Lorsque
s’est posée la question de savoir qui allait succéder
à Joseph Smith après la mort de celui-ci, une
manifestation toute particulière de la puissance divine a
désigné Brigham Young, président du Collège
des Douze. L’article que nous proposons à nos lecteurs à
ce sujet rappelle les faits et dresse un inventaire de tous ceux qui
ont rapporté avoir été témoins de la
manifestation.
Le
manteau de Joseph, le prophète, passe à frère
Brigham :
Un témoignage spirituel collectif
Lynne Watkins
Jorgensen
et le personnel de BYU
Studies
© BYU
Studies
36, 1996-97, n° 4
Après la mort
de Joseph Smith, beaucoup de saints ont rapporté qu’ils
ont reçu un témoignage spirituel fort qui les a
convaincus que le manteau de Joseph était tombé sur
Brigham Young.
Article
Témoignages de première main
Témoignages de seconde main
Avant-propos
Le 8 août 1844, six
semaines après le martyre de Joseph Smith, le prophète,
une réunion des saints eut lieu à Nauvoo. Brigham
Young, président du Collège des Douze, et plusieurs
autres apôtres venaient de rentrer de mission. Le but de la
réunion était de déterminer par vote qui avait
le droit et la responsabilité de diriger l’Église,
Sidney Rigdon, premier conseiller dans la Première Présidence,
ou le Collège des Douze avec Brigham Young à sa tête
[1].
Au cours des deux réunions tenues ce jour-là,
beaucoup parmi les personnes présentes reçurent le
témoignage divin que Brigham Young devait être le
prochain dirigeant : certains saints disent expressément que
lorsqu’ils se mit à parler à l’assemblée,
Brigham Young avait la voix et l’aspect de Joseph Smith.
D’autres disent simplement que le « manteau de
Joseph » ou « des prophètes »
a reposé sur Brigham Young. D’autres encore disent
qu’ils ont reçu le témoignage « par
l’Esprit » que Brigham devait diriger l’Église.
Cette expérience
spirituelle, que l’on a appelée « le manteau
du Prophète tombe sur Brigham Young », permit
d’unir et de réconforter les saints au moment où
ils pleuraient la mort de leur prophète bien-aimé et de
les diriger quand ils votèrent pour soutenir Brigham et les
Douze comme dirigeants de l’Église. Certains saints, qui
n’étaient pas présents lors des réunions
du 8 août, signalèrent qu’ils avaient reçu
ultérieurement un témoignage semblable « du
manteau ». Une centaine de personnes au moins ont écrit
ou transmis d’une autre façon leurs souvenirs de ce
témoignage.
La plupart des historiens
mormons reconnaissent l’histoire du manteau, admettant que
quelque chose d’important s’est produit en août
1844. Par exemple, Ronald K. Esplin dit : « Bien qu’il
n’y ait aucun compte rendu dans les journaux intimes
contemporains, le nombre de narrations ultérieures, dont
beaucoup donnent des détails remarquables, plaide pour la
réalité d’une expérience de ce genre » [2].
Leonard J. Arrington note qu’un événement
important « eut lieu », mais observe qu’il
peut y avoir des explications psychologiques à ce phénomène
[3] et réserve son jugement quant au point de savoir si une
transfiguration miraculeuse [4] s’est produite [5].
D’autres,
cependant, ont conclu qu’il est peu probable qu’une
manifestation spirituelle miraculeuse ait eu lieu. Richard S. Van
Wagoner, par exemple, écrit : « Quand on débarrasse
le 8 août 1844 de son élément émotionnel,
il n’y a pas l’ombre d’une preuve contemporaine
irréfutable pour étayer l’existence d’un
événement mystique. » Van Wagoner conclut
que « un scénario plus probable est que c’était
la force de la présence massive de Young, son arrivée à
point nommé à la réunion du matin et peut-être
un peu d’imitation théâtrale qui ont influencé
la foule [6]. »
Afin de permettre au
lecteur d’examiner par lui-même les éléments
sur lesquels reposent ces interprétations, de nombreux récits
de « l’expérience du manteau » ont
été rassemblés dans les annexes I et II de cet
article. Les preuves fournies par ces récits démontrent
que beaucoup de personnes ont témoigné avec puissance
qu’elles avaient reçu un témoignage sensoriel ou
spirituel convaincant de ce que le manteau de Joseph, le Prophète,
était tombé sur Brigham Young.
Le
manteau symbolique : Élie et Élisée
L’image du manteau
comme symbole du transfert d’autorité est au moins aussi
vieille que l’histoire bien connue dans l’Ancien
Testament du prophète Élie et d’Élisée,
son jeune disciple [7]. Le Seigneur dit à Élie qu’il
devait oindre Élisée « pour prophète
à [sa] place ». Élisée labourait dans
les champs quand Élie passa près de lui et jeta son
manteau sur les épaules du jeune homme. Élisée
quitta les champs pour suivre Élie et pour le servir (1 Rois
19:16-21).
Dans la suite de
l’histoire, le temps vint où Élie dut mettre fin
à sa mission terrestre :
« Lorsqu’ils
eurent passé, Élie dit à Élisée:
Demande ce que tu veux que je fasse pour toi, avant que je sois
enlevé d’avec toi. Élisée répondit:
Qu’il y ait sur moi, je te prie, une double portion de ton
esprit! Élie dit: Tu demandes une chose difficile. Mais si tu
me vois pendant que je serai enlevé d’avec toi, cela
t’arrivera ainsi; sinon, cela n’arrivera pas »
(2 Rois 2:9-10).
Quand le voile s’ouvrit,
un char tiré par des chevaux, qui avait une gloire tellement
brillante qu’on le qualifie de « char de feu »
apparut. Ce véhicule passa entre Élie et Élisée,
et Élie « monta au ciel dans un tourbillon »
(2 Rois 2:11).
« Élisée
regardait et criait: Mon père! mon père! Char d’Israël
et sa cavalerie! Et il ne le vit plus. Saisissant alors ses
vêtements, il les déchira en deux morceaux, et il releva
le manteau qu’Élie avait laissé tomber. Puis il
retourna, et s’arrêta au bord du Jourdain ; il prit
le manteau qu’Élie avait laissé tomber, et il en
frappa les eaux, et dit : Où est l’Éternel,
le Dieu d’Élie? Lui aussi, il frappa les eaux, qui se
partagèrent çà et là, et Élisée
passa. Les fils des prophètes qui étaient à
Jéricho, vis-à-vis, l’ayant vu, dirent: L’esprit
d’Élie repose sur Élisée! Et ils allèrent
à sa rencontre, et se prosternèrent contre terre devant
lui » (2 Rois 2:12-15).
Comme les « fils
des prophètes », beaucoup de saints de Nauvoo
reçurent le témoignage de ce que le Seigneur avait
désigné le prochain prophète lorsqu’ils se
réunirent en conférence à Nauvoo le 8 août
1844. « L’expérience du manteau »
de 1844 est devenue le symbole du transfert de l’autorité
prophétique dans l’Église. Après la mort
d’un prophète et l’identification de son
successeur, les membres de l’Église disent souvent que
« le manteau est de nouveau tombé. »
[8]
Tradition
orale des « témoignages du manteau »
Il y a plusieurs années,
par une chaude matinée de dimanche sur une péniche
aménagée sur le lac Powell, mon père, Victor
Watkins, rassembla ses enfants et ses petits-enfants pour leur
communiquer son témoignage du miracle du 8 août 1844
[9]. Il leur parla de son grand-père, William Lampard Watkins,
qui avait dix-sept ans au moment du martyre de Joseph Smith le 27
juin 1844. Quand William apprit la tragique nouvelle, il était
au Kentucky, faisant campagne pour le prophète, qui était
candidat à la présidence des États-Unis [10]. Il
retourna en hâte à Nauvoo pour se joindre aux autres
personnes endeuillées dans leur chagrin et leur perplexité.
« À ce stade de son récit, mon père tira un papier
froissé de sa poche et commença à lire
directement les propres termes de William : "Une réunion
fut convoquée pour le 8 août [1844], date à
laquelle Brigham Young et la plupart des autres apôtres
seraient de retour. C’est lors de cette réunion que
Sidney Rigdon fit un long et ennuyeux discours formulant ses
prétentions, disant aux gens les choses merveilleuses qu’il
projetait pour eux…
« Les
ténèbres furent bientôt dissipées, car ce
jour-là, Brigham Young expliqua l’ordre de la prêtrise.
Il était rempli de la puissance du Saint-Esprit. Il se tint
devant le peuple comme le prophète Joseph Smith l’avait
souvent fait et nous entendîmes la voix du vrai berger, car il
parlait avec la voix de Joseph. Son attitude et son aspect étaient
comme ceux de Joseph et il fut manifesté à toutes les
personnes présentes sur qui reposait la responsabilité
de poursuivre l’œuvre de Dieu et de diriger les saints. » [11]
Raconter le témoignage
d’un ancêtre de ce qu’il a vu et/ou entendu la
transformation de Brigham devant la multitude des fidèles est
une tradition pour beaucoup de familles de saints des derniers jours
dont les aïeux ont été témoins de
l’événement.
Juanita Leavitt Brooks raconte que
son grand-père, Dudley Leavitt, aimait répéter
l’histoire tant qu’il a vécu [12]. John et Eliza
Billington Welch « étaient tous deux présents
lors de la réunion tenue le 8 août 1844 où le
manteau du prophète est tombé sur Brigham Young…
et ils l’ont raconté bien des fois à leurs
enfants et petits-enfants, fortifiant considérablement le
témoignage de leurs auditeurs » [13]. Certains
descendants de Cynthia Harrington Durphy Bowen demandent depuis des
générations à leurs enfants d’apprendre
par cœur le récit de l’événement
fait par Cynthia [14].
William Ervin Stoker, qui fut élevé
à partir de l’âge de six ans par son grand-père
William Stoker, était fier de dire que son grand-père
« connaissait personnellement le prophète Joseph
Smith et était présent quand le manteau de Joseph tomba
sur Brigham Young et reçut un témoignage personnel. »
Il ajoutait qu’il devait beaucoup à son grand-père
parce qu’il avait fortifié sa foi en lui racontant cette
histoire [15].
Bien que la foi de la
plupart des membres de l’Église ne dépende
certainement pas des témoignages sur « l’expérience
du manteau », il est clair que certains furent fortifiés
par leur foi en la validité de leur propre « expérience
du manteau » ou de celle d’un proche. Le but de
cette étude est de présenter des récits écrits
et oraux de gens de Nauvoo qui croyaient fermement qu’ils
avaient été témoins d’un miracle et qui
laissèrent leur témoignage comme attestation.
La
conférence du 8 août 1844
Une session de la
conférence du 8 août 1844 fut tenue le matin et une
autre l’après-midi. Selon les documents, Sidney Rigdon
s’adressa à l’assemblée lors de la session
du matin [16]. Après le discours de Sidney, Brigham Young se
leva pour convoquer une session l’après-midi et pour
faire quelques remarques. Il parla de nouveau l’après-midi
avec d’autres, mais apparemment Sidney Rigdon ne parla pas. Les
évaluations de l’assistance aux réunions vont des
centaines aux milliers, hommes, femmes et enfants de tous âges
y compris [17]. La conférence présentait de toute
évidence un grand intérêt pour les membres et des
familles entières étaient présentes. La
population était venue en s’attendant à une
réponse au dilemme de la succession.
Sidney Rigdon expliqua sa
prétention à être le tuteur de l’Église.
Brigham Young défendit la position du Collège des Douze
[18]. Selon des récits rétrospectifs, pendant que
Brigham remettait son message, beaucoup de saints virent ou
entendirent Joseph, et certains, surpris, se levèrent d’un
bond [19]. Certains disent que la transformation se produisit
quand Brigham se leva pour parler après que Sidney Rigdon eut
fini – voulant peut-être dire qu’ils furent témoins
du phénomène à la fin de la session du matin de
la conférence ; d’autres disent qu’ils ont vu le
miracle pendant la session de l’après-midi. Les récits
d’autres encore indiquent qu’ils ont été
témoins de la transformation non pas le 8 août, mais
plutôt à une date ultérieure [20].
Un
certain nombre de témoins ne mentionnent pas spécifiquement
avoir vu ou entendu une vision mais témoignent d’une
façon générale que « le manteau »
ou « l’esprit de Joseph » a reposé
sur Brigham [21] ; d’autres disent simplement qu’eux
ou Brigham ont été touchés par l’Esprit
[22]. Au cours de la conférence, il y eut un vote et la
majorité vota pour que Brigham Young prenne la direction de
l’Église.
Parmi ces témoins
d’une transformation, quelques-uns fournissent des détails
précis sur les caractéristiques qu’ils ont
reconnues comme étant de Joseph. Homer Duncan non seulement
dit que la voix de Brigham ressemblait à celle de Joseph, mais
mentionne aussi l’un des tics de Joseph : « Les
gestes mêmes qu’il faisait de sa main droite quand il
disait quelque chose de très positif me rappelaient Joseph. Ma
décision a alors été prise quant au point de
savoir qui devait diriger l’Église de Jésus-Christ
des saints des derniers jours, car il est certain que le manteau de
Joseph est tombé sur Brigham [23]. » Mosiah Lyman
Hancock fait ce commentaire : « J’ai vu en lui
l’aspect de Joseph et la voix de Joseph ; et il m’a
également semblé qu’il était aussi grand
que Joseph [24]. »
Benjamin F. Johnson relève
également « la silhouette haute, droite et
imposante » de Joseph [25]. Il ajoute ensuite ses
commentaires célèbres sur la façon de parler de
Joseph et sa dent manquante, précisant qu’il a « entendu
la voix authentique et parfaite du prophète, jusqu’au
sifflement, comme par le passé, causé par la perte
d’une dent que l’on disait avoir été brisée
par des émeutiers à Hyrum [Ohio]. »
[26]
George Morris décrit, lui aussi, les détails bien
connus de la façon de parler de Joseph, en précisant : « L’après-midi,
le président Young s’est levé… j’ai
sursauté en entendant la voix de Joseph – il avait une
manière à lui de s’éclaircir la voix avant
de commencer à parler – en faisant un effort particulier
qui lui était propre – comme hum-hum – J’ai
brusquement levé la tête – et la première
chose que j’ai vue c’était Joseph – aussi
clairement que je l’ai jamais vu de ma vie…. C’était
un témoignage suffisant pour me convaincre sur qui l’autorité
compétente reposait. » [27]
Brigham lui-même
savait-il que quelque chose de miraculeux s’était
produit ? Son propre récit, daté du 8 août 1844,
dit simplement : « Je me suis
levé et j’ai parlé au peuple. J’avais le
cœur rempli de compassion pour lui et, par le pouvoir du
Saint-Esprit, de l’esprit des prophètes, j’ai pu
réconforter le cœur des saints. L’après-midi,
à ma demande, le peuple s’est rassemblé par
milliers. Je lui ai exposé l’ordre de l’Église
et le pouvoir de la prêtrise. Après un discours long et
laborieux d’environ deux heures en plein air avec le vent qui
soufflait, l’Église a été unanime :
elle voulait que les Douze dirigent l’Église, comme
frère Joseph l’avait fait de son temps. »
[28]
En parlant de
« l’esprit
des prophètes », Brigham faisait peut-être
allusion au miracle. Cependant, les documents n’indiquent pas
qu’il ait publiquement reconnu les manifestations au moment où
elles se sont produites. Brigham Young prenait grand soin de ne
jamais prétendre prendre la place de Joseph. Dès le 15
août 1844, il écrivit aux saints une épître
qui disait expressément : « Qu’il ne
vienne jamais à l’idée de qui que ce soit que
quelqu’un d’autre prendra sa place [celle de Joseph] ;
car, rappelez-vous, il reste et restera toujours à sa place » [29]. Plus tard Brigham dit : « L’esprit
de Joseph qui est tombé sur moi est prêt à tomber
sur quelqu’un d’autre quand je serai enlevé. » [30]
Témoignages
de « l’expérience du manteau » de
1844
Il est impossible de
vérifier le nombre de ceux qui étaient présents
à la conférence qui ont vu ou entendu une
transformation physique. Les documents actuellement connus
fournissent 101 témoignages écrits de personnes qui
disent qu’une transformation ou une manifestation spirituelle
s’est produite. Parmi ceux-ci, cinquante-sept sont des
documents de première main : journaux personnels, récits
personnels racontés à un secrétaire ou
témoignages à la première personne publiés
dans des articles des magazines de l’Église.
Quarante-deux sont des témoignages de seconde main : des
récits glanés dans des biographies écrites par
des membres de la famille ou dans des compilations historiques.
Les « témoignages
du manteau » viennent de personnes qui se sont par la
suite installées un peu partout dans le Territoire de l’Utah
– depuis le nord de l’Utah et l’Idaho jusque dans
le sud de l’Utah et en Arizona, et même à Tahiti.
Il n’y a pas d’endroit bien délimité où
se trouvaient les gens qui ont écrit cette expérience.
Les tout premiers
auteurs, au moins, n’ont eu aucune possibilité de lire
d’autres récits détaillés de
« l’expérience du manteau » avant
de mettre la leur par écrit. Certains témoignages [31]
ont été écrits au moins quinze à vingt
ans avant la publication du « témoignage du
manteau » le plus complet et cautionné par
l’Église, celui de George Q. Cannon en 1870 dans le
Juvenile
Instructor
[32].
Avant la publication du texte de frère Cannon, les
mentions imprimées du « manteau de Joseph »
tombant sur Brigham sont apparues dans le Millennial
Star
[33] et dans le Times
and Seasons
[34]. Ces deux publications de l’Église ne mentionnent
aucune vision parmi les membres de l’assemblée mais se
concentrent simplement sur le sujet intéressant du point de
vue ecclésiastique, que le manteau était tombé
sur Brigham Young.
Dans un discours de
conférence en date du 19 juillet 1857, Brigham Young fait
allusion à « l’expérience du manteau »
d’Albert Carrington :
« Il
[Carrington] n’a pas pu me distinguer de Joseph Smith, quand je
parlais en chaire à Nauvoo pendant la conférence
d’octobre 1844. Quelqu’un est arrivé et lui a
passé un doigt devant les yeux et il ne pouvait voir personne
d’autre que Joseph qui parlait, jusqu’à ce que
j’aie fini de m’adresser à l’assemblée
[35]. »
Ce discours fut imprimé
dix jours plus tard dans le Deseret
News
[36] et a pu inciter certains saints à mettre par écrit
leurs souvenirs des événements d’août 1844.
Quand les histoires
concernant « l’expérience du manteau »
ont commencé à circuler dans les années 1850,
certains auteurs ont pu réagir en proposant leurs propres
récits personnalisés ou embellis ; c’est la
nature humaine. Cependant, la plupart des histoires écrites
après ce moment ne sont pas identiques. Il ne semble pas que
les auteurs s’appuyaient sur la même source pour leur
version de l’événement. En fait, les récits
se contredisent dans une certaine mesure dans leurs descriptions des
événements du jour, ce qui donne à penser que
chaque personne a écrit son récit comme elle se le
rappelait, pas comme décrit par les dirigeants de l’Église
des années plus tard.
George Romney a
vigoureusement défendu la véracité des
« histoires du manteau » : « Je vous
témoigne avec toute ma ferveur, devant Dieu, que le manteau de
Joseph Smith est tombé sur Brigham Young. C’était
la voix de Joseph ; absolument la voix et la façon de se tenir
de Joseph, tandis que Brigham Young s’adressait au peuple et
lui disait qui devait être leur dirigeant. Ce n’est pas
du roman ; c’est vrai comme je me tiens ici après tant
d’années, de l’an 1844 jusqu’au temps
présent [37]. »
Témoignage
de la succession des Douze
En 1844, les Douze
commençaient à comprendre leur rôle dans
l’Église. Joseph les avait soigneusement instruits de
leurs responsabilités et leur avait donné toutes les
clefs dont ils auraient besoin pour continuer l’œuvre du
Seigneur [38], mais ils ne comprenaient pas toujours l’importance
de ce qu’ils entendaient.
Brigham lui-même dit que quand
il apprit la mort de Joseph, il fut tout d’abord accablé,
craignant que les clefs de la prêtrise fussent parties. Alors,
dit-il : « J’ai senti que cela venait comme un
éclair dans mon esprit et j’ai dit : ‘les
clefs du royaume sont ici’ » [39]. Quand il arriva
à Nauvoo, il savait « par les visions de
l’Esprit » que des Douze sortirait une nouvelle
Première Présidence. Pourtant, plusieurs
années passèrent avant que les Douze ne soient tous
d’accord. En attendant, le soutien engendré par les
événements de la conférence d’août
1844 lui donna, comme président du Collège des Douze,
l’autorité dont il avait besoin pour guider l’Église
pendant la période de transition qui suivit.
Au cours des semaines qui
suivirent la mort de Joseph, les saints avaient été
manifestement préoccupés par la succession dans la
direction. Pour les nombreux membres qui croyaient déjà
que les Douze détenaient les clefs et l’autorité
pour diriger l’Église, « l’expérience
du manteau » était un témoignage
supplémentaire de la légitimité de la succession
des Douze. Pour d’autres cela pouvait être une réponse
à la prière. Les événements puissants
d’août 1844 ancrèrent la fidélité
chez beaucoup de saints de Nauvoo et résolurent la direction
de leur engagement religieux.
Comme Wilford Woodruff le rappelle, la
« manifestation du manteau » fut le tournant.
En 1872, il rappela aux membres de l’Église : « Il
y avait une raison à ceci [« l’expérience
du manteau »] dans l’esprit de Dieu : cela a
convaincu le peuple [40]. » En 1846, la plupart des saints
qui avaient assisté à la réunion étaient
prêts à quitter Nauvoo et à suivre Brigham Young
et les Douze dans l’Ouest.
Edward Hunter et Talitha
Cheney affirment dans leurs « témoignages du
manteau » qu’ils n’avaient aucun doute que
Brigham Young devait diriger l’Église [41]. Anson Call
et William Allred conclurent qu’ils étaient « absolument
sûrs [42] ». Homer Duncan assure : « Ma
décision a alors été prise [43]. »
Mary Dunn, qui avait alors onze ans, se rappelle la réflexion
de son père pendant que la famille rentrait de la réunion
: « ‘Pas besoin de chercher plus loin. Brigham Young
est l’homme qui doit nous diriger’ [44]. »
Pour d’autres,
cependant, les choses n’étaient pas aussi claires.
Quelques familles étaient partagées dans leur loyauté.
Dans le cas d’Albert et d’Ada Winchell Clements,
l’épisode du manteau conduisit à un divorce.
Albert était un missionnaire qui avait été
appelé à faire une mission peu avant la mort de Joseph.
En apprenant le martyre, il entreprit son voyage de retour à
Nauvoo. Pendant qu’il était en route, il rencontra son
ami Sidney Rigdon. Celui-ci lui dit qu’il se dépêchait
de retourner à Nauvoo pour prendre sa place comme tuteur de
l’Église. Albert se rallia à la position de
Rigdon.
Il n’arriva chez
lui que le 15 août 1844 ; c’est alors qu’il
fut informé de la réunion du 8 août à
laquelle sa femme, Ada, avait assisté. Elle lui décrivit
joyeusement « l’événement du
manteau », témoignant que Brigham Young avait
véritablement eu l’aspect et la voix de Joseph Smith.
Albert s’enquit de Rigdon. Ada répondit qu’il
avait parlé, mais que l’Esprit n’était pas
avec lui. Albert prit malgré tout parti pour son ami, Sidney
Rigdon. Ada jura qu’elle resterait dans l’Église
de Jésus-Christ des saints des derniers jours. Elle partit
avec les enfants lors de l’exode vers les montagnes Rocheuses.
Albert resta sur place [45].
Si Albert refusa
d’accepter le témoignage d’Ada, d’autres
personnes renforcèrent leur engagement vis-à-vis des
Douze grâce au témoignage d’un proche qui avait
assisté à la réunion d’août 1844.
Sarah Studevant Leavitt accepta le témoignage de son mari sans
la moindre hésitation :
« Mon mari,
Jeremiah, assistait à une réunion à laquelle on
traitait de cette question. Brigham Young parlait quand soudain il
sembla être revêtu de toute l’autorité de
Joseph Smith. Jeremiah dit qu’il avait le même aspect, la
même voix que le prophète. S’il n’avait pas
su que Joseph Smith était mort, il aurait pensé que
Brigham Young était Joseph Smith. Des larmes coulèrent
sur beaucoup de joues. La joie remplit beaucoup de cœurs. Le
Seigneur n’avait pas oublié son peuple… Après
cela, il n’y eut plus personne pour douter que Brigham Young
devait être notre nouveau dirigeant et prophète. Si
Brigham avait des doutes, mon mari Jeremiah n’en avait pas
[46]. »
Aurelia Spencer Rogers
reconnut que ce fut le témoignage de sa sœur Ellen
Spencer Clawson qui « fortifia [sa] foi en la véracité
du mormonisme ». Elle écrit :
« [Ellen]
était à une réunion des saints…. Lors de
cette réunion, Brigham Young, qui était président
du Collège des Apôtres, se leva pour parler et à
ce moment-là ‘le manteau de Joseph’ tomba sur lui
et il fut comme transformé ; son visage, sa voix et sa
silhouette étaient comme ceux du défunt prophète.
Beaucoup dans l’assemblée, même des enfants,
virent ce miracle ; cela convainquit les gens et régla la
question de savoir qui devait être le dirigeant [47]. »
Preuves
fournies par les commentaires contemporains sur l’événement
À Nauvoo, pendant
toute la période de construction du temple, les gens semblent
avoir parlé de « l’expérience du
manteau » et de la ressemblance de Brigham Young avec
Joseph Smith [48]. Un historien, D. Michael Quinn, résume la
réaction immédiate :
« Il y eut des
mentions contemporaines de la « transfiguration de
Young ». Le Times
and Seasons
rapporte que juste avant le vote de soutien à la session de
l’après-midi de la réunion d’août,
« chaque saint put voir que le manteau d’Élie
était vraiment tombé sur ‘les Douze’. »
« Bien que le journal de l’Église ne
mentionne pas expressément Young à propos de cette
« expérience du manteau », le 15
novembre 1844, Henry et Catharine Brooke écrivirent de Nauvoo
que Young « ressemble davantage à frère
Joseph, aussi bien dans l’aspect que dans la façon de
parler, que n’importe quelle personne que vous ayez jamais vue
ressembler à une autre. » Cinq jours plus tard,
Arza Hinckley parla de « Brigham Young sur lequel le
manteau du prophète Joseph est tombé [49] ».
Ezra T. Benson, qui était
présent lors de la réunion du 8 août, écrivit
plus tard dans son autobiographie que « beaucoup ont dit,
quand ils ont entendu Brigham parler, que ce n’était pas
la voix de Brigham, mais la voix de Joseph. » Benson
n’affirma pas avoir vu la transfiguration lui-même, mais
entendit de toute évidence d’autres parler de leur
expérience, ce qu’il semble avoir accepté sans le
moindre doute [50]. »
Le journal intime de
William Burton, un missionnaire qui revint à Nauvoo au
printemps de 1845, se réfère sans doute à des
résidents qui ont parlé de « l’expérience
du manteau ». En mai 1845, il note dans son journal intime
les événements qui s’étaient produits
pendant son absence de Nauvoo :
« [Ce qui]
était arrivé pendant le temps que j’étais
parti en mission, qui était pénible et dur à
supporter, c’était le martyre du prophète et du
voyant, et du patriarche, dont je n’ai pas pu entendre la voix
déclarer les vérités du ciel. Mais leur place [à
Joseph et à Hyrum] a été remplie par d’autres
bien mieux que je ne l’aurais cru à un moment donné.
L’esprit de Joseph sembla reposer sur Brigham [51]. »
L’utilisation du
passé par Burton : « L’esprit de Joseph
sembla reposer sur Brigham » dans le contexte de ses
commentaires des événements qui s’étaient
produits en son absence est significative. Si Burton faisait allusion
par ces mots à « l’expérience du
manteau », c’est qu’il avait entendu parler de
l’événement par d’autres qui avaient
assisté aux réunions. Si c’était le cas,
au moins certains résidents de Nauvoo ont parlé de
l’incident dès ce moment-là.
Il y eut aussi des
commentaires dans la correspondance. Dans une lettre de février
1845, Wilford Woodruff raconta la nouvelle du manteau aux saints des
îles Britanniques en leur assurant : « Le
deuxième jour après notre arrivée, le 8 août
1844, nous nous sommes réunis pour une conférence
spéciale, tous les collèges, autorités et
membres de l’Église qui pouvaient s’assembler à
Nauvoo. [Nous] avons écouté un discours de Brigham
Young, président du Collège des Douze. Il était
manifeste pour les saints que le manteau de Joseph était tombé
sur lui, il était si facile de voir la route qu’il nous
traçait [52]. »
La
mise par écrit de l’événement
Le témoignage
spirituel reçu à la conférence d’août
était d’une telle ampleur que les croyants étaient
disposés et même empressés de suivre Brigham
Young et les Douze [53]. Pourtant, pendant cent cinquante ans, les
savants ont recherché le récit d’un témoin
écrit le jour même de l’« expérience
du manteau » [54]. Si l’expérience était
si « intense et marquante [55] » pour les
disciples du prophète Joseph, pourquoi aucun des récits
qui rapportent le miracle n’a-t-il été écrit
le jour de la manifestation ou peu de temps après ? C’est
une question à laquelle on ne peut malheureusement pas
répondre d’une manière définitive.
On peut l’expliquer
partiellement en rappelant que, pour les citoyens de Nauvoo de 1844
et 1845, la vie était chaotique et dangereuse. Les citoyens
étaient assommés par les événements et
certains n’avaient pas le luxe de la santé, du temps, de
l’argent ou même de l’accès à de quoi
écrire [56]. Après la mort de Joseph et l’acceptation
de la direction de Brigham et des Douze, les buts principaux des
saints étaient de nourrir leur famille et de finir le temple
de Nauvoo aussi rapidement que possible [57], une tâche donnée
à plusieurs reprises par Joseph Smith et ensuite amplifiée
par Brigham Young [58]. En fait, le juge William Hyde écrit
que Brigham Young parla à la session de l’après-midi
de la réunion du 8 août de la nécessité de
finir le temple de Nauvoo [59].
L’urgence exprimée
par Young incita les saints de Nauvoo à terminer, au cours des
dix-huit mois suivants, autant de travaux sur le temple « que
ce qui avait été fait les trois années
précédentes [60] ». Il organisa les frères
en équipes de travail et continua à engager les sœurs
à contribuer un penny par semaine pour le verre et les clous.
En outre, Brigham « mit l’œuvre missionnaire
en ordre, étudia le plan de Joseph Smith pour l’expansion
des lieux de rassemblement et poussa vigoureusement le développement
industriel et la construction ». De nombreuses maisons de
bois et de briques ainsi que la maison des Soixante-dix furent
érigées l’année suivante [61].
D’autre part, les
saints de Nauvoo étaient menacés par des émeutiers
et d’autres citoyens sans foi ni loi, et les tensions qui
furent à l’origine du meurtre de Joseph et de Hyrum
réapparurent immédiatement, ce qui eut pour conséquence
l’abandon de Nauvoo en 1846. Le martyre fut suivi de deuil et
de dépression, et des maladies récurrentes telles que
la malaria et le choléra étaient endémiques et
virulentes dans cette ville au bord d’un fleuve même
pendant la meilleure des périodes, ce qui n’incitait
guère à la tenue d’un journal [62]. La
dysenterie, la typhoïde et la tuberculose sont toutes citées
dans les registres de la ville après la mort de Joseph en plus
des maladies infantiles normales au dix-neuvième siècle,
qui étaient souvent mortelles [63].
George Washington Bean,
treize ans, résume les années qui suivirent la mort du
prophète comme étant remplies de tribulations telles
que « le scorbut et la gangrène ». Il
fut obligé de grandir rapidement : « Pendant cette
saison j’ai géré la majeure partie des affaires
de la famille étant donné que la plupart des miens
étaient malades [64]. » Caroline Barnes Crosby
confirme que « les persécutions ont continué
tout autour de nous. Les frères étaient obligés
de monter continuellement la garde. La saison des maladies n’a
pas tardé à commencer. J’ai été
malade pendant plusieurs semaines [65]. » Un des
frères de garde était Appleton Milo Harmon, qui écrit
:
« Ils se sont
constitués en une bande d’émeutiers, ont défoncé
la porte de la prison et ont tué Joseph et Hyrum et grièvement
blessé John Taylor le 27 juin 1844. Pendant ce temps,
j’exerçais ma fonction de policier en service presque en
permanence nuit et jour et ce faisant m’exposais à
l’humidité et au froid et peu de temps après je
suis tombé malade d’un refroidissement et de fièvre
et pendant trois mois j’ai été très
malade, en fait malade comme je ne l’ai jamais été
de ma vie. Je ne me suis rétabli que lentement [66].
Emily Smith Hoyt explique
qu’elle était souvent malade pendant deux ou trois mois
d’affilée et ses amis désespéraient pour
sa vie. Son mari était encore en plus mauvaise santé
[67]. Dans une telle ambiance, la tenue d’un journal n’était
tout simplement pas une priorité pour des gens qui essayaient
de survivre tout en accomplissant l’œuvre du Seigneur.
Dans son journal, Joseph Grafton Hovey écrit :
« Les gens ont
dit : Que le Seigneur Dieu d’Israël choisisse. Alors
les Douze ont expliqué le sujet et montré de manière
limpide le pouvoir et l’autorité qu’ils avaient
reçus de Joseph ; je n’ai ni le temps ni la place
pour écrire tous les détails. Car je travaille dur sur
le temple du Seigneur à couper et à scier de la pierre
et je suis tellement fatigué quand je quitte mes travaux que
je n’ai pas beaucoup de courage pour écrire ma vie
[68]. »
De plus, la plupart des
gens ordinaires ne tenaient pas de journaux intimes. Les
inscriptions, quand il y en avait, étaient généralement
de brèves notes sur les faits du jour. La plupart des membres,
même les rares qui tenaient un journal, étaient très
circonspects et auraient sans doute été mal à
l’aise à l’idée de mettre par écrit
des événements spirituels et émotionnels sacrés,
comme beaucoup le sont aujourd’hui [69]. Une des membres de
l’Église d’autrefois a noté ses sentiments
à propos d’une vision qu’elle avait eue des années
avant d’en parler ou de la mettre par écrit :
« Quand un
esprit vrai vous fait connaître quelque chose pendant la
journée, nous appelons cela une vision. Si c’est un
esprit vrai, il ne vous quitte jamais, chaque détail reste
aussi clair qu’il y a cinquante ans. Je me suis dit alors, que
la [vision] que j’ai eue au Kentucky, où j’ai
pensé que je pouvais presque voir Sion, étais une
vision vraie, bien que ne sachant pas comment l’appeler et que
je n’en aie parlé que très rarement, parce que je
pensais qu’elle m’avait été donnée
pour mon profit personnel [70]. »
D’autres ne se sont
peut-être rendu compte de l’importance cruciale des
réunions de ce jour-là et de « l’expérience
du manteau » que plus tard dans leur vie. À cause
de la nature très personnelle d’une expérience
spirituelle, certains saints ont pu être réticents à
écrire leurs impressions. Dans une lettre à George S.
Gibbs, Benjamin F. Johnson explique :
« J’étais
si profondément impressionné par ce que j’ai vu
et entendu lors de la transfiguration, que pendant des années
je n’ai pas osé dire ce que le Seigneur m’a permis
de voir. Mais quand, des années plus tard, j’ai
publiquement rendu ce témoignage, j’ai constaté
que d’autres avaient témoigné avoir vu et entendu
la même chose. Mais à quelle proportion de l’assemblée
qui était présente, je n’aurais jamais pu le
savoir. Mais ce que je sais, c’est que mon témoignage
est vrai [71]. »
À l’époque
où ils écrivirent leur expérience, la
progression de l’Église sous la direction du président
Young et les récits d’autres personnes qui avaient
assisté à la réunion avaient aidé à
valider leur expérience, et témoigner de sa réalité
était devenu une activité honorable.
Premiers
récits écrits – Témoignages de deux
femmes
Il n’est pas
toujours possible de déterminer quand chaque récit a
été raconté ou écrit pour la première
fois. Deux des récits les plus anciens connus sur
« l’expérience du manteau » ont
été écrits par Caroline Barnes Crosby et Emily
Smith Hoyt, deux maîtresses femmes pionnières. Elles ont
écrit leur « témoignage du manteau »
quand elles ont finalement trouvé l’élément
essentiel qui leur manquait : le temps. À la fin de 1850,
après six années harassantes où leur vie était
en danger, Caroline et Emily trouvèrent toutes les deux le
temps et la solitude pour commencer un journal de leurs expériences.
Chacune de ces femmes a estimé que « l’histoire
du manteau » était suffisamment importante pour la
mettre au début de son histoire.
Caroline Barnes Crosby
fut l’une des premières femmes à être
appelées comme missionnaires pour l’Église,
affectée au service avec son mari, Jonathan Crosby [72]. En
1846, l’infatigable Caroline quitta Nauvoo. En 1848, elle aida
sa famille à aller de Council Bluffs (Iowa) à la vallée
du lac Salé [73]. Puis au printemps de 1850, Jonathan et
Caroline, avec Addison Pratt et Louisa Barnes Pratt (la sœur de
Caroline), acceptèrent un appel en mission aux îles de
la Société, un groupe d’îles situé
dans la partie occidentale de la Polynésie française.
Pendant l’automne de 1850, Jonathan et Addison firent du
travail ailleurs, laissant Caroline et Louisa seules dans l’île
de Tubuai Manu [74]. Là, Caroline put finalement se fixer
assez longtemps pour écrire ses mémoires, notamment son
récit de « l’expérience du manteau ».
Elle écrivit :
« Sidney
Rigdon est monté en chaire et a essayé de prouver au
peuple qu’il était le successeur légitime de
Joseph. Et ses arguments étaient si puissants que beaucoup ont
failli se laisser persuader de le croire. Mais dès que les
douze apôtres avec frère Brigham Young à leur
tête ont pris la parole, il est apparu d’une manière
concluante sur qui le pouvoir reposait. C’était la
première fois que j’ai jamais pensé qu’il
[Brigham] ressemblait à frère Joseph. Mais presque tout
le monde s’est exclamé que le manteau de Joseph était
tombé sur Brigham. Moi, en tous cas, je n’ai plus jamais
eu le moindre doute après cela [75]. »
Mais Caroline n’écrivait
pas avec la passion d’Emily Smith Hoyt, qui arriva dans le
territoire d’Utah le 30 octobre 1851 [76]. Emily était
la cousine du prophète, fille de l’oncle de Joseph
Smith, Asael, qui avait brièvement été
patriarche de l’Église [77]. Elle trouva le temps
d’écrire ses mémoires juste avant de partir de
chez elle en Iowa pour se rendre dans le territoire d’Utah
[78].
En 1840, Emily et son
mari, Samuel Pierce Hoyt, avaient acheté un terrain sur la
rive du fleuve qui faisait face à Nauvoo, à Nashville
(maintenant Galland, comté de Lee, Iowa), y avaient monté
une cabane, puis construit une maison très confortable avec
dix chambres à coucher et cinq âtres. Emily dit que sa
maison était « à six kilomètres d’un
certain endroit de Nauvoo… Par la suite nous pouvions voir [le
temple de Nauvoo] en nous tenant à notre porte d’entrée
[79] ».
Sa famille et elle
avaient soutenu Joseph Smith dès l’instant où
elles avaient lu le Livre de Mormon en 1834. Lorsqu’ils
apprirent l’assassinat des deux cousins d’Emily, les Hoyt
traversèrent le fleuve jusqu’à Nauvoo. Emily se
rappelle : « Nous sommes revenus de ce triste spectacle
malheureux et pleins de chagrin, abattus mais pas désespérés
[80]. » Elle poursuit : « Nous avons de nouveau
été convoqués de l’autre côté
du fleuve ; nous y sommes allés pour savoir ce que l’on
nous voulait [81]. » Samuel et Emily étaient
donc à Nauvoo pour la réunion du 8 août 1844, où
ils furent témoins de la transformation de Brigham. À
partir de 1846 et pendant cinq longues années, la maison
d’Emily servit de gîte d’étape aux réfugiés
mormons, un endroit où les saints pouvaient recevoir de l’aide
et des soins avant de suivre les Douze vers l’Ouest [82].
En 1851, Emily était
décidée à faire connaître au monde entier
son témoignage indéfectible concernant son cousin.
Sachant que la famille Smith était divisée en ce qui
concerne la loyauté à Brigham Young, Emily commença
son histoire par son « témoignage du manteau »
et justifia sa décision de suivre les saints dans l’Ouest.
Soulignant que Joseph et elle avaient à peu près le
même âge et que Joseph avait passé beaucoup de
temps chez elle, elle expliqua que le 8 août 1844,
« Le président
B.Y. [Brigham Young] s’est levé de son siège…
et s’est adressé à l’assistance. J’avais
bien connu Joseph pendant la dernière partie de sa vie. Nous
avions été bien des fois chez lui et Joseph, Hiram et
leurs familles se sentaient à l’aise avec nous…
Mais le Dieu du ciel, qui avait dit que c’était à
lui de pourvoir aux besoins de ses saints, a renvoyé le
président B. Young au pays juste à temps et l’a
revêtu, non pas du ‘manteau d’Élie’,
mais de l’esprit et du pouvoir qui avaient reposé sur
Joseph. J’en ai été témoin oculaire et
j’ai entendu. La façon de raisonner, l’expression
du visage, le son de la voix ont fait frémir mon âme
tout entière…
« Je savais que Joseph était mort.
Et pourtant, je sursautais souvent et je regardais involontairement
la chaire pour voir si ce n’était pas Joseph. Non, ce
n’était pas lui, c’était Brigham Young et
s’il y a quelqu’un qui met en doute le droit de Brigham
de diriger les affaires pour les saints, tout ce que j’ai à
lui dire, c’est ceci. Obtenez l’esprit de Dieu et
connaissez par vous-même. Le Seigneur pourvoira pour les siens. »
[83]
Emily Smith Hoyt était
une femme instruite, diplômée d’un institut de
pédagogie et qui n’était pas du genre à se
livrer à l’exagération ou à la
superstition. Elle avait des liens de famille avec Joseph Smith et le
connaissait bien. Elle connaissait certainement bien Brigham Young
aussi. On s’imagine mal qu’elle aurait pu se laisser
duper par « un peu d’imitation théâtrale ».
« Le
prophète n’est pas mort ! » Témoignages
d’enfants
Les adultes ne furent pas
les seuls à être témoins de « l’événement
du manteau ». Un certain nombre de participants à
la réunion étaient des enfants. William Van Orden
Carbine n’avait que neuf ans en 1844, mais il connaissait bien
le prophète Joseph. Il se souvenait avoir été
assis à la réunion avec sa mère, Adelia Rider
Carbine et avoir dit : « Le prophète n’[est]
pas mort, parce que je le [vois] en chaire. » L’expérience
de William devint l’histoire préférée de
sa mère, qui la raconta bien des fois [84].
James Madison Fisher, un
garçon de onze ans, qui avait souvent joué au ballon
avec le prophète Joseph, se souvenait, lui aussi, de
l’apparition inattendue de son ami :
« Rigdon a été
le premier à parler. Cela ne sonnait pas bien. Quand il s’est
assis, frère Brigham s’est levé, le manteau de
Joseph est tombé sur lui, il était l’image du
prophète [Joseph] et il avait la voix du prophète. Cela
a été une grande surprise pour les gens, cela a montré
aux saints qui devait être leur dirigeant. » [85]
Un des enfants, Mary
Field, huit ans, dit avec précision ce qu’elle faisait
au moment de l’événement. Elle raconte : « Maman [Mary
Harding Field] avait sur le genou le bébé, qui jouait
avec une tasse de fer blanc. Il l’a laissé tomber,
attirant notre attention vers le sol. Maman s’est penchée
pour la ramasser et c’est à ce moment-là que nous
avons sursauté en entendant la voix de Joseph. Nous avons vite
levé les yeux et nous avons vu la silhouette du prophète
Joseph qui se tenait devant nous. Frère Brigham lui
ressemblait tant et parlait tellement comme lui que pendant une
minute nous avons pensé que c’était Joseph
[86]. »
Les
« témoignages du manteau » sont enfin
publiés
Emily Smith Hoyt et
Caroline Barnes Crosby écrivirent leurs mémoires
quelques années après l’événement,
longtemps avant que les premiers récits détaillés
de « l’expérience du manteau » ne
soient publiés. Ce ne fut que dans les années 1870
qu’un « récit du manteau »
relatant en détail la vision miraculeuse de Joseph fut enfin
publié et rendu généralement accessible aux
membres de l’Église [87].
Le souvenir d’Orson
Hyde de son « expérience du manteau »
fut exprimé publiquement à Salt Lake City le 6 octobre
1869 et publié, le 16 novembre 1869, dans le Deseret
News Semi-weekly
[88]. Mais ce fut le témoignage de George Q. Cannon que
l’assemblée « vit et entendit [Joseph] de ses
yeux et de ses oreilles naturels », publié en 1870
dans le Juvenile
Instructor,
qui devint la source principale des récits de
« transfiguration » d’historiens mormons
tels que B.H. Roberts dans A
Comprehensive History of The Church of Jesus Christ of Latter-day
Saints
[89].
Le 8 avril 1872, Wilford Woodruff rendit publiquement son
témoignage au sujet de « l’expérience
du manteau ». Ce témoignage fut publié le 22
mai 1872 dans le Deseret
News Weekly
[90]. Les témoignages publiés de Cannon et de Woodruff
furent suivis d’autres témoignages qui furent
enregistrés dans les histoires écrites par Edward W.
Tullidge et Orson F. Whitney [91]. Une « déclaration
sur le manteau » de William C. Staines fut publiée
dans le Contributor
en juin 1891, dix ans après sa mort [92].
En 1905, on publia à
l’intention des jeunes filles de l’Église les
témoignages profondément personnels de trois maîtresses
femmes mormones, qui se rappelaient le 8 août 1844 comme étant
le jour qui avait changé leur vie. Maria Wealthy Wilcox, Jane
Snyder Richards et Rachel Ridgeway Grant parlèrent chacune de
leurs souvenirs de Joseph, le prophète, pour le Young
Woman’s Journal
[93].
Comme Wilcox, Richards et
Grant, beaucoup de témoins ne mirent leur expérience
par écrit que tard dans leur vie. Il se peut que les récits
publiés aient validé leur propre expérience ;
peut-être leurs enfants les ont-ils pressés d’écrire
l’histoire qu’ils avaient racontée au cours des
années. À l’approche de la mort, ils ont pu avoir
senti la nécessité de laisser leur témoignage
écrit à la postérité ou peut-être
ont-ils voulu laisser un document qui ferait taire les sceptiques
éventuels. Plusieurs des récits sont devenus des
proclamations de foi grandes et presque poétiques, comme si
les auteurs avaient le sentiment que le style officiel donnerait du
poids à leur témoignage.
Les « témoignages
du manteau » au vingtième siècle
Les « témoignages
du manteau » écrits après 1900 commencent à
se ressembler beaucoup, probablement parce que les participants
avaient lu les récits publiés. Cependant, il devait
encore y avoir des versions importantes et uniques. Le 2 juillet
1902, le premier document juridique connu au sujet de l’événement
du manteau fit son apparition dans une déclaration sous
serment de John Welch devant le greffier du comté à
Logan, comté de Cache, Utah [94]. Le dernier témoignage
documenté par une lettre d’une personne vivante ayant
participé à « l’expérience du
manteau », Eliza Ann Haven Westover, parut en 1918 [95].
L’évêque
George Romney témoigna publiquement à deux reprises
soixante-quinze ans après la mort de Joseph. Romney n’avait
que treize ans quand il fut témoin de l’événement
du manteau. Le 22 juin 1919, à l’âge de
quatre-vingt-huit ans, il rendit son témoignage à la
paroisse d’Ensign à Salt Lake City. Le message était
si puissant qu’un auditeur écrivit immédiatement
ses paroles pour la postérité :
« Je
n’oublierai jamais dans ce monde ou dans le monde à
venir ce qui s’est produit quand Brigham Young s’est
levé… Quand Brigham s’est levé, le manteau
de Joseph Smith est tombé sur lui. C’était la
voix de Joseph ; c’était l’aspect de Joseph, et je
vous témoigne, si je ne le fais plus jamais sur cette terre,
en présence de Dieu et des anges, que c’est la pure
vérité. C’est vrai – que le manteau de
Joseph est tombé sur Brigham Young et le peuple le savait
[96]. »
Avec la même force,
l’évêque Romney rendit également son
témoignage devant les saints suédois à Salt Lake
City le 17 décembre 1919. Il fut publié pour les
missionnaires de l’Église dans le numéro du 13
avril 1920 du Liahona
: The Elders’ Journal
[97].
Conclusion
Quatre-vingt-deux
personnes au moins ont déclaré, par leurs écrits
propres ou ceux d’autres personnes, que Brigham Young avait
pris l’aspect, la voix, et/ou les manières du prophète
Joseph Smith. Quand nous y incluons les documents qui disent sans
autre explication que « le manteau est tombé sur
Brigham », nous pouvons augmenter le nombre de ces
témoignages. Ces documents constituent des preuves
impressionnantes qui doivent être soigneusement évaluées.
L’introduction du document juridique Eyewitness
Testimony : Civil and Criminal
(Témoignages de témoins oculaires : au civil et au
pénal) explique la valeur du témoignage de témoins
oculaires : « Les avocats ne peuvent juridiquement se
permettre ni d’exclure le témoignage de témoins
oculaires ni de l’ignorer. C’est parfois la seule preuve
dont l’on dispose, et il est souvent correct [98]. »
Dans son livre In
Search of Stones,
(à la recherche de pierres), le psychiatre M. Scott Peck dit :
« Un des tests de la preuve, de la réalité,
s’appelle la « validation consensuelle »…
[c’est-à-dire,] toutes les fois que deux personnes très
différentes ou davantage font exactement la même
évaluation extraordinaire d’un phénomène…
cela doit être pris au sérieux [99]. »
Pour ceux qui acceptent
sans douter les visions et les expériences spirituelles du
prophète Joseph Smith et de ses collaborateurs, il est
également plausible qu’un grand groupe de saints
pourraient être témoins d’une manifestation
miraculeuse. Lors des réunions de l’école des
prophètes et des rassemblements à l’époque
de la consécration du temple de Kirtland, nombre de saints ont
connu des manifestations collectives [100].
Nancy Alexander Tracy
écrit que pendant la consécration du temple de Kirtland
en 1836 : « ‘des êtres célestes sont
apparus à beaucoup’ [101]. » Comme pour
« l’expérience du manteau », tous
les saints n’ont pas rapporté avoir eu ces visions [102]
et tous ceux dont d’autres ont rapporté qu’ils
avaient eu une vision n’ont pas rapporté personnellement
l’expérience. Ceux à qui des visions ont été
ouvertes peuvent très bien raconter des choses différentes,
comme ce fut le cas des descriptions personnelles d’une
manifestation racontées à Hawaï par un groupe de
saints parmi lesquels se trouvait David O. McKay [103].
Malgré le silence
de certains en ce qui concerne les événements du 8
août, le temps qui s’est écoulé entre
l’événement et la mise par écrit d’autres,
et les différences de détail ou les ressemblances dans
la formulation des récits, le fait reste que beaucoup de
saints, dont la plupart ont assisté à cette conférence
derrière le temple de Nauvoo, ont témoigné avoir
vu, entendu, et/ou senti une manifestation qui a contribué à
déterminer ou confirmer la direction du reste de leur vie.
NOTES
[1] On trouvera de plus
amples détails sur ces événements dans Ronald K.
Esplin, « Joseph, Brigham, and the Twelve: A Succession of
Continuity », BYU
Studies
21, no. 3, 1981, p. 301-341 ; et Martin B. Hickman, « Succession
in the Presidency », dans Encyclopedia
of Mormonism,
dir. de publ. Daniel
H. Ludlow, 5 vols. New York, Macmillan, 1992, vol. 3, p. 1420-1421.
[2] Esplin,
« Joseph,
Brigham and the Twelve », p. 325 n. 84.
[3] Le terme
transfiguration
a été
utilisé par les premiers auteurs de l’Église pour
désigner la réunion spécifique du 8 août
1844 au cours de laquelle le manteau du prophète Joseph est
tombé sur Brigham Young. Bien que tout le monde n’ait
pas été témoin d’un changement de la voix
et de l’aspect de Brigham Young, beaucoup affirment l’avoir
été, d’où l’utilisation du terme. Un
des sens du mot transfiguration est « fait, processus ou
cas de changement ou de transformation de la forme ou de
l’aspect ».
Webster’s International Dictionary, 3e éd., sous
« Transfiguration ». Comparez avec Mt 17:1-2.
[4] Brigham Young
qualifie la réunion de conférence. Brigham
Young, dans Journal
of Discourses,
26 vols. Liverpool,
F. D. Richards, 1855-86, vol. 5, p. 57-58, 19 juillet 1857 (cité
ci-après sous JD).
[5]
Leonard J. Arrington, Brigham
Young: American Moses,
New York, Alfred A. Knopf, 1985, p. 114-115. Arrington
reconnaît qu’il est possible d’attribuer
«l’expérience du manteau» à
« l’abattement des saints, qui avaient pleuré
le décès de Joseph pendant quarante jours, leur désir
d’être consolés par leur dirigeant perdu, leur
déception de Rigdon, dont l’ambition avait dilué
sa sincérité, leur surprise de voir là ‘frère
Brigham’ dont beaucoup pensaient qu’il était
toujours sur le chemin du retour de Boston et le talent d’imitateur
de Brigham », mais observe que « les journaux
intimes, les lettres et les souvenirs postérieurs de beaucoup
de ceux qui étaient présents témoignent d’une
expérience qui les a persuadés que Brigham était
le nouveau Joseph ». La plupart des historiens mormons qui
ont écrit au sujet du phénomène du manteau en se
limitant aux faits signalent que beaucoup de saints ont témoigné
plus tard qu’ils avaient été témoins d’une
transfiguration miraculeuse de Brigham Young. Voir
Thomas G. Alexander, Things
of Heaven and Earth: The Life and Times of Wilford Woodruff, a Mormon
Prophet,
Salt Lake City, Signature Books, 1991, p. 114 ; James B. Allen et Glen
M. Leonard, The
Story of the Latter-day Saints,
2e éd., Salt Lake City, Deseret Book, 1992, p. 216 ; Leonard J.
Arrington et Davis Bitton, The
Mormon Experience: A History of the Latter-day Saints,
New York, Alfred A. Knopf, 1979, p. 84-85 ; et D. Michael Quinn, The
Mormon Hierarchy: Origins of Power,
Salt Lake City, Signature Books, 1994, p.166-167.
[6]
Richard S. Van Wagoner, « The Making of a Mormon Myth: The
1844 Transfiguration of Brigham Young », Dialogue:
A Journal of Mormon Thought
28 hiver 1995, p. 21.
[7] On trouvera de plus
amples renseignements sur Élie, Élisée et la
succession des prophètes dans Fred E. Woods, « Elisha
and the Children: The Question of Accepting Prophetic
Succession »,
BYU
Studies 32,
no. 3, 1992, p. 47-58.
[8] Il est important de
comprendre le rôle que le vote de cette conférence a
joué dans l’établissement de la succession de
l’autorité dans l’Église de Jésus-Christ
des saints des derniers jours. L’autorité des Douze
comme groupe dirigeant de l’Église à la mort d’un
président a été confirmée quand
l’assemblée a choisi de soutenir Brigham Young dans son
appel comme président du Collège des Douze. Chaque fois
qu’un nouveau président de l’Église est
soutenu, c’est ce système de direction de la prêtrise
qui est suivi. Voir
Esplin, « Joseph, Brigham, and the Twelve », p. 301-340. Voir
aussi Hickman, « Succession ».
[9] L’histoire de
la réunion de famille au lac Powell se trouve dans Victor
Watkins, Diary, 19 juin 1977, en la possession de l’auteur.
[10]
Joseph Smith Jr., History
of The Church of Jesus Christ of Latter-day Saints,
dir. de publ. B.
H. Roberts, 2e éd. révisée, 7 vols. Salt
Lake City, Deseret Book, 1971, vol. 6, p. 338 citée ci-après
sous History
of the Church.
[11]
Voir Témoignages de première main (cité ci-après sous TPM), Watkins, William Lampard. Ce
récit de “l’expérience du manteau”
est un de ceux qui sont le mieux écrits. Bien que membre d’une
famille londonienne de la classe ouvrière, William était
l’un des six garçons ayant une bourse à la
Brewers School et fit des études classiques. Il devint
secrétaire de direction de la Coopérative de Brigham
City, une entreprise très florissante. Lynne
Watkins Jorgensen, «The First London Mormons, 1840-45: ‘What
Am I and My Brethren Here For?’ », thèse de maîtrise,
université Brigham Young, 1988, p. 69, 100.
[12] Voir Témoignages de seconde main (cité ci-après sous TSM), Leavitt, Dudley.
[13] Voir TSM,
Billington, Eliza. Eliza Billington et John Welch se marièrent
le 18 mai 1845 à Nauvoo.
[14] Tandis que je
faisais des recherches pour cet article, Katherine Adams Peterson,
descendante de Cynthia Bowen, a été mise au courant de
mon projet. Elle a immédiatement pris une serviette de table
et y a écrit de mémoire le récit de Cynthia.
Voir TPM, Bowen, Cynthia Harrington Durphy.
[15] Voir TSM,
Stoker, William.
[16] Andrew Jenson, dir.
de publ., Historical
Record,
8 mars 1899, p. 789.
[17]
Pour l’estimation des présences, voir TPM,
Staines, William C. et Woodruff, Wilford et les TSM,
Lyman, Amasa Mason, et Murdock, Horace. Brigham Young écrit :
« Le people s’assembla par milliers. »
Brigham Young, « Diary, 27 July 1837-1 April 1845 »,
8 août 1844, 8 août 1844, olographe, Collection Brigham
Young, Division des archives, département historique, Église
de Jésus-Christ des saints des derniers jours, Salt Lake City
cité ci-après sous Archives de l’Église.
Pour les témoignages qui mentionnent les tout jeunes enfants,
voir TPM, Field, Mary, et TSM, Smith, Jane Wadley.
[18] Voir TPM, Hyde, William.
[19] Voir TPM,
Adams, William ; Burton, Robert Taylor ; Hamblin, Jacob ; Haven, Eliza
Ann ; Hendricks, Drusilla Dorris ; Johnson, Benjamin Franklin et Pace,
William Bryam. Voir TSM, Harris, Emmeline Blanch Woodward ;
Knight, Samuel R. ; Perry, Eliza Ann et Taylor, Pleasant Green.
[20]
Voir TPM, Call, Anson; Judd, Zadoc Knapp et Tracy, Nancy
Naomi Alexander. Voir TSM, Carrington, Albert. Le récit de Charles Wesley
Hubbard dans TSM mentionne une date du 4 août
1844, puis décrit la réunion du 8 août. Cette
date est probablement une erreur de mémoire ou de
transcription.
[21] Voir TPM,
Allred, William Moore ; Bullock, Thomas ; Burton, William ; Gates,
Jacob ; Hinckley, Arza Erastus ; Patten, George ; Woodruff, Wilford
récit de 1845 and TSM, Angell, Truman O. ; Billington,
Eliza ; Cannon, Ann ; Ellsworth, Edmund ; Preece, Luvera Ellen Ensign ;
Smith, John Sivel ; Snow, James Chauncey et Stoker, William.
[22]
Voir TPM, Gates, Jacob ; Merrill, Phileman Christopher ; Smoot,
Margaret Thompson McMeans Adkinson. L’inscription
dans le journal de Joseph Fielding concernant la conférence ne
mentionne pas de transfiguration mais dit simplement : « J’avais
des doutes sur [l’autorité de Rigdon]… en partie
parce que l’Esprit n’en rendait pas témoignage ».
Fielding continue : Une réunion a été
convoquée et Rigdon s’est de nouveau adressé à
nous mais il semblait n’avoir ni liberté ni pouvoir,
après quoi frère Brigham Young a parlé au
peuple… Il avait beaucoup de liberté et le pouvoir de
l’Esprit pour parler… et les saints ont vite vu de quoi
il retournait et que les 12 devaient maintenant détenir les
clefs du pouvoir et de l’autorité selon la révélation
qui dit que les 12 sont égaux à la Première
Présidence. Joseph Fielding, « ‘They Might
Have Known That He Was Not a Fallen Prophet’: The Nauvoo
Journal of Joseph Fielding », Andrew F. Ehat, dir. de
publ., BYU
Studies 19,
no. 2, 1979, p. 155, original dans les Archives de l’Église,
texte dactylographié dans Special Collections and Manuscripts,
bibliothèque Harold B. Lee, université Brigham Young,
Provo, Utah [cité ci-après sous Archives de BYU].)
Lorenzo Hill Hatch
faisait une mission au Vermont quand il apprit la nouvelle du martyre
; en même temps, il reçut le témoignage spirituel
que Brigham devait succéder à Joseph :
« J’ai
reçu la triste nouvelle de cette affaire terrible [le martyre]
dans la ville de Bristol, comté d’Addison, Vermont.
J’avais encore la lettre dans la main, lettre écrite par
mon oncle qui affirmait que Sidney Rigdon était l’homme
qui devait diriger l’Église, quand une voix m’a
parlé et m’a dit : « Brigham Young est
le successeur de Joseph Smith. » Lorenzo Hill Hatch,
« Lorenzo Hill Hatch Journal », texte
dactylographié, p. 282, copié de journaux originaux par
Ruth Savage Hilton.
[23] Voir TPM,
Duncan, Homer.
[24] Voir TPM,
Hancock, Mosiah Lyman.
[25] Voir TPM,
Johnson, Benjamin F.
[26] Voir TPM,
Johnson, Benjamin F. Bien que la dent de Joseph Smith eût été
réparée avant sa mort, pour Benjamin Johnson le
sifflement était la preuve qu’il avait entendu la voix
de Joseph.
[27] Voir TPM,
Morris, George.
[28]
Young, « Diary », 8 août 1844. Ce
passage est de la main de Brigham Young avec son orthographe et sa
ponctuation. Dean C. Jessee identifie les passages du journal intime
qui sont réellement écrits par Brigham Young et ceux
qui sont écrits par des secrétaires. Voir
Dean C. Jessee, « The Writings of Brigham Young »,
Western
Historical Quarterly,
4 juillet 1973, p. 284.
[29]
History
of the Church,
7:250; italiques dans l’original.
Brigham
Young, dans JD,
vol. 5, p. 57, 19 juillet 1857.
[30]
Voir TPM, Ashby, Benjamin; Crosby, Caroline Barnes; Hancock,
Mosiah Lyman; Hoyt, Emily Smith et Laub, George.
[31] Voir TPM,
Cannon, George Q.
[32] Voir TPM,
Bullock, Thomas et Woodruff, Wilford.
[33] « Du
vivant du prophète, nous marchions ‘par la vue’;
il nous est enlevé et nous devons maintenant marcher ‘par
la foi’. Ensuite [Brigham] expliqua les choses d’une
manière si satisfaisante que tous les saints purent voir que
le manteau d’Élie était vraiment tombé sur
les ‘Douze’. » « Special
Meeting », Times
and Seasons
5, 2 septembre 1844, p. 637.
[34] Voir TPM,
Carrington, Albert. Brigham Young parla de l’expérience
de Carrington, qui eut lieu, dit-il, pendant la conférence
d’octobre 1844. Brigham
Young, dans JD,
vol. 5, p. 58, 19 juillet 1857.
[35]
Brigham Young, « Remarks », Deseret
News,
29 juillet 1856, p. 164.
[36] Voir TPM,
Romney, George.
[37] Voir Esplin,
« Joseph, Brigham and the Twelve », p.
301-341.
[38] Procès verbal
manuscrit du sermon de Brigham Young, 25 décembre 1857,
Brigham Young Collection, Archives de l’Église.
[39] Miscellaneous
Minutes, 12 février 1849, Brigham Young Collection, Archives
de l’Église.
[40] Voir TPM,
Woodruff, Wilford.
[41] Voir TSM,
Hunter, Edward et Cheney, Talitha Garlik Avery.
[42] Voir TPM,
Call, Anson et Allred, William Moore.
[43] Voir TPM,
Duncan, Homer.
[44] Effie Ensign
Merrill, Essay for the Sea Gull Camp of Daughters of Utah Pioneers,
12 septembre 1941, copie en la possession de l’auteur.
[45] Voir TSM,
Clements, Ada Winchell. Quelques années plus tard, Albert
envoya une lettre par un ancien, demandant le divorce à sa
femme, ce qu’elle lui accorda. Tous deux se remarièrent.
Après le décès des deux conjoints, Albert rentra
dans l’Église, se rendit en Utah, et Ada et lui allèrent
avec leur fils à la Maison des Dotations où ils se
remarièrent et furent scellés. “The
Lonely Trail" dans Our
Pioneer Heritage,
comp. Kate B. Carter, 20 vols. Salt Lake City, Daughters of Utah
Pioneers, 1958-1977, vol. 3, p. 111-112.
[46] Voir TSM,
Leavitt, Jeremiah.
[47] Voir TSM,
Clawson, Ellen Spencer.
[48]
Voir Carol Cornwall Madsen, In
Their Own Words: Women and the Story of Nauvoo,
Salt Lake City, Deseret Book, 1994, p. 168, 185, 204, 235, 242,
255-256.
[49] Quinn, Mormon
Hierarchy,
166 ; premiers italiques ajoutés.
[50]
John Henry Evans et Minnie Egan Anderson, Ezra
T. Benson: Pioneer—Statesman—Saint,
Salt Lake City, Deseret News Press, 1947, p. 88-89.
[51] Voir TPM,
Burton, William.
[52] Voir TPM,
Woodruff, Wilford.
[53]
Brent L. Top et Lawrence R. Flake, « ‘The Kingdom of
God Will Roll On’: Succession in the Presidency »,
Ensign,
26 août 1996, p. 25.
[54] Un petit nombre de
saints de Nauvoo, qui tenaient des annale quotidiennes, personnelles
ou officielles, portèrent des inscriptions le 8 août,
notant les résultats de la réunion, sans mentionner
l’expérience du manteau à ce moment-là.
Voir TPM, Huntington, Zina Diantha. Wilford Woodruff, qui
tenait à garder une histoire officielle, prit soigneusement
note des paroles des orateurs qui parlèrent à la
conférence, mais ne mentionne pas de manifestation spirituelle
particulière à la réunion. Voir Scott G. Kenney,
dir. de publ., Wilford
Woodruff’s Journal, 1833-1898, Midvale, Utah,
Signature Books, 1983-84, pp. 434-440. Dans leurs journaux intimes,
William Clayton et Heber C. Kimball mentionnent tous les deux
brièvement les résultats du vote fait à la
réunion. Voir
George D. Smith, An
Intimate Chronicle: The Journals of William Clayton,
Salt Lake City, Signature Books, 1991, p. 142 et Heber C. Kimball,
Journal, Archives de l’Église.
Le journal de Willard
Richards contient une inscription de deux pages et demie pour le 7
août, une très brève note pour le 8 août,
suivie d’une page vierge, puis une autre longue inscription
pour le 9 août. La note du 8 août est constituée
de quelques courtes lignes qui disent simplement que Rigdon parla le
matin et que l’Église vota que les Douze deviennent la
Première Présidence. Ensuite Richards écrit :
« Voir Times and Seasons. » La première
mention de la réunion du 8 août dans le Times
and Seasons
est dans le numéro du 2 septembre 1844. Voir la note 34,
indiquant que Richards porta probablement la note après le 8
août. Willard Richards, Journal, Archives de l’Église.
Le journal intime de
Thomas Bullock ne contient pas d’inscriptions pour le 8 août
1844. Voir
note 64. Il
assista cependant à la réunion et en tint le procès
verbal. Ses notes sur la réunion de l’après-midi
ne mentionnent pas d’expérience du manteau. Son
procès-verbal de la réunion du matin, tenu dans sa
sténographie personnelle, sont des notes prises pendant les
discours de Sidney et de Brigham sans commentaires supplémentaires
d’aucune sorte. Thomas Bullock, Minutes, Thomas Bullock
Collection, Archives de l’Église.
[55] Carol C. Madsen
commente: « Certaines expériences humaines sont
tellement intenses et marquantes que le souvenir ramène non
seulement l’événement dans sa totalité,
mais aussi les émotions qui l’entourent. »
Madsen,
In
Their Own Words,
p. 158.
[56]
On trouvera un traitement de la question du manque de papier à
Nauvoo en 1844 dans George W. Givens, In
Old Nauvoo: Everyday Life in the City of Joseph,
Salt Lake City, Deseret Book, 1990, p. 266. Le
13 novembre 1844, le Nauvoo
Neighbor
annonça un manque de papier causé par le « mauvais
état de la navigtation, etc. »
[57] Après avoir
rendu son témoignage de ce que le manteau était tombé
sur Brigham Young, Edmund Ellsworth explique que le président
Young leur dit que le temple devait être construit. Il ajoute:
« Nous nous sommes mis au travail comme quelqu’un
qui est dans la pauvreté. » Edmund
Ellsworth, Autobiography [ca. 1892], olographe, p. 4-5, Archives de
l’Église.
[58]
Esplin, « Joseph, Brigham, and the Twelve », p.
330. Ils
achevèrent suffisamment le temple pour que beaucoup puissent
recevoir leur dotation avant l’exode de 1846.
[59] Voir TPM,
Hyde, William.
[60]
Arrington et Bitton, Mormon
Experience,
p. 85.
[61]
Allen et Leonard, Story
of the Latter-day Saints,
p. 202.
[62] Certains, qui
tenaient assez régulièrement un journal intime,
cessèrent d’écrire vers l’époque du
martyre et ne recommencèrent que plus tard. Par exemple, le
journal intime de Thomas Bullock est silencieux du 15 juin au 8
octobre 1844; Charles Coulson Rich n’écrit rien du 28
juin 1844 au 1er janvier 1845 et Eliza Roxey Snow cesse d’écrire
en avril 1843 et ne recommence qu’en février 1846. Davis
Bitton, Guide
to Mormon Diaries and Autobiographies,
Provo, Utah, Brigham Young University Press, 1977, p. 47, 289,
331-332. Abraham
O. Smoot cesse d’écrire dans son journal vers l’époque
de son retour à Nauvoo, soit le 28 juillet 1844, et reprend
son récit le 9 octobre 1844. Abraham
Owen Smoot, « Abraham Owen Smoot Journal, 1844-1845 »,
Abraham Owen Smoot Papers, archives de BYU.
[63]
Givens, « Sickness and Death », In
Old Nauvoo, p. 112-130.
[64]
George Washington Bean, George
Washington Bean and His Family Records,
comp. Flora Diana Bean Horne Salt Lake City, Utah Printing, 1945, p.
23, 31.
[65] Caroline Barnes
Crosby, « Memoirs Begun at Tubuai, Society Islands,
1851 », Archives de l’Église.
[66] Appleton Milo
Harmon, « Appleton Milo Harmon’s Early History and
Journal for His Travels through the United States, England, and
Scotland in 1850, 1851, and 1852 », Archives de BYU.
[67]
Emily Smith Hoyt, Reminiscences
and Diaries, 1851-1893,
p. 19-20, Archives de l’Église.
[68]
Joseph Grafton Hovey, « Biography of Joseph Grafton Hovey,
Copied and Arranged from His Journal by His Grand Son, M. R. Hovey of
Logan, Utah », texte dactylographié, Archives de
BYU. L’utilisation
par Hovey de l’expression « aussi clair que le
soleil à midi », parfois associée à
une expérience visionnaire (JS–H 1:16 ; D&A 110:3 ;
Actes 9:3), a peut-être une importance spéciale, mais on
n’en est pas sûr..
[69]
Lorsque je donnais le cours de généalogie pour le
Centre de Salt Lake de BYU, j’ai demandé à mes
étudiants combien d’entre eux avaient personnellement eu
une manifestation spirituelle ou connaissaient une expérience
spirituelle d’un proche. Presque toutes les mains se sont
levées. J’ai alors demandé combien avaient écrit
ces expériences. Presque toutes les mains sont retombées.
Un ou deux seulement des étudiants avaient noté cela
dans leur journal. Quand j’ai demandé pourquoi ils
n’avaient pas écrit l’expérience, ils ont
répondu que cela les gênait de mettre un événement
sacré par écrit.
[70]
Martha Pane Jones Thomas, Autobiography, dans Daniel
Stillwell Thomas Family History,
Salt Lake City, Kate Woodhouse Kirkham, 1927, p. 30-31 ; orthographe
standardisée.
[71] Voir TPM,
Johnson, Benjamin F.
[72]
Carol Cornwall Madsen, « Mormon Missionary Wives in
Nineteenth-Century Polynesia », Journal
of Mormon History
13 1986-87, p. 61.
[73] Crosby, « Memoirs »,
non paginé.
[74] Crosby, « Memoirs »,
non paginé.
[75] Voir TPM,
Crosby, Caroline Barnes.
[76]
Hoyt, Reminiscences
and Diaries,
p. 67.
[77]
Andrew Jenson, Latter-day
Saint Biographical Encyclopedia: A Compilation of Biographical
Sketches of Prominent Men and Women in The Church of Jesus Christ of
Latter-day Saints,
4 vols. Salt Lake City, Andrew Jenson History, 1901-1936, vol. 1, p. 182.
[78]
Hoyt, Reminiscences
and Diaries,
p. 19-20.
[79]
Hoyt, Reminiscences
and Diaries,
p. 19.
[80]
Hoyt, Reminiscences
and Diaries,
p. 20.
[81]
Hoyt, Reminiscences
and Diaries,
p. 20.
[82]
Hoyt, Reminiscences
and Diaries,
p. 20-21.
[83] Voir TPM,
Hoyt, Emily Smith.
[84] Voir TSM,
Carbine, William Van Orden.
[85] Voir TPM,
Fisher, James Madison.
[86] Voir TPM,
Field, Mary.
[87] Comme noté
plus haut, les seules mentions “officielles” du manteau
qui avaient été précédemment publiées
étaient l’allusion de Brigham Young en 1857 à
l’expérience d’Albert Carrington et les
déclarations du Times
and Seasons
et du Millennial
Star.
[88] Voir TPM,
Hyde, Orson. Dans ce discours de 1869, Orson Hyde parle comme s’il
avait assisté à la conférence du 8 août à
Nauvoo. Il mentionne le discours de Rigdon à l’assemblée
ainsi que celui de Brigham Young. Toutefois, le journal de Wilford
Woodruff situe l’arrivée d’Orson à Nauvoo
au 13 août.
[89]
Voir TPM, Cannon, George Q. Voir aussi B. H. Roberts, A
Comprehensive History of The Church of Jesus Christ of Latter-day
Saints, Century One,
6 vols. Provo,
Utah, Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, 1965, 2:418 ; History
of the Church,
7:236 n. Le récit de George Q. Cannon est devenu une source
abondamment citée pour les récits “du manteau”
dans les histoires principales de la période de Nauvoo. Il est
toujours accepté comme une version fidèle et on le
retrouve dans les documents historiques et éducatifs actuels
dans l’Église. Le récit de Cannon a été
cité tout récemment dans l’Ensign
en même temps que la lettre de 1903 de Benjamin F. Johnson à
George S. Gibbs. Voir
Top et Flake, « Kingdom of God Will Roll On »,
25.
[90] Voir TPM,
Woodruff, Wilford.
[91]
Voir Tullidge, Life
of Brigham Young and Orson F. Whitney, History of Utah,
Salt Lake City, Cannon and Sons, 1892-1904.
[92] Voir TPM,
Staines, William C.
[93] Voir TPM,
Ivins, Rachel Ridgeway; Richards, Jane Snyder; et Wilcox, Maria
Wealthy.
[94] Voir TPM,
Welch, John.
[95] Voir TPM,
Haven, Eliza Ann.
[96] Voir TPM,
Romney, George.
[97]
Voir TPM, Romney, George.
[98]
Elizabeth F. Loftus et James M. Doyle, Eyewitness
Testimony: Civil and Criminal,
2e éd., Charlottesville, Va, Michie Company Law Publishers,
1992, 8 ; italiques ajoutés.
[99]
M. Scott Peck, « Holiness », dans In
Search of Stones: A Pilgrimage of Faith, Reason, and Discovery,
New York, Hyperion, 1995, p. 75.
[100]
Milton V. Bachman Jr., The
Heavens Resound: A History of the Latter-day Saints in Ohio,
1830-1838, Salt Lake City,
Deseret Book, 1983, p. 264-268, 284-309. Voir aussi Karl Ricks
Anderson, Joseph Smith’s
Kirtland: Eyewitness Accounts,
Salt Lake City, Deseret Book, 1989, p. 169-191.
[101]
Bachman, Heavens
Resound,
p. 300.
[102] Ezra T. Benson ne
prétend pas avoir eu personnellement une vision du manteau,
mais mentionne et accepte apparemment l’expérience des
autres. Voir note 48. Un certain nombre de saints, dont on a trouvé
les réminiscences, prennent soin de noter qu’ils étaient
à la réunion du 8 août, mais ne mentionnent pas
explicitement de transfiguration. Voir les récits suivants : 1)
Lucy Diantha Morley Allen, « Joseph Smith, the Prophet »,
Young Woman’s Journal 17 décembre 1906, p. 537 ; 2)
Gilbert Belnap, Autobiography, texte dactylographié, 37,
Archives de BYU ; 3) David E. Fullmer, « A Brief
Sketch of the Life of David E. Fullmer and His Father Peter
Fullmer », olographe, 40, Archives de l’Église.
[103]
Lavina Fielding Anderson, « Prayer under a Pepper Tree:
Sixteen Accounts of a Spiritual Manifestation », BYU
Studies 33,
no. 1 1993, p. 73-74.
TÉMOIGNAGES DE PREMIÈRE MAIN
On
trouvera ci-après le témoignage de personnes qui ont
laissé une trace de leur expérience du manteau. Ces
documents ont soit été écrits par la personne de
sa propre main ou dictés par elle à un(e) secrétaire.
Les femmes sont reprises sous le nom qu’elles portaient en août
1844. Cette section contient le nom, les dates de naissance et de
décès, l’âge de la personne en août
1844, le témoignage, les sources, et les notes qu’ils
indiquent.
Adams,
William
8 janvier 1822-30
septembre, 1901, 22 ans
Une grande multitude
assistait à la réunion, plus de la moitié de la
foule n’a pu trouver de place pour s’asseoir et est
restée debout. Je n’ai jamais vu de réunion à
laquelle il y avait tant de monde. J’étais assis et je
ne pouvais pas voir les orateurs qui étaient sur l’estrade.
J’écoutais très attentivement, pour pouvoir
entendre chaque mot.
J’ai
entendu une voix parler. Surpris, je me suis levé d’un
bond, pensant que c’était Joseph, le prophète,
qui parlait, puisque je l’avais souvent entendu en public et en
privé, de sorte que je connaissais très bien sa voix. Cela a été un
témoignage très fort de ce
que les douze apôtres étaient les dirigeants légitimes
de l’Église et de ce que la bouche de Joseph était
tombée sur Brigham Young [1].
Allred,
William Moore
24 décembre 1819-8
janvier 1901, 24 ans.
Sidney
Rigdon, l’un des conseillers de Joseph, avait déménagé
à Pittsburg, et quand il a appris le décès de
Joseph, il s’est rendu à Nauvoo pour réclamer son
droit de diriger l’Église. En tous cas, il a dit que
l’Église avait 14 ans et avait le droit de choisir un
tuteur, mais Brigham Young, président du collège des
douze apôtres, et d’autres des douze (qui avaient fait
une mission) ont été de retour juste au moment ou l’on
convoquait la réunion pour écouter Rigdon prêcher.
Lorsqu’il a eu fini, Brigham s’est levé et a parlé
avec une telle puissance que cela a convaincu presque toutes les
personnes présentes que le manteau de Joseph était
tombé sur lui. Pour moi, cela ne faisait pas l’ombre
d’un doute [2].
Ashby,
Benjamin
19 décembre
1828-19 novembre, 1907, 15 ans.
Bientôt
les Douze ont commencé à revenir, ainsi que Sidney
Rigdon, qui s’est efforcé de se faire élire
tuteur de l’Église et j’étais là
lorsqu’il a fait son discours ridicule et vantard, où il
parlait de ramener l’Église à Pittsburg et de
pincer le nez de la reine Victoria etc, etc. Trop stupide pour qu’il
vaille qu’on s’en souvienne. Je n’ai pas connu
Rigdon quand il avait l’esprit de son appel et je ne peux pas
dire quel genre d’homme c’était, mais quand je
l’ai connu, il avait perdu la faveur de Dieu et il était
aussi sec que des fagots dans sa prédication.
J’étais
dans l’assemblée lorsque la question de la succession à
la direction de l’Église a été présentée
au peuple et j’affirme solennellement et je témoigne que
la dernière fois que j’ai vu les traits et les gestes et
que j’ai entendu le son de la voix de Joseph Smith, cela a été
lorsque la silhouette, la voix, et le visage de Brigham Young ont été
transfigurés devant l’assemblée de sorte qu’il
ressemblait à tous points de vue à Joseph Smith. C’est
ainsi que le Seigneur a montré au peuple que le manteau de
Joseph avait été conféré à Brigham
Young [3].
Barney,
Lewis
8 septembre 1808-5
novembre, 1894, 35 ans
Le
lendemain, le président Brigham Young est arrivé à
Nauvoo avec certains des autres apôtres de retour d’une
mission dans les états de l’Est, a convoqué une
réunion et a invité Sidney Rigdon à la chaire
et, en la présence de milliers de saints assemblés, il
a dit à Sidney : Si vous avez quelque chose à
dire, vous en avez l’occasion et vous pouvez prendre la chaire.
Mais Sidney a refusé et est resté assis. Le président
Young s’est alors levé et a pris la parole, son visage
et son aspect ayant ceux de Joseph, sa voix et ses paroles étaient
la voix et les paroles bien connues de notre prophète
martyrisé à tel point que l’assemblée tout
entière a été parfaitement convaincue que le
manteau du prophète Joseph était tombé sur lui
et certains des saints ont réellement cru que c’était
en réalité le Prophète lui-même.
Je me
souviens bien des sentiments que j’ai éprouvés à
ce moment-là. Je savais que c’était Brigham Young
et, connaissant bien le visage, la voix et la façon de parler
du prophète Joseph Smith, j’ai su également que
le manteau du prophète était tombé sur Brigham
et c’était merveilleux et un miracle accompli par le
pouvoir de Dieu à la vue et aux oreilles de toute la multitude
afin qu’elle ne doute jamais que Brigham était le
dirigeant qui avait été choisi pour l’Église
[4].
Bowen,
Cynthia Harrington Durphy/Durfey
30 novembre 1811-novembre
1883, 32 ans
Pendant que j’étais
à la réunion de prière qui a été
convoquée après que l’on a entendu Sydney Rigdon
parler, il s’est produit un événement qui m’a
donné une grande force. Brigham Young s’est tenu devant
nous et pendant que je l’écoutais, son visage a changé
et j’ai vu le prophète Joseph Smith et j’ai
entendu également sa voix parler et j’ai su qui devait
être le prochain prophète du Seigneur et qui devait
diriger les saints [5].
Brooke,
Henry
[pas de dates
disponibles]
Le 15 novembre 1844,
Henry et Catharine Brooke écrivirent depuis Nauvoo que Brigham
Young « ressemble plus à frère Joseph, tant
dans sa personne que dans sa façon de parler, que n’importe
quelle autre personne que vous ayez jamais vue ressemble à une
autre. » [6].
Buckwalter, Henry
Schuler
12 mai 1831-6 novembre
1908, 13 ans.
J’étais
à la réunion quand Sidney Rigdon a essayé de
prétendre à la présidence de l’Église
et le président Brigham Young était d’un autre
avis et sa voix et son aspect étaient exactement comme ceux du
prophète Joseph [7].
Bullock,
Thomas
23 décembre
1816-10 février 1885, 27ans
[Joseph et Hyrum] étaient
deux hommes de bien de leur vivant, et ils sont morts en hommes de
bien ; ils sont morts pour la vérité et ils ont
scellé leur témoignage de leur sang ; et leur
témoignage est vrai.
Le manteau de Joseph est
tombé sur Brigham Young, le sang des martyrs est devenu comme
de la semence sur la terre [8].
Burton,
Robert Taylor
25 octobre 1821-11
novembre, 1907, 22 ans
Ce
matin, au bureau de l’évêque président,
après avoir lu ce qui se disait être un appel aux saints
des derniers jours par Frederick J. Smith en ce qui concerne le
successeur du prophète Joseph Smith, fils, j’a eu
l’occasion, lors d’une conversation avec l’évêque
O. P. Miller, de parler de ce que j’ai vécu à
Nauvoo, quelque temps après le martyre de Joseph et Hyrum
Smith, et, à sa demande, j’ai fait la déclaration
suivante :
C’était
pour moi une des périodes les plus critiques de l’histoire
de l’Église. Un certain nombre de personnes ont prétendu
être les successeurs légaux et avoir cette autorité,
parmi elles Sidney Rigdon, James J. Strang, Aaron et Moïse Smith
et d’autres. L’événement dont je parle
maintenant était une réunion générale des
saints des derniers jours, peu après le retour à Nauvoo
du président Brigham Young et d’autres membres du
collège des douze apôtres, rentrés de mission. La
réunion avait démarré et après
l’introduction habituelle, le président Brigham Young
s’est levé pour s’adresser à l’assemblée.
À
l’époque, je ne connaissais pas le président
Young, mais sa voix, sa façon de se tenir, de s’exprimer
et, de fait, sa silhouette étaient d’une manière
si frappante celles du prophète martyrisé, que je me
suis levé, comme des centaines d’autres, pour regarder
le prophète Joseph Smith, fils. La ressemblance était
si frappante que je n’arrivais pas à croire que ce
n’était pas le prophète lui-même qui était
revenu ; pas qu’il y eût une ressemblance quelconque
entre les deux hommes.
Je ne vais pas dire pourquoi cela s’est
passé à part que je l’ai reçu comme preuve
pour le peuple de ce que Dieu avait choisi Brigham Young comme
successeur au prophète Joseph Smith fils. Il y a eu des
dizaines et même des centaines d’autres qui ont été
aussi frappés que moi à ce moment-là et j’en
ai entendu beaucoup, beaucoup qui sont maintenant morts faire des
déclarations semblables à celle que je fais ici.
(signature) R. T. Burton
[9].
Burton, William
3
octobre 1809-17 mars 1851, 34 ans
Nous
sommes arrivés à Nauvoo en mai… il y avait un
autre changement qui s’était produit pendant que j’étais
en mission, un événement douloureux et
dur à supporter. Ç’a été le martyre
du prophète et voyant et du patriarche, dont je n’ai pu
entendre les voix proclamer les vérités du ciel, mais
leur charge [de Joseph et de Hyrum] a été remplie par
d’autres beaucoup mieux que je ne l’aurais cru. L’esprit
de Joseph a semblé reposer sur Brigham... Grandes
et mystérieuses sont les voies de Dieu ! [10].
Call,
Anson
13mai 1810-31 août
1890, 34 ans
Cette
semaine-là, Brigham Young et d’autres des Douze sont
arrivés en ville. Le
dimanche suivant, Brigham et une partie des Douze se sont présentés
dans notre assemblée. Il
a dit qu’il n’était pas venu pour faire une
campagne électorale, ni avancer des prétentions
particulières, mais pour faire son devoir, et c’était
au peuple de juger entre la vérité et l’erreur. Il
[Brigham] n’avait prononcé que quelques phrases que je
découvrais que c’était la voix de Joseph et si
j’avais été quelque part où mes yeux
n’auraient pas pu le voir, j’aurais cru que c’était
Joseph qui parlait.
C’étaient la voix de Joseph et les gestes de Joseph
pendant la totalité du discours. J’étais
totalement sûr que c’était la voie que je devais
suive comme c’était le cas pour la majorité des
frères. [11]
Cannon,
George Q.
11 janvier 1827-12 avril
1901, 17 ans
C’était
la première fois que le peuple entendait le son de sa voix
[celle de Brigham] depuis qu’il était parti en mission
dans l’Est, et l’effet a été tout à
fait étonnant. Qui,
parmi ceux qui étaient présents en cette occasion,
pourra jamais oublier l’effet que cela lui a fait ! Si
Joseph était ressuscité des morts et leur avait de
nouveau parlé, l’effet n’aurait pas pu être
plus étonnant qu’il le fut pour beaucoup d’autres
personnes présentes à cette réunion. C’était
la voix de Joseph lui-même ; et
non seulement c’était la voix de Joseph que l’on
entendait, mais
les spectateurs avaient l’impression que c’était
la personne même de Joseph qui se tenait devant eux.
Nous n’avons jamais entendu parler d’événement
plus merveilleux et plus miraculeux que celui qui s’est produit
ce jour-là en la présence de cette assemblée. Le
Seigneur a donné à son peuple un témoignage qui
ne laissait pas le moindre doute quant à celui qu’il
avait choisi pour le diriger.
Son peuple
a vu et entendu de ses yeux et de ses oreilles naturels, et ensuite
les mots qui ont été prononcés ont pénétré
leur cœur, accompagnés du pouvoir de conviction de Dieu
et ils ont été remplis de l’Esprit et d’une
grande joie.
Il y avait eu du chagrin et, probablement, dans certains cœurs,
du doute et de l’incertitude, mais
maintenant il était clair pour tout le monde que c’était
là l’homme à qui le Seigneur avait conféré
l’autorité nécessaire pour agir parmi eux à
la place de Joseph
[12].
Cox,
Elias
15 janvier 1835-8 mai
1917, 9 ans
J’ai
entendu frère Brigham parler et c’est la première
fois de toute ma vie que je voyais deux hommes se ressembler autant
par l’aspect et par la voix. Lorsqu’il s’est
assis, je me suis demandé où Joseph était parti.
[13]
Crosby,
Caroline Barnes
5 janvier 1807-16 février
1884, 37ans
Sidney
Rigdon est monté en chaire et a essayé de prouver au
peuple qu’il était le successeur légitime de
Joseph. Et
ses arguments étaient si puissants que beaucoup ont failli se
laisser persuader de le croire, mais
dès que les douze apôtres avec frère Brigham
Young à leur tête ont pris la parole, il est apparu
d’une manière concluante sur qui le pouvoir reposait. C’était
la première fois que je pensais qu’il [Brigham]
ressemblait à frère Joseph, mais
presque tout le monde s’est exclamé que le manteau de
Joseph était tombé sur Brigham.
Moi, en tous cas, je
n’ai plus jamais eu le moindre doute après cela.
Nous
avons tous été rapidement consolés en ce qui
concerne nos dirigeants, mais les persécutions ont continué
tout autour de nous. Les
frères étaient obligés de monter continuellement
la garde.
[14]
Duncan,
Homer
19 janvier 1815-23 mars
1906, 29 ans
Il
y a encore une manifestation de la bonté du Seigneur à
mon égard que je dois mentionner. Lors
de la réunion spéciale qui eut lieu à Nauvoo
après la mort du prophète Joseph Smith, au moment
où le manteau du Seigneur tomba sur Brigham Young. J’étais
assis à écouter quelqu’un parler, la tête
baissée, le visage dans les paumes de mes mains et mes coudes
sur les genoux.
Pendant que j’étais dans
dans
cette position, Brigham Young est monté en chaire et a
commencé à parler avec la voix de Joseph, le prophète.
Connaissant
tellement bien la voix du prophète, j’ai presque sauté
de ma chaise d’étonnement, mais je suis resté
assis et j’ai entendu la voix du prophète [Joseph] aussi
longtemps que Brigham Young a parlé. Non
seulement la voix de Brigham ressemblait à celle de Joseph,
mais les gestes mêmes qu’il faisait de sa main droite
quand il disait quelque chose de très positif me rappelaient
Joseph.
J’ai alors su qui
devait mener l’Église de Jésus Christ des saints
des derniers jours car il est certain que le manteau de Joseph est
tombé sur Brigham
[15].
Ellsworth,
Edmund
1 juillet 1819-29
décembre 1893, 25ans
Le
prophète a décidé de se présenter à
la présidence des États-Unis. J’ai
été appelé à me rendre dans l’État
de New
York pour une mission électorale. Je m’y suis rendu
immédiatement et j’y ai travaillé jusqu’à
la mort du prophète, époque à laquelle j’ai
reçu une lettre du président Young rappelant les frères
au pays. J’étais
présent à la réunion qui a jugé le
président Sydney Rigdon, où j’ai clairement vu le
manteau de la prêtrise tomber sur le président Young
avec sa puissance et son esprit.
Le
témoignage en a été donné à la
plus grande partie de l’assemblée.
[16]
Field,
Mary
1 février 1836-20
juillet 1943, 8 ans
Après
la mort de Joseph Smith, il y a eu une certaine confusion quant à
savoir qui devait être notre dirigeant. Sidney
Rigdon prétendait avoir eu une vision selon laquelle il devait
être notre chef, mais, avec ma mère, j’étais
à la réunion au cours de laquelle le manteau de Joseph
est tombé sur Brigham Young tandis qu’il parlait au
peuple. Maman avait sur les genoux le bébé qui jouait avec une tasse de fer blanc. Il
l’a laissé tomber, attirant notre attention vers le sol. Maman
s’est penchée pour la ramasser, et c’est à
ce moment-là que nous avons sursauté en entendant la
voix de Joseph.
Nous
avons vite levé les yeux et nous avons vu la silhouette du
prophète Joseph se tenir devant nous. Frère
Brigham lui ressemblait si fort et parlait tellement comme lui que
pendant une minute nous avons pensé que c’était
Joseph. À partir de ce moment-là, il n’y a pas eu
le moindre doute
dans le cœur des saints sur le point de savoir qui devait être
leur dirigeant inspiré.
LorsLorsque
Brigham Young a été soutenu comme notre prophète
et notre dirigeant, l’ordre a été de nouveau
remis dans l’Église sous sa direction. Les
saints étaient vivement désireux de terminer le temple
de Nauvoo, comme le prophète Joseph le leur avait commandé
avant sa mort.
À force de travail et de volonté, les saints ont
terminé le temple et un grand nombre d’entre eux y ont
reçu leurs dotations
[17].
Fisher,
James Madison
22 juillet 1833-1 janvier
1907, 11 ans
Les
douze apôtres étaient tous loin de chez eux. Avant leur
retour, Sydney Rigdon a voulu convoquer une réunion et
demander au peuple de le choisir pour être son dirigeant. Le
peuple a dit non, il a voulu attendre que les Douze soient revenus. Brigham
Young a été le premier à arriver. Une fois que
tous ont été rentrés, une réunion a été
convoquée pour choisir un dirigeant. Elle a eu lieu dans un
bosquet où l’on tenait les réunions en été. J’étais
là, Rigdon a été le premier à parler.
Cela ne sonnait pas bien.
Quand il s’est assis, frère
Brigham s’est levé, le manteau de Joseph est tombé
sur lui, il était l’image du prophète [Joseph] et
il avait la voix du prophète. Cela a été une
grande surprise pour les gens, cela a montré aux saints qui
devait être leur dirigeant. Rigdon a quitté l’Église,
il est allé en Pennsylvanie
et y a lancé son église à lui, mais elle n’a
pas tardé à se désintégrer
[18].
Garner, Mary Field
Voir Field, Mary
Gates,
Jacob
9 mars 1811-14 avril
1892, 33 ans
Après
la mort de Joseph et de Hyrum, l’excitation a semblé
s’apaiser. Entre-temps, Sidney Rigdon, qui avait été
conseiller de Joseph Smith, est arrivé et a tenté
d’usurper l’autorité sur l’Église
comme successeur de Joseph, mais l’Église a été
sauvée par l’arrivée opportune des Douze et de
l’Esprit de Dieu qui enseigne toujours correctement et le
résultat a été que Rigdon a été
retranché de l’Église pour sa mauvaise conduite
et est allé à Pittsburg, suivi par un petit nombre de
gens qui étaient des hommes comme lui dont la bouche était
pleine de malédictions et de rancœur. Le pouvoir de la
prêtrise a reposé sur les Douze, soutenus par l’Esprit
de Dieu, ce qui leur a permis de donner les instructions susceptibles
d’unir le cœur des saints comme le cœur d’un
seul homme. Ils sont allés de l’avant pour construire le
temple [19].
Glines,
James Harvey
19 avril 1822-31 août
1905, 22 ans
Je
suis arrivé à temps pour entendre les derniers discours
de Sidney Rigdon devant l’Église. Le
président Brigham Young et d’autres des douze apôtres
sont alors arrivés et ont convoqué une réunion
dans le bosquet à l’est du quartier du temple...
Sidney
Rigdon a cessé de parler. Le
président Brigham Young s’est levé et a commencé
à parler, et tous les yeux étaient tournés vers
lui, car il paraissait avoir la voix du prophète Joseph, comme
beaucoup en ont témoigné à l’époque,
car il a parlé avec une grande puissance et une grande
autorité au point de convaincre les saints que le manteau
était tombé de Joseph sur Brigham.
[20]
Grant,
Rachel Ridgeway Ivins
voir Ivins, Rachel Ridgeway
Greenhalgh, Mary
Clough/Cluff
18
mars 1814-16 décembre 1851, 30 ans
Voir Greenhalgh, William
Greenhalgh, William
29
juillet 1811-3 avril 1882, 33 ans
Au
bout de quelques jours, Sidney Rigdon est arrivé à
Nauvoo pour voir si le peuple l’accepterait comme tuteur pour
agir à la place de Joseph. Il
a dit aux gens que s’ils ne l’acceptaient pas, Dieu les
rejetterait en tant que peuple avec leurs morts. Il
allait retourner à Pittsburg et Dieu susciterait un peuple
pour lui à Pittsburg. Les
Les mains levées, il a demandé à Dieu et aux
anges de témoigner de lui. Il
leur a parlé le lendemain pour voir si le peuple
l’accepterait.
C’est
à ce moment-là que Brigham Young et Heber C. Kimball
sont revenus au pays. Le
lendemain matin, Brigham Young a ordonné au peuple d’amener
un chariot du côté du sud de l’assemblée
pour que le peuple puisse entendre tout ce qu’il avait à
dire. Brigham
s’est levé et a dit : « Je souhaiterais
que l’on ne soit pas aussi pressé ici. » Il
a parlé avec tant de puissance et la voix de Joseph a retenti
à travers lui avec tant de clarté que ceux qui ne
pouvaient pas le voir ont su que c’était la voix de
Joseph qui parlait par Brigham Young.
Ma
femme Mary, qui était assise près de moi et qui ne
pouvait pas tourner la tête, m’a demandé si
c’était Joseph. Je
lui ai dit que non, mais que c’était la voix de Joseph
qui parlait par Brigham Young. Cela a été le
témoignage vivant de ce que le manteau était tombé
de Joseph sur Brigham, et à partir de ce moment-là,
beaucoup ont voulu se séparer des saints, mais Brigham le leur
a interdit et leur a dit que le troupeau ne devait pas être
dispersé.
[21]
Hamblin,
Jacob
2
avril 1819-31 août 1886, 25 ans
Le 24, quand je suis
arrivé à Nauvoo, j’ai vu qu’il y avait un
rassemblement des saints devant la chaire.
En
m’approchant, j’ai vu Monsieur Sidney Rigdon s’adresser
à l’assemblée. J’ai écouté
quelques minutes et je me suis dit dans mon cœur que ce n’était
pas la voix du vrai berger
[22].
À
Nauvoo, j’ai trouvé Sidney Rigdon occupé parmi
les saints à essayer de les persuader de ses droits à
la présidence de l’Église. Il
était premier conseiller du prophète Joseph au moment
de la mort de ce dernier. L’Église
avait quatorze ans, et il affirmait qu’elle avait le droit et
le devoir de désigner un tuteur et il souhaitait que le peuple
le confirme comme tuteur.
J’étais
très mécontent du chemin qu’il prenait et, comme
je ne pouvais pas le soutenir, j’ai eu envie de quitter Nauvoo
un certain temps. Je
suis allé à la campagne, où j’avais laissé
ma femme et deux enfants avec ma soeur Melissa…
Le
8 août 1844, j’ai assisté à une réunion
générale des saints. Frère Rigdon
était là, avançant ses prétentions à
la présidence de l’Église. Sa
voix ne ressemblait pas à la voix du vrai berger. Il
était sur le point de demander que l’assemblée
vote pour le soutenir comme président de l’Église,
lorsque Brigham Young, Parley P. Pratt et Heber C. Kimball sont
montés sur l’estrade.
Brigham
Young a dit à l’assemblée: « Je
vais organiser ce vote pour frère Rigdon. Ce n’est pas
lui qui
préside ici. Cet
enfant-ci (voulant dire lui-même) va gérer un certain
temps ce troupeau. » La
voix et les gestes de cet homme étaient ceux du prophète
Joseph.
À
de rares exceptions près, le peuple a bien vu
que le manteau du prophète Joseph était tombé
sur Brigham Young. Certains
ont eut l’impression que c’était Joseph qui se
tenait de nouveau devant eux.
Je
me suis levé et j’ai dit à un homme qui était
assis à côté de moi : « Ça
c’est la voix du vrai berger : le chef des apôtres. »
[23]
Hancock,
Mosiah Lyman
9 avril 1834-14 janvier
1907, 10 ans
Quoique n’étant
qu’un enfant, j’ai vu le manteau du prophète
Joseph reposer sur Brigham Young; et, tel un lion, il s’est
montré à la hauteur de la situation et a dirigé
le peuple…
Je
me souviens du grand désir de Sidney Rigdon. Mais j’avais
vu le prophète Joseph proclamer ces paroles devant le peuple :
« Il y a longtemps assez que je porte Sidney Rigdon –
maintenant je le jette de mes épaules. Si mon frère
Hyrum souhaite le ramasser et le porter, il peut le faire ; moi
je ne le porte plus. »
J’ai
vu frère Brigham Young, du Collège des Douze, se lever
devant le peuple – et j’ai vu en lui l’aspect de
Joseph et la voix de Joseph; et il m’a semblé qu’en
plus il était aussi grand que Joseph. Je savais que le manteau
de Joseph était tombé sur Brigham. J’avais
entendu le Prophète dire qu’il avait mis l’avenir
de l’Église et du Royaume sur les épaules des
Douze, afin qu’ils portent et envoient cet Évangile à
toutes les nations sous les cieux [24].
Harper,
John Nelson
9
mars 1813-31 mars 1863, 31 ans
Quand
les Douze sont revenus, les saints se demandaient qui allait guider
l’Église; Sidney Rigdon était là
fraîchement arrivé de Pittsburg, il voulait choisir un
tuteur pour l’Église, mais quand frère Brigham
s’est levé sur l’estrade, j’ai reçu
un témoignage personnel: il m’est apparu comme s’il
était frère Joseph et c’était la voix de
Joseph et là le manteau de Joseph est tombé sur
Brigham. Il [Brigham] a dit que ce n’était pas une place
enviable que de se tenir à la tête du peuple, car c’est
là que les flèches de l’ennemi allaient
converger. Mais il était disposé à se trouver là
où le Seigneur le mettait [25].
Haven,
Eliza Ann
15 mai 1829-20 janvier
1923, 15 ans
Tout
le monde se posait la question :
« Qu’allons-nous
faire sans notre prophète ? »
J'avais
alors 15 ans et nous étions tous si tristes.
J'étais
à la réunion au cours de laquelle Sidney
Rigdon
s'est
levé
et s'est déclaré être notre véritable
prophète et dirigeant.
Très
peu ont répondu à sa déclaration.
Je
suis heureuse de dire que pas un de la famille de mon père n’a
estimé qu'il était l’homme qu’il fallait.
Peu
après le président
Brigham
Young
est revenu de l'Est où il était en
mission.
J'étais
à la réunion au cours de laquelle le manteau de frère
Joseph
l’a enveloppé...
Quand
il a parlé, c’était avec la voix de frère
Joseph.
J’ai
sauté sur mes pieds et j’ai dit à ma mère
:
« Notre
prophète est revenu à la vie, maman, frère
Joseph est revenu », parce qu’il était là
aussi clairement que je l'aie jamais vu de son vivant ;
et
sa voix et ses traits étaient vraiment ceux de notre prophète
bien-aimé.
Peu après, une
brume a semblé passer devant visage
de frère Brigham
et c’est frère Young qui était là, parlant
de sa voix naturelle, mais nous savions que c’était lui
qui devait être notre dirigeant.
Des
centaines de personnes ont
été témoins de
la même chose, mais toutes celles qui étaient là
n’ont pas eu cette chance [26].
Hendricks,
Drusilla
Dorris
8
février 1810-20 mai 1881, 34 ans
Sidney
Rigdon n’a pas tardé à convoquer une
réunion afin de présenter ses prétentions à
la présidence de l'Église.
Certains
des Douze étaient rentrés de mission et le jour où
la réunion a été tenue. Et tandis qu'elle était
en cours, Brigham
Young
(président du Collège
des douze apôtres) et d'autres se sont glissés sur
l’estrade et n'ont rien dit jusqu'à ce que Sidney
Rigdon
ait eu fini, il se tenait debout près du centre de l’auditoire
dans un chariot, étant donné que la réunion
avait lieu dans la Bowry
[Bowery].
Puis
le président Young
a commencé à parler.
Je
me suis levé d’un bond pour regarder et voir si ce
n'était pas frère Joseph, car c’étaient à
coup sûr sa voix et ses gestes.
Chaque
saint des derniers jours a facilement pu voir sur qui la prêtrise
descendait, car Brigham
Young
détenait les clefs.
Sidney
Rigdon
en a emmené quelques-uns, mais où sont-ils maintenant ?
Ils ont dégénéré dans l'incrédulité
et sont tombés à néant [27].
Hinckley,
Arza
Erastus
15
août 1827-18 février 1901, 16 ans
L'inscription
qui suit le 20 novembre 1844 dans le journal intime d'Arza
Hinckley
à l'université Brigham
Young
dit
:
« ‘…
et Brigham
Young
sur qui le manteau du prophète Joseph est tombé est un
homme de Dieu et il garde tout en bon ordre.’ » [28].
Hoyt,
Emily
Smith
1er
septembre 1806-6 août 1893, 37 ans
[Après
le martyre] nous [Emily
et Samuel]
avons de nouveau été convoqués de l’autre
côté du fleuve et nous y sommes allés pour
entendre ce que l’on voulait.
Le
président Brigham
Young,
alors président des Douze, était revenu.
Les
gens
ont été rassemblés dans la vieille Bowry
où Joseph avait parlé pour la dernière fois au
peuple.
Sydney
Rigdon
a fait un discours et a prétendu avoir l'autorité de
diriger l'Église. D'autres avaient des prétentions
semblables.
Aucune
ne me semblait raisonnable.
Le dernier
s'est
levé.
C’était
Brigham
Young, le président des Douze de l’époque.
Il
a parlé au peuple d’une manière tout à
fait différente de tous ceux qui l'avaient précédé.
Une
foule de témoins s'est
levée
après que B.Y. s’est assis et a témoigné
de la véracité de ce qu'il avait dit.
Le
président B.Y. s'est
levé
une deuxième fois de son siège et s'est adressé
à l’auditoire.
J'avais
bien connu Joseph pendant la dernière partie de sa vie.
Nous
étions allés bien des fois chez lui et Joseph, Hiram
et leurs familles se sentaient à l’aise chez nous
[Emily
parle d’événements précédant le
martyre de Joseph et de Hyrum]…
Mais le Dieu du ciel qui avait dit que c'était son affaire de
pourvoir aux besoins de ses saints, a renvoyé le président
B. Young au pays juste à temps et l'a revêtu non pas du
« manteau d'Élie »,
mais de l'esprit et du pouvoir
qui avaient reposé sur Joseph.
Mes yeux et mes oreilles ont été témoins.
La
façon de raisonner, l'expression du visage, le son de la voix
ont fait frémir mon âme entière.
Mes
propres yeux avaient vu le corps assassiné de Joseph.
Mes
propres mains avaient senti le froid glacial de la mort sur son front
jadis noble.
Je
savais que Joseph était mort.
Et pourtant j’ai
souvent sursauté et j’ai involontairement regardé
l’estrade pour voir si ce n'était pas Joseph.
Ce
n'était pas lui, c'était Brigham
Young
et s’il y a quelqu’un qui doute du droit de Brigham
de gérer les affaires pour les saints, tout ce que j’ai
à lui dire c’est ceci :
Obtenez
l'esprit de Dieu et connaissez par vous-même.
Le
Seigneur
s’occupe des siens.
La
parole
du Seigneur a-t-elle jamais échoué ?
Frère Young
ne vivra pas éternellement sur cette terre.
Mais
celui qui règne dans le ciel et sur la terre dirige tout selon
sa volonté.
Les
saints vivront [29].
Huntington,
Zina
Diantha
13
janvier 1821-27 août 1901, 23 ans
Je
suis allée à la réunion l'après-midi,
grâce à celui qui règne là-haut,
la majorité des Douze étaient là.
Brigham
Young a parlé
et l'Église a voté que les 12 devaient agir dans
l’office de leur appel
à côté de Joseph ou des trois premiers présidents
[30].
On
ne trouvera jamais les mots pour dire ce que les
saints ont souffert durant ces jours d'épreuve ;
mais
le doux esprit – le Consolateur – ne les a pas abandonnés
;
et
quand les Douze sont revenus, le manteau de Joseph est tombé
sur Brigham.
Quand
je me suis approchée de l’estrade (le jour où
Sidney
Rigdon
essayait d'obtenir la tutelle de l'Église), le président
Young parlait.
C'était
la voix de Joseph Smith,
pas celle
de Brigham
Young.
Sa
personne même avait changé.
Le
manteau a vraiment été donné à un autre.
Il n’y avait pas le moindre doute à ce sujet dans
l’esprit
de cette vaste assemblée.
Tous
ont
été témoins de la
transfiguration,
et même aujourd'hui des milliers de personnes en rendent
témoignage.
J'ai
fermé les yeux.
J’aurais
pu m’exclamer : Je sais que c’est la voix de Joseph
Smith !
Pourtant
je savais qu’il avait disparu.
Mais
le même esprit était avec les gens
;
le
Consolateur est resté [31].
Hyde,
Orson
8
janvier 1805-28 novembre 1878, 39 ans
Je
vous
dirai
que tant que Dieu a une Église sur la terre, il la gouvernera.
Maintenant
je vais vous dire quelque chose de mes sentiments à ce sujet.
Je
sais que quand le président Young est revenu avec les Douze à
Nauvoo,
il les rassemblés autour de lui et leur a dit :
« Je
voudrais que vous vous dispersiez parmi l'assemblée
et tâtiez le pouls de la population pendant que je parlerai en
chaire. »
Nous
sommes allés parmi l'assemblée
et le président Young est monté en chaire.
Il
a parlé et ses paroles m’ont traversé comme de
l'électricité.
« Est-ce
que je me trompe ? ai-je dit, ou est-ce vraiment la voix de
Joseph
Smith
? »
Ceci
est mon témoignage, ce n'était pas seulement la voix de
Joseph, mais c’étaient les traits, les gestes et même
la stature de Joseph qui étaient là devant nous en la
personne de Brigham.
Et
bien que l’on puisse dire que le président Young est un
imitateur parfait et qu’il peut imiter n’importe qui, je
voudrais voir l'homme qui peut imiter la stature de quelqu’un
qui avait une douzaine de centimètres de plus que lui. Tous
ceux qui étaient inspirés par l'Esprit du Seigneur
l’ont senti.
Ils
l'ont su.
Ils
s’en sont rendu compte.
Je
me suis assis au milieu de l'assemblée,
avec les deux épouses que Joseph m'avait données et
qu’il m’avait scellées.
Quand
le président Young a commencé à parler, l'une
d'elles a dit :
« C'est
la voix de Joseph !
C'est
Joseph
Smith
! »
L'autre
s’est exclamée : « Je ne le vois pas, où
est-il ? » La pensée m’est venue à
l’esprit concernant l'Écriture
que le président Young vient de citer : « Mes
brebis connaissent ma voix et me suivent. »
Où
est celle qui a reconnu
la voix de Joseph dans le président Young ?
Où
est-elle ?
Elle
est là où son devoir l’appelle.
Mais où est l’autre ? Partie là où
j’aurais préféré qu’elle n’aille
pas.
Les
brebis du bon berger suivent la voix qu'elles connaissent ;
mais
elles ne suivent pas la voix d'un étranger.
C'était
une manifestation du pouvoir
du Tout-Puissant ; c’était le pouvoir
de Dieu reposant sur une personne aux yeux de tout le peuple ;
non
seulement dans les traits et la voix, mais même dans la
stature.
C'est
là mon témoignage…
Fallait-il une preuve
que Joseph était là en la personne de Brigham,
parlant avec la voix d'un ange ?
Cela ne demandait aucun argument
;
pour
ceux qui craignaient Dieu et aimaient la vérité, il
n'en fallait aucun.
[32]
Lorsque
notre prophète et notre patriarche ont été tués,
ou en tous cas peu de temps plus tard, quand les Douze sont revenus à
Nauvoo,
leur situation immédiate n'était pas vraiment agréable
et plaisante ou profitable.
Mais
qu'il suffise de dire que nous avons eu une réunion, une
conférence, où le président Young était
le centre de l'attention.
Quand il s’est levé pour
parler, et dès qu'il a ouvert la bouche, j'ai entendu la voix
de Joseph à travers lui, et elle m’était aussi
bien connue que la voix de ma femme, la voix de mon enfant ou la voix
de mon père.
Et
non seulement j’ai entendu distinctement et incontestablement
la voix de Joseph, mais j'ai vu les gestes mêmes de sa
personne, les traits mêmes de son visage et si je ne fais pas
erreur, la taille même de sa personne est apparue sur
l’estrade.
Et
j’ai ressenti avec le tressaillement de la conviction que
Brigham
était l'homme qui devait diriger ce
peuple.
Et
depuis lors jusqu’à ce jour, il n'y a jamais eu la
moindre question ni le moindre doute dans mon esprit en ce qui
concerne la divinité de sa désignation.
Je
sais qu'il était l'homme choisi par Dieu pour remplir le poste
qu’il détient maintenant [33].
Hyde,
William
11
septembre 1818-2 mars 1874, 25 ans
Le
jeudi 8 août, j'ai assisté à une conférence
spéciale à Nauvoo.
Frère Rigdon
a parlé le matin à l'assemblée.
Frère
Rigdon
voulait, comme il l’a exprimé, la tutelle de l'Église,
mais il était clair que l'Esprit du Seigneur
s’était retiré de lui et qu'il voulait ce qui ne
lui appartenait pas.
Depuis
le temps où les saints avaient été chassés
du Missouri, il avait évidemment été dans les
coulisses et n'avait pas agi d’une manière digne de son
poste et j'ai entendu un jour Joseph
Smith dire
qu'il avait porté suffisamment longtemps frère Rigdon
sur son dos et, se tournant ensuite vers les Douze, il a dit que
s'ils ne l'aidaient pas à ce moment-là à se
débarrasser de lui, le moment viendrait où ils
devraient le faire, et cela sans son aide, à lui, Joseph.
Et
le jeudi, 8 août, cette parole du Prophète m’est
revenue avec force à l’esprit.
L'après-midi,
le président Brigham
Young
est monté en chaire et s'est adressé à la vaste
multitude d'auditeurs impatients en ces termes :
« Pour
la première fois, les Douze montent en chaire là où
c’est leur place, nous avons marché par la vue et pas
par la foi.
L'Église
avait eu la bénédiction d’aller à Joseph
et de recevoir, mais maintenant il est passé de l'autre côté
du voile.
Il
a aimé l'Église même jusqu’à la mort
et a donné
sa vie
pour elle. »
Le
président Young a ensuite posé les questions suivantes
:
« Voulez-vous
choisir une personne pour vous mener dans le Royaume, si oui,
manifestez-le. »
Tous
ont gardé le silence.
« S'il
y a ici quelqu’un qui souhaite emmener un groupe après
lui, qu’il se lève. »
Mais
personne ne s’est levé.
« J'aurais
voulu, a dit le président Young, jeûner trente
jours et vêtir ma maison de deuil, mais il semble que les
saints soient décidés à parler affaires.
Ils
ne sont pas disposés à attendre que tout se mette en
place, mais il faut parler affaires et puisqu’il m’échoit
de parler, je parlerai clairement.
Vous
voulez que le président Rigdon prenne la place de Joseph, si
oui, prenez-le.
Voici
les Douze.
Mes
genoux ont-ils jamais fléchi, ces mains ont-elles jamais
faibli ? »
« Non »
et
« non »
ont dit des voix
venues de toutes les directions.
« Les Douze détiennent
les clefs et ont une autorité égale à celle du
Premier Président quand celui-ci est absent.
Vous
voulez choisir un administrateur pour prendre la place de Joseph, si
oui, les Douze doivent l'ordonner, car le pouvoir
repose sur eux et sur eux seuls, l'Église ne peut pas le
faire… »
Et
alors il a dit que si frère Rigdon
voulait être porte-parole de Joseph, il n’avait qu’à
aller de l'autre côté du voile.
« Qui,
a-t-il dit, a jamais entendu dire qu’une personne d'un côté
du voile pouvait agir comme porte-parole d’une personne qui est
de l'autre côté ? »
Le
président a dit
en outre que personne ne pouvait se tenir entre Joseph et les Douze.
Puis, se
tournant vers le peuple, il a dit que c'était leur place de se
lever et d’aider à faire avancer le Royaume.
« Mais
n'entreprenons rien de nouveau, suivons la loi et n’entreprenons
pas de diviser la prêtrise
d’un seul cheveu. »
Les
frères
P. P. Pratt et Amasa
Lyman
ont fait quelques réflexions très appropriées,
confirmant ce que le président Young avait dit…
Le
président Young s'est
de nouveau levé
et a parlé des dotations des frères.
Il a dit
qui s'ils ne les obtenaient pas dans le temple, ils devraient les
recevoir même si cela devait être dans le désert,
parce que le diable ne pouvait pas les en priver.
Il
a alors lancé un appel aux saints pour savoir s'ils voulaient
recevoir les Douze et les laisser se tenir à leur place en
tant que Première
Présidence
de l'Église en l'absence de Joseph.
Le
vote a été unanime.
Ce
jour-là il était clair que le manteau de Joseph était
tombé sur le président Young.
La
voix du même esprit par lequel Joseph parlait avait, ce
jour-là, retenti à nos oreilles, et ce à ce
point qu’une fois, sans y penser, j’ai levé la
tête pour voir si ce n'était pas réellement
Joseph qui s'adressait à l'assemblée.
L'assemblée
a été dispersée par le président Young
après avoir été bénie au nom du Seigneur
[34].
Ivins,
Rachel
Ridgeway
7
mars 1821-27 janvier 1909, 23 ans
Après
la mort du prophète, quand Sidney
Rigdon
est venu parler à Nauvoo,
il pensait qu'il avait le droit d'être président de
l'Église.
Le
président Young a sauté de son siège et a parlé.
Si
vous aviez eu les yeux fermés, vous auriez pensé que
c'était le prophète [Joseph].
En
fait il avait son aspect, son visage même a paru changer et il
a parlé comme lui [35].
Johnson,
Benjamin
Franklin
28
juillet 1818-18 novembre 1905, 26 ans
À
propos de Brigham
Young
comme président de l'Église, je vais de nouveau rendre
ceci comme témoignage fidèle que je sais et atteste que
la responsabilité de porter le Royaume au monde entier a été
mise sur la tête de Brigham
Young
comme chef, avec l'apostolat
tout entier, par la voix du prophète Joseph, en ma présence.
Et je rends en outre ceci comme témoignage, loyal
et fidèle,
à l'Église et au monde entier, qu’à une
conférence de toute l'Église, à Nauvoo,
après la mort du prophète et avant le retour des
apôtres absents, je me suis trouvé dans l'assemblée
assis près du président Rigdon, très attentif à
son invitation à la conférence à
reconnaître
et soutenir sa prétention à être « tuteur
pour l'Église ».
Et
j’étais peut-être dans une certaine mesure
oublieux de ce que je savais être les droits et les devoirs de
l'apostolat,
et quand il a terminé son discours et s’est assis,
j’avais le dos partiellement tourné vers les sièges
occupés par l’apôtre Brigham
Young
et d'autres apôtres, quand soudain, et comme venant du ciel,
j'ai entendu la voix du prophète Joseph, qui a fait frémir
tout mon être, et en me retournant rapidement, j’ai vu
dans la transfiguration
de Brigham
Young,
la silhouette haute, droite et imposante du prophète Joseph
Smith,
entourée d'un éclat de lumière qui le couvrait
de la tête aux pieds et j'ai entendu la voix réelle et
parfaite du prophète, jusqu’au sifflement causé
des années plus tôt par la perte d'une dent cassée
par des émeutiers
à Hyrum
[Hiram].
Cette
vision, bien que n’ayant duré que quelques secondes, a
été pour moi aussi vive et aussi réelle que
l’éclat de l’éclair ou la voix du tonnerre
dans le ciel et j’ai été si profondément
impressionné par ce que j'ai vu et entendu lors de la
transfiguration
que, pendant des années, je n'ai pas osé raconter ce
que le Seigneur m’avait donné de voir.
Mais
quand, des années plus tard, j'ai rendu ce témoignage
en public, j'ai constaté que d'autres avaient témoigné
avoir vu et entendu la même chose.
Mais
quelle proportion de l'assemblée
qui était présente, il m’était impossible
de le savoir.
Mais
je sais
ceci, mon témoignage est vrai.
La
dent perdue du prophète, à laquelle je fais allusion,
avait, tout le monde le savait, été cassée par
les émeutiers
à Hyrum
[Hiram]
pendant qu’ils essayaient de lui ouvrir la bouche de force pour
l'étrangler avec de l'acide, et depuis ce moment-là
jusqu'à ce que la dent ait été remplacée
par un voisin dentiste, un an ou deux avant sa mort, un sifflement
avait accompagné tous ses discours publics et je l’ai
encore entendu clairement au moment dont je parle ici.
Et
tout en sachant que Brigham
Young,
en tant que président de l'Église, était l'homme
qu’il fallait pour le poste et un grand dirigeant
pour Israël,
il y a une chose que je sais
aussi, c’est qu'il n'a jamais prétendu être
parfait dans tout ce qu’il faisait mais que, comme ses frères,
il était parfois susceptible de commettre des erreurs [36].
Au
moment du martyre, tout le Collège
des Douze
était absent excepté John
Taylor
et le Dr Richards, qui étaient tous deux avec le prophète
à la prison de Carthage, et Sidney
Rigdon
ayant conservé partiellement sa qualité de membre en
tant qu'un des conseillers
de Joseph, s’est avancé pour revendiquer le droit de
tuteur
de l'Église.
James
J. Strang
a également prétendu par une fausse révélation
soi-disant donnée par le prophète qu'il devait diriger
l'Église.
On en était là au moment du retour des
Douze, quand une conférence a été organisée,
et le président Rigdon a été invité à
présenter ses revendications au peuple, ce qu'il a fait, et
lorsqu’il a eu terminé son discours, qui était
dépourvu de tout pouvoir
ou influence, le président Brigham
Young
s'est
levé
et a parlé.
Je
l'ai vu se
lever,
mais dès qu'il a parlé, je me suis levé d’un
bond, parce qu’à tous les degrés possibles
c'était la voix de Joseph et sa personne, dans l’aspect,
l'attitude, les vêtements et l'apparence, c’était
Joseph lui-même, en personne ;
et
j'ai su instantanément que l'esprit et le manteau de Joseph
étaient sur lui.
Alors
je me suis rappelé ce qu’il a dit au Conseil dont Sidney
Rigdon
n'a jamais été membre, et j’ai su par moi-même
qui était maintenant le dirigeant
d'Israël
[37].
Judd,
Zadoc
Knapp
15
octobre 1827-28 janvier 1909, 16
ans
Je
pourrais rapporter ici un autre événement qui a été
pour moi un témoignage suffisant de la véracité
de l'Évangile.
Depuis
des années, je connaissais plus ou moins le prophète
Joseph
Smith.
Je
l’avais entendu prêcher bien des fois ;
je l'avais
entendu parler avec d'autres dans des conversations ordinaires.
Je
connaissais sa voix aussi bien que celle de mon ami le plus intime….
L’événement que
je vais rapporter s’est produit vers la fin de l’automne
ou le début de l'hiver.
Les
gens
s’étaient habituellement rassemblés dans un petit
bosquet près du temple.
On avait construit une « bowery » (sorte de
tonnelle)
et des sièges avaient été disposés de
manière à recevoir tout le monde… Entre-temps la
construction du temple avait progressé ;
le
toit était monté, les fenêtres étaient
installées, le plancher était posé, mais il n’y
avait pas de sièges.
C'était
un dimanche très froid et très humide avec une bruine.
La
séance avait été suspendue au bosquet et
transférée au temple car les gens pouvaient s’y
abriter.
En
attendant que les gens
se réunissent et aussi l'heure de la réunion, Brigham
Young,
Heber
C. Kimball
et quelques autres du Collège
des Douze étaient montés dans une salle d’étage,
une sorte de galerie et semblaient traverser et retraverser une porte
et une fenêtre ouvertes, et de l’endroit que j’avais
choisi, qui était à côté du mur et proche
de la chaire, je pouvais les voir très clairement, et bien que
sachant que Joseph était mort, j’avais du mal à
croire qu’il n'était pas là.
Son
aspect [de Brigham],
sa façon de se déplacer, sa façon de marcher
étaient exactement comme ceux de Joseph et pourtant c'était
Brigham
Young
et quand il est venu et a commencé à parler aux gens,
sa voix était comme celle de Joseph.
Entre-temps
les gens
s'étaient rassemblés, debout, blottis les uns contre
les autres, et exerçaient un poids si énorme sur le
plancher que les étais au milieu ont cédé et le
plancher s’est affaissé de quelques centimètres,
ce qui a causé une panique parmi les gens
et certains ont essayé de se précipiter vers la porte,
mais la voix forte du prophète Joseph a
rapidement rétabli
le calme et quelques-uns seulement ont été blessés
en étant renversés et piétinés.
Il n’y a pas eu d’autres dégâts que quelques
fenêtres brisées.
Je
ne pourrais expliquer le changement de voix et d'aspect autrement que
par le fait que le manteau de Joseph était tombé sur
Brigham
Young
[38].
Laub,
George
5
octobre 1814-14 novembre 1877, 29 ans
Après
la mort des frères Joseph et Hyrum,
Sidney
Rigdon
ayant été chargé de mission
à Pittsburg par Joseph avant sa mort.
Après
sa mort, Sidney
s’est rendu en toute hâte de Pittsburg à Nauvoo
pour revendiquer la présidence de l'Église, sachant que
Joseph l'avait écarté pour se débarrasser de
lui.
Quand
il est revenu à Nauvoo,
il a appelé tout le peuple à se rassembler pour
choisir un
tuteur,
comme il disait.
L'Église,
disait-il, avait 14 ans et c'était le devoir de l'Église
de choisir un tuteur et il a prêché là-bas
pendant deux jours sur ce sujet de la tutelle, disant que les voies
du Seigneur
n'étaient pas les voies des hommes, mais comme les cieux sont
plus élevés que la terre, les voies du Seigneur sont
plus élevées que les voies des hommes, etc. Juste au
moment où le vote devait avoir lieu pour le faire président
et tuteur, le Seigneur
a voulu que les Douze rentrent au pays et j’ai eu envie de
louer Dieu de voir Brigham
Young
monter alors sur l’estrade.
Quand
le président Young s'est
levé
pour s'adresser à l'assemblée,
sa voix était la voix de frère Joseph et son visage
semblait être le visage
de Joseph et si je n’avais pas vu son visage
mais entendu sa voix, j’aurais déclaré que
c'était Joseph [39].
Mace,
Wandle
19
février 1809-10 août 1890, 35 ans
En
arrivant à Nauvoo,
il (Sidney)
a immédiatement convoqué une réunion pour que
les gens
choisissent un tuteur
pour l'Église.
Heureusement,
les Douze, avec le président Brigham
Young,
sont arrivés à temps pour assister à cette
réunion. L’intention de Sidney
était de
tenir cette réunion avant que les Douze n’arrivent.
La
réunion a eu lieu comme prévu, Sidney
Rigdon
s'adressant à nous, donnant ses idées sur notre
situation et a invité les gens
à choisir un tuteur
ou un administrateur pour l'Église, mais l’esprit de
l'Évangile
ne semblait pas être dans ses paroles et il était
évident pour tout le monde qu'il n'était pas dicté
par le Saint-Esprit.
Une
réunion a été convoquée ou plutôt a
continué comme conférence spéciale et
l'après-midi le président Brigham
Young
s'est adressé au peuple.
Lors
de cette réunion, l’Esprit s’est vraiment
manifesté de sorte que nous avons eu l’impression que
c’était Joseph lui-même qui s'adressait à
nous, la voix, le visage étaient ceux de Joseph.
Le
manteau de Joseph était effectivement tombé sur Brigham
Young.
Il
n'y avait maintenant aucun doute,
s'il y en avait jamais eu, sur la question de savoir qui détenait
le pouvoir.
Tous
ont pu voir et ont
rendu témoignage
que l'Esprit leur avait manifesté que Brigham
Young
était l'homme qu’il fallait, et qu’il était
au bon endroit.
Joseph
avait dit, les mains sur la tête de Brigham
Young,
chez John
P. Green à Quincy :
« Tant que vous vivrez, aucun autre homme ne pourra
occuper cette place. »
Le
président Brigham
Young
a exprimé ses idées sur la situation actuelle de
l'Église, maintenant que notre prophète et notre
patriarche nous ont été enlevés.
Il
a dit :
« Tandis que le prophète vivait, nous avons marché par
la ‘vue’. Il nous a été enlevé
et nous devons maintenant marcher par la ‘foi’ ».
Après
qu'il a eu expliqué les choses d’une manière si
satisfaisante que chaque saint présent a pu voir que de même
que jadis le manteau d'Élie
était
tombé sur Élisée,
de même aussi le
manteau ou l'esprit et le pouvoir
que Joseph avait détenus de son vivant était tombé
sur Brigham
Young
comme président des Douze, qui était le collège
le plus élevé et détenant la plus haute
présidence ou Première Présidence
de l'Église
de Dieu sur la terre [40].
Merrill,
Phileman
Christopher
1820-1904,
24 ans
Triste
a été le jour où les saints se sont réunis
à l’appel des apôtres dans un bosquet, à
l'est de notre temple bien-aimé qui était inachevé,
pour écouter ce qui allait se dire.
Car
où était-il, le bon berger ?
Nous
avions été laissés seuls, pensions-nous, sans
personne pour nous diriger.
C'était
une période sombre.
Sidney
Rigdon
nous a parlé et a dit que nous étions majeurs, que nous
devions choisir notre tuteur
et il se proposait pour l’être pour diriger l'Église,
mais cela ne satisfaisait pas le peuple.
Mais
quand le président Brigham
Young
s'est
levé
et a déclaré : « Arrêtez-vous et
voyez le salut du Seigneur »,
l'Esprit de Dieu a reposé sur moi et j’ai alors reçu
le témoignage que c’était sur Brigham
Young
que reposait l'autorité de la sainte
prêtrise
[41].
Morris,
George
24
août 1816-27 juin 1897, 27 ans
Sidney
Rigdon
a annoncé sa prétention à être tuteur de
l’Église, disant qu'elle n’avait pas atteint la
maturité pour se gérer elle-même, étant
donné qu’elle n’avait que 14 ans et qu’il
était second en autorité
après Joseph ; que
c'était son devoir d’agir en tant que tuteur pour elle
jusqu’à ce qu’elle soit suffisamment âgée
pour se gérer elle-même. Le 5 août 1844, une
réunion spéciale a été convoquée
pour que l'Église se rassemble afin d’entendre ce qu'il
avait à dire sur le sujet.
Il a rempli le temps pendant la matinée.
L’après-midi,
le président Young s'est
levé
pour répondre à ce qu'il avait dit et quand il s'est
levé
pour parler, j’étais assis tout juste devant lui, la
tête penchée, réfléchissant à
ce que frère Rigdon
avait dit, quand j’ai sursauté en entendant la voix de
Joseph – il avait une façon bien à lui de
s’éclaircir la voix avant de parler, un effort qui lui
était propre – du genre hem ! hem ! –
j’ai relevé brusquement la tête et la première
chose j'ai vue, c’était Joseph,
aussi clairement que je l’avais jamais vu de ma vie, et les
premiers
mots qu’il a prononcés ont été :
C’est ici qu’est l’autorité de diriger cette
Église – se frappant en même temps la poitrine et
après avoir prononcé encore une phrase ou deux, c’était
Brigham
Young. C’était là un témoignage suffisant
pour
me convaincre sur qui reposait l’autorité appropriée
[42].
Pace,
William Bryam
9
février 1832-18 juin 1907, 12 ans
Sidney
Rigdon
a passé ce qui m’a semblé être plusieurs
heures à haranguer
le peuple sur l'importance de faire de lui son chef, après
quoi Brigham
Young
s'est
levé
et n’avait dit qu’un mot quand l'assemblée
entière a observé que le manteau de « Joseph »
était sur lui par la parole, les gestes et l'aspect général.
Le
peuple s’est
levé
en masse d’un bond d’étonnement, car il semblait
que c’était Joseph qui était revenu et qui
parlait au peuple.
J'étais
petit et je suis monté sur un banc
pour être plus complètement témoin du
« phénomène ».
Il
n'y avait plus le moindre doute quant au fait de savoir qui était
le dirigeant
[43].
Patten,
George
[8
octobre 1825] 26 octobre 1828-16 février 1914, 15 ans
Je
connaissais le prophète Joseph
Smith
et je l'ai vu mort, et l’un des témoignages les plus
forts que j'aie jamais eus de la véracité de cette
œuvre des derniers
jours
s’est produit quand le président Young s'est levé
devant le peuple et que l'esprit du prophète [Joseph] a reposé
sur lui, et que son visage a ressemblé au prophète et
sa voix à celle du prophète. C’est ainsi que le
Seigneur
a montré au peuple qui et où était le dirigeant,
car il y en avait plusieurs qui réclamaient leur droit de
diriger l'Église.
« Une
dizaine ambitionnaient le manteau que notre prophète
portait. »
Mais
Dieu savait qui cela devait être et c’est ainsi qu’il
est tombé sur Brigham
Young
et, à de rares exceptions près, le peuple est rentré
chez lui réjoui et satisfait [44].
Porter,
Nathan
Tanner
10
juillet 1820-9 avril 1897, 24 ans
La
question se posait maintenant pour certains de savoir qui allait
diriger l'Église, ce qui a été la cause de pas
mal de commentaires en privé et de beaucoup de conjectures
parmi le peuple quant à savoir qui était le successeur
légitime
à la
présidence de l'Église.
Comme Sidney
Rigdon
avait précédé les Douze dans son retour de l'Est
et prétendait que c'était son droit, s’efforçant
de rassembler le peuple dans le but de lui faire ratifier
ses prétentions par son vote.
Mais
les Douze étant revenus avant que cela n’arrive, Brigham
Young, en tant que président
du Collège,
a convoqué une conférence spéciale de toute
l'Église, à laquelle il a été rendu
visiblement manifeste à la plupart sinon à toutes les
personnes présentes qu'il avait été choisi par
Dieu pour prendre la place de Joseph
pour faire avancer la cause de [Sion].
Car lorsqu’il s’est levé et
a commencé à parler au peuple, il a été
transfiguré
de telle sorte qu’il a ressemblé à Joseph dans
son aspect et le son de sa voix, de sorte qu'un chuchotement a
parcouru la vaste assemblée—c’est
Joseph—c’est
Joseph, tandis que les yeux de la multitude se rivaient sur lui avec
étonnement.
Cela a
produit
une conviction ferme dans l’esprit des gens
au delà de toute possibilité de doute qu'il était
l'homme et il a donc été incorporé par la voix
unanime
de toutes les personnes présentes avec Heber
C Kimball
et Willard
Richards
comme ses conseillers. Comme j’étais présent,
j’ai aussi été témoin
oculaire de cette manifestation merveilleuse [45].
Pulsipher,
John
17
juillet 1827-9 août 1891, 17 ans
J'ai
été avec le prophète Joseph et j’ai
entendu ses enseignements chaque semaine et parfois quotidiennement.
La
dernière fois que je l'ai entendu parler en public, c’est
quand il a parlé à la Légion.
Après
avoir
parlé de
ce par quoi il était passé et de ce qu'il avait
souffert de la part des hommes pour avoir prêché
l'Évangile
de Jésus-Christ,
il a dit :
Depuis
ma jeunesse jusqu'à ce jour j'ai été pourchassé
comme un chevreuil sur les montagnes.
On
ne m'a jamais permis de vivre comme les autres hommes.
J'ai
été chassé, poursuivi, lapidé, fouetté,
volé, assailli, emprisonné, persécuté,
accusé faussement de tout ce qu’il y avait de mauvais.
J'ai
souffert jusqu'à ce que le Seigneur
sache que j'ai souffert assez.
Après
la mort de Joseph, Sidney
Rigdon
est venu et a cherché à se placer à la tête
de l'Église.
Par
sa flatterie, il en a trompé beaucoup.
Juste
avant qu'il ne demande le vote de l'assemblée
publique, Brigham
Young,
le président des Douze, est rentré de mission.
Ce
furent de joyeuses retrouvailles.
Les
fidèles ne savaient pas que Joseph avait ordonné frère
Brigham
et les Douze pour diriger l'Église, mais ils savaient que les
Douze étaient le second collège
en autorité.
Ceux
qui servaient le Seigneur
fidèlement n'ont pas été trompés.
Je
suis allé à la réunion où l'Église
se réunissait dans le bosquet à l'est du temple, où
le président Brigham
Young
s'est
levé
et a parlé et il a parlé avec la voix de Joseph.
Dès l’instant où
je l'ai entendu parler (8 août), j’ai pensé à
Joseph et à partir de ce moment-là, sa voix a ressemblé
à celle de Joseph et dès lors, l'Église, d’une
manière générale, a été convaincue
de ce que le manteau de Joseph était sur Brigham.
Malgré
tout cela, Sidney
Rigdon,
James J. Strang,
Lyman
Wight,
James Emmet
et d'autres ont éloigné beaucoup
de
personnes de l'Église [46].
Pulsipher,
Zerah
24
juin 1789-1er janvier 1872, 55 ans
À
ce moment, les émeutiers
s’attendaient à ce que nous nous levions pour leur
livrer bataille ;
nous
avons pensé qu’il valait mieux ne pas le faire.
Nous
sommes donc restés tranquilles et nous avons continué
notre travail sur le temple, l'avons fini et avons obtenu nos
dotations.
Mais
à ce moment-là, la plupart des 12 étaient
absents en mission.
Sidney
Rigdon,
qui aspirait à la présidence, est venu, a convoqué
l'Église et a présenté ses prétentions à
la présidence.
Mais
les 12 sont bientôt rentrés et sont apparus sur
l’estrade le jour fixé pour le choix.
Sidney
a fait son plaidoyer.
Brigham
Young
a commencé à parler et à ce moment-là
j’étais assis le dos tourné à l’estrade
comme beaucoup
d'autres.
Et
quand Brigham
a parlé, il l’a fait avec la voix de Joseph et nous nous
sommes retournés pour voir Brigham
parler avec la voix de Joseph et voici que le manteau de Joseph était
tombé sur lui.
Les
gens
l'ont compris de la même manière.
Brigham
était à la tête des Douze, c’est pourquoi
l'Église s’est tournée vers lui [47].
Richards,
Jane
Snyder
31
janvier 1823-17 novembre 1912, 21 ans
Lors
du retour des apôtres et des anciens,
une réunion a
été convoquée
et, par un vote unanime, Brigham
Young
a été choisi comme président. Tandis qu’il
était en chaire, il a dit qu'il aurait préféré
prendre le sac et la cendre pendant un mois plutôt que
d’apparaître devant le peuple.
Mais
alors la solitude a semblé exiger que quelqu'un s’avance
et il s'est senti contraint à le faire.
Et
nous avons su que c’était lui qui devait être le
président parce qu'il avait à ce moment-là la
voix et la façon de se tenir de Joseph comme des centaines de
personnes peuvent en témoigner [48].
Après
la mort tragique [de Joseph], j’ai assisté à la
réunion à laquelle le président Brigham
Young
s'est adressé aux saints et j’ai vu son visage
illuminé et acquérir l’apparence du visage
de Joseph tandis que la voix de Joseph semblait s'adresser au peuple
par la bouche de Brigham.
Je
n’oublierai jamais le tressaillement divin qui a parcouru
l’assistance à cette occasion et l'impression que
l'aspect et la voix de Joseph ont produite sur ses auditeurs [49].
Richards,
Maria Wealthy Wilcox
Voir
Wilcox,
Maria Wealthy
Romney,
George
14
août 1831-1er
ou 2 février 1920, 12
ans
Le
moment est venu où les Douze sont revenus à Nauvoo.
Ils
ont convoqué une réunion dans la « Bowery »,
et Sidney
Rigdon,
avec toute l’éloquence dont un homme est capable, a
parlé pendant une heure et demie, mais quand il s'est assis,
Brigham
Young s’est
levé, et je vous témoigne en toute ferveur, devant
Dieu, que le manteau de Joseph
Smith
est tombé sur Brigham
Young.
C'était
la voix de Joseph,
absolument
la voix et la façon de se tenir de Joseph, quand Brigham
Young
s'est adressé au peuple et lui
a dit
qui devait être son dirigeant.
Ceci n’a rien d’imaginaire
;
aussi vrai
que je me tiens ici après tellement d’années
écoulées entre l'année 1844 à ce jour
[50].
Ils
étaient pour ainsi dire des enfants ;
et
quand l'homme de Dieu, comme le peuple le
connaissait,
a été emporté, il ne savait pas
ce
qui adviendrait de lui.
Telle était la situation dans laquelle nous
étions—du
chagrin et de la souffrance pour
la perte de cet homme.
J'ai
dit que les gens
étaient tous des enfants.
Mais
ils connaissaient la voix du berger.
Sidney
Rigdon
et les autres disaient : « C’est moi, c’est
moi », mais cela n'a pas pris.
Les
brebis étaient plus malines que cela.
Et
quand les Douze sont revenus de l'Est, je n'oublierai jamais en ce
monde ou dans le monde
à venir
la scène quand Brigham
Young
s'est
levé
après que Sidney
Rigdon
a passé une heure et demie à prononcer un discours
éloquent.
Quand
Brigham
s'est levé, le manteau de Joseph
Smith
est tombé sur lui.
C'était
la voix de Joseph,
c'était
l'aspect de Joseph, et je vous témoigne, si c’est la
dernière fois de ma vie que je le fais, en présence de
Dieu et des anges, que c'est la vraie vérité.
C'est
vrai que le manteau de Joseph est tombé sur Brigham
Young
et le peuple le savait [51].
Smith,
Job
Taylor
2
décembre 1828-3 janvier 1913, 15 ans
Un
jour de cette semaine d’août, Sidney
Rigdon
est revenu et a réuni le peuple pour écouter son
éloquence et ses prétentions spéciales.
J'ai
entendu tous ses discours et ils étaient longs et disaient que
le père de l'Église était mort et qu’il
fallait un tuteur
et qu'il était l'homme qui devait remplir ce poste.
Mais
le 8 août, les apôtres sont apparus sur l’estrade,
étant tout juste revenus de l’Est.
Et
pour moi cela a fait sensation.
Le
président Brigham
Young
s'est
levé
pour parler et tous les yeux se sont tournés vers lui, et
pendant qu'il parlait, il m’a semblé que c’était
la voix du prophète qui parlait par lui. Je ne me rappelle pas
grand chose de ce qu'il a dit en fait de raisonnement, mais je
n’oublierai jamais le son de sa voix quand il a prononcé
les mots : « Si vous souhaitez savoir qui est le
président de l'Église de Jésus-Christ
des saints des derniers jours, c’est moi. »
Les historiens ont donné ses paroles en entier, mais moi,
j'écris simplement de mémoire.
Je
me rappelle également qu’à la proposition de
soutenir les douze apôtres comme autorité présidente
de l'Église, il a ajouté la poursuite de l’exécution
des mesures du prophète pour l’achèvement du
bâtiment du temple et pour donner au peuple ses dotations.
Le peuple a voté ces mesures
de tout cœur, car les brebis connaissent la voix du berger ;
elles ne voudraient pas suivre un étranger ou quelqu’un
qui aurait faibli dans un moment difficile [52].
Smoot,
Abraham
Owen
17
février 1815-5 mars 1895, 29 ans
J'étais
présent lors de la réunion tenue à Nauvoo
le jour où le président Young a assumé la
direction
de l'Église et je peux témoigner, avec des centaines
d'autres, qu'il a parlé à cette occasion par le pouvoir
de Dieu et qu'il a eu la voix et l'aspect mêmes de Joseph
Smith
[53].
Smoot,
Margaret Thompson McMeans
Adkinson
16
avril 1809-1er septembre 1884, 35 ans
J'étais
présente le jour où les douze apôtres, avec le
président Brigham
Young
à leur tête, ont pris la présidence de l'Église
par le vote unanime de tout Israël
rassemblé là et j’ai
été personnellement témoin
du pouvoir
surnaturel qui s’est manifesté à travers Brigham
Young.
Et
j’ai été fermement convaincue qu'il était
le successeur légitime du prophète martyrisé.
Et
j’ai été tout aussi prête et disposée
à partir de ce moment-là à obéir ses
recommandations et à recevoir ses révélations,
que celles de Joseph
Smith
[54].
Staines,
William C.
26____
1818-3 août 1881, 26 ans
Après
cela [un discours de Sidney
Rigdon qui a duré
trois heures] le président Young a
dit
qu’il avait écouté tout ce qui avait été
dit par l'orateur…Mais puisque le sujet avait été
abordé et que le peuple était
impatient
de savoir qui allait diriger, il a dit d’une voix forte :
« Je
vais vous
dire qui vont être vos
dirigeants
ou tuteurs :
Les
Douze ! Moi à leur tête ! »
Cela
a été dit d’une voix qui était comme celle
du prophète Joseph.
J'ai
pensé que c’était la sienne, comme les milliers
de personnes qui l'ont entendue [55].
Stearns,
Mary Ann
6
avril 1833-2 avril 1912, 11 ans
J'étais
à la grande réunion au cours de laquelle le manteau de
frère Joseph est tombé sur Brigham
Young
au point que son être tout entier a semblé changer et sa
voix devenir comme celle du prophète.
Les
gens
autour de moi, se mettant debout pour avoir une meilleure chance
d'entendre et de voir, moi et Julia
Felshaw,
ma petite camarade du jour, étant de petite taille, nous nous
sommes mises debout sur les bancs
pour pouvoir, nous aussi, voir la transformation merveilleuse, et je
sais qu’à partir de ce moment-là, le pouvoir
de ce changement est resté sur frère Brigham
Young
tant qu’il a vécu sur terre.
Ceux qui étaient fidèles
et avaient le cœur honnête ont été prompts
à discerner ce qui était juste et ont pris de nouveau
les armes de l'Évangile,
se sont ralliés au fidèle Brigham
dont la direction
légitime leur avait été clairement montrée
[56].
Thomas,
Catherine
17
mars 1834-15 septembre 1927, 10 ans
Les
saints ont bientôt été appelés au temple
et la grande question de savoir qui devrait être à leur
tête a été réglée.
Alors
Brigham
Young
a été choisi pour remplir la vacance laissée par
notre prophète bien-aimé.
J'ai
vu frère Young se lever pour prendre sa place comme président
de notre Église et je témoigne qu'il nous a semblé,
à moi et à d'autres, être Joseph, le prophète,
lui-même par la personne et par la voix, et je me suis
exclamée : « Oh, le prophète Joseph est
ressuscité ! »
Ma
sœur Rachel
a dit : « Non, c’est frère Brigham
Young. »
[57].
Tracy,
Nancy Naomi
Alexandre
1814-1902,
30 ans
Nous
avons rendu un témoignage fidèle à nos parents
et, au printemps, nous avons dit adieu à nos amis [de l'Est]
pour retourner chez nous à Nauvoo.
Nous
avons débarqué dans la Ville des saints vers la
mi-avril, le dimanche matin.
Mais
comme elle paraissait solitaire, notre prophète et le
patriarche n'étaient pas en personne parmi les saints, mais ce
jour-là son esprit a reposé sur Brigham
Young
et comme le manteau d'Élie
est tombé sur Élisée,
le manteau de Joseph est tombé sur Brigham.
On aurait dit que
la voix et chaque geste étaient ceux de Joseph, et il a été
soutenu comme prophète, voyant
et révélateur
par la voix du peuple [58].
Dès
que nous sommes arrivés, nous sommes allés directement
chez nous et nous nous sommes préparés à aller à
la réunion, car ce jour avait été désigné
pour que nous choisissions une Première Présidence pour
diriger l'Église.
Les
saints se sont assemblés dans un bosquet.
Sidney
Rigdon
et ses disciples
étaient là pour défendre leur droit d'être
les dirigeants
des saints.
À un moment donné, il avait été l'un
des conseillers
de frère Joseph,
mais ce n'était pas un homme juste et Joseph s’est
débarrassé de lui en disant qu’il l’avait
porté suffisamment longtemps et qu’il ne le porterait
plus.
Par
conséquent, il était hors de question qu’on
laisse un tel homme diriger le peuple.
Brigham
Young
a été l'homme choisi et soutenu à l'unanimité
pour être le porte-parole de Dieu auprès des saints.
Je
peux témoigner que le manteau de Joseph est tombé sur
Brigham
ce jour-là comme celui d'Élie
est tombé sur Élisée,
parce que il a semblé que sa voix, ses gestes et tout étaient
Joseph.
On aurait dit que nous
l'avions de nouveau avec nous.
Il
a été soutenu par la voix du peuple comme prophète,
voyant
et révélateur
[59].
Watkins,
William Lampard
7
février 1827-18 septembre 1911, 17 ans
Une
réunion a été convoquée pour le 8 août
[1844] et entre-temps, Brigham
Young
et la plupart des autres apôtres étaient revenus au
pays.
C’est à
cette réunion que Sidney
Rigdon
a fait un discours long et ennuyeux où il présentait
ses prétentions, disant
au peuple les choses merveilleuses qu’il avait projetées
pour lui.
C'était
un moment solennel, car c’était un homme qui, à
cause de son expérience et de ses talents, avait été
soutenu comme conseiller
de Joseph par le peuple, il y avait un certain temps, bien que
contrairement au souhait du prophète, mais les ténèbres
ont été bientôt dissipées, parce que, ce
jour-là, Brigham
Young
a expliqué devant le peuple l'ordre de la prêtrise.
Il
était rempli du pouvoir
du Saint-Esprit.
Il
s'est tenu devant le peuple comme le prophète Joseph
Smith
l’avait souvent fait et nous avons entendu la voix du vrai
berger, parce qu’il a parlé avec la voix de Joseph.
Ses
gestes et son aspect étaient comme ceux de Joseph et il a été
manifesté à tous les participants sur qui reposait la
responsabilité de poursuivre l’œuvre de Dieu et de
diriger les saints.
J’étais
assis dans l’assemblée et je ne m’en suis pas
rendu compte pendant un certain temps, mais j'écoutais
toujours le prophète Joseph, si grande et merveilleuse était
la façon dont la manifestation a eu lieu devant l'assemblée
tout entière, que quand la proposition a été
faite au peuple de décider qui il soutiendrait comme dirigeant
de l'Église, les douze apôtres avec Brigham
Young
comme président ont été soutenus presque
unanimement.
Cette
circonstance, bien que les saints fussent profondément
affligés et fussent remplis de douleur pour la situation dans
laquelle ils étaient placés, a apporté un grand
soulagement et a donné de la joie aux saints, car ils se sont
rendu compte que Dieu se souvenait toujours d’eux [60].
Welch,
John
6
janvier 1823-8 novembre 1910, 21 ans
Moi,
John Welch, étant d’âge mûr, désire
laisser à mes amis et à mes descendants la déclaration
suivante :
J'ai
été baptisé
dans l'Église
de Jésus-Christ des saints des derniers jours
en l'an 1841 ;
j’ai émigré
à Nauvoo,
Illinois, en 1843, et à Salt Lake City en 1852.
J'ai
bien connu le prophète Joseph
Smith
et je l’ai entendu de nombreuses fois parler tant en public
qu’en privé.
J'étais
présent lors de la réunion dans le bosquet à
Nauvoo,
le 8 août 1844, quand Sidney
Rigdon
a présenté ses prétentions…
J'ai
vu Brigham
Young,
alors président des douze apôtres, se lever pour parler
au peuple et il a parlé avec la voix de Joseph
Smith
;
et
je déclare et témoigne en outre que lui, Brigham
Young,
avait l'aspect du prophète Joseph
Smith
tandis que lui, Young, parlait ;
que
j'ai été convaincu alors, et n'ai jamais douté
au cours de toutes les années qui se sont passées
depuis lors, de ce temps-là jusqu'à présent, que
Brigham
Young
était l'homme qu’il fallait et l'homme choisi de Dieu
pour diriger l'Église.
Signé,
John
Welch
Fait
sous serment devant A. L. Farrell,
greffier
du comté de Cache, Utah [61].
Westover,
Eliza
Ann
Voir
Haven, Eliza
Ann Westover
Whitney,
Helen
Mar Kimball
25
août 1828-15 novembre 1896, 15 ans
Je
peux rendre
témoignage,
avec des centaines d'autres qui ont entendu ce jour-là la voix
de Brigham,
de l'effet merveilleux et surprenant que cela nous a fait.
Si
Joseph était ressuscité
des morts et s’était tenu devant eux, cela n’aurait
pas pu faire une impression plus profonde ou plus durable.
C'était
la voix même de Joseph.
Ceci
a été à mentionné de nombreuses fois par
les saints
des derniers jours.
Et
cela a été à coup sûr un témoignage
extrêmement puissant et convaincant pour eux que c’était
lui, au lieu de Sidney
Rigdon,
qui était destiné à devenir le « grand
dirigeant »
et sur les épaules duquel le manteau de Joseph était
tombé [62].
Wilcox,
Maria Wealthy
17
juin 1827-13 janvier 1909, 17 ans
Je
me rappelle bien le dimanche matin quand les saints affligés
ont
été rassemblés
dans le petit bosquet où ils avaient l’habitude de se
réunir.
Sidney
Rigdon
a présenté ses prétentions à succéder
au prophète Joseph, faisant vraiment impression sur les gens
;
mais
Brigham
Young,
président des apôtres, venait de revenir de mission à
Nauvoo,
juste à temps pour assister à la réunion de
l'après-midi, et d’une voix qui ressemblait pas mal à
celle du prophète, il a
dit
au peuple que bien que le prophète Joseph fût mort, il
avait laissé les clefs du royaume et avait conféré
le même pouvoir
et la même autorité qu'il possédait lui-même
aux douze apôtres et que l'Église ne serait pas laissée
sans dirigeant
ni guide.
En vérité, le
manteau de Joseph était tombé sur Brigham,
et il a parlé avec puissance
au point de convaincre
les saints, leur assurant qu'ils n'avaient rien à craindre,
car tout irait bien, s'ils écoutaient la Parole
de Dieu
et les recommandations
de ses serviteurs,
et gardaient ses commandements [63].
Winters,
Mary Ann Stearns
Voir
Stearns,
Mary Ann
Woodruff,
Wilford
1er
mars 1807-2 septembre 1898, 37 ans
Dans
un discours publié en février 1845, Wilford
Woodruff
a
raconté
la nouvelle du manteau aux « officiers et membres [de
l'Église] » en Angleterre en leur assurant :
Le
deuxième jour après notre arrivée, le 8 août
1844, nous nous sommes réunis en conférence spéciale,
tous les collèges,
autorités et membres de l'Église qui pouvaient
s’assembler à Nauvoo.
Brigham
Young,
président du Collège
des Douze, a pris la parole.
Il
était évident pour les saints que le manteau de Joseph
était tombé sur lui, il était si facile de voir
la voie qu'il traçait que personne ne risquait de s’égarer
;
l'esprit
de sagesse et de bon conseil accompagnait tous ses enseignements, il
a touché une corde avec laquelle tous les coeurs battaient à
l'unisson [64].
Je
sais que cette œuvre est de Dieu.
Je
sais que Joseph
Smith
était un prophète de Dieu.
J'ai
entendu deux ou trois des frères témoigner de frère
Young à Nauvoo.
Tous les hommes et toutes les femmes de
cette assemblée, qui comptait sans doute des milliers de
personnes, pourraient rendre le même témoignage.
J'étais
là, les Douze étaient là et pas mal d’autres,
et tous peuvent rendre le même témoignage.
On
pourrait poser la question : Pourquoi l'aspect de Joseph
Smith a-t-il été
donné à Brigham
Young
?
Parce
qu’il y avait Sidney
Rigdon
et d'autres hommes qui se dressaient et prétendaient être
les dirigeants
de l'Église ;
et
les hommes se trouvaient comme sur un pivot, ne
sachant vers où se
tourner.
Mais
dès que Brigham
Young
s'est levé dans cette assemblée, son visage
a été celui de Joseph Smith ; le manteau de Joseph
était tombé sur lui, le pouvoir
de Dieu qui était sur Joseph
Smith
était sur lui ;
il
avait la voix de Joseph et c'était la voix du berger.
Il
n'y avait pas une seule personne dans cette assemblée, Rigdon
lui-même y compris, qui n’ait eu la certitude absolue que
Brigham
était celui qui devait diriger le peuple, parce qu’il
[Rigdon],
de son propre chef, n’a pas voulu que son nom soit présenté
après que le sermon a été prononcé.
Il
y avait une raison à cela dans l'esprit de Dieu :
cela
a convaincu le peuple.
Il
a vu et entendu par lui-même et cela s’est fait par le
pouvoir
de Dieu [65].
Je
ne sais pas s'il y a quelqu’un présent ici ce soir à
part moi qui était là à cette conférence.
Il
n’y a que peu de personnes en vie qui étaient présentes
à cette occasion… et quand Brigham
s'est
levé
et a commencé à parler, comme on l’a dit, si mes
yeux n'avaient pas été là pour que je puisse
voir, si je ne l'avais pas vu de mes propres yeux, personne n’aurait
pu me convaincre que ce n'était pas Joseph
Smith
[66].
NOTES
Abréviations
utilisées dans les notes :
BYU
Archives: Special Collections and Manuscripts, Harold B. Lee Library,
Brigham Young University, Provo, Utah
FHL
Archives: Family History Library, The Church of Jesus Christ of
Latter-day Saints, Salt Lake City
LDS
Church Archives: Archives Division, Historical Department, The Church
of Jesus Christ of Latter-day Saints, Salt Lake City
[1] William Adams,
"Autobiography of William Adams, 1822-1894," typescript,
14, BYU Archives ; William Adams, "Autobiography 1894,"
typescript, 14, LDS Church Archives.
[2] William Moore Allred,
"Reminiscences and Diary, 1883", olographe, p. 11, LDS
Church Archives.
[3] Benjamin Ashby,
"Autobiography of Benjamin Ashby, 1828-1907", olographe,
non paginé, microfilm, FHL Archives; Robert L. Ashby, ed.,
Ashby Ancestry: Something of the Origin of the Name and Family, Salt
Lake City, Stringham Ashby Steven, 1941, non paginé; voir
aussi Armis J. Ashby, The Robert L. Ashby and Hannah Cropper Family
Book of Their Descendants and Ancestors, Salt Lake City,
Ashby-Cropper Family Organization, 1991, p. 16.
[4] Lewis Barney,
Reminiscences [1888], olographe, pp. 15-16, microfilm, LDS Church
Archives.
[5] Renseignement
transmis à l’auteur par une descendante. Katherine Adams
Peterson à l’auteur, août 1996.
[6]
Henry et Catharine Brooke à Leonard et Mary Pickel, 15
novembre 1844, Leonard Pickel Papers, université de Yale, cité
dans D. Michael Quinn, "Mormon Succession Crisis», BYU
Studies 16,
no. 2, 1976, p. 212.
[7] Henry Schuler
Buckwalter, "Biographical Sketch of Henry Schuler Buckwalter",
Miscellaneous Mormon Diaries, 11:3, document dactylographié,
BYU Archives.
[8]
Thomas Bullock à John O. Angus, Salt Lake City, 18 décembre
1851, dans Millennial
Star 14,
3 juillet 1852, p. 299.
[9] Robert Taylor Burton,
"Statement Concerning the Transfiguration", 28 juillet
1905, document dactylographié, 2 pages, LDS Church Archives;
voir aussi Janet Burton Seegmiller, Be Kind to the Poor: The Life
Story of Robert Taylor Burton, n.p.: Robert Taylor Burton Family
Organization, 1988, p. 49.
[10]
William Burton, Journal, mai 1845 [dans l’inscription du 26
avril 1845], BYU Archives ; William Burton, "William Burton
Diaries, 1839-1851", mai 1845, p. 2-8, LDS Archives ; voir aussi
Eugene England, Brother
Brigham,
Salt Lake City, Bookcraft, 1980, p. 75 ; et Quinn, "Mormon
Succession Crisis", p. 212. C’est
un des plus anciens récits contemporains à avoir
survécu, écrit dix mois après l’événement.
Burton n’était pas à Nauvoo en 1844. Il était
en mission.
[11]
Anson Call, "The Life and Record of Anson Call: Commenced in
1839», olographe, p. 30, LDS Church Archives. Dans
une note à la fin du journal de Call dans les LDS Church
Archives, T. Edgar Lyon identifie Mary Flint Call comme étant
la secrétaire d’Anson. Anson
Call, The Journal of Anson Call, n.p.: Ethan L. Call et Christine
Shatter Call, 1986, p. 31-32. Ce
journal a commencé en 1839 et a été dicté
à ou recopié par “diverses personnes, sans doute
ses femmes”. Call,
Journal of Anson Call, notes de l’éditeur.
[12]
George Q. Cannon, Juvenile
Instructor 5,
29 octobre 1870, pp. 174-175 ; voir aussi Edward W. Tullidge, Life
of Brigham Young; or, Utah and Her Founders,
New York, n.p., 1877, p. 115 ; B. H. Roberts, A
Comprehensive History of The Church of Jesus Christ of Latter-day
Saints, Century One, 6
vols., Provo, Utah, Corporation of the President, The Church of Jesus
Christ of Latter-day Saints, 1965, vol. 2, p. 418 ; et Leonard Arrington,
Brigham
Young: American Moses,
New York, Alfred A. Knopf, 1985, p. 115.
[13] Elias Cox, "Joseph
Smith, the Prophet", Young Woman’s Journal 17, décembre
1906, p. 544.
[14]
Caroline Barnes Crosby, "Memoirs Begun at Tubuai, Society
Islands, 1851", olographe, non paginé, LDS Church
Archives; Caroline Barnes Crosby, "The Papers of Jonathan and
Caroline Crosby", non paginé, microfilm, FHL Archives. Le
journal de Caroline Barnes Crosby a commencé en 1851 dans les
îles de la Société pendant que les Crosby étaient
en mission.
[15] Homer Duncan,
Autobiographical Sketch, olographe, p. 22-23, LDS Church Archives.
[16] Edmund Ellsworth,
Autobiography [vers 1892], olographe, 4-5, LDS Church Archives.
[17] Mary Field Garner,
Autobiographical Sketch, document dactylographié, p. 6-7, LDS
Church Archives; Mary Field Garner, "Biography as-told-to Harold
H. Jenson and Mary’s Granddaughter Annie Garner Barton",
document dactylographié, p. 6-7, BYU Archives, copie en la
possession de l’auteur.
[18] Document
dactylographié du journal de James Madison Fisher [1906] dans
Lucy Elizabeth Fisher Brown, comp., "History and Genealogy of
Jesse, Joseph, and James Madison Fisher and Evaline McLean",
document dactylographié, p. 5-6, microfilm, FHL Archives.
[19] Jacob Gates,
Journals, 1836-1861, vol. 2, olographe, non paginé, LDS Church
Archives.
[20] James Harvey Glines,
"Reminiscences and Diary, mars 1845-décembre 1899",
olographe, p. 41, LDS Church Archives.
[21]
William Greenhalgh, "The History of William Greenhalgh: As
Written By Himself", document dactylographié, pp. 1-2,
FHL Archives, copie en la possession de l’auteur. Ce
document dactylographié a été écrit dans
les années 1870 sur la base de journaux intimes plus anciens.
Cette copie a été donnée à l’auteur
et aux FHL Archives par Glade Greenhalgh, arrière-petit-fils
de William. L’original holographique est en la possession de
Jean Bluth de Colorado Springs, Colorado.
[22] Jacob Hamblin,
Journal 8, document dactylographié, microfilm, LDS Church
Archives.
[23]
James A. Little, Jacob Hamblin: A Narrative of His Personal
Experience, as a Frontiersman, Missionary to the Indians and
Explorer, Salt Lake City, Juvenile
Instructor Office,
1881, pp. 19-20. Little
écrit dans la préface que Jacob Hamblin "fut
incité à raconter, pour que la plume de frère
James A. Little les écrive, les événements
publiés dans la présente." Voir
aussi Pearson H. Corbett, Jacob
Hamblin, the Peacemaker,
Salt Lake City, Deseret Book, 1952, p. 21-22.
[24] Mosiah Lyman
Hancock, "Autobiography of Mosiah Lyman Hancock",
1834-1865, olographe, non paginé, LDS Church Archives; Mosiah
Lyman Hancock, "Mosiah Lyman Hancock", pp. 23, 30,
microfilm, FHL Archives; Mosiah Lyman Hancock, "Life Story of
Mosiah Lyman Hancock", document dactylographié, p. 16,
20, BYU Archives.
[25]
John Nelson Harper, Autobiography [vers 1861], document
dactylographié, 10, dactylographiée par Jewel B.
Furniss, LDS Church Archives. "Le livre a été
copié du vieil original qui avait été écrit
par John Harper", page de titre.
[26]
Eliza Ann Haven Westover, "Letter to Son Written 1918", p.
4 LDS Church Archives; Seegmiller, Life
Story of Robert Taylor Burton,
p. 50 ; voir aussi Barlow, Israel
Barlow Story,
p. 205.
[27]
Drusilla Dorris Hendricks, "Historical Sketch of James Hendricks
and Drusilla Dorris Hendricks", document dactylographié,
non paginé, microfilm, FHL Archives, dicté par Drusilla
après le décès de son mari en 1870; Drusilla
Dorris Hendricks, "Historical Sketch of James Hendricks and
Drusilla Dorris Hendricks", document dactylographié, p.
18, microfilm, LDS Church Archives; Marguerite H. Allen, comp., Henry
Hendricks Genealogy, n.p.: Hendricks Family Organization, 1963, p.
26. Voir aussi Madsen, In
Their Own Words,
p. 168.
[28] Quinn, "Mormon
Succession Crisis", p. 212 n. 69.
[29] Emily Smith Hoyt,
Reminiscenses and Diaries 1851-1893, olographe, pp. 20-21, microfilm,
LDS Church Archives, le journal originel est en la possession de
Jonathan A. Dibble, Salt Lake City.
[30]
Zina Diantha Huntington Young, Diaries 1844-1845, 8 août 1844,
olographe, LDS Church Archives, publié dans Maureen Ursenbach
Beecher, "‘All Things Move in Order in the City’:
The Nauvoo Diary of Zina Diantha Huntington Jacobs", BYU
Studies 19,
no. 3, 1979, p. 285-320.
[31]
Edward W. Tullidge, The
Women of Mormondom,
New York: impression privée, 1877, p. 326-327; voir aussi
Richard Neitzel Holzapfel et Jeni Broberg Holzapfel, Women
of Nauvoo,
Salt Lake City, Bookcraft, 1992, p. 134-135.
[32]
Orson Hyde, "Remarks", Deseret
News Semi-Weekly,
16 novembre 1869, discours prononcé le 6 octobre 1869) ; voir
aussi Orson Hyde, dans Journal
of Discourses,
26 vols., Liverpool, Horace S. Eldredge, 1855-86, vol. 13, p. 181, 6 octobre
1869, cité ci-après sous le sigle JD. Un résumé
du discours de frère Hyde a également été
publié dans "Thirty-Ninth Semi-Annual Conference",
Deseret
News,
13 octobre 1869.
[33] Hyde, dans JD,
vol. 19, p. 58, 5 avril 1877.
[34]
William Hyde, "The Private Journal of William Hyde, 1868",
olographe, p. 64-67, et document dactylographié, p. 21-23,
LDS Church Archives ; William Hyde, "The Private Journal of
William Hyde", document dactylographié, p 13-15,
microfilm, FHL Archives. William fut baptisé en 1834 et tint
des annales détaillées de ses activités dans
l’Église. Si ce journal manuscrit n’a pas été
tenu en même temps, il a dû être basé sur
des notes copieuses et datées de ses activités dans
l’Église. Il reconnaît qu’à
l’occasion des instructions ont été données
qu’il n’a pas écrites. Hyde, "Private
Journal", p. 16, FHL Archives. Ceci indique que les informations
qui sont dans son journal étaient généralement
écrites au jour le jour.
George Albert Smith, membre du
Collège des douze apôtres, a vu le journal originel chez
une petite-fille, Elizabeth Hyde Geary, et en a lu le contenu en
diagonale. Se rendant compte de la richesse des informations sur
l’histoire de l’Église que contenait ce journal
privé, I l’a immédiatement demandé pour
les Archives de l’Église et en a fait faire une copie
dactylographiée pour soeur Geary. Introduction
to Hyde Journal, LDS Church Archives.
[35]
Rachel Ridgeway Grant, "Joseph Smith the Prophet", Young
Woman’s Journal 16,
décembre 1905, p. 551; voir aussi Ronald W. Walker, "Rachel
R. Grant: The Continuing Legacy of the Feminine Ideal", dans
Cannon et Whittaker, Supporting
Saints,
p. 24.
[36]
"An Interesting Letter: From Patriarch Benjamin F. Johnson to
Elder Geo. S. Gibbs", document dactylographié, 15, BYU
Archives; Benjamin F. Johnson à George S. Gibbs, 1903, LDS
Church Archives, cité dans E. Dale LeBaron, "Benjamin
Franklin Johnson: Colonizer, Public Servant, and Church Leader",
thèse de maîtrise, université Brigham Young,
1967, p. 343-344. Cette
lettre fut écrite au début de 1903, alors que Johnson
avait environ quatre-vingt-cinq ans. "Interesting
Letter", i. Voir aussi Dean R. Zimmerman, I
Knew the Prophets: An Analysis of the Letter of Benjamin F. Johnson
to George F. Gibbs, Reporting Doctrinal Views of Joseph Smith and
Brigham Young,
Bountiful, Utah, Horizon, 1976, p. 65-67.
[37]
Benjamin F. Johnson, My Life’s Review, n.d.; réimpression,
Mesa, Arizona, Lofgreen Printing, 1979, pp. 103-104 ; voir aussi
Arrington, Brigham
Young,
114-115 n. 8.
[38] Zadoc Knapp Judd,
"Autobiography of Zadoc Knapp Judd, 1827-1909", document
dactylographié, pp. 17-19, BYU Archives; Zadoc Knapp Judd,
Autobiography, 1900, document dactylographié, p. 17-19, LDS
Church Archives.
[39]
George Laub, "George Laub’s Journal, 1845-46",
olographe, pp. 90-91, microfilm, LDS Archives; Eugene England, ed.,
"George Laub’s Nauvoo Jounal", BYU
Studies 18,
no. 2, 1978, p. 166. Richard S. Van Wagoner conteste la citation
ci-dessus dans son livre, Sidney
Rigdon: A Portrait of Religious Excess,
Salt Lake City, Signature Books, 1994, p. 351 n. 99. Van
Wagoner dit que le récit de Laub concernant le manteau n’a
été écrit qu’à son arrivée
en 1852 dans le Territoire d’Utah. Ce que Van Wagoner prétend,
c’est que le journal de Laub de 1845-1846 a en réalité
été copié d’un autre journal de Laub daté
de 1845-1852 et que l’événement de la
transfiguration y a alors été inséré. Les
deux journaux sont actuellement conservés dans les LDS Church
Archives.
L’historien Michael Quinn explique : Eugene
England a édité le "George Laub’s Nauvoo
Journal", Brigham
Young University Studies 18,
Hiver 1978, p. 166, qui fait aussi une description explicite de la
transfiguration de Brigham Young. Toutefois, Van Wagoner, Sidney
Rigdon,
démontre que England avait édité la révision
de Laub, datée des environs de 1852, de son journal originel
de Nauvoo, dont England ne disposait pas. Offert aux archives de
l’Église après l’article d’England,
le journal originel de Laub ne parle pas d’une expérience
mystique lors de la réunion d’août 1844. Quinn,
Mormon
Hierarchy,
p. 393 n. 114. Si Van Wagoner a raison de dater à 1852 le
journal de Laub mentionnant le manteau, ce récit reste quand
même une des narrations les plus anciennes, écrite au
moins dix-sept à dix-huit ans avant la publication du premier
récit complet de l’expérience du manteau.
[40]
Wandle Mace, "The Diary of Wandle Mace", Salt Lake City,
Genealogical Society of Utah, 1964, pp. 156-157, microfilm, FHL
Archives; Wandle Mace, Autobiography [vers 1890], olographe, pp.
95-96, microfilm, LDS Church Archives. Voir
aussi Wandle Mace, Autobiography [vers 1890], olographe [écrit
en 1911], pp. 113-114, LDS Church Archives. Les deux autobiographies
qui se trouvent aux LDS Church Archives ont été copiées
par sa femme, Elizabeth Howell Mace.
[41] Philemon Christopher
Merrill, Autobiography [vers 1890], document dactylographié,
p. 4, LDS Church Archives. Transcription par Zola S. Hardy,
femme<d’un arrière-petit-fils de Philemon, d’un
ologfraphe de six pages.
[42]
George Morris, "Life Story of George Morris of the Seventeenth
Ward, Salt Lake", olographe, non paginé, microfilm, FHL
Archives; voir aussi George Morris, "Autobiography of George
Morris», document dactylographié, p. 27, BYU Archives.
L’autobiographie
de Morris a été publiée, mais l’éditeur
n’est pas mentionné.
[43]
William Bryam Pace, "Diary of William Bryam Pace and Biography
of His Father, James Pace", document dactylographié, p.
7, BYU Archives. C’est
une copie d’un original en la possession de Sidney A. Pace,
Orem, Utah.
[44]
George Patten, "Life Sketch", 1900, holographe, non paginé,
LDS Archives; George Patten, "A Short Sketch [vers 1909] ",
document dactylographié, p. 2, microfilm, LDS Church Archives.
[45] Nathan Tanner
Porter, Reminiscences [vers 1879], olographe, p. 131-133, microfilm,
LDS Church Archives.
[46]
John Pulsipher, "A Short Sketch of the History of John
Pulsipher", document dactylographié, pp. 7-8, LDS Church
Archives ; Newell et Avery, Mormon
Enigma,
p. 203.
[47] Zerah Pulsipher,
Autobiographical sketch, LDS Church Archives ; Nora Hall Lund et Terry
Lund, comps., "Pulsipher Family History Book", p. 23, FHL
Archives.
[48]
Jane Snyder Richards, "Papers 1869-", olographe, p. 13, LDS
Church Archives ; Madsen, In
Their Own Words,
p. 174.
[49]
Jane Snyder Richards, "Joseph Smith, the Prophet", Young
Woman’s Journal 16,
décembre 1905, p. 550.
[50]
George Romney, "Joseph Smith Was the Chosen Prophet of God—His
Mantle Fell upon Brigham Young", Liahona,
the Elders’ Journal 17,
13 avril 1920, p. 339 ; Caroline Eyring Miner, Miles Romney et
Elizabeth Gaskell Romney
and Family,
Salt Lake City, Miles Romney Family Organization, 1978, p. 74. Le
dernier témoignage public de Romney fut rendu lors d’une
réunion des saints suédois dans l’Église
de la douzième-treizième paroisse à Salt Lake
City, le 17 décembre 1919, soixante-quinzer ans après
le phénomène du manteau d’août 1844. Fier
vieillard de quatre-vingt-huit ans, il rendit un témoignage
puissant du miracle du manteau.
[51]
George Romney, c²ompte rendu dactylographié du
témoignage, tapé par Mary R. Ross, LDS Church Archives ;
England, Brother
Brigham,
p. 75 ; Gustave Arnt Iverson, "The Mantle of the Prophet",
document dactylographié, LDS Church Archives. Témoignage
de l’évêque George Romney lors d’une
conférence de pieu, le 22 juin 1919, à la paroisse
d’Ensign, Salt Lake City.
[52] Job Taylor Smith,
"Diary of Job Taylor Smith; a Pioneer of Nauvoo, Illinois and
Utah [vers 1902]", document dactylographié, p. 8, LDS
Church Archives.
[53]
Abraham O. Smoot, "Early Experiences of A. O. Smoot", Early
Scenes in Church History: Eighth Book in the Faith-Promoting Series,
Salt Lake City, Juvenile
Instructor’s Office,
1882, p. 24 ; C. Elliott Berlin, "Abraham O. Smoot, Pioneer
Mormon Leader", thèse de maîtrise, université
Brigham Young, 1955, p. 35-36.
[54] Margaret T. Smoot à
Mr. [H. H.] Bancroft, "Experiences of a Mormon Wife", 2
septembre 1880, Provo City, Utah, microfilm, BYU Archives; voir aussi
Berlin, "Abraham O. Smoot", p. 36.
[55]
William C. Staines, "Reminiscenses of William C. Staines",
Contributor
12, juin 1891, p. 315 ; voir aussi Staines, cité dans Roberts,
Comprehensive
History,
vol. 2, p. 418 n. 12.
[56] Mary Ann Stearns
Winters, "An Autobiographical Sketch of the Life of the Late
Mary Ann Stearns Winters, daughter of Mary Ann Stearns Pratt",
document dactylographié, LDS Church Archives.
[57] Catherine Thomas
Lieshman, Autobiographical sketch [mai 1, 1914], document
dactylographié, p. 2-3, microfilm, LDS Church Archives.
[58]
Nancy Naomi Alexander Tracy, "Autobiography", olographe, 5,
microfilm, FHL Archives ; Nancy Alexander Tracy, "A Short Sketch
of the Life and Travels of Nancy N. Tracy", document
dactylographié créé par son petit-fils David E.
Ellingson, 19, BYU Archives. Voir
aussi Madsen, In
Their Own Words, p. 255-256. Le récit montre que Nancy et son mari étaient
dans l’Est au moment de la réunion du 8 août ou
que Nancy avait confondu les dates. Son histoire pourrait être
de seconde main ou pourrait être le récit de quelque
chose qui leur est arrivé plus tard.
[59] Nancy N. Tracy,
Autobiography, document dactylographié, p. 31, LDS Church
Archives.
[60] William Lampard
Watkins, "A Brief History of William Lampard Watkins, from His
Birth until His Arrival in Utah on septembre 12th, 1852",
document dactylographié, p. 2, BYU Archives ; William Lampard
Watkins, "Autobiography of William Lampard Watkins, from His
Birth until He Arrived in Utah on 12 septembre 1852", p. 4,
Library Division, Historical Department, The Church of Jesus Christ
of Latter-day Saints, Salt Lake City ; Marie M. Hayes, That Others
Might Know: A History of the Watkins and Lampard Families, Seattle:
Par l’auteur, 1979, p. 24.
[61]
John Welch, "Deposition, July 5, 1902", document
dactylographié, microfilm, LDS Church Archives. C’est
une copie d’une déclaration faite par John Welch le 5
juillet 1902, à Logan City, comté de Cache, Utah. Il
est signé, scellé et fait sous serment devant A.L.
Farrell, greffier du comté de Cache. Des parties de la
déposition se trouvent aussi dans Evaline Dunn Snow, "John
and Eliza B. Welch Biographical Sketch", transcription, p. 2,
microfilm, LDS Church Archives.
[62]
Helen Mar Whitney, "Scenes in Nauvoo after the Martyrdom of the
Prophet and Patriarch", Woman’s
Exponent
11, 1er février 1883, p. 130 ; Stanley B. Kimball, "Heber
C. Kimball and Family, the Nauvoo Years", BYU
Studies
15, no. 4, 1975, p. 472.
[63]
Maria Wealthy Wilcox, “Joseph Smith, the Prophet”, Young
Woman’s Journal 16, décembre 1905, p. 553-554.
[64]
Wilford Woodruff, "To the Officers and Members of the Church of
Jesus Christ of Latter-Day Saints in the British Islands",
Millennial
Star
5, février 1845, p. 138.
[65]
Wilford Woodruff, "Remarks", Deseret
News,
22 mai 1872 ; voir aussi Wilford Woodruff, dans JD, vol. 15, p. 81, 8 avril
1872.
[66]
Wilford Woodruff, "Priesthood and the Right of Succession",
Deseret
News Semi-Weekly,
15 mars 1892, p. 3. Ce
témoignage fut rendu publiquement lors d’une réunion
des groupes de la Société d’Amélioration
Mutuelle des Jeunes Gens. L’orateur B.H. Roberts faisait un
exposé sur la succession à la présidence de
l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers
jours. À la demande de Roberts, le président Woodruff,
qui était dans l’auditoire, fut invité à
rendre son témoignage concernant les événements
du 8 août 1844 et de l’expérience du manteau. Voir
aussi Arrington, Brigham
Young,
p. 115.
TÉMOIGNAGES DE SECONDE MAIN
On trouvera ci-après des récits
de seconde main de l'expérience du manteau.
Ces récits
sont de personnes qui ont rapporté une expérience
personnelle du manteau mais n'ont
pas enregistré
leur propre histoire.
Leur
témoignage verbal a
été mis par écrit plus
tard par d'autres, habituellement des membres
de la famille.
D'autres
récits
dans cette section viennent de journaux intimes de première
main qui ne sont pas accessibles à l'auteur
de cet article ;
dans ces
cas, des sources secondaires ont été citées.
Comme dans
les témoignages de première main, les récits
sont présentés par le nom de la personne, les dates de
naissance et de décès, l’âge en août
1844, le témoignage, la source et les notes appropriées.
Adams,
Sally
29 mai 1825-15 février
1905, 19 ans
« Je me
rappelle bien ce jour de juin 1844, quand l'annonce est parvenue à
Nauvoo
que le prophète et le patriarche avaient été
tués par de cruels émeutiers.
La nouvelle
est tombée comme un coup de massue sur les saints.
Leur peine
était indescriptible.
Beaucoup
pensaient que, comme le Sauveur, il allait ressusciter pour devenir
leur dirigeant…
Le souvenir
de l’événement ne pourra jamais être
effacé.
Ce triste
événement marque le point culminant des persécutions,
inspirées par le diable, des deux nobles de Dieu les plus
grands et les plus vrais. »
Sally
raconte qu’elle était à
la réunion
du 8 août 1844, quand Brigham
Young parla
avec la voix du prophète martyrisé.
Il prit la
forme et l'aspect de Joseph, de sorte que les milliers de personnes
présentes lors de la réunion crurent un instant que le
président Smith se tenait réellement devant elles [1].
Angell,
Truman
Osborn
5 juin 1810-16 octobre
1887, 34 ans
Non seulement Truman
Angell
néglige de mettre par écrit beaucoup de choses sur sa
vie personnelle et professionnelle pendant cette période, mais
il écrit aussi peu de choses sur les grands événements
historiques qui se produisaient autour de lui.
Il
mentionne seulement qu'il a « beaucoup souffert –
comme le reste de [ses] frères – pendant les
persécutions au cours desquelles le prophète et le
patriarche ont perdu la vie. »
Angell
accorda sa loyauté aux apôtres au lendemain de cette
tragédie.
« Bien
que le prophète Joseph et Hyrum
Smith aient perdu la vie par la violence des émeutiers,
écrit-il, les douze apôtres se sont avancés, avec
Brigham
Young à
leur tête, et le manteau de Joseph était sur eux dans
tout ce qui a été fait » [2].
Barlow,
Elizabeth Haven
28 décembre
1811-25 décembre 1892, 32 ans
« Quand
Brigham
Young,
président des Douze, a commencé à parler, j'ai
vu un changement se produire chez lui—je
l’ai vu prendre
la forme de Joseph
Smith et
j’ai entendu sa voix changer pour devenir celle du prophète.
Des milliers de personnes dans cette assemblée ont témoigné
de la même chose.
À partir de
ce moment-là, j'ai su qui le Seigneur
avait choisi. Tous les vrais saints des derniers jours aussi.
La foule a
senti que le Seigneur
ne l’avait pas abandonnée » [3].
Benson,
Eliza
Ann Perry
Voir Perry, Eliza
Ann
Benson,
Ezra
Taft
22 février 1811-3
septembre 1869, 33 ans
« Quand frère
Brigham
Young s'est
levé devant le peuple et a parlé… il a été
très facile de voir qui possédait le manteau de Joseph.
En vérité, comme
Jésus l’a dit : ‘Mes brebis connaissent ma
voix, mais un étranger, elles ne le suivront pas.’
Car
beaucoup
ont dit,
quand ils ont entendu Brigham
parler, que
ce n'était pas la voix de Brigham,
mais la voix de Joseph » [4].
Billington,
Eliza
16 décembre
1825-16 août 1916, 18 ans
Ils [Eliza
et son mari John
Welch]
connaissaient bien le prophète Joseph
Smith et
son frère, Hyrum,
du vivant de ceux-ci et il leur fut permis de voir leurs restes après
le martyre.
John Welch
était l'un de ceux qui gardèrent les corps tandis
qu’ils étaient exposés.
Ils étaient
présents tous les deux lors de la réunion tenue le 8
août 1844, lorsque le manteau du prophète tomba sur
Brigham
Young, et
ils surent que Brigham
Young avait
été appelé
par l’autorité et la puissance divine, et ils
racontèrent ces faits de nombreuses fois à leurs
enfants et à leurs petits-enfants, fortifiant
et édifiant considérablement le témoignage de
ceux qui les écoutaient [5].
Cannon,
Ann
28 janvier 1832-25
juillet 1921, 12 ans
Après la mort du
prophète, j'étais à la réunion où
Sydney Rigdon,
debout sur un caisson de chariot pour faire son discours, a présenté
ses prétentions à être tuteur
de l'Église.
Quand
Brigham
Young a
présenté ses prétentions, le manteau du prophète
est tombé sur lui et nous avons su qu'il devait être le
nouveau dirigeant
[6].
Carbine,
William Van Orden
17 février 1835-11
mai 1921, 9 ans
J'avais neuf ans quand le
prophète a été martyrisé.
Je me
rappelle le remue-ménage à ce moment-là.
Le peuple
ne savait que faire.
Le prophète
était parti et Sidney
Rigdon
voulait qu’on donne un tuteur
à l'Église.
Thomas
Grover,
membre du grand
conseil, a
parlé et a
dit au
peuple de ne pas se presser :
les Douze
n’allaient pas tarder à rentrer et ils diraient
au peuple quoi faire.
Quand
Brigham
Young est
revenu au pays, il a tenu une réunion où le manteau de
Joseph est tombé sur lui.
C'était
une manifestation pour faire savoir au peuple qui devait diriger
l'Église.
Son aspect
et ses gestes étaient comme ceux du prophète.
Dans mon enfance, j’avais bien connu
le prophète.
J’étais
assis avec ma mère lors de la réunion et j'ai pensé
que c'était le prophète et je l’ai
dit à
ma mère.
Il y a pas
mal de gens qui ont entendu ma mère raconter ceci [7].
Bien que n’étant
qu’un enfant, je me le rappelle tout à fait
distinctement.
J'ai
dit à
ma mère [Adelia]
que le prophète n'était pas mort, parce que je l'avais
vu sur l’estrade [8].
Carrington,
Albert
8 janvier 1813-19
septembre 1889, 31 ans
Dans son discours de
conférence dans la « Bowery » à
Salt Lake City, le 19 juillet 1857, Brigham
Young
raconta l'expérience du manteau vécue par Albert
Carrington
que l’on dit avoir eu lieu pendant la conférence
d'octobre 1844 :
Les gens s’imaginent-ils
qu'ils peuvent tuer le « mormonisme »
? Je peux mourir pour ma religion et qui s'en inquiète ?
Frère
Carrington
vous a dit
que Dieu peut continuer lui-même son œuvre et l'esprit de
Joseph qui est tombé sur moi [Brigham]
est prêt à tomber sur quelqu'un d'autre quand je serai
enlevé…
… Le témoignage
de frère Carrington
vous prouve que les yeux des hommes risquent de se tromper.
Il peut
sembler étrange à certains qu'il [Carrington]
n’ait pas pu me distinguer de Joseph
Smith quand
je parlais en chaire à Nauvoo
pendant la conférence d'octobre 1844.
Quelqu'un
est arrivé et a passé un doigt sur ses yeux et il ne
pouvait voir personne d’autre que Joseph qui parlait, jusqu'à
ce que j'aie fini de parler à l'assemblée
[9].
Cheney, Talitha
Garlik Avery
22 septembre 1824-17
avril 1902, 19 ans
J'étais à
Nauvoo
quand Sidney
Rigdon est
venu de l'Est après que frère Joseph et Hyrum
ont été tués, pour prendre la direction de
l'Église.
Il n’y
avait aucun des douze apôtres au pays à part frère
Taylor
et frère Richards.
Frère
Taylor
avait été grièvement blessé, de sorte que
Sidney
Rigdon
s’est dit qu'il allait pouvoir agir à sa guise, mais il
se trompait ;
il a
convoqué une réunion et a dit que l'Église était
suffisamment âgée pour se choisir un tuteur,
il y avait quatorze ans qu'elle avait été organisée.
Mais frère
Brigham
et le reste des apôtres sont arrivés à temps pour
être à la réunion.
Quand Rigdon s’est assis, frère
Brigham
s’est levé et a dit : « Tous ceux qui
veulent que frère Rigdon
les dirige peuvent l’avoir, mais je vous
dis que les
clefs du royaume sont aux mains des douze apôtres.
Ce sont
eux
qui doivent diriger ce
peuple. »
Dès que frère
Brigham
s'est levé pour parler, je me suis dit : « Voilà
l'homme qui doit prendre la tête de ce
peuple. »
Il
ressemblait exactement à frère Joseph et parlait comme
lui. J'ai dit : « Assurément le manteau du
prophète Joseph est tombé sur frère Brigham. »
Je n'ai
jamais eu de doute, j'ai su que frère Brigham
était l'homme qui devait prendre la place de notre prophète
bien-aimé.
Je savais
que Joseph
Smith était
un vrai prophète de Dieu et était le porte parole de
Dieu auprès du peuple et que frère Brigham
était son successeur légitime et un homme de Dieu [10].
Clawson,
Ellen
Spencer
21 novembre 1832-24 août
1896, 11 ans
Aurelia
Spencer Rogers
écrit ce qui suit au sujet de sa sœur Ellen
:
Le témoignage de
ma sœur Ellen
a également
fortifié
ma foi en la véracité du mormonisme
et il me semble convenable de le donner ici, car il peut s’avérer
être une aide pour les autres.
Elle était
à une réunion des saints tenue dans un bosquet à
l'ouest du temple à Nauvoo,
peu après la mort du prophète Joseph
Smith.
La question
que l’on se posait était de savoir qui devait prendre la
place du prophète comme
président de
l'Église.
Sidney
Rigdon, qui
avait été l'un des conseillers
de Joseph, a revendiqué le droit à ce poste ;
cependant,
l'esprit qu'il manifestait n'était pas en accord avec l'esprit
de l'Évangile.
Lors de
cette réunion, Brigham
Young, qui
était président du collège
des apôtres, s'est
levé
pour parler et à ce moment-là « le manteau
de Joseph » est tombé sur lui, et il était
comme quelqu’un de transformé ;
son visage,
sa voix et sa silhouette étaient comme ceux du défunt
prophète.
Beaucoup
dans
l'assemblée,
même les enfants, ont vu ce miracle ;
cela a
satisfait le peuple et a tranché la question de savoir qui
devait être le dirigeant.
Ma soeur
Ellen
a de temps en temps parlé de cet événement,
disant que chaque fois qu'elle était fatiguée ou
sentait le doute venir concernant l’un des principes de
l'Évangile,
ce témoignage surgissait devant elle [11].
Clements,
Ada Winchell
24 décembre 1801-4
mars 1890, 42 ans
Quand Joseph et Hyrum
Smith ont été martyrisés,
Albert
[le mari d'Ada] était en déplacement, travaillant pour
les intérêts de l'Église et également pour
entretenir sa famille.
Quand il
apprit la terrible nouvelle, il prit immédiatement le chemin
du retour.
En route, son
cheval tomba malade et il s'arrêta à un magasin pour
acheter des médicaments.
Il y rencontra son
ami Sidney
Rigdon.
Celui-ci lui dit qu'il
se dépêchait de retourner à Nauvoo
pour être avec les saints pendant cette période de
douleur et pour prendre sa place en tant que leur dirigeant.
Albert
fut heureux d'apprendre la décision de M. Rigdon.
Le 15 août
1844, Albert
arriva chez lui et Ada lui
raconta immédiatement tout
ce qui s'était passé, notamment
la réunion à laquelle elle avait assisté, au
cours de laquelle les saints avaient choisi Brigham
Young comme
leur dirigeant
[12].
Ada lui raconta les
événements de cette réunion.
Elle lui
dit que
frère Young avait ressemblé à Joseph
Smith et avait parlé comme lui.
Albert
fut surpris !
Il demanda
ce qu’il en était de Sidney
Rigdon.
Ada dit
qu'il avait parlé, mais que l'esprit n'était pas avec
lui. Albert
prit le parti de son ami Sidney
Rigdon.
Ce fut un
jour triste pour la famille Clements.
Albert
demanda à Ada si elle allait le quitter pour aller dans
l’Ouest avec Brigham
Young. Elle
dit qu'elle resterait dans l'Église
de Jésus-Christ des saints des derniers jours.
Cependant,
elle dit qu'elle l'aimerait toujours et prierait pour qu'il voie la
vérité [13].
Corless,
Catherine Stephenson
13 décembre
1807-27 septembre 1902, 36 ans
John
Coreless
[fils de Catherine et d'Edward] « était avec ses
parents lors de la réunion et dit qu’il entendit sa mère
et d'autres dire, quand Brigham
Young se
leva et
commença à parler : ‘Oh !
C'est
Joseph lui-même !' »
[14]
Corless,
Edward
14 mars 1804-18 janvier
1873, 40 ans
Après l'ouverture
de cette réunion, le président Brigham
Young,
président des douze apôtres, a parlé des devoirs
des douze apôtres, et tandis qu'il parlait, le manteau de
Joseph est tombé sur lui et il a ressemblé à
Joseph et il a parlé avec la voix de Joseph et beaucoup ont
pensé que c'était Joseph lui-même [15].
Decker,
Sarah
Louisa Norris
vers 1824-1914, 20 ans
Toujours pas satisfaits,
ceux qui étaient opposés à nous ont commencé
une série de persécutions ;
une grande
apostasie
a aussi eu lieu et il y a eu de la jalousie sur le point de savoir
qui allait diriger l'Église.
Sidney
Rigdon,
Lyman Wight
et Strang
avaient leurs disciples
mais quand une réunion a
été convoquée et que Brigham Young
s'est levé
et a parlé avec puissance, c’était comme si la
voix même du prophète Joseph parlait par lui.
J'ai
entendu mon père et ma mère en témoigner sur le
chemin du retour et beaucoup
d'autres
fois depuis lors.
Je crois que
c’est la
plus grande réunion jamais tenue à Nauvoo
[16].
De Mille, Oliver
30 mars 1830-8 juillet
1908, 14 ans
« Après
avoir parlé environ une minute, sa voix a changé en la
voix de Joseph, ses traits et chaque aspect et mouvement étaient
ceux de Joseph, et son langage était si convaincant et si
prophétique qu'il semblait apporter la conviction aux oreilles
de tous ceux qui étaient présents.
J'étais
à la réunion et j’ai vu de mes propres yeux et
entendu de mes propres oreilles tout ce qui a été dit
et fait et je sais avec certitude de quoi je parle et je ne mens
pas. »
[17]
Ensign,
Luvera
Ellen
Voir Preece,
Luvera
Ellen
Ensign
Fisher, Evaline
McLean
25 décembre
1805-19 juillet 1893, 38 ans
Ils [Evaline
et son mari, Joseph] étaient à Nauvoo
au moment du martyre du prophète Joseph
Smith et de
son frère Hyrum
et on suppose qu’ils étaient à la réunion
au cours de laquelle le manteau du prophète est tombé
sur Brigham
Young [18].
Fisher, Joseph
25 novembre 1801-21 mars
1867, 43 ans
Voir Fisher, Evaline
McLean
Harris,
Emmeline
Blanche Woodward
29 février 1828-25
avril 1921, 16 ans
« Le peuple
était rassemblé dans le bosquet où il y avait
une estrade grossière d’où l’on pouvait
parler et des bancs
très grossiers pour le chœur et d'autres.
La foule
s’étendait à tout le bosquet et même en
dehors des arbres, beaucoup
de gens
se tenant sur le caisson de leur chariot garé contre les
arbres, pour écouter ce qui se passait…
Mais quand
Brigham
Young s'est
levé au milieu des gens, la plupart d'entre eux se sont levés…
Nous nous
sommes tous mis debout et pendant que le président Young
parlait, tous ceux qui avaient connu le prophète Joseph se
sont écriés d’une voix forte, presque aussi fort
qu'ils le pouvaient, que c’était le prophète
Joseph lui-même, ressuscité…
c’étaient sa voix, ses gestes, son habillement, lui-même
qui étaient là au milieu du peuple.
Bien entendu, au
bout d’un moment, ces conversations ont cessé et bientôt
la plupart d'entre eux se sont sans aucun doute rendu compte que
c'était Brigham
Young.
Mais
c'était une transfiguration
réelle et convaincante » [19].
J’étais
debout sur un caisson de chariot sur roues, de sorte que je n'ai pas
dû me lever, mais ceux qui étaient assis se
sont levés
et se sont exclamés.
Je voyais très
bien et chacun pensait que c'était vraiment le prophète
Joseph ressuscité
des morts.
Mais après
que Brigham
Young a eu
dit quelques mots, le tumulte s'est apaisé et les gens ont
vraiment su que ce n'était pas le prophète Joseph, mais
le président du collège
des douze apôtres.
C'était
la manifestation la plus merveilleuse, je pense, que j'aie
connue ou
vue et j'en ai vu beaucoup [20].
Hubbard,
Charles Wesley
7 février 1810-19
décembre 1903, 34 ans
Le matin du 4 août
1844 [sic],
quand Rigdon
a eu l'occasion de présenter ses prétentions devant
toute l'Église, Brigham
Young s’est
adressé l'après-midi à l’assemblée…
Charles
Hubbard
a écrit plus tard qu’avant sa mort à Willard,
Utah, il a fait deux rues pour assister à la réunion de
jeûne et a rendu son témoignage dans des termes et avec
un esprit qui ont tenu l’assistance en haleine.
Un des
hommes présents a dit :
« Il
n'y avait pas un bruit dans la salle à part sa voix [celle de
Charles] ;
beaucoup
étaient en
larmes, l'esprit était si fort pendant qu'il déclarait
qu’il savait que Joseph
Smith était
un vrai prophète de Dieu et que Brigham
Young était
son successeur légitime, parce qu’il était à
la réunion au cours de laquelle le manteau est tombé
sur Brigham
Young.
Brigham
Young avait
pris l’apparence du prophète [Joseph] et aucune des
personnes présentes ne pourrait jamais douter que Brigham
Young avait
été appelé
de Dieu. »
[21]
Hunter, Edward
22 juin 1793-16 octobre
1883, 51 ans
« Je suis allé
à la réunion qui avait
été convoquée
et j’ai écouté soigneusement ce qui se disait et
se faisait.
Plus
j’écoutais moins je m’y retrouvais.
J'ai
incliné la tête et l’ai prise entre les mains et
j’ai prié pour que Dieu me donne la compréhension.
Tandis que
j'étais dans cette attitude, frère Brigham
s'est levé pour parler, je suppose.
J'ai
entendu une voix, la voix du Prophète [Joseph] plus normale et
véritable que jamais.
Je me suis vite levé,
m’attendant pleinement à voir le prophète
[Joseph], et je l’ai vu.
Il était là, debout, et
a graduellement changé pour devenir frère Brigham,
mais la voix n'était pas celle de frère Brigham.
C'était
toujours celle du prophète [Joseph].
Ensuite à côté de frère
Brigham
j'ai vu le prophète [Joseph], qui s’est tourné
vers l’orateur et a souri.
Mon cœur
s’est mis à battre rapidement de joie et j’ai su
sans l'ombre d'un doute que frère Brigham
avait été
appelé
de Dieu pour diriger l'Église. »
D'autres parmi les saints
rassemblés ont reçu la même manifestation
remarquable ;
et quand un
vote a été demandé, le Conseil des douze a été
unanimement soutenu comme groupe dirigeant de l'Église [22].
Johnson, Joseph Ellis
28 avril 1817-17 décembre
1882, 27 ans
Pendant les jours mornes
qui ont suivi le meurtre de Joseph et de Hyrum,
JEJ
[Joseph Ellis
Johnson] et d'autres de la famille sont passé par le chagrin,
les craintes, les incertitudes et la confusion
dans lesquelles tous avaient été plongés.
Ils étaient
présents quand Sidney
Rigdon a
exprimé sa prétention à être appeler
Tuteur de l'Église, qui est tombée dans des oreilles de
sourds. Ils
ont également vu Brigham
Young se
lever pour commencer son discours et ont déclaré qu'ils
avaient été témoins d’un miracle.
Comme il se mettait
à parler, sa voix est soudain devenue celle du prophète
tué, et eux et l’auditoire ont été
électrifiés par le changement de son aspect qui est
devenu celui de Joseph
Smith.
Il était si
réaliste que BFJ
[Benjamin
F. Johnson] dit qu’il s’est levé d’un bond
de stupéfaction.
Eux et les
autres de l'assemblée,
convaincus que le manteau du prophète était tombé
sur Brigham,
ont voté pour le soutenir comme dirigeant
de l'Église.
Plus tard,
Sidney
Rigdon,
rejeté, mais qui était vraiment un homme brillant à
beaucoup
d’égards,
a apostasié
et a formé une petite église à Pittsburg, PA
[23].
Kelley,
Sophronia
Eldridge Corbitt Stowell
22 juillet 1825-24
janvier 1907, 19 ans
Maman [Sophronia]
était présente quand la pierre angulaire du temple de
Nauvoo
a été posée.
Elle avait
vu le prophète Joseph
Smith et
l'avait entendu parler bien
des fois.
Elle était
présente quand Brigham
Young,
président du collège
des douze apôtres, a pris la direction
de l'Église.
Elle a
témoigné de nombreuses fois qu'il avait été
transfiguré
et était apparu, tant dans la voix que dans l'aspect général,
comme s’il était le prophète Joseph lui-même
[24].
Knight, Martha
McBride
17 mars 1805-1er novembre
1901, 39 ans
Elle [Martha]
parlait
souvent à ses
petits-enfants du martyre cruel du prophète, de l'affliction
des saints et des cérémonies solennelles,
du moment où elle a vu la
silhouette de Brigham
Young
changer pour devenir la personne de Joseph
Smith et la
voix de Brigham
résonner avec le ton de la voix de Joseph, le proclamant
dirigeant
des saints interloqués [25].
Knight, Samuel
14 octobre 1832-11
février 1910, 12 ans
Un autre incident que je
l'ai entendu relater, c’est quand il a été
question de la succession à la présidence de l'Église,
après le martyre et il était présent à la
réunion.
Petit
garçon, jouant peut-être avec ses billes ou faisant
autre chose pour passer le temps, il fut étonné
d'entendre ce qu'il pensait être la voix de Joseph
Smith.
Il se leva
d'étonnement et vit la transfiguration
de Brigham
Young telle
que relatée dans l'histoire de l'Église [26].
Lake, James
17 octobre 1788-7 octobre
1874, 55 ans
Voir Lake, Philomela
Smith
Lake, Philomela
Smith
13 avril 1794-20 mars
1873, 50 ans
Après le spectacle
terrible à Nauvoo,
quand ils virent les corps des prophètes qu'ils avaient tant
aimés couchés dans la tombe, ils voulurent avoir un
témoignage de Dieu quant à leur avenir et ce témoignage
ils le reçurent lors de la grande réunion tenue, le 8
août 1844, dans le bosquet à Nauvoo
où
ils virent la personnalité sublime de Joseph
Smith jeter
son manteau de splendeur
sur la forme élue de Brigham
Young,
celui-ci étant transformé sous les yeux du peuple,
comme témoignage
céleste
à son intention que Dieu avait fait tomber la majesté
de sa haute prêtrise
sur « qui il voulait », afin que son œuvre
continue.
Papa et maman Lake
reçurent ce témoignage et reprirent leur marche avec
les saints [27].
Leavitt,
Dudley
31 août 1830-15
octobre 1908, 13 ans
Ce ne fut que quand
Brigham
Young et un
certain nombre des Douze furent de retour qu'une réunion
publique fut tenue pour décider du successeur de Joseph
Smith.
Toute la famille Leavitt
était présente à cette occasion, le 8 août
1844, car c’était, pour eux, quelque chose de très
important.
Dudley,
quatorze ans, était
avec ses amis vers l’arrière de la grande assemblée
qui s'était réunie pour entendre les discours des
autorités…
Brigham
Young se
leva pour
parler…
Au bord de la foule,
Dudley
chuchotait avec certains de ses amis.
Soudain,
ils s’arrêtèrent tous et écoutèrent.
C’était
leur prophète Joseph qui parlait !
Ils connaissaient si bien sa façon de s’exprimer !
Ils se
dressèrent et regardèrent vers l’estrade.
Pendant une
seconde, ils pensèrent que c'était le prophète
qui se tenait là.
Mais ils
savaient que ce n'était pas lui et bientôt la vision
cessa.
C’était
si réel pour Dudley
que cela lui fit une impression durable.
Pour lui,
le manteau de Joseph était réellement tombé sur
Brigham.
Sa vie durant, il eut du plaisir à raconter l'incident
[28].
Leavitt,
Jeremiah
30 mai 1796-20 août
1846, 48 ans
Sarah Studevant Leavitt
(5 septembre 1799-5 avril 1878, 45 ans), l'épouse de Jérémie,
a écrit :
Quand la nouvelle arriva
toute la ville de Nauvoo
fut pétrifiée.
Quel deuil,
quelles lamentations…
Il y en
avait beaucoup,
moi compris, qui auraient volontiers donné leur
vie au lieu
de la sienne, si cela avait pu lui sauver la vie.
Je n'avais
jamais parlé à Joseph
Smith de ma
vie. Mon
mari, Jeremiah, bien, mais je l'avais entendu prêcher et je
l’avais vu et je savais qu'il était un prophète
de Dieu. Il
avait été envoyé ici pour installer son Royaume
sur la terre.
Je savais
que le Dieu du ciel était derrière ce Royaume des
derniers jours et je savais qu'il ne pourrait jamais être
renversé par l'homme mortel.
Pendant que je regardais
autour de moi avec désespoir, je me demandai comment cette
grande œuvre allait être accomplie.
La réponse
ne se fit pas attendre. Mon mari, Jeremiah, assistait
à une réunion
où l’on traitait de cette question.
Brigham
Young
parlait quand soudain il sembla être revêtu de toute
l'autorité
de Joseph
Smith.
Jeremiah
dit qu'il avait le même aspect, la même voix que le
prophète.
S'il
n'avait pas su que Joseph
Smith était
mort, il aurait pensé que Brigham
Young était
Joseph
Smith.
Des larmes
coulèrent sur beaucoup
de joues.
Beaucoup de
cœurs furent remplis de joie.
Le Seigneur
n'avait pas oublié son peuple.
Brigham
Young était
absent dans l'Est quand Joseph et Hyrum
Smith furent tués.
Sidney
Rigdon
avait essayé de toutes ses forces de prendre la place de
Joseph Smith et d’assumer la présidence de l'Église,
mais ses mensonges et sa duperie furent prouvés par les douze
apôtres, qui étaient revenus entre-temps.
Et aussi
par l'incident je viens de relater.
Après cela, il
n’y eut plus personne pour douter que Brigham
Young était
celui qui devait être notre nouveau dirigeant
et prophète.
Si Brigham
avait des doutes, mon mari Jeremiah n’en avait pas.
À
partir de ce moment-là, il fut notre prophète et notre
dirigeant
[29].
LeBaron,
Esther
Meleta
Johnson
12 janvier 1828-15 mars
1874, 16 ans
Esther Meleta
était à la réunion d’août 1844,
quand Brigham
Young fut
transfiguré
devant l’assistance.
Elle dit
que Sidney
Rigdon
avait parlé longtemps et avait essayé de convaincre le
peuple qu'il était le dirigeant
légitime de l'Église.
Quand
Brigham
Young se
leva et
commença à parler, il fut changé de sorte qu'il
ressemblait au prophète Joseph
Smith et sa
voix et sa manière de parler étaient les mêmes de
sorte que quand les saints virent ce changement, ils n’eurent
aucun doute quant à savoir qui devait diriger l'Église,
le président du Collège
des douze apôtres
avec Brigham
Young comme
Prophète [30].
Lee,
John
Doyle
6 septembre 1812-23 mars
1877, 31 ans
Le temps a passé
jusqu'à ce que tous les Douze soient rentrés de mission
et une conférence a été tenue, et les divers
prétendants se sont avancés avec leurs prétentions.
Sidney
Rigdon a
été le premier à monter en chaire.
Il avait
été considéré comme étant plutôt
dans les coulisses depuis un certain temps avant la mort du Prophète.
Il a élevé
de faibles prétentions.
Strong
(Strang)
n'en a élevé aucune.
Juste à
ce moment-là, Brigham
Young s’est
levé
et a rugi comme un jeune lion, imitant le style et la voix de Joseph,
le prophète.
Beaucoup de
frères ont déclaré avoir vu le manteau de Joseph
tomber sur lui.
Moi-même,
il m’a semblé voir et entendre chez lui une forte
ressemblance avec le Prophète et j’ai senti qu'il était
l'homme qui devait nous diriger jusqu'à ce que le successeur
légal de Joseph devienne adulte, et à ce moment-là
il devrait remettre la présidence à l'homme qui
détenait le droit
de naissance
[31].
Lyman,
Amasa
Mason
30 mars 1813-4 février
1877, 31 ans
Il [Amasa
Lyman]
n'était pas aveuglé par une ambition insensée.
Il avait
reconnu le
ton véritable de l'autorité dans la voix de Brigham
Young…
« Je ne me
lève pas pour chercher à être élu »,
a-t-il déclaré, voulant que les saints sachent d’emblée
qu'il n’avait aucune prétention à la direction
de l’Église…
« J'ai
été derrière Joseph
Smith et je
serai derrière les Douze pour toujours, et alors je serai
sauvé. »
… Étant
éveillé, « ayant de l’huile dans sa
lampe » en cette occasion importante, il put, avec des
milliers de saints
des derniers jours,
voir la manifestation splendide et incontestée du pouvoir
de Dieu quand il présenta Brigham
Young aux
saints sous la forme du Prophète martyrisé, parce que
Brigham
parla avec la voix du prophète et apparut sous une forme
tellement semblable à celle du dirigeant
martyrisé que beaucoup
parmi le peuple pensèrent que
c'était vraiment Joseph
Smith, et
de cette façon il leur fut clairement montré que le
manteau du Prophète était tombé sur Brigham
Young [32].
Murdock,
Horace
24 décembre
1824-1er mai 1915, 19 ans
Après le martyre
du prophète Joseph
Smith, la
présidence de l'Église retomba sur le collège
des apôtres et le président Brigham
Young était
à leur tête comme capitaine et chef de file, pour
exécuter les plans qui avaient été désignés
par le prophète Joseph.
Il y avait
des centaines, peut-être des milliers de personnes présentes
à la réunion tenue, en août 1844, dans le bosquet
près du temple à Nauvoo
quand le
président Young fut
reconnu par
une manifestation miraculeuse comme chef de l'Église, et ils
témoignèrent qu’il était évident
que le manteau de Joseph, le prophète, était tombé
sur lui….J'ai eu récemment une lettre des frères
Horace
et John
R. Murdoch, de Beaver, qui témoignent qu'ils étaient
témoins oculaires de la transformation merveilleuse et du
pouvoir
qui se sont manifestés par l’intermédiaire du
président Brigham
Young à
cette occasion [quand le manteau de Joseph, le prophète, est
tombé sur lui] [33].
Murdock,
John
Riggs
13 septembre 1826-12
novembre 1913, 17 ans
« C'était
la plus grande manifestation que j'aie jamais vue, car la voix, les
gestes, l'aspect tout entier du président Young étaient
exactement comme si le prophète Joseph s'est tenu là en
personne » [34].
J'ai eu récemment
une lettre des frères Horace
et John
R. Murdoch, de Beaver, qui témoignent qu'ils étaient
témoins oculaires de la transformation merveilleuse et du
pouvoir
qui se sont manifestés par l’intermédiaire du
président Brigham
Young à
cette occasion [quand le manteau de Joseph, le prophète, est
tombé sur lui] [35].
Owens,
James Clark
7 juillet 1832-1er
février 1901, 12 ans
Avec ses parents, il
connut les épreuves et les expulsions des saints, d'abord au
Missouri et ensuite en Illinois…
Il assista
à la conférence du 8 août 1844 à Nauvoo et
se rappelait comment Brigham
Young avait
été transformé sous les yeux du peuple [36].
Palmer,
James
6 août 1820-6
octobre 1905, 24 ans
Brigham Young,
président des douze apôtres, s’avança et
dit
lors d'une réunion publique que les Douze, en tant que corps
constitué, avaient l’autorité et le droit légal
de présider
l'Église dans le monde entier.
Pendant
qu'il parlait lors d'une réunion publique, le manteau de
Joseph tomba sur Brigham
et c’était comme si le Prophète parlait.
C'était
vraiment la voix du prophète, et on aurait dit que c’était
le prophète en personne !
C'était
une démonstration remarquable et convaincante du pouvoir
de Dieu à son peuple.
Dans
l’esprit des fidèles, il n'y avait maintenant aucune
doute sur le point de savoir qui était notre dirigeant
légitime et ceci fut reconnu par le gros du peuple.
Ceux qui
n'acceptèrent pas cet ordre de choses partirent de leur côté
[37].
Perry, Eliza
Ann
20 mars 1828-13 mai 1913,
16 ans
Après son arrivée
à Nauvoo, Eliza
Ann Perry rencontra le Prophète, Joseph
Smith, et
apprit à bien le connaître.
Eliza
Ann était membre du chœur de Nauvoo.
Elle
contribua aussi à l'achat du verre pour les fenêtres du
temple de Nauvoo.
Elle était
présente lors de la réunion convoquée par Sidney
Rigdon pour choisir un tuteur
pour l'Église.
Dans son
journal intime elle dit, et je cite : « Soudain,
Joseph est monté en chaire, selon toute apparence.
Mais le
manteau de Joseph est tombé sur Brigham
Young, sa
voix, la couleur de ses cheveux, son aspect général.
Le peuple
s’est levé en masse et s’est exclamé :
« Joseph est venu !
Il est ici
! »
Alors ils
ont su que Brigham
était l'homme qui devait diriger ce peuple. » [38]
Preece,
Luvera
Ellen
Ensign
24 juin 1826-14 juin
1898, 18 ans
[Le] 8 août 1844,
elle [Luvera]
était à la réunion convoquée pour nommer
le nouveau dirigeant
de l'Église et a
vu le
manteau de Joseph
Smith
couvrir Brigham
Young
pendant qu'il parlait aux saints rassemblés [39].
Smith, John
Sivel
10 mars 1809-12 février
1905, 35 ans
John
était présent quand le prophète Joseph
Smith fit
son dernier discours à la Légion de Nauvoo
et il assista aussi à la réunion mémorable tenue
le 8 août 1844 à Nauvoo,
quand le manteau de Joseph tomba sur Brigham
Young.
Il a
souvent témoigné que Brigham
Young était
le prophète choisi par le Seigneur
[40].
Smith, Jane
Wadley
2 janvier 1814- ?, 30 ans
Maman et papa étaient
présents lors de la réunion au cours de laquelle le
manteau de Joseph
Smith est
tombé sur Brigham
Young.
Elle a dit
que Brigham
Young
n'était pas présent à la réunion quand
elle a commencé, mais qu’il avait
été rappelé
de mission à
cause du martyre
du prophète Joseph et de son frère, Hyrum.
Brigham
Young est
descendu du bateau et est monté prendre sa place sur
l’estrade.
Maman s'était
penchée sur son bébé et juste à ce
moment-là, Brigham
Young a
commencé à parler.
Elle dit
qu’elle a
sursauté parce
qu'elle entendait ce qu'elle croyait être la voix du prophète
[Joseph], bien que sachant qu'il était mort.
Ceci les a
complètement convaincus qu'il était le successeur de
Joseph
Smith,
choisi de Dieu [41].
Snow, James Chauncey
11 janvier 1817-30 avril
1884, 27 ans
Frère Snow,
ainsi que d'autres missionnaires, fut rappelé au pays peu de
temps après le martyre, et il était présent à
la réunion quand le manteau de Joseph tomba sur Brigham
Young—
un événement dont il témoigna souvent par la
suite [42].
Snow,
Sally
Adams
Voir
Adams,
Sally
Stoker, William
26 mars 1819-19 mai 1892,
25 ans
À partir de l'âge
de six ans, il [l’évêque W.E. Stoker] fut élevé
par son grand-père [William Stoker], qui connaissait
personnellement le prophète Joseph
Smith et
était présent quand le manteau de Joseph tomba sur
Brigham
Young et
reçut un témoignage personnel.
L’évêque
Stoker estimait qu'il devait beaucoup à son grand-père,
qui avait fortifié sa foi en racontant cette expérience
de l'Église [43].
Taylor,
Pleasant Green
8 février 1827-16
mai 1917, 17 ans
Après la mort de
Joseph, la question se
posa de savoir qui
allait diriger l'Église.
Les douze
apôtres étant partis en mission.
Sidney
Rigdon
revendiqua le droit de diriger l'Église, bien que ses
prétentions n’eussent pas la faveur de la majorité
des saints.
Il était
présent et vit Brigham
Young
entrer dans la « bowery » où les saints
s'étaient réunis.
Comme des
centaines d'autres, il se leva d’un bond et eut certitude que
Joseph avait été ressuscité.
Et même
après que Brigham
eut commencé à parler, il pensait toujours que c'était
le prophète Joseph qui leur parlait [44].
Van Orden, Peter
Edmund
27 janvier 1830-25
septembre 1911, 14 ans
Peter se rappelle
qu'après l'enterrement du prophète, Sidney
Rigdon vint
revendiquer le droit de gouverner l'Église.
Il tint une
réunion et en parla au peuple, lui demandant de revenir plus
tard pour prendre une décision.
C’est à cette
réunion ultérieure que Brigham
Young prit
la parole et que le manteau du prophète tomba sur ses épaules.
Le peuple
sut que c'était son signe que Brigham
devait être son dirigeant.
Peter fut
témoin de
cet événement et en rendit
témoignage
jusqu'au jour de sa mort [45].
Walker, Henson
13 mars 1820-24 janvier
1904, 24 ans
À la mort de
Joseph
Smith,
Brigham
Young, qui
était président du Collège
des douze apôtres,
prit la direction
de l'Église.
Sidney
Rigdon,
l’un des conseillers
de Joseph dans la présidence, estimait que c’était
son droit de prendre la place.
Henson
était présent lors de la réunion publique tenue
dans le bosquet au cours de laquelle Sidney
et Brigham
parlèrent.
Sidney
Rigdon
présenta ses prétentions d'abord.
Henson
dit que frère Rigdon
était un orateur éloquent et lança un appel
pressant au peuple.
Quand il
eut fini, Brigham
Young se
leva pour
parler.
Pour
employer les termes de
Henson,
« le manteau de Joseph
Smith est
tombé sur Brigham
Young et
l'assemblée
a su qui était son dirigeant.
Il
ressemblait au prophète Joseph et le ton de sa voix était
comme le sien. »
[46]
Henson
était présent lorsque Sidney
Rigdon
exposa ses prétentions à la présidence.
Il vit
aussi le
manteau de Joseph reposer sur Brigham
Young et
fut entièrement convaincu qu'il était le futur prophète
de Dieu [47].
Welch,
Eliza
Billington
Voir
Billington,
Eliza
Wells,
Emmeline
Blanche Woodward Harris
Whitney
Voir
Harris,
Emmeline
Blanche Woodward
Woodland,
William West
2 janvier 1832-19 février
1906, 12 ans
[William] accompagna ses
parents dans toutes les expulsions qui eurent lieu dans les premiers
temps de l'Église et fut exposé aux nombreuses
manifestations spirituelles
qui se produisirent… même dans sa jeunesse, il fut
témoin
de la
grande expérience
au cours de laquelle le manteau du prophète Joseph tomba sur
Brigham
Young après
la mort du prophète Joseph.
Ceci fit
plus pour l'influencer au cours des années futures que la
plupart des autres expériences [48].
Woolley,
Samuel Amos
11 septembre 1825-23 mars
1900, 18 ans
« Pendant la
période trouble de 1844, j'ai
été
garde municipal à Nauvoo.
Après
le martyre de Joseph et de Hyrum
Smith, j'ai été présent lors de la réunion
importante au cours de laquelle le président Brigham
Young a
parlé pour la première fois aux saints de la mort de
Joseph, et j'ai reçu le témoignage que le manteau de
Joseph était tombé sur l'épaule de
Brigham Young,
parce que quand il a parlé on aurait dit que c’était
Joseph lui-même qui parlait, sa voix et ses gestes étant
exactement comme ceux du prophète martyrisé. »
[49]
NOTES
Abréviations
utilisées dans les notes :
BYU Archives : Special
Collections and Manuscripts, Harold B. Lee Library, Brigham Young
University, Provo, Utah
FHL Archives : Family
History Library, The Church of Jesus Christ of Latter-day Saints,
Salt Lake City
LDS Church Archives :
Archives Division, Historical Department, The Church of Jesus Christ
of Latter-day Saints, Salt Lake City
[1]
Celestia Snow Gardner, History
of the William Snow and Robert Gardner Families: Pioneers of 1847 and
1850,
Salt Lake City, Acorn Printing, 1942, p. 17-18. Sally
a épousé William Snow en janvier 1846 dans le temple de
Nauvoo. Gardner,
History
of William Snow,
p. 18.
[2]
Truman O. Angell, "Biography of Truman Osborn Angell Sr.",
document dactylographié, p. 6, LDS Church Archives, cité
dans Paul L. Anderson, “Truman O. Angell: Architect and Saint”,
dans Supporting
Saints: Life Stories of Nineteenth-Century Mormons,
dir. de publ. Donald Q. Cannon et David J. Whittaker, Provo, Utah,
Religious Studies Center, Brigham Young University, p. 143.
[3]
Pamela Barlow Thompson, “Biography of Elizabeth Haven Barlow”,
p. 6, FHL Archives, cité dans Ora Haven Barlow, The
Israel Barlow Story and Mormon Mores,
Salt Lake City, par l’auteur, 1968, p. 204-205.
[4]
John Henry Evans et Minnie Egan Anderson, Ezra
T. Benson: Pioneer—Statesman—Saint,
Salt Lake City, Deseret News Press, 1947, p. 88-89.
[5]
Evaline Dunn Snow, “John and Eliza B. Welch Biographical
Sketch”, document dactylographié, p. 2, microfilm, LDS
Church Archives. Evaline est une petite-fille de John et Eliza.
[6]
Beatrice Cannon Evans et Janath Russell Cannon, dir. de publ., Cannon
Family Historical Treasury, Salt Lake City, George Cannon Family
Association, 1967, p. 162-163; condensé d’Angus M.
Woodbury, arr. et éd., Reminiscences of Ann Cannon Woodbury,
n.p., 1963. C’est
le petit-fils Angus M. Woodbury qui a préparé les
journaux d’Ann en vue de la publication.
[7]
“In the Valley of the Saints”, dans Our
Pioneer Heritage,
comp. Kate B. Carter, 20 vols., Salt Lake City, Daughters of Utah
Pioneers, 1958-1977, vol. 6, p. 204. Le
récit a été écrit par William Van Orden
Carbine.
[8]
Andrew Jenson, Latter-day
Saint Biographical Encyclopedia: A Compilation of Biographical
Sketches of Prominent Men and Women in The Church of Jesus Christ of
Latter-day Saints,
4 vols., Salt Lake City, Andrew Jenson History, 1901-1936, vol. 3, p. 41.
[9]
Brigham Young, dans Journal
of Discourses,
26 vols., Liverpool, F. D. Richards, 1855-1886, vol. 5, p. 57-58, 19 juillet
1857 ; voir aussi Leonard Arrington, Brigham
Young: American Moses,
New York, Alfred A. Knopf, 1985, p. 115.
[10]
« The Unpublished Story », dans Carter, Our
Pioneer Heritage,
vol. 12, p. 202.
[11]
Aurelia Spencer Rogers, Life
Sketches of Orson Spencer and Others,
Salt Lake City, George Q. Cannon and Sons, 1898, p. 331-332.
[12]
Bertha M. Linebarger, “Ada Winchell Clements”, dans
Carter, Our
Pioneer Heritage,
vol. 3, p. 111-112.
[13]
Charlotte Parker, “How Mormonism Affected the Lives of the
Clements Family”, document écrit pour History 100,
université Brigham Young, avril 1982, p. 14 ; copie en la
possession de l’auteur. Ada
(Aidah) Clements travaillait de toute évidence pour Joseph et
Emma Smith à la Mansion House. Linda
King Newell et Valeen Tippetts Avery, Mormon
Enigma: Emma Hale Smith,
New York, Doubleday, 1984, p. 134.
[14]
William G. Hartley, Kindred
Saints: The Mormon Immigrant Heritage of Alvin and Kathryne
Christenson,
Salt Lake City, Eden Hill, 1986, p. 25 ; voir aussi Grace Wilson
Norris, “Biography of John Corless”, et “Catherine
Stephenson Corless: A Pioneer of 1848”, Christenson Family
Archives, en la possession de Richard A. Christenson, Salt Lake City,
copie donnée à l’auteur par Pat Heilpren,
descendante des Corless. Grace
est une arrière-petite-fille d’Edward et de Catherine.
[15]
Grace Wilson Norris, “Edward Coreless: A Pioneer of 1848”,
p. 3, Christenson Family Archives, copie en la possession de
l’auteur.
[16]
Louisa Decker, “Reminiscences of Nauvoo”, Woman’s
Exponent 37, mars 1909, p. 41-42 ; Carol Cornwall Madsen, In
Their Own Words: Women and the Story of Nauvoo,
Salt Lake City, Deseret Book, 1994, p. 242-243.
[17]
William G. Hartley, “They
Are My Friends”: A History of the Joseph Knight Family,
1825-1850,
Provo, Utah, Grandin Book, 1986, p. 154.
[18]
Lucy E. Fisher Brown, comp., “Genealogical and Historical
Record of the Fisher Family”, olographe, p. 3, microfilm, FHL
Archives. Lucy est la petite-fille d’Evaline.
[19]
“That They May Live Again”, dans Carter, Our
Pioneer Heritage,
vol. 8, p. 198.
[20]
Emmeline B. Wells, “My Testimony”, dans Preston Nibley,
comp., Faith
Promoting Stories,
Salt Lake City, Deseret Book, 1943, p. 137. Dans
sa préface, Nibley dit : « Les histoires
contenues dans cet ouvrage ont été choisies avec soin
dans des livres et des périodiques qui se trouvent à la
Bibliothèque de l’Historien de l’Eglise ».
[21] Ouida Blanthorn à
l’auteur, 21 octobre 1995, citant A
Record of Charles W. Hubbard and Descendants, 1810-1955,
impression privée, 1956, p. 13. Ouida est une petite-fille de
Charles.
[22] William E. Hunter,
Edward
Hunter: Faithful Steward,
dir. de publ. Janath
Russell Cannon, n.p. : Mrs.
William E. Hunter,
1970, p. 79.
[23]
Rufus David Johnson, J.
E. J. [Joseph Ellis Johnson]: Trail to Sundown,
[Salt Lake City], Deseret News Press, 1961, p. 90. Écrit
à partir de souvenirs personnels. Rufus était le
dernier des vingt-neuf enfants. Voir
aussi “True to the Faith”, dans Carter, Our
Pioneer Heritage,
vol. 15, p. 230-231.
[24]
Martha S. Hill, “Immigrant Pioneer Women”, dans An
Enduring Legacy,
comp. Lesson Committee, 12 vols., Salt Lake City, Daughters of Utah
Pioneers, 1977-89, vol. 9, p. 86. Martha
est fille de Sophronia.
[25] Florence R. Ellison,
« Martha McBride Knight », dans Historical
Pamphlet,
1942, comp. Kate
B. Carter, Salt Lake City, Daughters of Utah Pioneers, 1942, p. 242 ;
voir aussi Martha McBride Knight, dans “Biographies of the
Belnap and Knight Families”, p. 18, BYU Archives, copie en la
possession de Della Belnap d’Ogden, Utah.
[26] Arthur Knight Hafen,
« History of Samuel Knight », 1960 ; copie en la
possession de l’auteur. Arthur est un petit-fils de Samuel.
[27] Jenson, Biographical
Encyclopedia,
vol. 2, p. 389. Ce récit est fait par la petite-fille de Philomena,
Samantha T. B. Foley.
[28]
Juanita [Leavitt] Brooks, Dudley
Leavitt: Pioneer to Southern Utah,
n.p., 1942, 9. Juanita
est une petite-fille de Dudley. Dans sa préface, Brooks
écrit : « En 1933, j’ai commencé
à recueillir les journaux intimes des pionniers du sud-ouest.
Dans beaucoup d’entre eux, j’ai trouvé des
mentions de Dudley Leavitt. Celles-ci ont formé, avec la
documentation des annales familiales, la base de cet ouvrage. »
[29] Sarah Studevant
Leavitt, « Autobiography of Sarah Studevant Leavitt, April
19, 1875 », rév. par Joseph Page Leavitt, 12 avril
1978, document dactylographié, 18-19, FHL Archives. Joseph est
un petit-fils de Sarah. Voir aussi « Courageous
Pioneers », in Carter, Our
Pioneer History,
vol. 7, p. 246.
[30] Dollene LeBaron
Noson, « Esther Meleta Johnson LeBaron », essai
pour les Daughters of Utah Pioneers, Daughters of Utah Pioneers
Archives, Salt Lake City, copie en la possession de l’auteur.
Dollene
est une petite-fille d’Esther.
[31]
John Doyle Lee, Mormonism
Unveiled; or, The Life and Confessions of the Late Mormon Bishop,
John D. Lee,
St. Louis, Bryan and Brand, 1877, p. 155; voir aussi Juanita Brooks,
John
Doyle Lee: Zealot, Pioneer Builder, Scapegoat,
Glendale, Arthur H. Company, 1962, p. 63. L’historien
D. Michael Quinn considère la déclaration de Lee comme
un témoignage important de ce que Lee a eu une expérience
mystique du manteau. Quinn dit : « Le fait que John
D. Lee a violemment rejeté Brigham Young plus tard dans sa vie
confirme en fait l’honnêteté des mormons qui ont
attendu des années avant de parler et d’écrire
sur la transfiguration de Young. » D.
Michael Quinn, Mormon
Hierarchy: Origins of Power,
Salt Lake City, Signature, 1996, p. 167. Quand
on examine la question du moment où l’expérience
du manteau s’est produite, il faut remarquer que, selon son
journal intime, Lee n’est arrivé à Nauvoo que le
20 août 1844. À cause de la controverse qui a entouré
la publication des mémoires de Lee et parce que l’on ne
dispose pas de son manuscrit original, nous avons mis son récit
dans les témoignages de seconde main.
[32]
Albert R. Lyman, Amasa
Mason Lyman: Trailblazer and Pioneer from the Atlantic to the
Pacific,
dir. de publ. Melvin
A. Lyman, Delta, Utah, Melvin A. Lyman, 1957, p. 119-120. Amasa
Lyman devint conseiller de Joseph Smith juste avant sa mort. Brigham
Young demanda à frère Lyman de présenter ses
arguments à la réunion du 8 août pour devenir
successeur de Joseph. Ce récit assez chargé est basé
selon l’auteur sur des renseignements provenant des Amasa
Lyman Journals, 23 vols., LDS Church Archives. Toutefois ceux qui ont
vérifié les sources n’ont rien pu trouver dans
les journaux à part la déclaration que Lyman passa la
journée avec les frères, de sorte que ce récit
de la transfiguration peut provenir d’autres sources
familiales.
[33] Seymour B. Young,
dans Seventy-Sixth Annual Conference of The Church of Jesus Christ of
Latter-day Saints, Salt Lake City, The Church of Jesus Christ of
Latter-day Saints, 1906, p. 12.
[34]
J. M. Tanner, A
Biographical Sketch of John Riggs Murdock,
Salt Lake City, Deseret News Press, 1909, p. 71. Cette
biographie fut écrite en 1909 par Tanner, ami de longue date
de John Riggs Murdock et lue à Murdock pour son approbation.
Aussi
dans Barlow, Israel
Barlow Story,
p. 204.
[35] Young, dans
Seventy-Sixth Annual Conference, p. 12.
[36]
Jenson, Biographical
Encyclopedia,
vol. 3, p. 191.
[37]
James Palmer, James
Palmer’s Travels and Ministry in the Gospel,
dir. de publ. Fannie
Palmer, Utah, Mrs. Fannie Palmer Gleave, 1963, p. 61. Fannie est une
fille de James. Dans son récit olographe, Palmer est moins
précis : « Brigham Young, président des
douze apôtres, s’avança et dit au cours d’une
réunion publique que les Douze, en tant que corps constitué,
avaient l’autorité et le droit légal de présider
l’Eglise dans le monde entier et leurs droits furent reconnus
par l’ensemble du peuple. » James
Palmer, “Journal: James Palmer’s Travels and Ministry in
the Gospel”, olographe, 80, LDS Archives.
[38] Donald Benson Alder
et Elsie L. Alder, comps. The
Benson Family: The Ancestory [sic] and Descendants of Ezra T. Benson
. . ., Salt Lake City, Ezra T. Benson Genealogical Society, 1979, p.
151. Écrit
sur la base de journaux intimes, de documents écrits, de
lettres, d’histoires et d’interviews de membres de la
famille. Ce passage est tiré du journal intime d’Eliza
Perry. Donald est un arrière-petit-fils du mari d’Eliza
Ezra T. Benson par une autre épouse.
[39]
Lucy Preece Stewart, “Biography Sketch of Luvera Ellen Ensign
Preece”, document dactylographié, p. 2, Margaret Steed
Hess Pioneer Histories Collection, BYU Archives. Lucy
est une fille de Luvera. Margaret Hess est qualifiée
d’historienne du camp.
[40]
Jenson, Biographical
Encyclopedia,
vol. 3, p. 241-42 ; Mary Smith Steed Porter, “Brief History of John Sivel
Smith”, John Sivel Smith Family Newsletter, no. 1, 28 janvier
1965, p. 3, microfiche, FHL Archives.
[41]
Harriet Smith et Leona L. Adams, “History of Jane Wadley
Smith”, John Sivel Smith Family Newsletter, no. 1, 28 janvier
1965, p. 4, microfiche, FHL Archives.
[42]
Jenson, Biographical
Encyclopedia,
vol. 1, p. 794-795.
[43]
Ruth J. Martin, comp., “Biography of Bishop William Ervin
Stoker”, Twentieth Ward History, 1856-1979, p. 69, microfilm,
FHL Archives.
[44]
Levi James Taylor, “Pleasant Green Taylor Family Records”,
document dactylographié, p. 6, LDS Church Archives. Levi est fils de
Pleasant. Voir aussi Fred G. Taylor, “Pleasant Green
Taylor”, dans Outlines
of Study, 1942-1943,
comp. Kate B. Carter, [Salt Lake City], Daughters of Utah Pioneers,
n.d., p. 255-256.
[45] « Peter
Edmund Van Orden 1830-1911 », p. 2, Van Orden Family
Archives, en la possession de Bruce Van Orden, Springville, Utah. Un
petit-fils ou une petite-fille de Peter, dont nous n’avons pas
le nom, a écrit ceci après avoir écouté
beaucoup de récits de Peter.
[46]
Jennie Walker Johnson, “Biography of Henson Walker Jr.”,
p. 48, microfilm, FHL Archives.
[47]
Jenson, Biographical
Encyclopedia,
vol. 1, p. 509.
[48]
Mary W. Fox et Daniel P. Woodland, “Life of William West
Woodland”, document dactylographié, copie en la
possession de John W. Welch. Daniel est fils de William.
[49]
Jenson, Biographical
Encyclopedia,
vol. 1, p. 781-82. Voir aussi Florence Woolley Russell, “History of
Samuel Amos Woolley, Pioneer of 1848”, p. 2, LDS Church
Archives. Florence est une fille de Samuel.