Violences à l'égard des convictions religieuses d'autrui
La Rédaction
01.
Introduction
02.
Méprise
sur le combat à mener
03.
Posture
de rivalité
04.
De
la violence physique à la violence morale
05.
Dénigrer,
mépriser, attaquer la foi d'autrui
06.
Activité
non chrétienne
07.
Attaquer
les gens sur leur propre terrain
08.
Bénéfice
éphémère
09.
Posture
d'a priori
10.
La
fin justifie les moyens : une règle pour les voyous
11.
Distinction
12.
Des
méthodes malhonnêtes par nature
13.
Vanter
la valeur des sources
14.
Trouver
des contradictions et les dénoncer
15.
Ôter
toute dimension spirituelle
16.
Accentuer
les défauts, travestir le bien en mal
17.
Occulter
toute vertu
18.
Ériger
l'exception en règle
19.
L'art
de l'habillage
20.
Artifices
verbaux
21.
Disproportions
22.
Le
poids des mots
23.
Mépris
et ignorance volontaire des réponses apportées
24.
Réponses
dispersives
25.
Réponses
sélectives
26.
Les
ex membres de l'organisation visée
27.
Comportement
des saints face à leurs détracteurs
28.
Poursuites
judiciaires
1. Introduction
Sous
prétexte d'hérésie chez autrui et sous couvert
de défense de la foi ou de critique objective, certains
auteurs, professionnels ou occasionnels, se rendent coupables
d'entorses à la bienséance et à l'éthique,
prennent comme postulat que la fin justifie les moyens et critiquent
violemment les croyances des autres. Ces pourfendeurs des croyances
d'autrui se prétendent dans leur droit en agissant de la sorte
sans entrevoir un instant qu'une critique violente est de la violence
et que la violence gratuite est une forme de délinquance.
Dans
l'Amérique de la première moitié du dix-neuvième
siècle, les populations qui se sentaient menacées par
la prospérité des mormons assassinaient et chassaient
ces derniers ; aujourd’hui certains activistes font tout
ce qui est politiquement correct mais intellectuellement malhonnête
pour critiquer violemment les croyances qui ne sont pas conformes aux
leurs. Lorsque ces activistes professent le christianisme, leur
action démontre le contraire (cf. Bible, Nouveau Testament :
Matthieu 5:22 ; Colossiens 3:8 ; 1 Thessaloniciens
5:9 ; Jacques 1:20).
2. Méprise sur le combat à
mener
Malheureusement,
les gens qui portent atteinte de façon offensive à la
croyance des autres se trompent de combat. Le vrai combat, celui qui
fait une différence, n’est pas celui d’une
croyance contre une autre ou d'un croyant contre un autre, mais
contre le mal. Le véritable adversaire n’est pas
« l’autre » mais la puissance invisible
qui pousse l’humanité à la débauche, au
malheur et à la mort. Beaucoup de confessions religieuses
représentent une formidable influence bénéfique
pour l’humanité. Or les gens de bonne volonté et
les organismes qui œuvrent pour le bien ont plus besoin de
s’unir que de se critiquer. Assurément, ceux qui
attaquent la religion d'autrui se méprennent sur l’ennemi
à combattre.
3. Posture de rivalité
Dans
le processus de la conversion religieuse, la puissance de la parole
divine se suffit à elle-même. Les fausses croyances
fondent comme neige au soleil au contact de la vérité
révélée. Il n'est ni nécessaire ni
convenable de les attaquer de front. Attaquer les convictions
religieuses des autres sous prétexte d'hérésie
ou sous couvert de défense de la foi est un délit moral
perpétré sous une fausse excuse. La véritable
motivation d'un tel comportement est de considérer les autres
confessions religieuses comme des rivales. Or cette posture est
absurde quand on sait que le parcours d'un croyant peut être un
parcours par étapes et qu'une organisation religieuse peut
constituer une étape positive dans la progression d'un
croyant, étape qui le prépare à recevoir et à
accepter une plus grande part de vérité lorsqu'elle se
présente au cours de son existence.
4. De la violence physique à
la violence morale
Selon
le Nouveau Testament, les scribes, les pharisiens et autres docteurs
de la loi avaient pour objectif d'attenter à la vie du
Seigneur et de ses serviteurs. Si les pharisiens modernes ne visent
plus la vie physique des saints des derniers jours, ils visent
cependant leur vie spirituelle, c'est-à-dire l'anéantissement
du témoignage spirituel qu'ils ont reçu. Ils œuvrent
également pour que leur public n'acquière jamais ce
témoignage. Non seulement ils refusent le chemin du témoignage
personnel pour eux-mêmes, mais ils tentent d'en barrer
l'accès aux autres. C'est à « ces meurtriers
de la foi et ces voleurs de témoignage » (Carlos E.
Asay, L'Étoile,
avril 1982, p. 121) que Jésus s'adressait lorsqu'il dit :
« Malheur à vous, scribes et pharisiens
hypocrites ! parce que vous fermez aux hommes le royaume des
cieux ; vous n'y entrez pas vous-mêmes, et vous n'y
laissez pas entrer ceux qui veulent entrer » (Matthieu
23:13 ; voir également Luc 11:52).
5. Dénigrer, mépriser,
attaquer la foi d'autrui
L'activité
consistant à attaquer la foi d’autrui semble être
le sport préféré de certaines personnes pourtant
pratiquantes dans leur Église, mais cette activité ne
fait pas partie des loisirs des humbles disciples du Christ ni
simplement des gens honorables.
Alors
que l'activité des uns est l’attaque, celle des autres
est de subir silencieusement ou de se défendre sans abandonner
les vertus chrétiennes. Porter atteinte à la foi
d'autrui est une activité répréhensible qui
exclut naturellement ses auteurs de la société des
honnêtes gens. Leur occupation consistant à démolir
sans scrupules et à ne rien construire à côté
les range d’emblée dans la catégorie des
personnes peu recommandables et des gens peu fréquentables.
Les propos
haineux de certains détracteurs les accusent de flagrant délit
d’agression des convictions d’autrui. Ils ne gagnent
pourtant rien à cela sinon à être classés
dans le camp des agresseurs et, en tant qu’agresseurs, dans la
catégorie plus large des délinquants. Ils ne semblent
pas réaliser que toute action offensive est une action
délinquante et que, devant la justice divine, mieux vaut être
trouvé dans le camp des offensés que des offenseurs,
dans le camp des agressés plutôt que dans celui des
agresseurs.
Certaines
dénominations religieuses vont jusqu'à ouvrir des
universités privées dont les travaux visent à
étudier les autres religions pour mieux les critiquer. Il est
honteux de faire ainsi œuvre de destruction massive et
systématique de la croyance d’autrui.
Il est
regrettable que certaines personnes discréditent tous ceux qui
ne pensent pas comme eux, publient des critiques sur toutes les
religions autres que la leur et diffusent leurs travaux de sape sur
des sites spécialisés, au mépris de la foi des
croyants visés. C'est ainsi que toutes les grandes religions
sont attaquées par une poignée d'activistes. Le
paradoxe est que certaines organisations attaquées diffusent
contre d'autres organisations des critiques dont les auteurs sont
ceux-là même qui les attaquent. Curieusement, quand on
montre à nos attaquants qu'ils servent de relais à des
auteurs qui les attaquent tout autant, ils continuent à
diffuser contre nous les travaux conçus selon les mêmes
méthodes douteuses que contre eux.
Les
gens de bien n’ont pas de temps à consacrer à
leurs agresseurs, encore moins à devenir agresseurs à
leur tour. Leur temps est occupé à l’édification,
non à la destruction.
6. Activité
non chrétienne
Il est curieux
que certaines personnes qui se disent chrétiennes se livrent à
une attaque en règle des convictions différentes des
leurs. Elles croient servir Dieu en dénonçant ce que
leur jugement qualifie d'hérésie. Ce faisant, elles
semblent ignorer que Jésus lui-même ne s'est jamais
rendu coupable de tels méfaits. Certes, Jésus
critiquait durement les gens dont les actes n'étaient pas
conformes à leurs convictions, mais il ne se permettait pas de
critiquer les convictions d'autrui. Conformément à son
exemple, le respect des
convictions d'autrui est une caractéristique des véritables
chrétiens. Paradoxalement, c'est au sein du christianisme que
l'on entend les propos les plus durs contre la conviction d'autrui.
C'est précisément ce que les vrais chrétiens ne
se permettent pas, quelle que soit leur religion.
7. Attaquer les gens sur leur propre
terrain
Il
y a des gens heureux d'exister et d'autres qui veulent les empêcher
d'exister. Les personnes qui se permettent
des attaques virulentes contre la religion d'autrui ne se rendent pas
compte que leurs attaques sont portées sur le terrain des gens
visés, sans que ceux-ci n'aient commis d'autre offense que
celle d'exister. Cette invasion gratuite et sans complexe de la vie
spirituelle des gens s'apparente à un délit moral.
Quand les attaquants enjoignent leurs victimes de répondre à
toutes leurs allégations et leur reprochent de ne pas le
faire, ils oublient que ce sont eux les attaquants et que la position
des attaqués n'oblige en rien ces derniers.
Les
attaquants montent d'un cran leur offense lorsque les attaqués
répondent aux accusations de leurs offenseurs et que ceux-ci
poursuivent leur stratégie offensive comme si aucune réponse
sérieuse n'avait été apportée à
leurs allégations.
8. Bénéfice
éphémère
Il n'y a pas de bonheur à
salir l'image d'autrui. Ceux qui le font agissent soit par mimétisme,
soit poussés par la crainte, la rancune ou la défiance,
soit encore par appât du gain ou recherche de la notoriété.
Les auteurs et conférenciers qui ont pour occupation
principale d'attaquer l'image et la réputation de quelqu'un
gagnent leur vie sur le dos des gens qu'ils ont choisi pour cible.
Leur activité de diabolisation est lucrative. Elle est devenue
un fond de commerce. Leurs articles font vendre. Des enjeux
financiers sont à la clé. Outre le caractère non
glorieux de ce mode de vie, la renommée acquise est éphémère.
L'histoire relègue au deuxième plan ceux dont l’œuvre
est de détruire celle des autres. Elle honore la mémoire
de ceux qui apportent une contribution à la société.
9. Posture d'a priori
La
façon de procéder de ceux qui fustigent les croyances
d'autrui commence par une posture d’a priori. Il s'agit
d'adopter le postulat selon lequel les gens critiqués ont
tort, quoiqu'ils aient fait ou dit, quoiqu'ils n'aient pas fait ou
n'aient pas dit et quelles que soient leurs réponses passées
et futures aux allégations qui leur sont adressées. En
d'autres termes, non contents de porter accusation contre la religion
d'autrui, les critiques refusent dès l'abord aux accusés
d'être entendus et les condamnent par avance, quel que soit le
bien fondé des réponses qu'ils pourraient apporter pour
la défense de leur foi.
Ainsi
condamnés avant même d'être entendus, les accusés
sont traités comme définitivement hors d'état
d'apporter quelque explication que ce soit à leur crédit
ou quelque élément que ce soit en leur faveur. Cette
façon d'opérer revient à juger les accusés
sans entendre ce qu'ils ont à dire pour leur défense.
C'est ainsi que les accusateurs s'octroient la triple liberté
de juger leurs semblables, de les condamner publiquement et de leur
refuser le droit d'être entendus.
La
posture des accusateurs étant ce qu'elle est, les croyants
visés auront beau apporter des éléments
crédibles en leur faveur et même démontrer
l'erreur de leurs juges, ils auront toujours tort. Comme l'a expliqué
Lawrence Foster, maître de conférences d'histoire
américaine à l'Institut de Technologie de Géorgie,
à propos de certains critiques professionnels du mormonisme :
« Ils semblent jouer un tour de passe-passe habile dans
lequel ils changent à leur gré les critères
d'évaluation de manière que la conclusion soit toujours
la même : négative »
(Apologia, vol. 3, n° 2, février 2000, p. 7). À
partir de cette posture d'a priori définitif, les détracteurs
se permettent tous les moyens pour faire des attaques tous azimuts
sans souci des conséquences.