John Taylor à Boulogne-sur-Mer

 

 

 

      Après un court séjour en Angleterre, John Taylor s’embarqua pour la France. Il arriva à Boulogne-sur-Mer le 18 juin 1850. Il était accompagné par Curtis Bolton et William Howell. William Howell, du pays de Galles, avait prêché l’Évangile en plusieurs lieux dans l’île de Jersey et sur la côte de France, et avait fait quelques conversions.

 

Le premier soin de John Taylor fut de se rendre chez le maire de la ville pour savoir s’il serait libre de prêcher sa foi. Il expliqua au maire que son dessein était religieux et non politique, qu’il avait l’intention de faire connaître l’Évangile, et que ses principes comportaient le respect des lois et du gouvernement, en quelque lieu qu’il se trouvât.

 

Le maire l’écouta avec attention et se montra très poli. Lorsqu’il eut lu la lettre de recommandation du Gouverneur du Deseret (Utah), signée par le Ministre des Affaires étrangères, il déclara que ce document suffisait.

 

Il dit à John Taylor que, s’il devait prêcher dans une des églises existantes, il pouvait le faire dès maintenant ; mais que s’il devait prendre la parole dans une salle louée, il lui faudrait demander par écrit une autorisation spéciale, spécifiant son intention et la doctrine qu’il se proposait de faire connaître, désignant la salle et donnant son adresse personnelle. Telle était la loi du pays. Si ces formalités n’étaient pas observées, la personne tenant une réunion publique courait le risque d’être condamnée à la prison et expulsée de France.

 

Au début de la conversation, Curtis Bolton servait d’interprète. Mais le maire désirant donner une preuve de sa bonne grâce ou montrer ses connaissances, se mit à parler anglais – avec difficulté. John Taylor, répondant à cette politesse, entreprit à son tour de parler tant bien que mal en français.

 

John Pack rejoignit les trois collègues à Boulogne le 26 juin. Le soir du même jour, s’étant rendus sur le rivage de la mer, à l’heure où le crépuscule accentuait la solitude, ils s’inclinèrent pour adresser une prière au Tout-Puissant. John Taylor remercia le Seigneur de l’avoir protégé pour la traversée des montagnes, des déserts et de l’océan, et fit un vœu de se vouer, lui et ses compagnons, à la tâche à laquelle il l’avait appelé par la bouche de ses serviteurs.

 

      En juiIIet, John Taylor et les autres missionnaires tinrent une série de réunions publiques à Boulogne-sur-Mer, au 21 de la rue Montigny.  

   

      Le 19 juillet 1850, John Taylor et Curtis Bolton quittèrent Boulogne-sur-Mer pour Paris.  

 

 

Sources :

 

B. H. Roberts, Life of John Taylor, Salt Lake City, George Q. Cannon & Sons, 1892, pp. 209-210.

L’Étoile, novembre 1950.

L’Étoile, novembre 1978, Nouvelles de l’Église, Histoire locale, p. 8-12.