trébuché
ou s'ils ont fait preuve de certaines faiblesses de caractère,
il en est d'autant plus prodigieux qu'ils aient tant accompli.
Je ne crains pas la vérité.
Je l'accueille avec joie. Tout ce que je veux, c'est que les faits
restent dans le contexte qui leur est propre, avec l'accent porté
sur les éléments qui expliquent le grand développement
et la force de cette organisation. J'ai senti le besoin d'exprimer
tout cela parce qu'il y a aujourd'hui des gens qui accentuent le
négatif et semblent ignorer complètement la grande
source d'inspiration de cette œuvre. (L’Étoile,
avril 1984, p. 90-91 et février 1986, p. 10-11)
Certains critiques affirment que nous
sommes victimes d'erreurs qui se sont glissées dans notre
histoire. D'autres ont travaillé en toute diligence pour
trouver des défauts chez les premiers dirigeants de l'Église.
On nous accuse d'être opposés à la raison, à
la pensée rationnelle.
Nous ne sommes pas victimes de notre
histoire. Cette histoire contient la fondation de cette œuvre.
Elle décrit, de façon relativement détaillée,
les circonstances et les événements relatifs au
rétablissement de l'Évangile de Jésus-Christ. Si
le tableau n'est pas toujours complet ou s'il existe des versions un
peu différentes de certains événements, la
probité intellectuelle nous indique qu'il n'y a rien de
nouveau à cela. Par exemple, le Nouveau Testament comprend
quatre évangiles. Le ton de chacun est le même, mais
chaque auteur a choisi les points sur lesquels il désirait
particulièrement mettre l'accent, et ce n'est qu'en les lisant
tous les quatre et en les harmonisant que nous obtenons l'image la
plus complète, dans la mesure du possible, du Fils de Dieu qui
a parcouru les chemins de la Palestine. (L’Étoile,
février 1986, p. 10-11)
Quel est le sujet de tout mon
discours ? C'est le prolongement de l'ombre de la main de Dieu.
C'est le prolongement de l'ombre d'un prophète puissant,
Joseph Smith, appelé et ordonné à ouvrir cette
dispensation de la plénitude des temps dont on a parlé
dans les Écritures. Ses nombreux critiques, maintenant comme
par le passé, ont essayé pendant toute leur vie de
rendre compte de lui autrement qu'il ne l'a fait lui-même.
Je vous demande, comment peut-on
prêter foi à leur jugement face à l'opinion de
ceux qui étaient à ses côtés pour fonder
cette cause qui continue toujours de croître et de s'affermir ?
Ces personnes l'ont connu et auraient donné leur vie pour lui.
(L’Étoile,
juillet 1987, p. 50-51)
On parle de la rédaction d'une
nouvelle histoire de l'Église, distincte de l'ancienne. Elle
traduit, entre autres, un effort pour dissiper tout élément
de prétendue magie et d'occultisme dans l'environnement dans
lequel Joseph Smith a vécu, pour expliquer ce qu'il a fait et
pourquoi.
Je ne doute pas que l'on pratiquait
la magie à cette époque. Il ne fait aucun doute que la
superstition régnait et qu'il y avait des gens superstitieux.
Je suppose qu'il y en avait à l'époque du Sauveur. Il
en existe même à notre époque prétendue
éclairée. Par exemple, certains hôtels et
bâtiments commerciaux sautent la numérotation au
treizième étage. Cela signifie-t-il qu'il y ait un
problème d'architecture ? Bien sûr que non. Un problème
avec ceux qui ont conçu le bâtiment ? Non.
De même, le fait que la
superstition ait existé parmi les contemporains de Joseph
Smith, ne constitue en aucun cas une preuve que l'Église soit
issue de cette superstition.
Joseph Smith écrivit en
personne son histoire ou la dicta. C'est son témoignage et il
l'a scellé par son sang. Il est écrit dans une langue
claire et sans ambiguïté. (L’Étoile,
janvier 1988, p. 52)
Comme la plupart d'entre vous le
savent, ces quatre ou cinq dernières années, nous avons
vécu un épisode intéressant de l'histoire de
l'Église. Deux lettres nous sont tombées entre les
mains qui ont été saisies par les médias quand
nous les avons annoncées. On les a répercutées
dans le monde entier comme des preuves écrites venant remettre
en question l'authenticité de l'Église. Quand nous les
avons annoncées, nous avons déclaré qu'elles
n'avaient rien à voir avec les bases de notre histoire. Mais
certains, dotés d'une foi limitée, vraisemblablement
toujours prompts à accepter ce qui est négatif, ont
pris les affirmations et les extrapolations des médias pour
argent comptant. Je me rappelle la lettre de quelqu'un qui a demandé
que son nom soit rayé des registres de l'Église parce
qu'il ne pouvait plus croire en une Église qui avait à
voir avec l'expérience de la salamandre.
Aujourd'hui, comme vous le savez,
ces lettres ainsi que d'autres documents ont été
reconnus par leurs auteurs comme étant des faux et
s'inscrivaient dans un plan mauvais et pervers qui a abouti à
l'assassinat de deux personnes.
Je me demande ce qu'ont pensé
ceux dont la foi a été ébranlée, depuis
que le faussaire a confessé son crime.
Mais je m'empresse d'ajouter
qu'une vaste majorité de membres de l'Église, à
l'exception d'un tout petit nombre, ne se sont pas arrêtés
à cela et ont continué à servir fidèlement,
en vivant selon la conviction fermement enracinée dans la
connaissance qui vient de la puissance du Saint-Esprit. Ils ont su
alors comme ils savent maintenant que Dieu veille sur cette œuvre,
que Jésus-Christ est à la tête de cette Église,
qu'elle est vraie et que le bonheur et la progression viennent du
fait de suivre ses préceptes et ses enseignements.
Ma
prière constante en faveur de l'Église entière
est la suivante : Seigneur, augmente notre foi, afin de nous
élever au-dessus des faibles détracteurs de ta grande
et sainte œuvre. Donne-nous une volonté plus ferme.
Accorde-nous d'édifier et d'agrandir ton royaume selon ton
grand commandement, afin que cet Évangile puisse être
prêché dans le monde entier en témoignage à
toutes les nations. (L’Étoile,
janvier 1988, p. 52)
Il y a des gens qui se sont
fait une mission d'essayer de détruire l'œuvre du
Seigneur. Il en a toujours été ainsi depuis le début
des temps, et à présent, plus que jamais, nous faisons
l'objet d'accusations, de mensonges et de sous-entendus conçus
pour mettre l'œuvre et les dirigeants dans l'embarras. La
réaction naturelle serait de se défendre
vigoureusement, de poursuivre en justice ces diffamateurs. Mais quand
on ressent ces sentiments, les paroles du Maître guérisseur
se font aussi entendre : « Vous avez entendu qu'il a
été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras
ton ennemi. Mais moi, je vous dis : Aimez
vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien
à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous
maltraitent et qui vous persécutent » (Mt 5:43,
44).
La plupart d'entre nous ne sont pas
encore arrivés à ce niveau de compassion, d'amour et de
pardon. Ce n'est pas facile. Cela exige une discipline presque
surhumaine. Mais en faisant des efforts, nous découvrons qu'il
y a un baume en Galaad, qu'il y a une source de guérison,
qu'il y a un grand pouvoir de guérison en Christ, et que si
nous voulons être vraiment ses serviteurs, nous devons
appliquer ce pouvoir de guérison non seulement aux autres,
mais aussi et surtout à nous-même. (L’Étoile,
janvier 1989, p. 51)
Dallin H. Oaks :
Ceux
qui connaissaient bien Joseph et qui étaient à ses
côtés dans la direction de l’Église l’ont
aimé et soutenu comme prophète. Son frère Hyrum
a choisi de mourir avec lui. John Taylor, également avec lui
quand il a été assassiné, a dit : « Je
témoigne devant Dieu, les anges et les hommes qu’il
était un homme bon, honorable et vertueux... que sa
personnalité privée et publique était au-dessus
de tout reproche et qu’il a vécu et est mort en homme de
Dieu » (The Kingdom of God, 1987, p. 355 ; voir aussi
D&A 135:3). Brigham Young a déclaré : « Je
ne crois qu’il y ait sur terre un homme qui ait connu Joseph
Smith mieux que moi ; et je suis fier de dire qu’à
l’exception de Jésus-Christ, il n’y a pas eu et il
n’y a pas d’homme meilleur que lui ici-bas »
(Journal of Discourses, 9:332).
Comme les
autres saints des derniers jours fidèles, j’ai édifié
ma vie sur le témoignage et la mission de Joseph Smith, le
prophète. Dans toutes mes lectures et mes recherches sur les
documents originaux, je n’ai jamais perdu mon témoigage
qu’il a été appelé comme prohète ni
que l’Évangile et la prêtrise ont été
rétablis par le Seigneur par son intermédiaire.
(L'Étoile,
juillet 1996, p. 78-79)
Gordon B. Hinckley (1910-2008) :
Il y a quelques personnes de son
genre aujourd'hui. Nous en avons eu dans le passé, et nous en
aurons à l'avenir. Elles gâchent leur vie à
essayer de trouver quelque chose de répréhensible dans
l'Église. Elles fouillent son histoire pour en extirper la
moindre chose négative. Elles examinent les paroles des
Autorités générales pour y trouver à
redire. Il se peut même qu'elles m'accordent l'honneur douteux
d'analyser ce que je vous dis ce soir. (L’Étoile,
septembre 1996, p. 7-8)
Boyd K.
Packer :
Cette année, nous célébrons
le 175e anniversaire de l’organisation de l’Église
et le 200e anniversaire de la naissance de Joseph Smith, le prophète.
Dans l’Église, beaucoup de choses seront écrites
et dites pour l’honorer.
Comme
d’habitude, beaucoup de choses seront dites et écrites
pour le discréditer. Il y a toujours eu, il y a et il y aura
toujours des gens pour remuer une poussière vieille de 200 ans
en espérant trouver quelque chose que Joseph a prétendument
dit ou fait, afin de le rabaisser. (Le
Liahona,
mai 2005, p. 9)
L'opposition ne cesse pas. Il y a
des mauvaises interprétations et des déformations de ce
que nous sommes et de notre histoire.
Défendez de plein gré
l’histoire de l’Église et n’ayez point honte
de l’Évangile de Jésus-Christ « car
c’est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit »
(Romains 1:16). Défendez de grand coeur l’histoire de
l’Église. (Le
Liahona, novembre
2006, p. 87, 88)
Durant sa vie, Joseph Smith a
comparu devant la justice plus de deux cents fois sous toutes sortes
de fausses accusations. Il n’a jamais été
condamné. (Le
Liahona, novembre
2008, p. 88-91)
Neil L. Andersen :
Il
y a toujours eu des personnes qui veulent discréditer l’Église
et détruire la foi. Aujourd’hui, elles se servent de
l’Internet.
Certains
des renseignements que l’on trouve au sujet de l’Église,
aussi convaincants soient-ils, sont tout simplement faux.
Je
revois un de mes collègues entrer dans mon bureau, en Floride,
en 1985. Il tenait un article tiré du magazine Time,
qui s’intitulait « Challenging Mormonism’s
Roots » (Mettre en question les fondements du mormonisme).
Il parlait d’une lettre qu’on avait récemment
découverte, prétendument écrite par Martin
Harris, et qui contredisait le récit de Joseph Smith
concernant la découverte des plaques du Livre de Mormon. Mon
collègue m’a demandé si cette nouvelle détruirait
l’Église mormone. L’article citait un homme qui
disait être en train de quitter l’Église à
cause de ce document. Plus tard, d’autres personnes auraient
aussi quitté l’Église. Je suis sûr que cela
a été une épreuve de leur foi. Quelques mois
plus tard, des experts ont découvert (et le faussaire l’a
reconnu) que la lettre était une parfaite imposture. Je me
rappelle avoir vraiment espéré que les gens qui avaient
quitté l’Église à cause de cette tromperie
finiraient par revenir.
Parfois,
des personnes remettent leur foi en question lorsqu’elles
lisent ce qu’a dit un dirigeant de l’Église, il y
a des dizaines d’années, et qui semble en contradiction
avec notre doctrine. Il y a un principe important qui régit la
doctrine de l’Église. La doctrine est enseignée
par les quinze membres de la Première Présidence et du
Collège des Douze. Elle n’est pas dissimulée dans
un paragraphe obscur d’un discours. Les vrais principes sont
enseignés souvent et par beaucoup de personnes. Il n’est
pas difficile de trouver notre doctrine.
Les
dirigeants de l’Église sont des hommes honnêtes
mais imparfaits. Souvenez-vous des paroles de Moroni : « Ne
me condamnez pas à cause de mon imperfection, ni mon père…
mais rendez plutôt grâce à Dieu de ce qu’il
vous a manifesté nos imperfections, afin que vous puissiez
apprendre à être plus sages que nous ne l’avons
été » (Mormon
9:31).
Joseph
Smith a dit : « Je ne vous ai jamais dit que j’étais
parfait mais il n’y a pas d’erreur dans les révélations »
(Enseignements
des présidents de l’Église : Joseph Smith,
2007, p. 559).
On
ne peut comprendre le miracle de la main de Dieu dans l’histoire
et la destinée de l’Église de Jésus-Christ
des saints des derniers jours qu’à travers les lentilles
de l’investigation spirituelle. Ezra Taft Benson a dit :
« [Toute personne], à terme, se retrouve au pied du
mur de la foi, et là [elle] doit prendre position »
(L’Étoile,
mai 1988, p. 6). Ne
soyez
pas surpris si cela vous arrive ! (Le
Liahona,
novembre 2012, p. 39-42).
Dieter
F. Uchtdorf :
Certains
ont des questions restées sans réponse à propos
de choses qui ont été faites ou dites dans le passé.
Nous reconnaissons franchement qu’en près de deux cents
ans d’histoire de l’Église, nourrie d’un
ensemble ininterrompu d’événements inspirés,
honorables et divins, il s’est fait et dit des choses qui
pourraient amener les gens à s’interroger.
Quelquefois des questions surgissent
simplement parce que nous n’avons pas encore tous les
renseignements et qu’il nous faut juste un peu plus de
patience. Lorsque toute la vérité sera finalement
connue, les choses qui n’avaient pas de sens à nos yeux
seront résolues à notre entière satisfaction.
Parfois, il existe une différence
d’opinion quant à ce que les « faits »
signifient réellement. Une question qui suscite le doute chez
certains peut, après une étude minutieuse, édifier
la foi chez d’autres.
Et,
pour être tout à fait franc, il y a eu des fois où
les membres ou les dirigeants de l’Église ont tout
bonnement fait des erreurs. Il a pu se dire ou se faire des choses
qui n’étaient pas conformes à nos valeurs, à
nos principes ou notre doctrine.
Je
suppose que l’Église ne serait parfaite que si elle
était dirigée par des êtres parfaits. Dieu est
parfait et sa doctrine est pure. Mais il œuvre par notre
intermédiaire, nous, ses enfants imparfaits, et les gens
imparfaits font des erreurs.
À
la page de titre du Livre de Mormon, nous lisons : « Et
maintenant s’il y a des fautes, ce sont les erreurs des
hommes ; c’est pourquoi ne condamnez pas les choses de
Dieu, afin d’être trouvés sans tache devant le
siège du jugement du Christ. » (Page de titre du
Livre de Mormon ; voir aussi Mormon 8:17)
Il
en a toujours été ainsi et ce le sera jusqu’au
jour parfait où le Christ lui-même régnera
personnellement sur la terre.
Il
est dommage que certains aient trébuché à cause
des erreurs commises par des hommes. Mais en dépit de cela, la
vérité éternelle de l’Évangile
rétabli qui se trouve dans l’Église de
Jésus-Christ des saints des derniers jours n’est pas
ternie, diminuée ou détruite.
En
tant qu’apôtre du Seigneur Jésus-Christ ayant
assisté personnellement aux conseils et aux travaux de
l’Église, je témoigne solennellement qu’il
n’est pas de décision importante concernant cette Église
ou ses membres qui ne soit prise sans que l’on recherche avec
ferveur l’inspiration, la direction et l’approbation de
notre Père éternel. C’est l’Église
de Jésus-Christ. Dieu ne laissera pas son Église
s’éloigner du cours qui lui est affecté, ni
manquer d’accomplir sa destinée divine.
Il
est normal de se poser des questions. Souvent, la graine de la
recherche honnête germe et se développe jusqu’à
devenir un grand chêne de connaissance. Il y a peu de membres
de l’Église qui, à un moment ou à un
autre, ne se sont pas débattus avec des questions graves et
épineuses. Un des objectifs de l’Église est de
nourrir et de cultiver la graine de la foi, même, quelquefois,
dans les terrains sablonneux du doute et de l’incertitude. La
foi, c’est espérer en des choses qui ne sont pas vues,
mais qui sont vraies (Hébreux 11:1).
C’est pourquoi, je vous en prie,
mes chers frères et sœurs, mes chers amis, doutez de vos
doutes avant de douter de votre foi (voir F. F. Bosworth, Christ
the Healer, 1924, p. 23).
Nous ne devons jamais permettre au doute de nous garder prisonniers
et de nous tenir éloignés de l’amour, de la paix
et des dons de Dieu qui sont accordés par la foi au Seigneur
Jésus-Christ. (Le
Liahona, novembre 2013, p.
22-23)
Neil L. Andersen :
Aux questions sur
la personnalité de Joseph, nous pouvons répondre par
les paroles des milliers de personnes qui l’ont connu
personnellement et ont donné leur vie pour l’œuvre
qu’il a contribué à établir. John Taylor,
qui reçu quatre balles quand les émeutiers tuèrent
Joseph, déclara plus tard : « Je témoigne
devant Dieu, devant les anges et devant les hommes, que [Joseph]
était un homme bon, respectable et vertueux, [...] qu’il
était irréprochable, en public comme en privé,
et qu’il a vécu et est mort en homme de Dieu. »
(Enseignements des présidents de l’Église : John
Taylor, 2001, p. 83 ; voir aussi Doctrine et Alliances 135:3)
À quiconque
cherche sincèrement, nous pouvons rappeler que les
informations publiées sur l'Internet n’ont pas de filtre
de vérité. Aussi convaincantes soient-elles, certaines
informations ne sont tout simplement pas vraies.
Il y a quelques années
j’ai lu un article du magazine Time qui parlait d’une
lettre qu’on avait récemment découverte,
prétendument écrite par Martin Harris, et qui
contredisait le récit de Joseph Smith concernant la découverte
des plaques du Livre de Mormon (Time, 20 mai , 1985, p. 44). Quelques
membres ont quitté l’Église à cause de ce
document (voir Ensign, novembre 1987, p. 52). Hélas, ils sont
partis trop vite. Des mois plus tard, des experts ont découvert
(et le faussaire a confessé) que la lettre était un
faux (voir Richard E. Turley Jr., Victims : The LDS Church and the
Mark Hofmann Case, 1992). Il est tout à fait normal de
questionner ce qu’on entend dans les nouvelles, mais on ne doit
jamais douter du témoignage des prophètes de Dieu.
Nous pouvons rappeler à
celui qui recherche sincèrement que certains renseignements
sur Joseph Smith, bien que vrais, peuvent être présentés
complètement en dehors de leur contexte historique. Russell M.
Nelson a illustré ce point. Il a dit : « J’étais
assistant du gouvernement américain au centre de contrôle
des épidémies à Atlanta (Géorgie). Un
jour, après nos réunions, attendant qu’un taxi
m’amène à l’aéroport, je me suis
allongé sur la pelouse pour profiter des quelques rayons de
soleil, avant de retrouver le temps hivernal de l’Utah [...].
J’ai reçu plus tard par courrier une photo prise par un
photographe avec un télé-objectif, saisissant ce moment
de détente sur la pelouse avec la légende «
consultant gouvernemental au centre national de contrôle des
épidémies ». La photo était vraie, la
légende aussi, mais la vérité était
utilisée pour donner une impression fausse »
(Ensign, janvier 1986, p. 71). Ne rejetons pas quelque chose que nous
savons être vrai à cause de quelque chose que nous ne
comprenons pas encore.
Nous
pouvons rappeler à celui qui recherche sincèrement que
Joseph n’était pas le seul à avoir vu des anges.
Les témoins du Livre de Mormon ont écrit : « Nous
déclarons, en toute sincérité, qu’un ange
de Dieu est venu du ciel et [...] nous avons contemplé et vu
les plaques »
(Livre de Mormon, Témoignage de trois témoins). Nous
pouvons citer beaucoup d’autres témoins (voir Joseph
Smith, Histoire 1:71, note de bas de page ; voir aussi Doctrine
et Alliances 76:23). (Le
Liahona, novembre
2014).