Des
éléments en faveur du livre d'Abraham continuent à
apparaître dans un grand éventail de sources.
Du
neuf en provenance de l’Antiquité
Daniel C. Peterson
Ensign,
janvier 1994, p. 16-20
Le
livre d'Abraham ne remplit pas plus de [dix-sept] pages dans
l'édition [française] actuelle de la Perle de grand
prix, dont quatre pages d'illustrations et d’explications. Et
cependant il propose un véritable trésor de
connaissances dans ses enseignements clairs sur l'existence et la
préordination prémortelles. Réfléchissez,
par exemple, à la connaissance sur les corps célestes,
sur la nature éternelle des esprits et sur le grand conseil
dans les cieux – dans lequel le plan du salut a été
exposé – tout cela serré dans un unique chapitre,
le chapitre 3
Il
suffit de lire, dans la prière, les quelques pages qui le
constituent, pour permettre à l'Esprit de rendre témoignage
de l'origine divine du livre d'Abraham. Par contre, le livre a
souvent été la cible des critiques de ceux qui
cherchent à trouver l’une ou l’autre erreur dans
les œuvres de Joseph Smith. Et pourtant, maintenant que le
monde en sait de plus en plus sur l’Antiquité –
maintenant que les savants épluchent les textes antiques non
scripturaires qui ont été mis au jour ces cent
cinquante dernières années – des faits
intéressants viennent à l’appui du livre
d'Abraham. Tout un éventail de confirmations éclaire ce
livre d'Écritures qui nous a été donné
par l’intermédiaire du Prophète [1].
Ur
de Chaldée
Le
livre commence en situant Abraham « dans le pays d'Ur, de
Chaldée. » (Abraham 1:20.) Il est évident
que cette « Chaldée » était un
endroit qui était sous forte influence égyptienne.
C'est là que les pères d'Abraham se détournèrent
du culte du vrai Dieu pour passer au service du « dieu de
Pharaon, roi d'Égypte » (Abraham 1:6 ; fac-similé
1, figure 9). À part une mention au passage dans Josué
24:2, la Bible ne parle pas de l'idolâtrie des ancêtres
d'Abraham. Pourtant, le fait qu’ils se livraient au culte des
idoles et la fidélité d'Abraham qui continua à
rendre le culte au vrai Dieu, ainsi que ses tentatives de convertir
sa famille, sont des thèmes qui sont communs à beaucoup
de très vieilles histoires juives et chrétiennes [2].
Où
était Ur de Chaldée ? Depuis
le dix-neuvième siècle, la plupart des autorités
l’identifient au Tell al-Muqayyar moderne, un site du sud de
l’Irak. Or, certains éléments du livre d'Abraham
ne cadrent pas bien avec le sud de l’Irak ; les influences
égyptiennes, en particulier, n’y apparaissent pas du
temps d'Abraham (que l’on situe traditionnellement autour de
2000 av. J.-C.). Il est donc intéressant de noter que
certaines réévaluations récentes de la question
situent Ur dans la région anciennement connue sous le nom
d’Aram-Naharaïm, dans le nord-ouest de la Mésopotamie
(le nord-est de la Syrie et le sud-est de la Turquie en termes de
géographie moderne).
C'était une région sous
influence égyptienne à l’époque d'Abraham
[3]. Le livre d'Abraham parle d’un endroit qu'il appelle « la
plaine d'Olischem » (Abraham 1:10), qui faisait
apparemment partie du pays de Chaldée. Aucun endroit de ce nom
n’est mentionné dans la Bible, mais on le retrouve dans
une inscription du souverain akkadien Naram Sin, datant des environs
de 2250 av. J.-C. Chose remarquable, il désigne un endroit
situé très exactement dans le nord-ouest de la Syrie
[4].
Fac-similés
Le
fac-similé 1 montre « le dieu idolâtre de
Pharaon », un symbole du roi, nageant dans ce que les
Égyptiens concevaient comme étant « l'océan
céleste », figurant au-dessus des « piliers
du ciel ».
Les
textes anciens indiquent que les dieux idolâtres d'Elkéna,
de Libna, de Mamacra et de Korasch, décrits dans le livre
d'Abraham (Abraham 1:6, 13, 17 ; fac-similé 1, figures 5-8),
étaient vraiment adorés dans le monde ancien, en dépit
du fait que la Bible n’en parle pas [5].
En outre, des textes
anciens suggèrent que le groupe des quatre personnages décrits
comme étant la figure 6 du fac-similé 2 pourrait
effectivement « représente[r] les quatre coins de
la terre » dans le monde ancien, comme le dit
l'explication du fac-similé dans le livre d'Abraham [6].
Des
textes anciens confirment aussi l'interprétation donnée
dans le livre d'Abraham concernant la figure 11 du fac-similé
1 : « Vise à représenter les piliers du
ciel, tels que les Égyptiens les concevaient. » En
fait, l'expression « piliers du ciel » apparaît
dans la littérature égyptienne [7]. Les hachures en
dessous du lit en forme de lion du fac-similé 1 sont
identifiées comme étant « le firmament qui
se trouve au-dessus de nos têtes » (figure 12), ce
qui doit paraître plutôt étrange à tout
lecteur moderne. Cela n’a du sens que quand nous nous rendons
compte, à la lumière de recherches récentes, que
les lignes représentent les vagues de l'eau dans laquelle le
crocodile nage et que les anciens Égyptiens concevaient le
ciel comme « un océan céleste »
[8].
Il
y a un élément de la situation religieuse décrite
dans le livre d'Abraham qui mérite d’être relevé :
c’est l'identification du crocodile au « dieu idolâtre
de Pharaon » (fac-similé 1, figure 9). Bien que
cela ait pu paraître étrange à l’époque
de Joseph Smith, les découvertes faites dans d'autres textes
anciens confirment cette représentation.
Par exemple, Unas ou Wenis, a été le dernier roi de la cinquième
dynastie (vers 2356-2323 av. J.-C.) et sa pyramide se dresse toujours
à Saqqara, au sud du Caire. La parole 317 des Textes des
Pyramides d’Unas contient ce qui suit : « Le Roi
apparaît sous la forme du Dieu crocodile Sobek », et
« Unas est venu aujourd'hui du flot débordant ;
Unas est Sobek, aux plumes vertes, éveillé et alerte…
Unas se lève en tant que Sobek, fils de Neith » [9]. Un
savant fait remarquer que « le dieu Sobek est…
considéré comme une manifestation d’Horus, le
dieu le plus étroitement lié à la royauté
égyptienne » à l’époque du
Moyen Empire égyptien (environ 2040-1640 av. J.-C.), où
se situe la période de temps où, selon la tradition,
Abraham a vécu [10].
Chose
intéressante, l'Égypte du Moyen Empire a connu une
activité considérable dans la grande oasis située
au sud-ouest du Caire actuel, appelée le Fayoum. Les
crocodiles y étaient courants et Sobek était la
divinité locale principale. Le dernier roi de la douzième
dynastie, période qui comprend celle de la vie d'Abraham, a
même adopté le nom du dieu crocodile en se donnant le
nom de Nefru-sobek (« Beau est Sobek ») et cinq
pharaons de la dynastie suivante, la treizième, ont pris le
nom de Sebek-hotpe (« Sobek est content »).
Le
sacrifice d'Abraham
Le
livre d'Abraham raconte une tentative par des prêtres idolâtres
de sacrifier le jeune Abraham. (Abraham 1:7-20; fac-similé 1.)
Bien que la Bible ne mentionne pas d’épisode de ce
genre, la littérature post-biblique parle à diverses
reprises de la délivrance miraculeuse d'Abraham lors d'une
tentative de le tuer [11]. On a récemment trouvé une
mention, dans un papyrus égyptien du IIIe siècle apr. J.-C., qui associe le nom d'Abraham à une
scène avec un lit en forme de lion comme celle du fac-similé
1 [12].
Le
livre d'Abraham rapporte que, des années plus tard, alors
qu’Abraham est sur le point d'entrer en Égypte, le
Seigneur lui conseille de dissimuler le fait que Saraï est sa
femme et de dire aux Égyptiens qu'elle est sa sœur,
terme qui, pris au sens large en vigueur à l’époque,
s’applique également à Saraï (voir Abraham
2:22-25). La Bible rapporte l'histoire de la réponse
d'Abraham, mais ne dit rien concernant la recommandation divine qui
l’autorisait (voir Genèse 12:11-20). Toutefois,
l’Apocryphe de la Genèse, un document découvert
au siècle dernier parmi les célèbres manuscrits
de la mer Morte, s’accorde avec le livre d'Abraham pour dire
que le comportement du patriarche dans cette affaire était
voulu par Dieu [13].
Et il y avait une bonne raison à cela :
le roi/dieu crocodile des Textes des Pyramides, cité plus
haut, est représenté comme obstiné et
tyrannique. Pour être précis, il passe pour voler les
épouses à leurs maris chaque fois que cela lui convient
[14]. C’est bien entendu exactement ce à quoi Abraham
s'attend de la part du pharaon en ce qui concerne Saraï.
Astronomie
abrahamique
Le
troisième chapitre du livre d'Abraham propose un tableau
remarquable de ce qu’on pourrait appeler « l’astronomie
abrahamique » (voir Abr. 3:1-17). Divers éléments
des cieux sont montrés au prophète, notamment même
le grand astre Kolob qui « est placé[e] près
du trône de Dieu » (Abraham. 3:9). Les recherches
récentes montent que le modèle astronomique représenté
ici s’intègre très bien aux anciennes notions
géocentriques (ayant la terre pour centre) [15].
Il est
intéressant de noter que bien que rien dans le récit de
la vie d'Abraham donné dans la Genèse ne permet de
penser qu'il se soit intéressé à l’astronomie
ou qu’il en ait eu une connaissance particulière,
beaucoup de textes post-bibliques donnent de lui une image qui
s’accorde avec ce qui nous est dit dans le livre d'Abraham
Josèphe,
historien juif du premier siècle, par exemple, cite un auteur
plus ancien qui décrit Abraham comme « un homme
juste et grand, et versé dans les sciences célestes »
[16]. Dans le Testament d'Abraham 9-10, qui a été
composé en Égypte et remonte au premier ou au deuxième
siècle de notre ère, le patriarche est enlevé au
ciel et a une vue spectaculaire de la terre et de tous ses habitants
[17]. Les Jubilés, composés au deuxième siècle
av. J.-C., et le Coran musulman, qui date du septième siècle
de notre ère, nous montrent Abraham contemplant les cieux dans
la méditation [18].
L'Apocalypse
d'Abraham, du premier ou du deuxième siècle apr. J.-C.,
raconte que le patriarche fut enlevé aux cieux où il
vit, entre autres choses, des « myriades d'étoiles
et les ordres qu'il leur était commandé d’exécuter,
et le fait que les éléments de la terre leur
obéissaient » [19] (comparer avec Abraham 4:14-18). Il lui fut également montré « ce qui
est dans les cieux, sur la terre, dans la mer et dans l'abîme »
[20]. Ceci est une traduction presque exacte des mots égyptiens
qui se trouvent dans la partie centre gauche du fac-similé 2
du livre d'Abraham (chiffres 9 et 10).
Dans la vision rapportée
dans l'Apocalypse d'Abraham, le prophète voit « la
totalité du monde entier et son cercle » dans une
image qui a deux faces [21]. Cette description pourrait très
bien s’appliquer au fac-similé 2 (que les égyptologues
appellent un hypocéphale).
Finalement,
al-Tabari, savant musulman du dixième siècle, parle
d'une vision dans laquelle « les sept cieux furent ouverts
à Abraham, jusque et y compris le trône [de Dieu] »
[22]. Selon le livre d'Abraham, le Seigneur voulait que son prophète
Abraham communique aux Égyptiens les informations
astronomiques et théologiques qu’il avait reçues :
« Je te montre ces choses avant que tu ailles en Égypte,
afin que tu puisses annoncer toutes ces paroles »
(Abraham. 3:15). Et de fait, bien que le texte du livre d'Abraham,
tel que nous le possédons actuellement, ne continue pas le
récit du voyage en Égypte, Abraham semble s’être
acquitté de sa mission divine. Le fac-similé 3 montre
une scène égyptienne avec l’explication suivante
en dessous: « Abraham raisonne sur les principes de
l’astronomie à la cour du roi. »
Un certain
nombre de textes anciens confirment ce récit visuel. Josèphe
raconte qu’Abraham enseignait l'astronomie en Égypte
[23]. Le grand historien chrétien Eusèbe de Césarée,
qui a vécu à la fin du troisième et au début
du quatrième siècles, conserve un récit encore
plus ancien dans sa Praeparatio
Evangelica ;
on y voit Abraham aller en Égypte et y enseigner l’astronomie
ou l’astrologie aux prêtres de Héliopolis et au
roi égyptien lui-même [24].
La
Création
Les
quatrième et cinquième chapitres du livre d'Abraham
rapportent une vision de la Création qui est parallèle
au récit donné dans la Genèse tout en s’en
écartant dans certains domaines importants. Ici, aussi, le
récit d'Abraham, conservé dans la Perle de grand prix,
va au-delà de la Bible, mais est soutenu par des sources que
Joseph Smith n’aurait pas pu connaître. Encore une fois,
par exemple, l’historien musulman arabe al-Tabari conserve des
récits dans lesquels une vision de la Création est
donnée à Abraham [25].
Et s’il nous paraît
tout à fait naturel – grâce au livre de Abraham –
d’être au courant de l’existence du conseil dans
les cieux au cours duquel la création de l'homme a été
planifiée, cette connaissance ne se trouve pas dans la Bible.
Elle se trouve, par contre, dans certains documents anciens, qui ont
tous été publiés pour la première fois au
cours du 20e siècle [26].
Un
des éléments intéressants du récit de la
Création, tel qu’il est donné aux chapitres 4 et
5 d'Abraham, est l'utilisation, au chapitre 4, du verbe organiser,
qui nous fait comprendre que les Dieux ont formé les cieux et
la terre à partir de matériaux préexistants
(voir Abraham. 4:1, 12, 14-16, 25, 27). Cela va à l’encontre
de siècles de tradition chrétienne, qui insistent sur
le fait que Dieu a créé l'univers ex
nihilo (c'est-à-dire
« de rien »). Mais une fois de plus, le livre
d'Abraham est soutenu par les découvertes actuelles.
La
doctrine de la création ex
nihilo est
tout simplement introuvable dans la Genèse ni ailleurs dans la
Bible [27]. Des écrits juifs anciens enseignent que Dieu a
créé l'univers en donnant une forme à une
matière informe. Ce n'est qu’au deuxième siècle
après le Christ que les penseurs chrétiens ont
commencé, sous l'influence de la philosophie grecque, à
enseigner la création ex
nihilo et
ce n’est que graduellement que ce point de doctrine a
généralement été admis [28].
Les
contradicteurs ont longtemps essayé de faire le procès
du livre d'Abraham. Leur argument est qu’il y a des textes
anciens qui ne confirment pas le livre. Ils attirent l’attention
sur les fragments de papyrus de Joseph Smith que nous possédons
maintenant et prétendent que le contenu de ces papyrus n’a
rien à voir avec le livre d'Abraham, que le livre est un faux ;
mais Hugh Nibley a fait une étude approfondie de ces
affirmations et a montré que les papyrus que nous avons
maintenant n’étaient probablement pas ceux à
partir desquels Joseph Smith a traduit le livre d'Abraham [29].
Et
les recherches récentes faites dans les textes anciens
continuent à apporter un soutien ferme à ce que
l'Esprit chuchote depuis plus d'un siècle et demi – à
savoir que le livre d'Abraham est authentique.
La
plupart d'entre nous ont contemplé avec étonnement les
illustrations fascinantes du livre d'Abraham et ont lu,
impressionnés, cette traduction par Joseph Smith, le Prophète,
d’annales de gens et d’événements d’une
époque lointaine. Outre le témoignage puissant de
l'Esprit, il y a maintenant des preuves scientifiques de ce que ces
Écritures transmettent vraiment des écrits anciens sur
l'éternité et reflètent avec précision le
monde antique dont ils proviennent.
NOTES
1.
Je voudrais remercier William J. Hamblin, John Gee, Michael D. Rhodes
et Melvin J. Thorne pour leur aide dans la préparation de cet
article. Parmi les traitements importants effectués
précédemment par des saints des derniers jours, il faut
citer John Gee, Ensign,
juillet 1992, pp. 60–62 ; Hugh W. Nibley, Abraham
in Egypt,
Salt Lake City, Deseret Book Co., 1981 ; Hugh W. Nibley, The
Message of the Joseph Smith Papyri, An Egyptian Endowment,
Salt Lake City, Deseret Book Co., 1975 ; Hugh W. Nibley, “The
Meaning of the Kirtland Egyptian Papers“, BYU
Studies,
été 1971, p. 350–399; Michael D. Rhodes, “A
Translation and Commentary of the Joseph Smith Hypocephalus“,
BYU
Studies,
printemps 1977, p. 259–274 ; et divers articles sur le livre
d’Abraham dans l’Encyclopedia
of Mormonism,
New York, Macmillan, 1991.
2.
Voir, par exemple, Jubilés 11:4, 7–8, 16–17 ; 12:
1–8, 12–14 ; traduction anglaise dans James H.
Charlesworth, dir. de publ., The
Old Testament Pseudepigrapha,
2 vols., Garden City, Doubleday, 1983-1985, vol. 2, p. 78–80;
dorénavant abrégé en OTP.
Voir aussi Jasher 9:6–19 ; 11:15–61 ; Josèphe,
Histoire
ancienne des Juifs,
1.7.1 ; Apocalypse d’Abraham 1–8 [OTP,
1:689–93] ; Coran 6:75 ; 9:114 ; 19:42–51 ; 21:52–68 ;
26:70–83 ; 37:84–97 ; Macaseh
Abraham Abinu,
dans Adolf Jellinek, Bet
ha-Midrasch,
6 vols., Jérusalem, Wahrmann, réimpression 1967,
vol. 1, p. 26–27 ; Kebra
Nagast
13, dans E. A. Wallis Budge, The
Book of the Cave of Treasures,
Londres, Religious Tract Society, 1927, p. 145–147 ; Louis
Ginzberg, Legends
of the Jews,
7 vols., Philadelphie, Jewish Publication Society of America,
1967–1968, vol. 1, p. 209–15 ; vol. 5, p. 215.
3.
On trouvera un point de vue extrérieur à l'Église sur la
question dans Giovanni Pettinato, Ebla, A
New Look at History,
traduit par C. Faith Richardson, Baltimore, Johns Hopkins University
Press, 1991, p. 24, 28–37, 58–60, 89, 129, 139, 155–156,
159, 168, qui propose des éléments indiquant une
influence égyptienne considérable dans la région
du nord de la Syrie avant même l’époque d’Abraham ;
Cyrus H. Gordon, “Where Is Abraham’s Ur?” Biblical
Archaeology Review,
juin 1977, p. 20. On trouvera des traitements par des saints des
derniers jours avec d’excellentes références dans
John A. Tvedtnes et Ross T. Christensen, Ur
of the Chaldeans: Increasing Evidence on the Birthplace of Abraham
and the Original Homeland of the Hebrews,
Provo, Society for Early Historic Archaeology, 1985 ; Paul Y.
Hoskisson, “Where Was Ur of the Chaldees?” dans H. Donl
Peterson et Charles D. Tate, Jr., dir. de publ., The
Pearl of Great Price: Revelations from God,
Provo, Brigham Young University, Religious Studies Center, 1989, p.
119–136 ; Paul Y. Hoskisson, Ensign,
juillet 1991, p. 62–63; John M. Lundquist, “Was Abraham
at Ebla? A Cultural Background of the Book of Abraham, Abraham 1 and
2“, dans Robert L. Millet et Kent P. Jackson, dir. de publ.,
Studies
in Scripture,
7 vols., Salt Lake City, Randall Book, 1985, vol. 2, p. 231.
4.
Voir Lundquist, “Was Abraham at Ebla?” p. 233–35 ;
Hoskisson, “Where Was Ur of the Chaldees?” p. 136, n. 44 ;
John Gee, “A Tragedy of Errors“, Review
of Books on the Book of Mormon,
4, 1992:115, n. 64 ; I. J. Gelb et B. Kienast, Die
altakkadischen Königsinschriften des dritten Jahrtausends v.
Chr.,
Stuttgart, Franz Steiner, 1990, p. 255–256.
5.
Voir Lundquist, “Was Abraham at Ebla?” p. 232 ; Tvedtnes
et Christensen, Ur
of the Chaldeans,
p. 32–33.
6.
Voir Rhodes, “A Translation and Commentary of the Joseph Smith
Hypocephalus” ; John Gee, “Notes on the Sons of Horus”,
Provo, Foundation for Ancient Research and Mormon Studies, 1991. Voir
aussi Apocalypse d’Abraham 18, OTP, 1:698.
7.
Voir, par exemple, Adriaan de Buck, The
Egyptian Coffin Texts,
7 vols., Chicago, University of Chicago Press, 1935–61, 61 I
263 ; Adriaan de Buck, Egyptian
Reading Book,
Leiden, Pays-Bas, Instituut voor het Nabije Oosten, 1963, 53.15,
57.10 ; Dieter Arnold, “Pfeiler“, dans Wolfgang Helck et
Hartwig Altenmüller, dir. de publ., Lexikon
der Ägyptologie,
7 vols., Wiesbaden, Harrassowitz, 1977–89, 4:1008–1009 ;
Heinrich Balez, “Die altägyptische Wandgliederung“,
Mitteilungen
des deutschen Archäologischen Instituts in Kairo,
1, 1930:57–62.
8.
Erik Hornung, “Himmelsvorstellungen“, Lexikon
der Ägyptologie,
2:1216.
9.
Miriam Lichtheim, Ancient
Egyptian Literature: A Book of Readings,
3 vols., Berkeley, University of California Press, 1975–80,
vol. 1, p. 40.
10.
Lichtheim, Ancient
Egyptian Literature,
1:201.
11.
Jasher 12:1–43, cf. Jasher 8 ; Pseudo-Philo 6, OTP,
2:310–312 ; Coran 21:69–72, 37:98–99. Ces
sources s’écartent cependant du livre d’Abraham en
ce qu’elles disent qu’il fut précipité dans
une fournaise. La seule allusion biblique possible au mauvais quart
d’heure d’Abraham est le commentaire vague d’Ésaïe
29:22 concernant « l’Éternel… qui a racheté
Abraham ».
12.
John Gee, “References to Abraham Found in Two Egyptian Texts“,
Insights:
An Ancient Window,
septembre 1991, p. 1, 3 ; John Gee, Ensign,
juillet 1992, p. 60–62.
13.
On trouvera un traité sur cet incident dans Thomas W. Mackay,
“Abraham in Egypt: A Collation of Evidence for the Case of the
Missing Wife“, BYU
Studies,
été 1970, p. 429–451.
14.
Comparer avec le Papyrus d’Orbiney 10.4–12.4, dans Georg
Möller, Hieratische
Lesestücke,
3 vols., Leipzig, Hinrichs, 1927, 2:11–13 ; traduction dans
Lichtheim, Ancient
Egyptian Literature,
2:207–208.
15. Voir William J.
Hamblin, John Gee et Daniel C. Peterson, “ ‘And I Saw the
Stars …’: The Book of Abraham and Geocentric Astronomy.”
16.
Josèphe, Histoire
ancienne des Juifs,
1.7.2.
17.
Testament d’Abraham 9–10, OTP,
1:886–888.
18.
Jubilés 12:16–19, OTP,
2:81; Coran 6:76–80 ; Macaseh
Abraham Abinu,
dans Jellinek, Bet
ha-Midrasch,
1:26–27.
19.
Voir Apocalypse d’Abraham 12, 15–24, OTP
1:694–701. La citation est tirée de 19:9, traduction de
R. Rubinkiewicz dans OTP,
1:699.
20.
Apocalypse d’Abraham 12, OTP,
1:694–95.
21.
Idem.
22.
Abu Ja’far Muhammad b. Jarir al-Tabari, Jami’
al-Bayan fi Tafsir al-Coran,
30 vols., Beyrouth, Dar
al-Ma’rifa li al-Tiba’a wa al-Nashr,
1978, 7:160 ; comparer avec Abu ‘Abd Allah Muhammad b. Ahmad
al-Ansari al-Qurtubi, Al-Jami
‘li Ahkam al-Coran,
8 vols., Le Caire, Dar al-Sha’b, n.d., 3:2459. Il est sans
doute significatif que les récits arabes classiques de la
vision d’Abraham suivant le Coran 6:76–80, utilisent le
même mot sémitique pour « étoile »,
kawkab,
que celui qui est utilisé dans le livre d’Abraham., voir
Kokob
et Kokabim,
Abr. 3:13 ; comparer aussi avec facsimile 2, figure 5. Abu al-Fida’
Isma’il b. Kathir al-Qurashi al-Dimashqi, Tafsir
al-Coran al-’Azim,
4 vols., Alep, Maktabat al-Turath al-Islami, 1980, 2:151 doit même
expliquer le mot authentiquement arabe kawkab
à l’aide de son synonyme najm,
que ses lecteurs médiévaux connaissent de toute
évidence mieux.
23.
Josèphe, Histoire
ancienne des Juifs,
1.8.1–2.
24.
Eusèbe, Praeparatio
Evangelica,
9.17.8; 9.18.1–2, OTP,
1:881–882. L’auteur originel est généralement
appelé Pseudo-Eupolème. R. Doran, dans OTP,
2:873, date son activité à une époque antérieure
au premier siècle av. J.-C. Dans le livre apocryphe de Jasher,
15:22, Abraham est également invité au palais du roi
d’Égypte et traité avec de grands honneurs.
25.
Al-Tabari, Jami’
al-Bayan,
7:160. Dans
l’Apocalypse d’Abraham 21–25, OTP,
1:699–702 le patriarche a la vision du jardin d’Éden,
de la chute d’Adam et Ève et de la méchanceté
de Caïn.
26.
“Timothy of Alexandria“, Discourse
on Abbaton,
7a–21a, dans E. A. Wallis Budge, Coptic
Martyrdoms,
Londres, British Museum, 1914, 479–488 ; Atramhasis I, 1–339,
dans W. G. Lambert et A. R. Millard, Atra-Hasis:
The Babylonian Story of the Flood,
Oxford, Clarendon, 1969, p. 42–67 ; Shabako Stone, dans
Lichtheim, Ancient
Egyptian Literature,
1:52–57.
27.
B. W. Anderson, “Creation“, dans The
Interpreter’s Dictionary of the Bible,
4 vols. et supplément, Nashville, Abingdon, 1962–76,
vol. 1, p. 728.
28.
Voir Gerhard May, Schöpfung
aus dem Nichts: Die Entstehung der Lehre von der Creatio Ex Nihilo,
Arbeiten zur Kirchengeschichte, 48, Berlin, Walter de Gruyter, 1978 ;
Jonathan A. Goldstein, “The Origins of the Doctrine of Creation
Ex Nihilo“, Journal
of Jewish Studies,
automne 1984, p. 127–135 ; David Winston, “Creation Ex
Nihilo Revisited: A Reply to Jonathan Goldstein“, Journal
of Jewish Studies,
printemps 1986, p. 88–91 ; Peter Hayman, “Monotheism—A
Misused Word in Jewish Studies?” Journal
of Jewish Studies,
printemps 1991, p. 2–4 ; Frances Young, “Creatio Ex
Nihilo: A Context for the Emergence of the Christian Doctrine of
Creation“, Scottish
Journal of Theology,
44, 1991:139–151.
29.
Voir Nibley, “Judging and Prejudging the Book of Abraham”,
Provo, Foundation for Ancient Research and Mormon Studies, 1979 ;
Nibley, The
Message of the Joseph Smith Papyri,
p. 1–55 ; et Nibley, “The Meaning of the Kirtland
Egyptian Papers“, Brigham
Young University Studies
11, été 1971:4, p. 350–399.