Trouvé
grâce au pouvoir du Livre de Mormon
Rubén
V. Alliaud,
des
soixante-dix
Quand
je rends visite à des convertis chez eux, j’aime leur
demander comment leur famille et eux ont connu l’Église
et comment ils en sont venus à se faire baptiser. Qu’à
ce moment-là la personne soit pratiquante ou ne soit pas allée
à l’église depuis des années n’a pas
d’importance, la réponse est toujours la même : le
sourire aux lèvres et le visage rayonnant, elle commence à
raconter comment elle a été trouvée. En fait, il
semble que l’histoire d’une conversion est toujours
l’histoire de la manière dont nous avons été
trouvés.
Je
vais vous raconter quelque chose qui m’est très précieux
: la manière dont j’ai été trouvé.
Juste
avant d’avoir quinze ans, j’ai été invité
par mon oncle, Manuel Bustos, à passer quelque temps chez sa
famille et lui aux États-Unis. Ce serait pour moi une
excellente occasion d’apprendre l’anglais. Mon oncle
s’était converti à l’Église de
nombreuses années auparavant et il avait un grand esprit
missionnaire. C’est probablement pour cela que ma mère,
à mon insu, lui a dit qu’elle acceptait l’invitation
à condition qu’il n’essaie pas de me convaincre de
devenir membre de son Église. Nous étions catholiques
depuis des générations et il n’y avait aucune
raison de changer. Mon oncle était totalement d’accord
et a respecté sa parole à tel point qu’il
refusait de répondre à la moindre question sur
l’Église.
Évidemment,
ce que mon oncle et sa chère femme ne pouvaient pas éviter,
c’était d’être ce qu’ils étaient.
On
m’a donné une chambre où étaient rangés
de nombreux livres. J’ai vu que la bibliothèque
contenait environ deux cents exemplaires du Livre de Mormon en
différentes langues, dont vingt étaient en espagnol.
Un
jour, par curiosité, j’ai pris un exemplaire du Livre de
Mormon en espagnol.
C’était
un de ces exemplaires à couverture souple bleu ciel avec la
silhouette de l’ange Moroni. En l’ouvrant, j’ai vu
sur la première page la promesse suivante : « Lorsque
vous recevrez ces choses, je vous exhorte à demander à
Dieu, le Père éternel, au nom du Christ, si ces choses
ne sont pas vraies ; et si vous demandez d’un cœur
sincère, avec une intention réelle, ayant foi au
Christ, il vous en manifestera la vérité par le pouvoir
du Saint-Esprit. »
La
promesse continuait ainsi : « Et par le pouvoir du
Saint-Esprit, vous pouvez connaître la vérité de
toutes choses. » (Moroni 10:4-5)
Il
est difficile d’expliquer l’effet que ces Écritures
ont eu sur mon esprit et sur mon cœur. Pour être honnête,
je ne recherchais pas « la vérité ».
J’étais un simple adolescent, heureux de sa vie,
savourant cette nouvelle culture.
Mais,
avec cette promesse à l’esprit, j’ai commencé
à lire le livre en secret. Au fur et à mesure que je
lisais, je comprenais que, si je voulais vraiment en tirer quelque
chose, je ferais bien de commencer à prier. Nous savons tous
parfaitement ce qui arrive quand on décide non seulement de
lire le Livre de Mormon mais aussi de prier à son sujet. Eh
bien, c’est exactement ce qui m’est arrivé.
C’était quelque chose de très spécial et
unique, oui, exactement ce qui est arrivé à des
millions de personnes de par le monde. J’ai su par le pouvoir
du Saint-Esprit que le Livre de Mormon était vrai.
Je
suis allé voir mon oncle pour lui expliquer ce qui était
arrivé et lui dire que j’étais prêt à
me faire baptiser. Mon oncle n’a pu cacher sa stupéfaction.
Il est monté dans sa voiture, est parti à l’aéroport
et est revenu avec un billet d’avion pour que je rentre chez
moi, avec un message destiné à ma mère qui
disait simplement : « Je n’y suis pour rien ! ».
Dans
un sens, il avait raison. J’avais été trouvé
directement par le pouvoir du Livre de Mormon.
Beaucoup
de personnes ont été trouvées grâce aux
merveilleux missionnaires dans le monde entier, de façon
toujours miraculeuse. Ou elles l’ont peut-être été
grâce à des amis que Dieu avait délibérément
mis sur leur chemin. Elles ont peut-être même été
trouvées grâce à quelqu’un de cette
génération ou par l’intermédiaire d’un
de leurs ancêtres. Quoi qu’il en soit, afin de progresser
vers la véritable conversion personnelle, tôt ou tard,
elles devront toutes connaître le pouvoir des vérités
contenues dans le Livre de Mormon et être trouvées par
elles. En même temps, elles doivent prendre personnellement
l’engagement sérieux envers Dieu de s’efforcer de
respecter ses commandements.
En
rentrant à Buenos Aires, ma mère a compris que je
voulais vraiment me faire baptiser. Comme j’étais
parfois un peu rebelle, au lieu de s’opposer à moi, elle
a très sagement pris mon parti. Sans même s’en
rendre compte, elle a procédé à mon entretien de
baptême. En fait, je pense que son entretien était
encore plus approfondi que celui que les missionnaires font. Elle m’a
dit : « Si tu veux te faire baptiser, je te soutiendrai. Mais
je vais d’abord te poser certaines questions, et je veux que tu
y réfléchisses très sérieusement et me
répondes honnêtement. T’engages-tu à aller
à l’église absolument tous les dimanches ? »
Je
lui ai dit : « Bien sûr que oui. »
«
Sais-tu combien de temps durent les réunions ? »
J’ai
dit : « Oui. »
Elle
a répliqué : « Eh bien, si tu te fais baptiser,
je vais m’assurer que tu y ailles. » Puis elle m’a
demandé si j’étais vraiment prêt à
ne jamais boire d’alcool et à ne jamais fumer.
J’ai
répondu : « Oui, bien sûr. Je suis prêt à
le faire. »
Ce
à quoi elle a ajouté : « Eh bien, si tu te fais
baptiser, je vais m’assurer que c’est le cas. » Et
elle a continué de cette manière avec presque tous les
commandements.
Mon
oncle avait téléphoné à ma mère
pour lui dire de ne pas s’inquiéter, que cela me
passerait. Quatre ans plus tard, lorsque j’ai reçu mon
appel à servir dans la mission de Montevideo (Uruguay), ma
mère a téléphoné à mon oncle pour
lui demander quand exactement cela allait me passer. En réalité,
depuis mon baptême, ma mère était plus heureuse.
J’ai
su que le Livre de Mormon est indispensable au processus de
conversion en faisant moi-même l’expérience qu’«
un homme se rapprocherait davantage de Dieu en en suivant les
préceptes » (Introduction du Livre de Mormon).
Néphi
a expliqué l’objectif central du Livre de Mormon de
cette manière :
«
Car nous travaillons diligemment à écrire, pour
persuader nos enfants, et aussi nos frères, de croire au
Christ et d’être réconciliés avec Dieu. […]
«
Et [ainsi] nous parlons du Christ, nous nous réjouissons dans
le Christ, nous prêchons le Christ, nous prophétisons
concernant le Christ, […] afin que nos enfants sachent vers
quelle source ils peuvent se tourner pour obtenir la rémission
de leurs péchés. » (2 Néphi 25:23, 26)
Tout
le Livre de Mormon est imprégné de cet objectif sacré.
Pour
cette raison, n’importe quel lecteur qui s’engage à
l’étudier de manière sincère, dans un
esprit de prière, apprendra non seulement qui est le Christ
mais apprendra également du Christ. Cela est particulièrement
vrai, s’il prend la décision « d’essayer la
vertu de la parole de Dieu » (Alma 31:5) et, de ne pas la
rejeter prématurément à cause de son incrédulité
(voir Alma 32:28) engendrée en prêtant attention aux
préjugés de gens qui n’ont jamais lu le Livre de
Mormon.
Le
président Nelson a fait cette réflexion : «
Lorsque je pense au Livre de Mormon, c’est le mot pouvoir qui
me vient à l’esprit. Les vérités contenues
dans le Livre de Mormon ont le pouvoir de guérir, réconforter,
rétablir, secourir, fortifier, consoler et réjouir
notre âme. » (Le Liahona, novembre 2017, p. 62)
Je
nous invite tous, quelle que soit notre ancienneté dans
l’Église, à permettre au pouvoir des vérités
du Livre de Mormon de nous trouver et de nous étreindre de
nouveau tandis que nous recherchons diligemment la révélation
personnelle. Cela se produira si nous le permettons.
Je
témoigne solennellement que le Livre de Mormon contient la
plénitude de l’Évangile de Jésus-Christ et
que le Saint-Esprit en confirmera encore et toujours la véracité
à quiconque, d’un cœur sincère, recherche
la connaissance pour le salut de son âme (voir 3 Néphi
5:20).
(Le
Liahona, novembre 2019, p. 35-38)