Des
manifestations spirituelles ont annoncé le retour de
l'Évangile sur la terre
« Vers
l’époque où Joseph Smith trouva les annales d'or,
je commençai à éprouver le sentiment que le
moment se rapprochait où le Seigneur allait, sous une forme ou
sous une autre, faire paraître son Église. Je m’informai
à gauche et à droite dans la région où je
voyageais s'il n’y avait pas une œuvre étrange de
la part de Dieu, comme il n’y en avait plus eu sur la terre
depuis l’époque du Christ. Je n’entendis parler de
rien et je vivais à une trentaine de kilomètres à
l'est de l’endroit où les annales d'or furent trouvées. »
[1]
Bien que vivant près
de la région où les premiers événements
du Rétablissement eurent lieu, Solomon Chamberlain n’en
entendit parler que lorsque, en se rendant au Canada pour y prêcher,
il fut poussé par l'Esprit à faire un détour non
prévu. Il se rendit à Palmyra, où il rencontra
la famille Smith et parla avec elle. Quand il lui fit part de son
témoignage spirituel personnel, il fut surpris de sa réaction.
« J’ouvris
la bouche et je commençai à lui prêcher, écrit
Chamberlain, selon les paroles que l’ange m'avait communiquées
dans la vision, que toutes les Églises et confessions de la
terre s’étaient corrompues et qu’il n’existait
aucune Église de Dieu sur la terre, mais qu'il allait bientôt
susciter une Église, qui ne serait jamais confondue ni abattue
et qu’elle serait semblable à l'Église
des apôtres. Elle fut très étonnée et me demanda
qui m'avait dit cela, car, dit-elle, nous avons les mêmes
choses écrites chez nous, dans les annales d'or, que celles
que vous nous prêchez.
« Je dis : Le Seigneur m'a dit cela
il y a quelques années ; ensuite je dis : Si vous
êtes une famille visionnaire, je voudrais que vous me parliez
des choses que vous avez découvertes, car je crois que je peux
les supporter. Ils me firent alors savoir qu'ils avaient obtenu des
annales d'or et qu’ils venaient justement de les traduire ici.
Le Seigneur me révéla alors par le don et le pouvoir du
Saint-Esprit que c'était là l’œuvre que je
recherchais. »
Il resta deux jours chez
les Smith et écouta leur message sur le Livre de Mormon.
Ensuite il les accompagna à l'imprimerie où le Livre de
Mormon était en cours d’impression pour la première
fois. « Dès qu'ils eurent imprimé 64 pages,
je les pris avec leur permission et poursuivis mon voyage vers le
Canada et je prêchai tout ce que je savais concernant le
mormonisme, aux grands comme aux petits, aux riches comme aux
pauvres, et vous vous voyez ainsi que ce fut la première fois
qu’un texte mormon était prêché à
cette génération. Sur les 1300 km que je parcourus, je
ne vis personne qui eût jamais entendu parler de cette Bible
d'or. J'exhortai tout le monde à se préparer pour la
grande œuvre de Dieu qui était maintenant sur le point
de paraître et qui ne serait jamais abattue ni confondue. »
[2]
Solomon Chamberlain était
parti de chez lui avec le sentiment que le rétablissement de
l'Église du Christ était imminent. Mais après
avoir rencontré la famille Smith, il acquit la conviction que
ce qu’il avait précédemment ressenti était
maintenant une certitude.
Le sentiment de Solomon
concernant le rétablissement prochain de la vérité
n'était pas rare au cours de la période qui précéda
immédiatement l'aube de la dispensation de la plénitude
des temps. D'autres, qui cherchaient avec foi à connaître
la volonté de Dieu, éprouvèrent des sentiments
et connurent des expériences semblables.
Depuis des siècles,
le monde était privé de l'Évangile, attendant le
jour où s’accomplirait « le rétablissement
de toutes choses » (Actes 3:21). Mais ce ne fut qu’au
dix-neuvième siècle que cette promesse devint une
espérance tangible. À ce moment-là, il fut
révélé à un nombre limité de
chercheurs de vérité que le Rétablissement
allait effectivement se produire dans l'avenir immédiat –
et certains reçurent même la promesse que cela
arriverait de leur vivant.
Wilford Woodruff, qui
devint plus tard président de l'Église, eut, tôt
dans sa vie, une expérience impressionnante qui l'amena à
se réjouir de voir arriver le Rétablissement. Un
monsieur âgé, du nom de Robert Mason, à qui il
allait souvent rendre visite, lui parla d'une vision étrange
qu’il avait eue des années auparavant :
« Je
fus ravi en vision, lui dit-il, et je me retrouvai au milieu d’un
vaste verger. Ayant faim, j’errai dans ce verger à la
recherche de fruits à manger, mais je n’en trouvai
aucun. Tandis que j’étais là, stupéfait de
ne trouver aucun fruit au milieu de tant d'arbres, ceux-ci
commencèrent à tomber sur le sol comme s’ils
étaient arrachés par une tornade. Ils continuèrent
à tomber jusqu'à ce qu’il n’y en eût
plus un seul debout dans tout le verger. Je vis immédiatement
après des pousses sortir des racines et se transformer en
arbres jeunes et beaux. Ceux-ci bourgeonnèrent, fleurirent et
donnèrent du fruit qui mûrit et était plus beau à
voir que tout ce que mes yeux avaient jamais contemplé. Je
tendis la main et en cueillis. Je les contemplais avec ravissement,
mais alors que j'étais sur le point d'en manger, la vision se
referma et je ne goûtai pas du fruit. »
À la fin de la
vision, M. Mason avait prié pour que le Seigneur lui en donne
l'interprétation. « Alors la voix du Seigneur me
parvint en disant :’Fils de l’homme, tu m’as
invoqué diligemment pour connaître la vérité
concernant mon Église et mon Royaume parmi des hommes. Je veux
te montrer par là que mon Église n'est pas organisée
parmi les hommes dans la génération à laquelle
tu appartiens, mais du temps de tes enfants l'Église et le
Royaume de Dieu seront manifestés avec tous les dons et toutes
les bénédictions qu’ont connus les saints des
temps passés. Tu vivras suffisamment longtemps pour être
informé de son existence, mais tu ne jouiras pas de ses
bénédictions avant d’avoir quitté cette
vie. Le Seigneur te bénira après ta mort parce que tu
as suivi l’inspiration de mon Esprit dans cette vie.’
Puis le vieux monsieur
regarda le jeune homme et fit une prophétie peu ordinaire :
« Wilford, je ne mangerai jamais de ce fruit dans la
chair, mais toi bien et tu deviendras une personnalité en vue
dans le nouveau royaume. »
[3]
Bien entendu, Wilford
Woodruff fut touché par ce qu'il avait entendu. « Pour
moi, ce fut une expérience très frappante, écrivit-il
plus tard. J'avais passé bien des jours au cours d’une
période de vingt années avec ce vieux M. Mason. Il ne
m'avait encore jamais parlé de cette vision. Ce jour-là,
il s’était dit poussé par l'Esprit du Seigneur à
me la raconter. »
En plus d’avoir
entendu la prophétie du vieux monsieur qu'il vivrait longtemps
assez pour connaître la vérité, le jeune Wilford
parvint à la même conclusion après avoir fait ses
propres recherches sincères. « Je m'étais
adonné, autant que je le pouvais, à la lecture des
Écritures et à des prières ferventes jour et
nuit devant Dieu, des années avant d’entendre prêcher
la plénitude de l’Évangile par un saint des
derniers jours. J'avais supplié le Seigneur pendant bien des
heures dans la forêt, parmi les rochers, dans les champs et
dans le moulin, souvent à minuit, pour avoir la lumière
et la vérité et pour que son Esprit me guide sur le
chemin du salut.
Mes
prières furent exaucées et beaucoup de choses me furent
révélées. J’avais l’esprit ouvert à
la vérité à tel point que j’avais acquis
la certitude que je verrais un jour la vraie Église du Christ
établie sur la terre et que je verrais susciter un peuple qui
garderait les commandements du Seigneur. »
L'accomplissement de la
prophétie de M. Mason fut aussi inattendu que la prophétie
elle-même. « La vision lui avait été
donnée [à M. Mason] aux environs de l'année
1800 » écrit frère Woodruff. Il me la
raconta en 1830, l’année au cours du printemps de
laquelle l'Église fut organisée. Trois ans plus tard,
lorsque je fus baptisé dans l'Église de Jésus-Christ
des Saints des Derniers Jours, ce prophète, Robert Mason, fut
quasiment la première personne à laquelle je pensai. À
mon arrivée au Missouri avec le Camp de Sion, je lui écrivis
une longue lettre dans laquelle je l’informai que j'avais
trouvé le vrai Évangile avec toutes ses bénédictions,
que l'autorité de l'Église du Christ avait été
rétablie sur la terre comme il me l’avait prédit,
que j'avais reçu les ordonnances du baptême et de
l’imposition des mains, que je savais de moi-même que
Dieu avait fondé, par Joseph Smith, le Prophète,
l'Église du Christ sur la terre.
« Il reçut
ma lettre avec une grande joie et se la fit lire de nombreuses fois.
Il la prit entre ses mains comme il l’avait fait avec le fruit
dans sa vision. Il était très âgé et ne
tarda pas à mourir sans avoir eu la possibilité de
recevoir les ordonnances de l'Évangile par un ancien de
l'Église.
« À la
première occasion que j’eus après la révélation
du baptême pour les morts, je me fis baptiser pour lui dans les
fonts baptismaux du temple de Nauvoo. »
[4]
Un autre qui reçut
l’assurance de l’imminence du rétablissement de
l’Évangile fut Benjamin Brown. « La
connaissance me fut donnée que les dons anciens de
l'Évangile – le pouvoir de parler en langues, de guérir
les malades, l’esprit de prophétie, etc. étaient
sur le point d’être rendus à ceux qui croyaient au
Christ. La révélation revêtit la forme d’une
connaissance parfaite de ce fait, une connaissance tellement sûre
et certaine qu’il me semblait que la vérité avait
été imprimée sur moi. Je le savais du sommet de
la tête à la pointe des pieds – dans mon être
tout entier, étant rempli du Saint-Esprit! Je ne peux mieux
comparer cela qu’au changement que produit sur une feuille de
papier vierge une presse d’imprimerie, laissant derrière
elle une impression indélébile. »
[5]
Une partie de cette
connaissance lui avait été donnée à la
suite d’une expérience qu'il avait eue précédemment.
Lorsqu’il avait environ vingt-cinq ans, il eut « une
vision » dans laquelle il vit son frère qui était
mort quatorze ou quinze ans plus tôt. Dans la vision, son frère
priait. « J'entendis clairement et distinctement sa voix
et écoutai attentivement.
« Au cours de
sa prière, il parla d’une grande œuvre qui allait
s’accomplir sur la terre pendant les derniers jours, citant
plusieurs Écritures. Je ne compris cependant pas complètement
leur signification avant d’entrer dans l'Église de
Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, des années
plus tard, lorsque je vis que ses paroles s’appliquaient aux
idées de ce peuple en ce qui concerne le rétablissement
des dons de l’Évangile, la grande œuvre du
rassemblement des saints de toutes les nations dans les derniers les
jours et la plénitude de la gloire moderne, car il priait en
particulier pour que ces choses se hâtent. Il ne tarda pas à
disparaître de ma vue ; puis tout à coup… un
bruit, comme celui du déferlement d’un grand vent,
accompagné d’une certaine influence, parut remplir la
maison et moi-même, et j'entendis une voix qui disait :
« Ceci est l'esprit d’intelligence. »
[6]
Daniel Tyler, l’un
des premiers saints, qui joua plus tard un rôle important dans
l'histoire de l'Église, écrit qu'après avoir
étudié les Écritures son père et son
grand-père en vinrent à croire que l'Église,
telle que Jésus-Christ l’avait fondée, n'était
pas sur la terre. La raison pour laquelle ils croyaient cela était
qu'aucun des signes anciens que manifestaient les disciples du Christ
ne se manifestaient à ce moment-là.
Frère Tyler écrit
encore : « Mon grand-père … prophétisa
qu'il mourrait, mais que mon père [Andrew] vivrait longtemps
assez pour voir la vraie Église organisée avec tous les
dons et toutes les bénédictions apostoliques. »
Le jeune Daniel entendit et crut la prophétie et découvrit
le véritable Évangile quand il fut rétabli et
enseigné plus tard. Ironie du sort, son père s’y
opposa, allant jusqu’à menacer de renier les membres de
la famille qui se faisaient baptiser. « Peu de temps plus
tard, écrit frère Tyler, mon grand-père apparut
à mon père dans un songe et lui dit que c'était
le peuple sur lequel il avait prophétisé de son vivant,
et mes parents furent baptisés. » D'autres membres
de la famille, dont Daniel, suivirent. [7]
Avant d’entendre le
message du Rétablissement, Lorenzo Dow, frère cadet de
Brigham Young, s’intéressait à la religion et
étudiait diligemment la Bible. Mais il n’avait pas le
sentiment qu’il devait être baptisé dans une
église quelconque. « Bien qu’étant
religieux de nature… il me semblait que les religions
existantes étaient vides et vaines, écrit-il… Je
n'étais entré dans aucune église, bien qu’ayant
professé être croyant, assisté à des
réunions et prêché quand j'en avais l’occasion. »
En fait sa prédication eut beaucoup de succès. Soixante
personnes demandèrent le baptême après avoir
entendu certains de ses sermons, mais il refusa d’accomplir
l’ordonnance en disant : « Je ne suis jamais
devenu membre d’aucune confession religieuse et je ne me sens
pas autorisé à le faire. »
Un prédicateur
campbellite baptisa les convertis de Lorenzo, les organisa en une
branche de l'Église campbellite et essaya de convaincre
Lorenzo de se faire lui-même baptiser et de partir pour un
circuit de prédication. « Je lui dis que je
n’allais pas prêcher sa doctrine. Si jamais je devais
prêcher, ce serait la Bible tout entière telle que je la
comprenais. Un esprit agissait sur moi pour que je fasse tout le bien
que je pouvais, mais sans devenir membre d’aucune confession
religieuse. Il resta sur moi face à toutes les tentations. »
Lorsqu’on lui
présenta le Livre de Mormon, il se montra prudent. « Je
lus le Livre de Mormon et le comparai à la Bible et je jeûnai
et priai de pouvoir parvenir à la connaissance de la vérité.
L'Esprit semblait dire :’ Voilà le chemin ;
prends-le.’ Il fut baptisé plus tard.
Des années
auparavant, Lorenzo avait eu un songe qui, en rétrospective,
contribua à le préparer à accepter le
rétablissement de l'Évangile :
« À
l’automne de 1816, alors que j’avais environ neuf ans,
j'eus un rêve étrange. Il me sembla que je me tenais
dans un endroit dégagé et découvert, et je vis
une belle route qui conduisait à un angle de 45 degrés
dans les airs, aussi loin que le regard pouvait porter. J'entendis un
bruit comme celui fait par une calèche roulant rapidement, à
ce qui semblait être l’extrémité supérieure
de la route.
« L’instant d’après elle apparaissait.
Elle était tirée par deux beaux chevaux blancs. La
calèche et les harnais semblaient brillants comme de l'or. Les
chevaux avançaient à la vitesse du vent. Il me fut
manifesté que le Sauveur était dedans et qu’elle
était conduite par son serviteur. Elle s’arrêta
près de moi et le Sauveur me demanda où était
mon frère Brigham. Lorsque je le lui eus dit, il m’interrogea
sur mes autres frères et sur notre père. Lorsque j’eus
répondu à ses questions, il dit qu’il nous
voulait tous, mais qu’il voulait tout particulièrement
mon frère Brigham. L’attelage fit ensuite demi-tour et
retourna comme il était venu.
« Je
m’éveillai immédiatement et ne dormis plus cette
nuit-là. J’avais peur et je me disais que nous allions
tous mourir. Je ne voyais aucune autre interprétation à
ce rêve. C'était une préfiguration de notre
avenir que je n'étais pas en état de discerner à
ce moment-là. » [8]
Un autre jeune garçon,
John Taylor, eut une vision annonçant le Rétablissement,
que lui non plus ne comprit que des années plus tard. « Il
n’était qu’un petit garçon, écrit B.
H. Roberts, son biographe, lorsqu’il eut la vision d’un
ange dans les cieux, tenant une trompette à la bouche,
annonçant un message aux nations. « Ce n’est
que plus tard dans la vie qu’il comprit la signification de
cette vision. »
Nous ne pouvons
qu’imaginer l’effet qu’une telle expérience
a pu avoir sur lui lorsque, des années plus tard, il devint
membre de l’Église et découvrit que ce dont il
avait eu la vision était un point de doctrine de l'Évangile
rétabli et l'accomplissement de la prophétie de la
vision de l'apôtre Jean dans l'île de Patmos.
À l'âge de
dix-sept ans, pendant qu’il était prédicateur
méthodiste en Angleterre, il eut un témoignage
supplémentaire qu'il ne comprit pas à l'époque.
« J'ai le sentiment très fort, dit-il à un
collège, que je dois aller prêcher l’Évangile
en Amérique. »
Son biographe explique
l’importance de ce sentiment : « À
l’époque, il ne savait rien de l'Amérique, si ce
n’est ce qu’il avait appris au cours de géographie
à l'école; et sa famille n’envisageait pas à
ce moment-là d’émigrer dans ce pays. La voix de
l'Esprit qui s’adressa à lui fut si forte en cette
occasion qu'elle continua à l'impressionner tant qu'il resta
dans ce pays-là; et même après son arrivée
au Canada, un pressentiment dont il ne pouvait pas se débarrasser
s’attacha à lui qu'il avait une œuvre à
faire qu'il ne comprenait pas alors » [9]. John Taylor
devint plus tard le troisième président de l'Église.
Un autre qui acquit la
conviction que le Rétablissement était proche était
Asael Smith, grand-père de Joseph Smith. Asael était un
homme profondément croyant qui encourageait avec zèle
les membres de sa famille à étudier les Écritures.
Quoi qu’ayant une préférence pour le culte
universaliste, il se tint d’une manière générale
à l’écart des confessions de son époque
parce qu'il était incapable de réconcilier leurs
enseignements contradictoires avec les vérités qui se
trouvaient dans les Écritures.
Mais Asael Smith
avait un grand espoir pour l'avenir. Son arrière-arrière-petit-fils,
Joseph Fielding Smith, écrit à son sujet : « À
certains moments l'esprit d'inspiration reposait sur lui. Un jour,
Asael dit : ’Il m’a été révélé
dans mon âme qu'un de mes descendants promulguera une œuvre
qui révolutionnera le monde de la foi religieuse.’ Il ne
s’attendait peut-être pas à vivre longtemps assez
pour voir ce jour-là, mais c’est ce qui fut le cas. » [10]