Suite à une discussion avec une jeunesse qui a renié la foi


La Rédaction



Certains de la deuxième ou de la troisième génération de membres de l'Église en France rejettent l'éducation qu'ils ont reçue, sont prompts à croire et à diffuser des critiques simplistes contre l'Église, et choisissent d'ignorer les travaux plus élaborés des spécialistes, universitaires et savants en réponse aux critiques.

Ces jeunes ont perdu la foi au contact des critiques professionnels dont ils se font à présent le relais. Pour des raisons pratiques, ils ont retiré toute dimension spirituelle de leur vie, préférant ne s'appuyer que sur la science.


Cette jeunesse ne fait que reproduire le schéma décrit dans le Livre de Mormon consistant à faire partie de la génération montante qui ne croit pas en la tradition de ses pères (Mosiah 26:1), à refuser de prendre du fruit de l'arbre de vie (1 Néphi 8:18), à qualifier le premier converti de leur famille de visionnaire (1 Néphi 5:2), à quitter le sentier menant à l'arbre de vie pour entrer dans le grand et spacieux édifice (1 Néphi 8:33), à se moquer des saints avec la majorité (1 Néphi 8:27) et, comme si ce n'était pas suffisant, à se considérer comme lésés (Mosiah 10:12-13). Comme on pourrait s'y attendre, ils éduquent leurs enfants dans la haine de la religion, comme les Lamanites l'ont fait avant eux (4 Néphi 1:38-39). En cela, le Livre de Mormon, auquel ils ne croient plus, est dramatiquement prophétique.

Cette génération rebelle ne sait pas tenir compte des réalités suivantes :

■ La vérité est immuable, mais elle est révélée peu à peu (voir 2 Néphi 28:30 ; Ésaïe 28:9-10 ; D&A 98:11-12 ; 128:21).

■ Croire est une injonction divine (voir Jean 14:1 ; 2 Néphi 33:10 ; Mosiah 4:9-10). Croire est un choix délibéré qui ouvre toutes grandes les portes sur une vie spirituelle.

■ Bien qu'ils soient très affirmatifs, les critiques n'ont aucune preuve que la divinité et la mission du Christ sont fausses.

■ Donner une explication humaine à tout, c'est oublier que Dieu passe par les humains pour réaliser ses desseins. Ce n'est pas par la seule sagesse humaine que Joseph Smith pouvait prophétiser que l'Église remplirait la terre quand elle n'avait qu'une poignée de membres.

■ Le Saint-Esprit ne témoigne pas de vérités contradictoires. Les gens de toutes religions qui témoignent de leurs convictions religieuses peuvent être émus lorsqu'ils le font, mais cette émotion n'est pas la preuve d'un témoignage du Saint-Esprit. L'Esprit ne s'adresse pas qu'au cœur, mais au cœur et à l'esprit (D&A 8:2). On peut rendre un témoignage authentique sans être envahi par l'émotion.

■ La foi n'est pas intellectuelle. Mais l'intellect complète la foi. Et l'addition des deux permet à des millions de croyants de vivre tout à la fois en étant heureux et en gardant l'esprit critique. Ne garder que l'intellect et la critique est un réflexe de protection, mais il manque la foi, à laquelle s'ajoute naturellement le témoignage.

Pour un peu, la génération rebelle nous citerait le Livre de Mormon :

« Ô vous qui êtes entravés par une espérance insensée et vaine, pourquoi vous mettez-vous sous le joug de choses aussi insensées ? Pourquoi attendez-vous un Christ ? Car nul ne peut rien savoir de ce qui est à venir. Voici, ces choses que vous appelez prophéties, que vous dites transmises par de saints prophètes, voici, ce sont des traditions insensées de vos pères. Comment savez-vous qu'elles sont sûres ? Voici, vous ne pouvez pas connaître des choses que vous ne voyez pas ; c'est pourquoi, vous ne pouvez savoir qu'il y aura un Christ. Vous regardez vers l'avenir et dites que vous voyez une rémission de vos péchés. Mais voici, c'est l'effet d'un esprit en délire, et ce dérangement de votre esprit vient des traditions de vos pères, qui vous entraînent à croire des choses qui ne sont pas. » (Alma 30:13-16).

Décidément, cette jeunesse suit un schéma décrit avec précision il y a plus de 2000 ans dans le Livre de Mormon. La plupart d'entre nous ne seront pas entrainés sur ce chemin, pas plus que Giddonah ou Alma ne furent entraînés par Korihor (Alma 30). Pourquoi ? Parce qu'ils avaient été témoins de la manifestation divine dans leur vie et dans leur sacerdoce. Et ce témoignage, on ne peut l'enlever à personne.

La génération qui a choisi de ne pas croire a le droit d'être satisfaite ainsi, mais d'où vient le besoin de critiquer ceux qui croient ? Du plaisir de se moquer ? Cela manque de consistance. D'un autre côté, la foi procède d'une démarche scientifique. À ce propos, voir https://www.lafeuilledolivier.com/Sciences.html, notamment les articles de Merrill, Eyring, Fletcher, Brown, Kimball, Oaks et Stanton.

Les critiques prétendent que les faits sont là, irréfutables, alors qu'en réalité ils sont réfutés tôt ou tard, souvent depuis longtemps. Tôt ou tard, les réponses aux critiques font surface. En attendant, les saints font preuve de foi alors que ceux qui rejettent la foi se rendre compte plus tard qu'ils ont été pour le moins hâtifs dans leur réaction, mais peu l'admettent.

Ceux qui nous critiquent n'ont tout simplement pas assez cherché avant de critiquer. Et quand des réponses qu'ils auraient pu trouver eux-mêmes leur sont apportées, ils font ptreuve de suffisance vis-à-vis de ces réponses, mais cette suffisance ne suffit plus.

Si ceux de la génération rebelle en sont encore à croire des critiques simplistes depuis longtemps réfutées, c'est qu'ils ne sont pas à jour de leurs connaissances. Toutes les prétentions des critiques sont démontées les unes après les autres. Une fois qu'elles ont été réfutées, ceux qui continuent à les avancer font preuve de négligence.


La génération critique se range derrière les raisonnements érigés par des esprits limités et traite de contorsions les études sérieuses quand elles contrarient la position qu'ils ont prise. N'étant pas à jour des connaissances liées à leurs critiques, ils ne devraient pas être surpris de n'être pas pris au sérieux.

La génération qui a perdu la foi a été trompée par les montages habiles des critiques à plein temps qui sont incapables de voir que l'Église constitue une force positive et une bénédiction pour le monde. Ils en cherchent les faiblesses, ou ce qu'ils croient être des faiblesses pour refuser de voir sa grandeur.

Quel que soit le sujet, il y a toujours moyen de ridiculiser et de se moquer à l'unisson avec ceux du grand et spacieux édifice qui représente la majorité se moquant de la minorité.

Les saints préfèrent défendre la minorité dont on se moque. Ils refusent de se ranger à la majorité accusatrice. Il y a tellement de puissance positive du côté de la minorité moquée ! Il y a tellement de lumière, de bien, de beauté et de bonheur !

Les montages intellectuels des critiques à plein temps ne sont que tromperie pour ceux de la jeune génération qui s'y abreuvent. Les trompeurs se frottent les mains quand ils voient la crédulité de ceux qu'ils ont réussi à détourner.

Le summum est atteint quand ceux qui se prétendent victimes de leur éducation tentent de contrarier le bonheur de ceux qu'elle a rendu heureux. Cette posture est peu enviable et ceux qui l'adoptent sont à plaindre.

Il est facile de se ranger à la majorité criante. Il est bien plus enthousiasmant d'encourager la foi simple, de soutenir le témoignage discret et de défendre la minorité de ceux qui ont choisi de croire en l'Évangile rétabli.

Respect à ceux qui ont appris à savourer les fruits de l'Évangile rétabli et à donner l'occasion à leur entourage de faire de même. À ces disciples paisibles de Christ (Moroni 7:3), l'Esprit enseigne les choses paisibles du royaume (Moïse 5:61 ; D&A 36:2 ; 39:6), ce qui apporte la joie et la vie éternelle (D&A 42:61). Ceux-là reçoivent la foi et la joie des saints (Apoc. 13:10 ; Én. 1:3).