Parallèles entre l'Ancien et le Nouveau monde
Il y a des objets, tels que des timbres pour imprimer sur tissu des figurines, des pyramides, des jouets à roues et des dentiers qui se trouvent tant dans l’Ancien que dans le Nouveau Monde avec des « ressemblances si frappantes » qu’il est difficile de ne pas penser qu’il y ait un rapport. Cela constituait le message, illustré avec des diapositives, présenté par le docteur Norman Totten du Bentley Collège de Boston à l’université Brigham Young. Sa présentation intéressa particulièrement les membres de l’Église car il soutient l’idée de voyages répétés sur l’océan de l’Ancien vers le Nouveau monde avant Colomb.
Des dessins de navires de même style très nettement différents des navires européens avec lesquels Colomb « découvrit » l’Amérique, furent trouvés tant en Crète qu’au Texas. La vie est apparue des deux côtés de l’océan. On a découvert, tant dans les îles de San Blas de Panama qu’au Népal, des statues montrant des femmes se ressemblant beaucoup et portant des coiffes presqu’identiques, des anneaux pour le nez, des colliers faits de pièces de monnaie. L’inscription « Los Lunas » au sud d’Albuquerque (Nouveau Mexique) peut être lue aussi bien en écriture hébraïque que phénicienne.
Le Dr Totten fit aussi allusion aux travaux du Dr Barry Fell démontrant que des traces de langue méditerranéenne se retrouvent dans la langue des tribus indiennes d’Amérique : une relation à cinquante pour cent par exemple entre le libyen et la langue zuni. Des caractères puniques et ibères figurent sur des pierres trouvées dans le Vermont. Des caractères oghamiques d’Irlande ont été trouvés également dans le Vermont. Le Docteur Totten a retrouvé un motif de lignes entrecroisées bien distinct qui remonte aux premiers écrits chinois et égyptiens ; il apparaît au Portugal aussi bien que dans l’Arkansas et signifie toujours la même chose : « un champ cultivé ».
Les preuves numismatiques renforcent aussi l’hypothèse des voyages précolombiens sur l’océan. Des pièces grecques à l’effigie d’Athéna, jusqu’au détail du monstrueux Scylla sur son casque, ont été trouvées en deux endroits dans l’Arkansas. Des sicles de la première révolte juive, datant d’environ 65 ap. J.C. ont été trouvés dans le Tennessee, et des sicles de la deuxième révolte (vers 135 ap. J.C.) ont été trouvés en quatre endroits différents dans le Kentucky.
Pourquoi donc, avec autant de preuves évidentes de voyages sur l’océan dans l’Ancien Monde, nous a-t-on enseigné que l’histoire américaine commençait avec Colomb ? Le Dr Totten a montré que beaucoup de renseignements ayant trait à la navigation et à la culture furent perdus quand les grandes bibliothèques d’Alexandrie et de Carthage, entre autres, furent brûlées par les soldats de Jules César. Les Phéniciens et les autres navigateurs parcourant l’océan avaient alors intérêt, sur le plan économique, à garder secrets les vents et les courants utilisés par les navires marchands.
« Mais nous ignorons combien Colomb savait », dit-il. « Nous sommes presque sûrs maintenant que la plupart des gens savaient que la terre était ronde. Mais nous ne savons pas ce qu’ils connaissaient d’autre. »
Source : L'Étoile, décembre 1979, p. 11-12