Violences contre les
  convictions religieuses d'autrui
  

 La Rédaction



 
01. Introduction
02. Méprise sur le combat à mener
03. Posture de rivalité
04. De la violence physique à la violence morale
05. Dénigrer, mépriser, attaquer la foi d'autrui
06. Activité non chrétienne
07. Attaquer les gens sur leur propre terrain
08. Bénéfice éphémère
09. Posture d'a priori
10. La fin justifie les moyens : une règle pour les voyous
11. Distinction
12. Des méthodes malhonnêtes par nature
13. Vanter la valeur des sources
14. Trouver des contradictions et les dénoncer
15. Ôter toute dimension spirituelle
16. Accentuer les défauts, travestir le bien en mal
17. Occulter toute vertu
18. Ériger l'exception en règle
19. L'art de l'habillage
20. Artifices verbaux
21. Disproportions
22. Le poids des mots
23. Mépris et ignorance volontaire des réponses apportées
24. Réponses dispersives
25. Réponses sélectives
26. Les ex membres de l'organisation visée
27. Comportement des saints face à leurs détracteurs
28. Poursuites judiciaires
 
 









Introduction
 
      Sous prétexte d'hérésie chez autrui et sous couvert de défense de la foi ou de critique objective, certains auteurs, professionnels ou occasionnels, se rendent coupables d'entorses à la bienséance et à l'éthique, prennent comme postulat que la fin justifie les moyens et critiquent violemment les croyances des autres. Ces pourfendeurs des croyances d'autrui se prétendent dans leur droit en agissant de la sorte sans entrevoir un instant qu'une critique violente est de la violence et que la violence gratuite est une forme de délinquance.
 
      Dans l'Amérique de la première moitié du dix-neuvième siècle, les populations qui se sentaient menacées par la prospérité des mormons assassinaient et chassaient ces derniers ; aujourd’hui certains activistes font tout ce qui est politiquement correct mais intellectuellement malhonnête pour critiquer violemment les croyances qui ne sont pas conformes aux leurs. Lorsque ces activistes professent le christianisme, leur action démontre le contraire (cf. Bible, Nouveau Testament : Matthieu 5:22 ; Colossiens 3:8 ; 1 Thessaloniciens 5:9 ; Jacques 1:20).  
 
Méprise sur le combat à mener
 
      Malheureusement, les gens qui portent atteinte de façon offensive à la croyance des autres se trompent de combat. Le vrai combat, celui qui fait une différence, n’est pas celui d’une croyance contre une autre ou d'un croyant contre un autre, mais contre le mal. Le véritable adversaire n’est pas « l’autre » mais la puissance invisible qui pousse l’humanité à la débauche, au malheur et à la mort. Beaucoup de confessions religieuses représentent une formidable influence bénéfique pour l’humanité. Or les gens de bonne volonté et les organismes qui œuvrent pour le bien ont plus besoin de s’unir que de se critiquer. Assurément, ceux qui attaquent la religion d'autrui se méprennent sur l’ennemi à combattre.  
 
Posture de rivalité
 
      Dans le processus de la conversion religieuse, la puissance de la parole divine se suffit à elle-même. Les fausses croyances fondent comme neige au soleil au contact de la vérité révélée. Il n'est ni nécessaire ni convenable de les attaquer de front. Attaquer les convictions religieuses des autres sous prétexte d'hérésie ou sous couvert de défense de la foi est un délit moral perpétré sous une fausse excuse. La véritable motivation d'un tel comportement est de considérer les autres confessions religieuses comme des rivales. Or cette posture est absurde quand on sait que le parcours d'un croyant peut être un parcours par étapes et qu'une organisation religieuse peut constituer une étape positive dans la progression d'un croyant, étape qui le prépare à recevoir et à accepter une plus grande part de vérité lorsqu'elle se présente au cours de son existence.  
 
De la violence physique à la violence morale
 
      Selon le Nouveau Testament, les scribes, les pharisiens et autres docteurs de la loi avaient pour objectif d'attenter à la vie du Seigneur et de ses serviteurs. Si les pharisiens modernes ne visent plus la vie physique des saints des derniers jours, ils visent cependant leur vie spirituelle, c'est-à-dire l'anéantissement du témoignage spirituel qu'ils ont reçu. Ils œuvrent également pour que leur public n'acquière jamais ce témoignage. Non seulement ils refusent le chemin du témoignage personnel pour eux-mêmes, mais ils tentent d'en barrer l'accès aux autres. C'est à « ces meurtriers de la foi et ces voleurs de témoignage » (Carlos E. Asay, L'Étoile, avril 1982, p. 121) que Jésus s'adressait lorsqu'il dit : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux ; vous n'y entrez pas vous-mêmes, et vous n'y laissez pas entrer ceux qui veulent entrer » (Matthieu 23:13 ; voir également Luc 11:52).
  
Dénigrer, mépriser, attaquer la foi d'autrui 
 
      L'activité consistant à attaquer la foi d’autrui semble être le sport préféré de certaines personnes pourtant pratiquantes dans leur Église, mais cette activité ne fait pas partie des loisirs des humbles disciples du Christ ni simplement des gens honorables. 
 
      Alors que l'activité des uns est l’attaque, celle des autres est de subir silencieusement ou de se défendre sans abandonner les vertus chrétiennes. Porter atteinte à la foi d'autrui est une activité répréhensible qui exclut naturellement ses auteurs de la société des honnêtes gens. Leur occupation consistant à démolir sans scrupules et à ne rien construire à côté les range d’emblée dans la catégorie des personnes peu recommandables et des gens peu fréquentables. 
 
     Les propos haineux de certains détracteurs les accusent de flagrant délit d’agression des convictions d’autrui. Ils ne gagnent pourtant rien à cela sinon à être classés dans le camp des agresseurs et, en tant qu’agresseurs, dans la catégorie plus large des délinquants. Ils ne semblent pas réaliser que toute action offensive est une action délinquante et que, devant la justice divine, mieux vaut être trouvé dans le camp des offensés que des offenseurs, dans le camp des agressés plutôt que dans celui des agresseurs.
     
      Certaines dénominations religieuses vont jusqu'à ouvrir des universités privées dont les travaux visent à étudier les autres religions pour mieux les critiquer. Il est honteux de faire ainsi œuvre de destruction massive et systématique de la croyance d’autrui.
 
      Il est regrettable que certaines personnes discréditent tous ceux qui ne pensent pas comme eux, publient des critiques sur toutes les religions autres que la leur et diffusent leurs travaux de sape sur des sites spécialisés, au mépris de la foi des croyants visés. C'est ainsi que toutes les grandes religions sont attaquées par une poignée d'activistes. Le paradoxe est que certaines organisations attaquées diffusent contre d'autres organisations des critiques dont les auteurs sont ceux-là même qui les attaquent. Curieusement, quand on montre à nos attaquants qu'ils servent de relais à des auteurs qui les attaquent tout autant, ils continuent à diffuser contre nous les travaux conçus selon les mêmes méthodes douteuses que contre eux.  
 
      Les gens de bien n’ont pas de temps à consacrer à leurs agresseurs, encore moins à devenir agresseurs à leur tour. Leur temps est occupé à l’édification, non à la destruction.

Activité non chrétienne

  Il est curieux que certaines personnes qui se disent chrétiennes se livrent à une attaque en règle des convictions différentes des leurs. Elles croient servir Dieu en dénonçant ce que leur jugement qualifie d'hérésie. Ce faisant, elles semblent ignorer que Jésus lui-même ne s'est jamais rendu coupable de tels méfaits. Certes, Jésus critiquait durement les gens dont les actes n'étaient pas conformes à leurs convictions, mais il ne se permettait pas de critiquer les convictions d'autrui. Conformément à son exemple, le respect des convictions d'autrui est une caractéristique des véritables chrétiens. Paradoxalement, c'est au sein du christianisme que l'on entend les propos les plus durs contre la conviction d'autrui. C'est précisément ce que les vrais chrétiens ne se permettent pas, quelle que soit leur religion.
 
Attaquer les gens sur leur propre terrain
 
      Il y a des gens heureux d'exister et d'autres qui veulent les empêcher d'exister. Les personnes qui se permettent des attaques virulentes contre la religion d'autrui ne se rendent pas compte que leurs attaques sont portées sur le terrain des gens visés, sans que ceux-ci n'aient commis d'autre offense que celle d'exister. Cette invasion gratuite et sans complexe de la vie spirituelle des gens s'apparente à un délit moral. Quand les attaquants enjoignent leurs victimes de répondre à toutes leurs allégations et leur reprochent de ne pas le faire, ils oublient que ce sont eux les attaquants et que la position des attaqués n'oblige en rien ces derniers.
 
      Les attaquants montent d'un cran leur offense lorsque les attaqués répondent aux accusations de leurs offenseurs et que ceux-ci poursuivent leur stratégie offensive comme si aucune réponse sérieuse n'avait été apportée à leurs allégations. 

Bénéfice éphémère

Il n'y a pas de bonheur à salir l'image d'autrui. Ceux qui le font agissent soit par mimétisme, soit poussés par la crainte, la rancune ou la défiance, soit encore par appât du gain ou recherche de la notoriété. Les auteurs et conférenciers qui ont pour occupation principale d'attaquer l'image et la réputation de quelqu'un gagnent leur vie sur le dos des gens qu'ils ont choisi pour cible. Leur activité de diabolisation est lucrative. Elle est devenue un fond de commerce. Leurs articles font vendre. Des enjeux financiers sont à la clé. Outre le caractère non glorieux de ce mode de vie, la renommée acquise est éphémère. L'histoire relègue au deuxième plan ceux dont l’œuvre est de détruire celle des autres. Elle honore la mémoire de ceux qui apportent une contribution à la société.
 
Posture d'a priori

      La façon de procéder de ceux qui fustigent les croyances d'autrui commence par une posture d’a priori. Il s'agit d'adopter le postulat selon lequel les gens critiqués ont tort, quoiqu'ils aient fait ou dit, quoiqu'ils n'aient pas fait ou n'aient pas dit et quelles que soient leurs réponses passées et futures aux allégations qui leur sont adressées. En d'autres termes, non contents de porter accusation contre la religion d'autrui, les critiques refusent dès l'abord aux accusés d'être entendus et les condamnent par avance, quel que soit le bien fondé des réponses qu'ils pourraient apporter pour la défense de leur foi.
 
      Ainsi condamnés avant même d'être entendus, les accusés sont traités comme définitivement hors d'état d'apporter quelque explication que ce soit à leur crédit ou quelque élément que ce soit en leur faveur. Cette façon d'opérer revient à juger les accusés sans entendre ce qu'ils ont à dire pour leur défense. C'est ainsi que les accusateurs s'octroient la triple liberté de juger leurs semblables, de les condamner publiquement et de leur refuser le droit d'être entendus. 
 
      La posture des accusateurs étant ce qu'elle est, les croyants visés auront beau apporter des éléments crédibles en leur faveur et même démontrer l'erreur de leurs juges, ils auront toujours tort. Comme l'a expliqué Lawrence Foster, maître de conférences d'histoire américaine à l'Institut de Technologie de Géorgie, à propos de certains critiques professionnels du mormonisme : « Ils semblent jouer un tour de passe-passe habile dans lequel ils changent à leur gré les critères d'évaluation de manière que la conclusion soit toujours la même : négative » (Apologia, vol. 3, n° 2, février 2000, p. 7). À partir de cette posture d'a priori définitif, les détracteurs se permettent tous les moyens pour faire des attaques tous azimuts sans souci des conséquences.

La fin justifie les moyens : une règle pour les voyous
 
      Il semble que certaines personnes n’aient aucun scrupule à attaquer les gens sur leurs croyances et qu'elles n’entrevoient pas un instant que cette activité répréhensible se fait au mépris de la règle selon laquelle, devant Dieu, la fin ne justifie pas les moyens. Sous le faux postulat que la fin justifie les moyens, certains individus qui par ailleurs se prétendent croyants se transforment en véritables délinquants. Cela arrive sans que personne ne se pose de question sur le caractère orienté de leurs propos ou sur la légitimité de leur action.
 
      Car la question se pose de la légitimité de l’action de ceux qui vont chercher dans les archives et l’histoire de l'Église pour en tirer des éléments isolés, les mettre en exergue et donner une image déformée du mormonisme, ce qui est de la diffamation. Quel plaisir ceux qui entachent ainsi l’image de leurs semblables trouvent-ils ? D'autres choisissent de prendre pour argent comptant les démonstrations des détracteurs et d’ignorer les réponses des personnes visées sans se poser de question sur la véritable motivation des agresseurs et la légitimité morale d'une telle œuvre de démolition.

Distinction

      Les agresseurs en matière de religion, pour se dédouaner de leur action coupable, font une subtile distinction entre les croyants et leur organisation. Les croyants seraient les victimes de leur organisation. Ils seraient ignorants des enseignements de leurs dirigeants passés et présents et des détails de leur vie. Les croyants ne seraient pas mis en cause, seulement leur organisation, leurs dirigeants.
 
      C'est oublier que tout dirigeant de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours en a d'abord été un simple membre. C'est aussi ignorer les critères de pureté et de spiritualité selon lesquels les dirigeants de l'Église sont appelés. Les observateurs les plus sérieux n'ont aucune difficulté à constater que plus on monte dans la hiérarchie de l'Église, plus on est en présence d'hommes pieux, purs, incorruptibles et préoccupés de faire la volonté de Dieu, et que leur attribuer des dispositions contraires est un paradoxe injuste.
 
      Les militants qui croient pouvoir tirer à bout portant sur une organisation sans en blesser les membres se trompent. Faire une distinction entre les croyants et leur organisation, c'est se donner une excuse pour porter atteinte à la croyance d'autrui.  
 
Des méthodes malhonnêtes par nature
 
      Les angles d'attaque de ceux qui cherchent la querelle en matière de religion sont divers et variés. En voici un échantillon :
 
Tourner en dérision, dénigrer, rabaisser, se moquer de ce qui est sacré pour autrui
Discréditer, embarrasser et ridiculiser ceux qui ont des sentiments religieux différents
Critiquer de manière virulente, destructrice et traumatisante
Colporter des remarques négatives et indélicates
Traiter avec dédain, désinvolture, mépris, les convictions d'autrui
Fustiger, stigmatiser, diaboliser la croyance d'autrui
Tenir des propos insultants vis-à-vis des convictions d'autrui
Tenir un discours de rejet et d'exclusion
Proférer de fausses accusations, user de mensonges et de sous-entendus
Faire une description fausse, injuste et dure de l’Église et de sa doctrine
Déformer la doctrine, en donner une version défavorable, une idée fausse
Rendre méprisables les convictions d'autrui
Provoquer l'indignation
Manier la caricature et la description sélective
Nier toute dimension spirituelle
Occulter toute vertu
Chercher le négatif et l'accentuer
Manier le mensonge, la calomnie, la diffamation. « Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose » (Francis Bacon)
Chercher des défauts chez les dirigeants de l'Église et les monter en épingle
Épier les dirigeants de l'Église pour les prendre à défaut dans leurs paroles 

Vanter la valeur des sources
 
      Nos détracteurs vantent la valeur des sources mais ne se demandent pas pourquoi l’Église a depuis toujours laissé ses sources à la disposition du public et pourquoi elle l’aurait fait si elle avait craint que ses ennemis les utilisent pour faire des révélations compromettantes.  
 
Trouver des contradictions et les dénoncer
 
      Les détracteurs de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours proposent à leur public une version défavorable de la doctrine mormone. Pour cela, ils utilisent les déclarations personnelles de dirigeants et érudits de toutes les époques de l'Église et s'emploient à y trouver des contradictions, ou à les présenter de sorte qu'elles se contredisent.
 
      Notons que cette méthode était utilisée autrefois contre les prophètes et contre le Sauveur lui-même.
 
      Nous lisons à propos des prophètes : « Et ils commencèrent à l'interroger afin de l'amener à se contredire, afin d'avoir ainsi de quoi l'accuser » (Mosiah 12:19). « Il y en eut parmi eux qui eurent la pensée de les interroger, afin de les surprendre, par stratagème, dans leurs paroles, afin de trouver un témoignage contre eux » (Alma 10:13). « Et il arriva qu'ils commencèrent à interroger Amulek, afin de l'amener ainsi à se contredire dans ses paroles, ou à contredire les paroles qu'il dirait » (Alma 10:16). « Et ils commencèrent à le questionner de diverses manières, afin de l'amener à se contredire, afin de l'accuser » (Hélaman 9:19).
 
      Jésus lui-même ne fut pas épargné. Nous lisons : « Les scribes et les pharisiens commencèrent à le presser violemment, et à le faire parler sur beaucoup de choses, lui tendant des pièges, pour surprendre quelque parole de sa bouche » (Luc 11:53,54 ; voir également Luc 20:20), ce qui réalisait la prophétie qui dit : « Ceux qui en veulent à ma vie tendent leurs pièges » (Psaumes 38:13).
 
      La méthode des détracteurs de l'Église, qui consiste à présenter des déclarations individuelles de façon qu'elles la discréditent, est rendue inefficace par au moins deux principes en vigueur dans l'Église. Le premier est la prépondérance d'une déclaration collective sur une déclaration individuelle ; le second est la prépondérance des autorités en exercice sur celles du passé. Quand les détracteurs de l'Église puisent dans les déclarations ou publications individuelles de ses dirigeants pour leur démonstration, ils s'exposent à l'autorité de ces principes qui rendent caduque leur argumentaire. 
 
Ôter toute dimension spirituelle
 
      L’œuvre de nos détracteurs consiste à présenter l'Église de manière à lui ôter toute dimension spirituelle. Elle vise à gommer tout ce qui peut avoir une source supérieure à l'homme, à tout rattacher à la nature humaine et à monter les défauts en épingle. Dès lors, il ne reste qu'un pas avant d'injurier ce qui est noble. Comme l'écrit l'apôtre Paul, « ils ne craignent pas d'injurier les gloires » (2 Pierre 2:10).  
    
Accentuer les défauts, travestir le bien en mal

      Les pourfendeurs de la religion d'autrui semblent très habiles à présenter leurs arguments de façon à discréditer une confession religieuse. Eux et ceux qui les ont précédés dans cette activité douteuse ont consacré beaucoup de temps à chercher des défauts dans les croyances et la vie des autres et sont passés maîtres dans l’art de travestir le bien en mal et le mal en bien (voir Ésaïe 5:20), au point de séduire les âmes impressionnables. Ce qui est surprenant c’est que certaines personnes choisissent de croire sur parole ces activistes et même de leur servir de relais, sans un instant mettre en doute l'honorabilité de leur motivation, la légitimité de leur action ou l’honnêteté de leur méthode.   
 
Occulter toute vertu
 
      Les activistes devenus experts dans l'art de critiquer les croyances d'autrui s'arrangent pour présenter les choses de façon à les rendre méprisables, en occultant totalement les vertus des personnes concernées. Il s'agit de susciter dégoût et répugnance pour un groupe religieux et de faire apparaître ses membres comme ignorants de leur propre doctrine. On s'encombrerait à faire preuve de retenue ou d'égards vis-à-vis de leur organisation. Au contraire, tout est permis pour en déformer l'image, y compris occulter toute vertu et tout fruit positif chez ses membres. Et si par hasard ces vertus et fruits positifs étaient de notoriété publique ou trop visibles, on s'emploierait à les contrebalancer par un raisonnement habile, du style : « Un mauvais arbre ne peut porter de bons fruits », ce qui transformerait tout bon fruit en mauvais fruit, comme par enchantement, ce qui revient à nier l'évidence par a priori.   
 
Ériger l'exception en règle
 
      Une des attaques des experts en démolition des convictions d'autrui consiste à répertorier les rares membres d'une organisation religieuse qui se sont distingués négativement par un comportement répréhensible devant la loi puis de se servir de ces événements pour suggérer que le comportement en cause est commun à l'ensemble des membres de l'organisation. Comme l'a dit le dalaï-lama : « Même dans le bouddhisme, il y a des gens corrompus ! On ne peut pas condamner un système sur quelques exemples » (Le Point n° 2031 du 18 août 2011, p. 54). Notons la méthode des diffamateurs qui consiste à mettre en exergue les exceptions et à omettre de les comparer avec d'autres organisations. 
 
Artifices verbaux
     
      Les spécialistes en dénigrement de la foi d'autrui se reconnaissent à leur langage convenu, empreint de termes peu flatteurs et de qualificatifs assassins. Leur langage respire la dérision, le dédain et le discrédit et bien souvent est une démonstration d'ignorance, même s’ils donnent l'illusion d'érudition.
 
      On trouve dans la panoplie des plus virulents tous les artifices typographiques disponibles pour traduire l'agressivité, la véhémence, la haine ou la colère : soulignements, lettres capitales, points d'exclamation, etc. 

Disproportions
 
      Lorsqu'ils écrivent pour des ouvrages de référence, nos détracteurs ne s'emportent évidemment pas et usent au contraire d'un langage posé, mesuré, pondéré. Pour feindre un discours tempéré ils citent à la fois les éléments en défaveur de leur démonstration et ceux en sa faveur, avec toutefois cette nuance : ils passent rapidement sur les premiers et accumulent, détaillent et développent abondamment les seconds. Cette méthode qui consiste à disproportionner les données manque pour le moins d'intégrité.

Le poids des mots

Une méthode subtile est l'usage d'un vocabulaire spécifique au but visé. On veut donner une image de secte à une Église qui par ailleurs jouit d'une bonne réputation ? Rien de plus simple. Il suffit d'utiliser le vocabulaire habituellement employé pour décrire le monde des sectes. On va dire ou écrire « adepte » plutôt que « membre », « endoctrinement » plutôt que « instruction religieuse », « se laisser séduire » plutôt que « se convertir », « recrutement » plutôt que « œuvre missionnaire », etc. On veut transformer une institution divine en organisation humaine ? Rien de plus facile. Il suffit d'employer des termes qui excluent toute influence divine et soulignent la nature humaine. Le poids des mots a un impact insoupçonné sur l'esprit humain. Il suffit de choisir son vocabulaire pour, comme par magie, transformer le bien en mal et inversement. 
 
L'art de l'habillage
 
      Un discours habillé de logique ne le rend pas vrai pour autant. L’art de l’habillage n’est pas une marque d’honnêteté de la part des agresseurs et ne le serait pas davantage de la part des agressés. Le bon sens, le bon droit ou la bonne foi, qu'ils soient feints ou réels, n'excusent nullement de porter atteinte à la croyance d'autrui.  
 
Mépris et ignorance volontaire des réponses apportées
 
     Lorsque les personnes accusées dans leurs convictions apportent des réponses aux accusations portées contre elles, les critiques ne daignent pas prendre ces réponses en considération. L'objectif des détracteurs n’est pas de prendre connaissance des réponses apportées par ceux qu'ils attaquent, mais de porter atteinte à leur foi.
 
      Pour ajouter au traumatisme causé par leur dénigrement, les agresseurs accusent leurs interlocuteurs de manque de curiosité vis-à-vis de leur propre religion. Cependant, après coup, il s'avère que le manque de curiosité soit du côté des agresseurs qui négligent ou refusent de prendre connaissance des réponses apportées par ceux qui ont été les destinataires de leurs accusations. L'expérience a montré que les réponses apportées à leurs accusations n'intéressent absolument pas les détracteurs et que s'ils les connaissent, ils feignent de les ignorer.
 
      C'est ainsi que certaines allégations sont encore avancées longtemps après qu'elles ont été rendues caduques par les réponses qui y ont été apportées mais que les détracteurs semblent vouloir ignorer. La réalité est que ces réponses ne les intéressent pas. Ceux qui s'intéressent vraiment à ces questions savent en trouver par eux-mêmes l'explication quand leur recherche est sincère. Bien qu'étant tout à fait capables de trouver des réponses par eux-mêmes, nos détracteurs ne les recherchent pas car leur action se limite à attaquer. Bien que disposant généralement de tous les moyens pour trouver des réponses par eux-mêmes, ils n'ont pas l'intention de les utiliser, leur œuvre étant la provocation, l'attaque et la querelle qui deviennent une fin en soi.
 
      Les détracteurs trouvant un malin plaisir et un défoulement dans la controverse elle-même, ils prennent rarement connaissance des réponses apportées par leurs victimes et quand ils le font, ils ne commentent aucune de ces réponses de façon sérieuse. Ils se contentent de les dénigrer ou de les esquiver d'un geste, ou bien d'user d'un raisonnement habile et de l'art de tourner en rond, exercices dans lesquels certains d'entre eux semblent exceller et trouver un épanouissement, voire un accomplissement de soi. Il est logique que l’agresseur se contente d’agresser. Il serait impensable pour lui d’admettre s’être trompé ou d’avoir été trompé et, a fortiori, de s’en excuser auprès des victimes de son œuvre de démolition. Il est en effet rare que des contradicteurs s'excusent d'être venus vous agresser sur votre terrain, qui plus est lorsqu'il est manifeste qu'ils l'ont fait à tort.

Réponses dispersives

      Une des méthodes favorites de nos détracteurs qui n'ont rien à répliquer aux réponses qui leur ont été faites consiste à passer à d'autres accusations. Ne faisant aucun commentaire sérieux sur une réponse qui leur a été apportée, ils poursuivent leur démonstration sur d'autres allégations, de préférence tous azimuts, de façon à décourager toute tentative d'explication, vu le temps que cela prendrait. Ainsi le détracteur ne se contente pas d'être l'offenseur, il se permet aussi d'orienter et de rythmer son action offensive comme bon lui semble. N'ayant pas l'honnêteté de reconnaître son incompétence devant une réponse sensée, il poursuit son offensive par d'autres attaques.

       Cette pratique répond en réalité à une stratégie d'accumulation, comme l'explique Aurélie Ledoux, normalienne, agrégée de philosophie et maître de conférence à l'université de Paris Ouest – Nanterre) : « La force de cette manière d’argumenter réside dans un pur effet d’accumulation : ce qu’aucun argument seul ne saurait établir, l’ensemble condamnerait l’affirmation inverse à la suspicion. » (http://www.raison-publique.fr/article588.html)

Réponses sélectives
 
      Une technique de débat qu'affectionnent ceux qui aiment à se quereller avec les gens de convictions différentes des leurs consiste à ignorer la globalité d'un argument, d'en isoler un aspect choisi à dessein et de le retourner contre son auteur. Cette méthode, très efficace, permet à ses utilisateurs d'esquiver une question et, au moins temporairement, de ne pas perdre pied. Elle est cependant malhonnête en ce qu'elle ignore la teneur de la réponse apportée par les accusés.
 
Les ex membres de l'organisation visée
 
      Parfois l'image d'une confession religieuse est altérée par d'anciens membres qui se retournent contre elle à cause le plus souvent d'un différend avec un autre membre ou un dirigeant de l’organisation. Quand la réaction de ces personnes, au lieu de régler leur différend, est de trouver tous les défauts possibles à l'organisation et de porter leurs critiques sur la place publique, les opposants s'emparent de leurs doléances pour ériger l'exception en règle. Ainsi les ex et les anti alimentent mutuellement leur opposition et présentent une image déformée de l'organisation à ceux qui, sans prendre de recul, la reçoivent comme elle leur est présentée. Bien que ce phénomène soit très minoritaire s'agissant du mormonisme, nous lui opposons le regard extérieur de nombreuses personnalités de l'histoire du monde dont les commentaires sont présentés ici.
 
Comportement des saints face à leurs détracteurs
 
      Les personnes dont les convictions sont critiquées de façon violente ne prétendent pas avoir réponse à toutes les allégations. Mais elles n'en sont pas préoccupées pour autant. Les personnes dont la foi et le témoignage spirituel sont suffisamment ancrés ne sont pas ébranlées par les critiques virulentes. Elles leur donnent au contraire l'occasion de trouver des réponses et de renforcer ainsi leurs convictions. Cependant, les croyants visés ne se soucient pas toujours de répondre à leurs détracteurs, surtout quand ceux-ci disposent de toutes les ressources pour trouver eux-mêmes les réponses à leurs allégations. Enfin, le croyant a ses convictions et les garde sans ressentir le besoin d'attaquer celles de ses contradicteurs.  
 
Poursuites judiciaires
 
      Les observateurs se demandent pourquoi l’Église ne poursuit pas ses diffamateurs en justice. La réponse est qu'elle a plus important à faire. Bien sûr, les pourfendeurs du mormonisme donnent une autre interprétation de la passivité de l’Église à l'égard de leur action de déstabilisation. Mais la vraie raison est que l'Église a une autre mission à accomplir, une mission d’édification, et qu'elle ne peut se permettre de dépenser du temps et de l'argent à des querelles de clocher et à des procédures judiciaires auxquelles la dîme des membres de l'Église n’est pas destinée. La croissance de l'Église est sa meilleure défense contre les attaques de ses détracteurs. À ce propos, l'action des opposants à l'Église a toujours contribué, a posteriori, à sa croissance. Et nous savons qu'il en sera ainsi jusqu'au retour en gloire de celui qui est le chef de l'Église, Jésus-Christ.
 
 
Voir aussi :

Comment faire passer les mormons pour des gens racistes (La Rédaction)
Qui définit la doctrine mormone ? (La Rédaction)
Opposition à l’œuvre de Dieu : Citations


Mis en ligne le 02/09/2011
Mis à jour le 06/02/2016